Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Kote Foul, Bann, Pakèt Revolisyonè Yo

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Yon granm maten yon bann nèg leve, rele, kriye, deklare yo se revolisyonè

Yo di n pran fizi, wouzi ak mitrayèt pou n al met deblozay kòm kamoken

mache pran lari pou n al simaye lajistis bay sila yo ki pi pòv nan peyi a

grenadye alaso, sa ki mouri se pèp y ap defann

 

Mwen di tankou loray gwonde, zèklè klere nèg yo deklare yo se revolisyonè

sa k sot kiba, sa k sot moskou, levanjil liberasyon an ap kònen

nan ti legliz se veye yo, monpè marye ak komokyèl pou l gen lajan

se rezon l bay pou l pran tèt revolisyon fè n espere demen miyò

 

Mwen di toupatou nèg yo soti vin ateri an Ayiti peyi bezwen chanje

tonton makout, zenglendo, atache kontre ak militè kazèn kont leyopa

de bò lari revolisyon an boujwa kanpe pou finanse melimelo ti nèg tèt grenn

yonn kont lòt, pawòl ak diskou wouj pi wouj pase san nèg vèse diran lakoloni

 

Depi vennsenkan ti nèg lasalin, kwabosal ak nan tokyo pran pouvwa

ak misyon misyon pou chanje yon peyi, gwo diskou timtim bwa chèch

wòch nan dlo pou konn doulè wòch nan solèy pandan pòch yo ap ranpli

tanpri souple di m siyati ak rasin manman pouvwa k ap mache pye atè nan palè

 

Ògèy, jalouzi ak ipokrizi tounen lwa pou danse nan tèt tinèg vòltije sou tèt poto sanfil

anwo l te gen tan ye, anlè l t ap gade n anba nou pa krabè l se moun raboto ak masira

ba yo manje pandan kou aloufa y ap gonfle pans yo nan non revolisyon ak chanjman

ale vini, retounen ale tounen si w nèg serye, di m depi toutan ki sa w regle

 

Mwen di se yon voum, yon bann ak yon latrye ki te di yo se revolisyonè

ni deyò ni anndan jounen an m ap cheche yo pèsonn pa met tèt deyò

demen y a bann madanm, pi ta y a bann pitit bofis, neve bèlmè ak latriye

kòm ki dire, revolisyon se nan san l trape si papa te tig pitit se tig sa se vèsè pou n site

 

Jodi si nou pran nan kou, sa vle di sa k te gen pouvwa pa t deside

genyen k te sou kou kochon sa k te deyò pa t vle sipòte menm yon jèn yo te konnen

alyans viza ak rezidans, lese pase pou lafanmi vwala konplo ti nèg konplote

jounen jodi tankou li te di l mayi a mi fòk nou koumanse mete men

 

Si tisimòn ak mariwòz di yo pa p separe, fòk sa ta fè n plezi si n te revolisyonè

bare an wo, bare an ba rasanble lakou mache toupatou nan tout lakou

mete kanpe strikti ak òganizasyon bon kominikasyon pou gaye nouvèl

inite ak aksyon fòs pèp ak zouti pèp paske pwojè aktyèl se mare ti nèg fout li anba kòd

 

Divinò deja tire kat, demen se gwo lalin chanpwèl ak zobop ap pran lari

gangan ak malfektè pwal tire frèt kach rat pa kaka  se pa listwa se peripesi site solèy

bòt desandye ak salopa deja pase sou zantray nan blakawout pase men pa defo

Pa di m manti si m di w ou pa t gen konviksyon, li klè kay la pa gen revolisyonè.

 

Hermann Cebert

 

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Comment libérer l’homme haïtien de toutes les formes de dominations: Créer l’individu haïtien et les individualités haïtiennes

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Lorsque je suis arrivé au Canada, plus particulièrement au Québec, une province que j’ai déjà presque visitée la totalité des villes, ce qui m’avait le plus frappé et attiré l’attention comme vieux militant et activiste politique, c’était le type d’individu et d’individualité qui existait dans la société.

En effet, je constatais l’individu haïtien était diamétralement différent du type d’individu canadien. En Haïti l’individu était dépendant de son cercle familial alors que l’individu canadien était plutôt libre et par conséquent ce dernier subissait moindrement les influences de la famille sur ses propres choix personnels. Cette liberté de l’individu canadien et par extension de l’individu occidental était réalisée par des politiques gouvernementales en matière sociale.

Ce sont donc des mesures sociales et de protection de droits individuels que l’individu canadien arrivait à se libérer des contraintes sociales et familiales. Dans ce présent texte, c’est ce genre d’individu que je me permets d’aller chercher en Haïti car cet individu libre est porteur d’espoir pour le développement économique et social du pays.

Ceci dit, je veux que le lecteur tient compte de cette réalité et de cette interférence dans l’idée qui anime cette série de textes sur Haïti. Ce sont des textes écris il y a déjà plusieurs années mais qui en somme conservent des liens étroits avec la méthodologie qui est utilisée. Je souhaite donc que ces textes soient lus et compris à l’intérieur d’un projet d’ensemble qui est celui de comprendre les véritables problématiques du sous-développement de notre beau pays, Haïti.

Le rôle et l’importance de l’identité dans la construction du droit à l’égalité:

L’égalité des êtres à l’état de nature, en termes d’organisation sociale et politique sur le plan interne d’un pays exige de la reconnaissance et de la matérialisation de ces droits dans la vie quotidienne de chaque individu. Il faut que tous les citoyens soient propriétaires et détenteurs de ce droit à l’égalité, un droit d’égalité qui se fonde sur la protection et l’égalité de la vie. Car il est clair que tous les pays du monde ont inscrit dans leur charte ou leur constitution des grands principes de droit et du respect de la personne humaine, toutefois, ce qui fait surtout défaut à ces pays ce sont les structures et les moyens pour que ces lois et principes soient respectés par ceux qui ont été choisi pour les faire appliquer. 

Ceci dit, il faut reconsidérer les mécanismes de responsabilisation interne de ces pays à savoir adapter les principes de représentation aux valeurs et aux traditions locales. Le choix des représentants devra se construire sur une structure réseautique qui renforce les liens primitifs de l’autorité vers un axe exécutif de proximité. En fondant l’autorité sur la mixture entre les formes traditionnelles de l’autorité de proximité et sur les formes représentatives qui sont développées en occident, le vieux du village qui a son autorité naturelle rejoint les conseils représentatifs des jeunes qui amènent la rationalité et la nouveauté à l’ensemble de la collectivité. Mais, accepter que le rôle des notables, des anciens soit supplanté par une forme dite moderne des jeunes c’est détruire les valeurs traditionnelles sans fondamentalement les faire affronter les réalités du progrès et des besoins. Avec le temps et compte tenu de la dynamique des idées, d’abord, les vieux vont mourir pour être remplacés par les jeunes et étant donné les vieux de demain seront les jeunes d’aujourd’hui, ce qui fait que les idées véhiculées par ces vieux lorsqu’ils étaient jeunes ont fait en sorte que les sociétés vont avancer vers la mise en place de nouvelles institutions qui n’existaient pas lorsque ces derniers étaient jeunes.

De nouvelles valeurs pénétreront pour donner naissance à des changements de société. Or étant donné que les jeunes qui naîtront auront de nouveaux goûts et de nouveaux besoins et de nouvelles idées qui ne seront pas celles des vieux il y aura de la place pour des remises en question et de nouvelles adaptations qui renforceront le rôle et l’importance des institutions dans la société, ainsi de suite on rentrera dans une nouvelle ère qui permet de suivre ou de concurrencer les autres et tous les autres.

Il faut donc une intégration de toutes les couches de la société dans le grand projet national de changement sociétal. Un projet de changement sociétal qui se construit sur la volonté d’un vivre ensemble pour le bonheur de tous pour que cela soit possible il faut construire un intérêt commun, celui de la réussite de tous par la réussite de chaque individu séparément. Le fardeau de la réussite collective crée trop de passivité et de conformisme, voilà pourquoi qu’il faut s’efforcer de détacher l’individu du corps social pour le rendre autonome, créatif et inventif car, tant qu’il reste soudé aux cellules familiales et villageoises c’est autant qu’il aura de la difficulté à se construire une identité personnelle. Il faut relâcher les liens collectifs pour guider l’individu vers une responsabilité personnelle de son propre progrès et de sa propre réussite sans briser les valeurs de sa responsabilité collective vis-à-vis de ses parents et de sa société.

Les enfants ont besoin de leur parent pour faire les premiers pas mais, il faut les laisser tomber pour qu’ils prennent conscience de l’importance de marcher et ça c’est seulement par leur propre effort personnel qu’ils finiront par marcher et conquérir leur liberté. Ce droit à la liberté des enfants c’est un droit de fournir un effort personnel, un effort personnel qui permet d’aller ça et là comme bon leur semble. Ce droit est intimement lié à la reconnaissance des capacités de chaque être à marcher de part lui-même où l’assistance des parents au début de l’acte de marcher est perçue comme une aide et non une contrainte. Ce même droit de marcher est le même que veut chaque pays pour s’autogouverner, alors une aide qui ne vient pas forcer l’individu mais pour l’aider à développer ses propres talents.

On admettra que si la société ne reconnaissait pas que l’individu pouvait réaliser cet exploit personnel elle ne l’aurait pas aidé dans cette action de marcher. Si on accepte l’idée que chacun peut et doit fournir un effort personnel, il est évident qu’on ne peut continuellement maintenir l’individu sous contrôle du cercle social et du communautaire. Car garder l’individu à l’intérieur du cercle familial c’est ne pas reconnaître que chaque individu peut se réaliser tout seul et qu’il a sa responsabilité de succès. Le milieu communautaire doit céder la place à la créativité car sans cette liberté accomplie il est impossible à ce que l’individu parvienne à construire une image vraie de lui-même, celui d’être un être affranchi de l’autorité familiale et sociale.

C’est vrai que la pauvreté crée et maintien la dépendance mais, c’est aussi les liens de dépendance qui créent et forcent les individus à vivre dans la pauvreté. Pour cela il faut libérer l’individu de sa dépendance de ses parents et du corps social pour qu’il puisse se réaliser et construire sa propre identité qui n’est celle de la société et de la famille. Une identité personnelle qui sera la résultante de celle que l’individu aura reçu de la société, de ses expériences personnelles, de ses rapports avec les autres : famille, amis, étrangers etc. une identité qui permettra à l’individu d’être unique et exceptionnel.

Les sociétés étouffent beaucoup trop les originalités humaines et forcent de ce fait les individus à être des soumis et des dépendants d’elles, la socialisation est par nature contre les libertés mais étant donné que la volonté du vivre ensemble prime sur la liberté individuelle, alors il est évident que durant les premières phases d’existence d’un individu, naissent tout genre de conflit au sein des familles, entre les familles, et dans la société elle avec l’individu. L’origine de ces conflits c’est la liberté naturelle qui a été étouffée avec la socialisation et l’adaptation. Les individus reçoivent un ensemble de valeurs, d’habitudes et de coutumes qui n’ont jamais laissé de place aux individus d’amener leurs propres valeurs. La place qu’occupe ces socialisations et adaptations dans la vie de l’individu est contraignante pour celle qui devait être accordée à la liberté individuelle.

Durant tout son jeune âge et jusqu’à l’adolescence, les enfants apprennent et surtout posent des questions sans que les parents ne se demandent d’où viennent ces questions. En effet, ces questions des enfants viennent de leur propre identité de leur propre liberté et non seulement de leur curiosité personnelle. D’ailleurs on voit que certaines de ces questions vont revenir à l’esprit de ces êtres tout au long de leur existence pour ne pas dire qu’elles vont demeurer la vie durant. Il faut laisser libre choix aux individus de s’épanouir sans une contrainte sociale car plus on garde l’individu dans le cercle social et familial plus on veut qu’il dépende de la société. Et, moins l’individu a de la chance de construire sa propre identité personnelle.

Quand les parents donnent naissance à leurs enfants c’est non seulement parce qu’ils le veulent mais aussi par respect pour la vie. Si les peuples continuent de se multiplier, c’est parce qu’ils savent que s’ils ne se reproduisent pas ils finiront par se détruire et se décimer mais encore c’est parce qu’ils savent, croient et respectent le droit à la vie et à l’existence des êtres. Donc, la reproduction des êtres c’est la reconnaissance du droit de la personne humaine, droit à la naissance et droit à l’existence, alors, il y a ce droit naturel et la responsabilité de maintenir l’espèce humaine. Cette responsabilité naturelle c’est aussi le fondement des droits que les individus doivent avoir durant toute leur existence, elle existe dans toutes les formes de société humaine. Dans les rapports sociaux et politiques à cause de la diversité des opinions et des identités, certains vont essayer d’aller plus loin dans leur recherche de domination et de contrôle des autres pour déboucher sur les excès jusqu’à la tyrannie et la dictature. Cependant, à l’état de nature et compte tenu de la socialisation et l’adaptation on ne devrait pas avoir une forme de dictature.

La volonté hégémonique est certes naturelle puisque chacun voudra toujours s’affirmer et dominer les autres lorsque l’autorité est ressentie et acceptée par les autres mais cela n’oblige pas un chef à être méchant ou criminel. C’est un droit de vouloir dominer toutefois, il est aussi une responsabilité de demander ou d’exploiter la volonté et la faiblesse des autres pour les faire souffrir. Il est fondamental d’introduire les notions de respect, de responsabilité et liberté dans toutes les phases du processus de socialisation et d’intégration sociale des individus afin que ces valeurs fassent corps aux systèmes de représentation des individus.

En même temps que la société évolue les mentalités dans les familles doivent évoluer. Les sociétés sous développées ce sont des sociétés qui ne respectent pas les droits des individus et qui refusent d’appliquer les lois et les principes qu’elles se sont données, d’où le rôle et l’importance des lois pour conserver et garantir la volonté de vivre ensemble. Déjà, dans l’antiquité occidentale, les gens savaient que pour se tenir ensemble il fallait le respect des lois et Jean-Jacques Rousseau disait déjà : « Nous obéissons aux lois que nous nous sommes données »14 , mais étant donné de cette volonté de dominer qui rejoint bien souvent les intérêts autres que ceux de ces nations pauvres, on tombe dans des régimes dictatoriaux qui finissent par renverser toutes les valeurs de ces sociétés.

Un autre aspect de ces violations, c’est parce que ces lois nationales avaient été copiées dans les autres sociétés en avance sans tenir compte des réalités nationales et des valeurs nationales. Il s’agit des importations qui semblent ressembler aux institutions naturelles mais à cause du progrès et des complexions diverses ne sont pas les mêmes qui conviennent à ces sociétés. Ces lois sont à la fois contraignantes pour les populations locales mais aussi contraignantes pour ces chefs et ces gouvernements qui les appliquent ou veulent les appliquer.

On ne peut ramener des institutions des pays développés ou des institutions modifiées en vue d’obtenir les mêmes résultats dans les sociétés dont les institutions sont encore à leur état de nature. Il faut voir qu’il s’agit des institutions issues de deux identités nettement différentes, elles répondent à des besoins spécifiques qui sont nées de la dynamique du progrès et des actions exceptionnelles. Elles sont difficiles d’application tant que la conscience nationale et les connaissances appropriées n’aient pas été découvertes et mises en application dans un souci de vivre ensemble.

Le respect des lois en occident c’est une nécessité, une obligation et une responsabilité qui deviennent morales pour chaque individu. Les lois font partie intégrante de la vie quotidienne de ces sociétés. Elles remplacent toutes les religions pour en devenir une religion en soi. À la fois, ces lois oppriment les gens pour pouvoir le bien protéger d’abord contre eux-mêmes et, ensuite contre la société en la personne de l’état et finalement contre tous les différends qui peuvent résulter des conflits qui naissent dans les rapports qu’ils entretiennent entre eux. Mais, pour parvenir à ce respect de la vie et des lois, les occidentaux ont créé une logique de séparation entre toutes les institutions et une responsabilité fondée sur le principe de rendre des comptes aux citoyens.

Les institutions sont dirigées comme des entreprises personnelles et privées qui garantissent le droit des individus et tout en assurant la liberté de chaque individu. Alors, le service à la nation n’est plus une faveur mais un devoir et une responsabilité individuelle. Les gestionnaires sont protégés par des lois des règles et des principes sans compter un salaire adéquat. Chacun peut vivre selon ses conditions de vie et particulièrement selon un niveau minimum de vie inscrit et conditionné par les progrès et la réussite nationale.

Les secteurs privés peuvent et font même la concurrence avec les entreprises privées pendant que les méthodes de gestion sont copiées pour devenir pareilles. L’importance de ces constats dans les sociétés occidentales est de montrer sur quelles bases sont construites ces sociétés et comment elles parviennent au progrès et à la paix. Ces conditions sont fondamentales pour le respect des intérêts, des libertés et de l’égalité de tous devant la loi. Elles permettent aux idées de se développer mais donnent aussi plus de places et de liberté aux réalisations d’actions exceptionnelles qui seules favorisent l’indépendance des pays et des peuples. Elles créent des climats propices au développement des besoins et de la pluralité des biens pouvant satisfaire les désirs de tout un chacun.

Tout cela se fait bien entendu autour et en fonction de la compréhension de ce qu’est l’identité collective et l’identité individuelle. Cette identité est celle du vivre ensemble, alors que le vaste projet du vivre ensemble se fait selon la logique du respect de la vie et de la protection des droits et des libertés individuelles. Un déplacement du rôle des religions par les valeurs de la loi et du droit. Avec les progrès et la multiplication des biens les goûts changent pour transformer les valeurs et les habitudes donc les institutions aussi.

Les institutions amènent à leur tour de nouveaux rapports entre les citoyens eux-mêmes et entre les citoyens et l’état. De nouvelles spécialisations qui apportent de nouvelles formes de gestion et une grande capacité de regarder et d’aller chercher ailleurs ce qui n’est dans la société ou encore une grande facilité d’intégrer et d’adapter tout ce qui ce fait à l’extérieur. Je reviendrai plus tard sur les formes d’échange qui existent entre les pays développés eux-mêmes qui fait en sorte que les écarts entre pays très développés et développés soient apparemment très faibles.

Hermann Cebert

 

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Comment comprendre les classes sociales en Haïti: Les masses Populaires de Haïti

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Le philosophe éveillé
expérience de la solitude

Comment Comprendre les Classes Sociales en Haïti: Les Masses Populaires de Haïti

Pour comprendre la notion de classes sociales en Haïti il faut se référer à l’histoire du pays.

De plus, il faut se situer idéologiquement car selon les marxistes il ne peut exister que deux classes sociales, celle des riches qui possèdent les moyens de production et, celle des pauvres, des masses populaires ou encore des ouvriers qui sont exploités par les riches et qui ne possèdent que leurs seules forces de travail.

Autrement dit pour Marx et ses partisans il y a donc deux classes sociales: ceux qui exploitent et ceux qui sont exploités. Cependant pour le libéralisme et les partisans du capitalisme, il y a trois classes sociales, une classe des riches (extrêmement riches dans les faits), une classe moyenne qui sert de tampon entre les riches et les pauvres et troisièmement la classe des pauvres qui sont démunis et qui doivent se battre au jour le jour pour gagner leurs vies.

Il est donc évident pour comprendre un politicien qui parle, il faut observer les mots qu’il utilise pour faire son discours parce que tout discours est circonscrit à l’intérieur d’un paradigme qui est propre à l’idéologie de celui qui le prononce.

Les politiciens haïtiens sont de grands maîtres dans la façon de dire. Ils peuvent avoir l’air de faire un discours flamboyant en critiquant telle ou telle grande puissance, tel ou tel groupe d’intérêt à l’intérieur ou à l’extérieur du pays pourtant ils sont aussi capables de se faire financer par ces mêmes puissances ou ces mêmes groupes d’intérêts.

Nous autres les analystes de discours politique sommes capables de décortiquer les moindres failles dans un discours jusqu’à prédire telle ou telle réaction de telle ou telle catégorie sociale. Lorsque vous connaissez les catégories de mots, selon les différentes idéologies qui existent, vous êtes en mésure de découvrir les mensonges de n’importe qui.

Ce n’est pas de la magie mais il s’agit d’un ensemble de références qui permettent de saisir le sens et la signification des composantes du dit discours.

J’ai eu l’occasion de suivre quelques cours en science politique avec un éminent professeur, que je préfère ne pas citer ici,   pour des raisons d’ordre idéologique.

Il y eût à dire quelque chose d’assez intéressant des politiciens haïtiens: Les politiciens haïtiens ont des discours gauchisant mais ce sont de véritables capitalistes, ils sont profondément libéraux mais pour se faire apprécier ce, contre les intérêts du peuple, demandent au peuple d’être des révolutionnaires, des marxistes-léninistes orthodoxes et ainsi, ils opposent tout un pays  au monde, aux pensées capitalistes.

J’estime que cette citation s’explique par elle-même et le lecteur averti n’a qu’à regarder tout autour de lui pour identifier les anciens et les actuels politiciens haïtiens.

Malgré la véracité de cette affirmation je me permets d’avoir quelques points d’ordre que je ne partagerai pas non plus ici avec vous.

Je n’en disconviens pas de la pertinence de cette compréhension mais il faudrait visiter l’histoire d’Haïti pour saisir les fondements de cet aboutissement de langage et de la façon de dire ou de ne dire que cela.

Entrons maintenant dans l’idée principale du texte celle de comprendre l’origine des classes sociales en Haïti plus particulièrement les masses populaires.

On peut se souvenir qu’en 1492, Christophe Colomb, fut le premier étranger et juif à fouler Quisquéia bohio,  le sol des indiens.

En moins de 10 ans il extermina avec ses confrères plus d’un million d’indiens soit la totalité de la population de ce pays tranquille et paisible.

La prise de possession de cette terre par les français impliqua la traite des Noirs d’Afrique. Pour ainsi dire, en vue de pratiquer la production de la canne-à-sucre et de différentes autres cultures agricoles, les noirs qui sont enlevés un peu partout sur le Continent Africain sont venus remplacer les indiens en vue de travailler comme esclaves sur l’île reconnue comme Île d’Hispaniola.

Les colons qui emmenèrent ces noirs utilisaient la violence et la cruauté pour forcer ces êtres robustes et en santé à travailler dans les conditions les plus horribles et inhumaines la terre afin d’enrichir la France qui était la métropole de cette colonie.

Compte tenu du système de sélection que les colons pratiquaient pour capturer les noirs et pour les transférer vers la colonie, ils ont pu obtenir les meilleurs accouplements entre les différentes ethnies d’Afrique.

Travaillant près de dix huit heures par jour dans les champs, les six heures restantes permettaient aux esclaves, ces noirs de se multiplier en nombre ce qui faisait la richesse des colons.

Ceci dit c’est très rapidement que la population noire s’est augmentée. Il y avait selon la qualité des croisements obtenues l’une des races  les plus fortes physiquement, intellectuellement et mentalement que la terre ait connue, ce sont les Haïtiens que nous sommes aujourd’hui.

Oui les haïtiens forment la race noire la plus impressionnante à cause de ces divers mélanges entre les différentes ethnies de l’Afrique.

Nous résistons plus aux maladies et nous avons une endurance hors de toute épreuve. D’ailleurs l’idée que le microbe ne tue pas les Haïtiens semble même venir de là.

Alors, pour revenir à l’origine des masses populaires de Haïti, nous devons nous rappeler que tous les individus qui se trouvaient à travailler pour le compte des blancs dans la colonie de saint-Dommingue formaient aux yeux des blancs de l’époque les sous hommes, des objets que l’on peut disposer à sa guise.

Cependant, il faut se rappeler par là qu’à cause de certains droits acquis ou obtenus par les mulâtres, ces mulâtres  étaient devenus affranchis.

Or en ce qui concerne la masse des esclaves il n’y avait aucun droit ils étaient les plus pauvres parce qu’ils ne possédaient rien en leur nom propre. Tout les produits de leur travail étaient appropriés par les blancs et les mulâtres.

Autrement dit, même leurs forces de travail ne leur appartenait pas car ils n’existaient tout simplement pas. La terre n’était pas à eux et pour manger c’était les maîtres qui devaient en déterminer les portions et les qualités à les accorder.

Ici j’invite le lecteur à établir une certaine différence entre les limites de l’origine marxiste des masses populaires et ce que fut la réalité des esclaves à Saint-Domingue.

Si pour le marxiste l’esclave ou l’ouvrier possède sa seule force de travail, dans le système d’exploitation coloniale que les haïtiens ont survécu, les masses populaires ou les ouvriers ou   les esclaves quant eux ne possédaient rien et ce même pas leur propre force de travail.

Je veux vous référer à mon texte sur Une intelligence Nouvelle qui est une analyse systémique qui va au delà du marxisme.

Après donc l’indépendance ceux qui hier étaient des esclaves dans la colonie de saint-domingue se sont retrouvés encore sans rien puisque d’un côté les militaires qui se sont accaparés du pouvoir préféraient faire des compromis avec les mulâtres qui se réclamaient les dignes héritiers des blancs dominateurs.

Aucune répartition équitable ne s’est réalisée. Les anciennes que les esclaves travaillaient jour et  nuit deviennent des propriétés des militaires qui forment la nouvelle classe moyenne ainsi qu’aux mulâtres.

D’ailleurs on dit même que même plusieurs années après la proclamation de l’indépendance de Haïti, le système deux moitiés frôlait l’ancien système esclavagiste à tel point que certains citoyens des couches populaires réclamaient le régime esclavagiste car ils jugeaient que l’indépendance du pays leur avait mis dans des conditions pires que ce qu’ils avaient vécus sous le régime colonial.

Tout compte fait, il faut retenir que Christophe colomb a été le premier étranger et juif a foulé la terre des indiens et qui sera après la proclamation du 1804 un  État Indépendant nommé Haïti.

Les espagnoles pour essayer de trouver de l’Or ont avec la complicité de ses accompagnateurs de voyage ont pillé les richesses de l’île puis avec le travail forcé ont décimé tout le peuple indien.

Pour développer l’agriculture et la monoculture de la canne-à-sucre, les français sont allés déraciner les Africains qui vivaient paisiblement dans leur pays pour les forcer à travailler comme esclaves dans les différentes plantations dans la colonie.

De plus tous les produits de travail de ces noirs venus d’Afrique étaient exploités servilement pour enrichir les blancs et la métropole de France.

Même après la proclamation de l’indépendance et de la création de l’État d’Haïti ceux qui n’avaient rien sont demeurés sans rien ce jusqu’à aujourd’hui.

Hermann Cebert

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Comment comprendre Les Classes sociales en Haïti: Une Classe Moyenne Sans dessein et sans Conscience

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Les blancs considéraient les esclaves comme des choses, leurs choses. Il était de même pour les mulâtres qui en passant est un Hybride de ces même noirs avec les blancs. Cette division sociale et hiérarchique de la société est l’expression même de tout système colonial.

Contrairement aux États-Unis, au Canada par exemple où il y a eu des colonisations de peuplement, c’est-à-dire que les colons viennent sur un territoire, exploitent sauvagement, s’implantent et restent pour y vivre, la colonisation engagée sur la terre des indiens, elle était uniquement une colonisation d’exploitation.

Il n’y avait donc dans ce système colonial aucun sentiment de la part des colons à l’endroit de cette terre qui les rendait immensément riches.

Ils ne se considéraient pas comme appartenir à cette communauté qu’ils exploitaient et dirigeaient. Les seuls liens qu’ils entretenaient avec cette colonie était des liens d’exploitation.

Ils y arrivaient et puis ils repartaient à la fin de leurs contrats. Par ailleurs, les richesses qu’ils accumulaient et gagnaient étaient expédiés vers leurs pays d’origine ce fut le cas pour les espagnols, les français, les américains et même pour la nouvelle bourgeoisie actuelle d’Haïti.

OUI, Il est d’une tradition pour les colons qui arrivent sans argent dans le pays d’Haïti aujourd’hui de ramasser sauvagement les richesses du pays par l’exploitation abusive de nos frères et sœurs puis pour expédier à l’étranger les richesses accumulées.

À ce sujet, je réfléchissait avec un ami qui, une fois m’avoir entendu exposer cette constante de l’économie d’Haïti, il a pris un instant et m’a dit: Compte tenu d’une telle évasion des richesses réalisées dans ce pays par des hommes d’affaires Haïtiens, comment voulez-vous qu’on puisse innover et rénover voire faire de la recherche dans ce pays, je ne comprend pas, en fait je ne crois pas pouvoir comprendre ce pays.

Je lui ai dit peut-être que nous sommes en train de financer, sans le savoir la construction de certaines colonies en Israël, qui sait.

Peut-être aussi que nous sommes en train de financer des groupes armées pro Hezbollah par le truchement de gens très riches de chez nous, qui sait.

Tout ceci pour dire, comme l’a si bien compris mon ami, la majorité des richesses réalisées en Haïti ne servent pas à aider et faciliter le développement du pays.

Revenons à nos moutons maintenant puisque le sujet que je veux traiter est bien sûr la question des classes sociales même si j’espère ne pas froisser mon lectorat avec cette parenthèse que j’estime pouvoir faciliter l’attention à la lecture.

Je vous demande donc chers lecteurs de bien vous habituer à cette intermède parfois très utile dans l’établissement des liens entre les faits historiques et les réalités actuelles.

Nous avons montré que durant la période coloniale, les blancs constituaient la bourgeoisie car ils possédaient quasiment toutes les richesses de la colonie;

Que les mulâtres constituaient pour leur part la classe moyenne parce qu’ils possédaient certains biens et avaient certains privilèges même s’ils n’en avaient le plein droit;

que les noirs étaient la classe inférieurs, ils ne possédaient rien et qu’ils étaient inférieurs aux blancs d’une part et également inférieurs à leurs propres progénitures, les mulâtres.

En plus de tout cela, les noirs ou les esclaves d’alors étaient considérés comme des objets, des biens meubles à la fois des blanc et des mulâtres.

Cette division sociétale étaient la pire forme de colonisation et d’exploitation que l’humanité n’ait connue. Les richesses accumulées sont acheminées vers les métropoles selon les termes du pacte colonial, tout par et pour la métropole.

Voilà en quelque sorte l’une des causes de maque de richesses dans le pays. Le pays produit mais rien n’y restent.

Après l’indépendance du 1ier janvier 1804, il y a eu un grand bouleversement dans la structure sociale et économique d’Haïti, d’une les mulâtres et les noirs se sont donnés un pays libre, égalitaire et Indépendant, Haïti, que nous sommes fiers de mentionner lorsque nous voyageons à l’étranger; d’autre part les blancs qui régnaient n’étaient plus là pour commander.

De cette indépendance donc la structure sociale n’était plus la même non plus toutefois malgré les vœux pieux de Dessalines de créer une société sans classes et fraternelle.

Le vieux système colonial s’est reproduit de facto pour cette fois ci avoir non les blancs comme dominants mais les mulâtres qui deviennent la nouvelle bourgeoisie, c’est-à-dire la classe des plus riches.

Les militaires et les généraux qui ont fait et mené l’indépendance comme nouvelle classe moyenne et, les masses populaires, les ouvriers, les paysans, les petits commerçants, les agriculteurs, les gens de petits métiers.

Contrairement à la devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité l’Haïti de l’après indépendance calquait la vielle division sociale et sociétale coloniale pour commencer à bâtir un Nouveau Pays.

Fondamentalement, si l’on s’en tient à cette devise, le pays était fondé sur ses propres échecs.

Comme vous le savez, en histoire il n ‘a pas de si, donc pas de condition et de ce fait nous ne pouvons pas nous permettre d’envisager un scénario différent comme de savoir que telle structuration aurait été différente.

Nous laissons aux romanciers, aux dramaturges, aux cinéastes le soin de nous faire rêver ce pays que nous aurions pu avoir car nous avons énormément besoin de rêver une vie meilleure pour nos compatriotes.

Dans les faits en quoi les généraux qui ont fait la guerre de l’indépendance sont-ils devenus la nouvelle classe moyenne de Haïti pays Indépendant? de façon générale, il nous faut retenir que la guerre est toujours économique.

De plus lorsque vous faites partie de l’élite militaire qui fait la guerre cela rapporte énormément.

Les militaires volent, pillent et s’approprient de nombreux butins de guerre.

Même s’ils étaient noirs et mulâtres, les militaires qui ont la guerre de l’indépendance se sont enrichis rapidement durant et après l’indépendance du pays.

Ils avaient accumulé assez de richesse pour bien finir leurs vieux jours. De plus, malgré que plusieurs avaient pris leur retraite du service militaire, ils voulaient et continuaient même de conserver leur privilèges dans la nouvelle société.

Ce qu’il donc retenir c’est que compte tenu que les militaires avaient de l’argent pour vivre, ils devenaient, eux et leurs familles, la deuxième catégorie sociale ou classe sociale la plus aisée de la société haïtienne.

C’est donc en fonction de ce qu’ils possédaient que les militaires et leurs familles sont devenus la nouvelle classe sociale du pays.

Or qui dit deuxième classe sociale dit tout aussi, le terme actuel et occidental de Classe Moyenne.

On peut comprendre qu’une classe moyenne n’est rien d’autre qu’une classe intermédiaire en les plus riches et les plus pauvres.

Comme classe moyenne à cause de ce qu’ils possédaient, les militaires pouvaient facilement payer les études de leurs enfants et représentaient en cela le deuxième groupe financièrement capable de consommer les biens et services sur le marché.

De temps en temps, ils pouvaient se payer un petit voyage à l’étranger et se permettre de lire des nouveaux livres et des journaux.

De ces privilèges, les militaires s’intellectualisent pour peu a peu devenir avec leurs enfant la nouvelle Intelligentsia du pays. Certains sont devenus professeurs, d’autres écrivains, avocats et journalistes.

Notre première classe moyenne était donc d’anciens militaires qui ont pris part à la guerre de l’indépendance et qui se sont enrichis avec les trésors de guerre et certains privilèges que leur confère le nouvel régime qu’ils ont mis en place.

Il est à remarquer que la nouvelle classe moyenne composée d’anciens militaires n’ont pas investi dans les affaires rentables comme par exemple ouvrir une entreprise privée, faire du commerce même lorsqu’ils pouvaient avoir certains privilèges, ils se sont contentés de garder chez eux et mettre à la banque les argents accumulés durant leurs règnes.

Ils n’ont pas investi non plus dans les entreprises de service qu’ils auraient géré avec efficacité compte tenu de leur modèle militaire de gestion.

Au contraire, ils se sont gonflés les panses avec du riz et de la viande de porc pour emprunter un discours de Serge Beaulieu.

Il est donc évident que sur une telle base, la classe moyenne postcoloniale était composée de Militaires noirs, anciens esclaves sous le régime colonial.

 Ils avaient constitué une nouvelle classe moyenne qui ne pouvaient résister dans le temps parce que les richesses qu’ils avaient accumulées n’étaient pas investies ni non plus ne pouvaient pas assurer l’indépendance financière de leur progéniture.

Les biens qu’ils consommaient étaient produits par les mulâtres qui constituaient la nouvelle bourgeoisie nationale et cette classe des affaires quant elle se préoccupait fondamentalement de faire des profits, quels profits, des profits maximums.

 Avec des consommations excessives, très vite les militaires commencent à s’appauvrir dont certains vont même mourir dans la pauvreté extrême.

Cependant ce sont leurs enfants, qui, avec le temps, vont venir consolider et renforcer leur statut de classe moyenne.

On dit même qu’une fois que certains anciens militaires se soient appauvris, certains montaient des groupes de gangsters qui taxaient les hommes d’affaires afin de pouvoir mener leurs trains de vie habituelle.

D’ailleurs avec une telle structuration sociale nous pouvons même imaginer les caractéristiques d’une telle classe sociale sans se référer aux données historiques.

Si je peux me permettre de faire une autre parenthèse, je me questionnerais sur la façon de vivre des Tontons Macoutes de Jean-Claude Duvalier avec les lavalassiens de Jean-Bertrand Aristide au pouvoir puisqu’ils étaient largement écartés de leurs pouvoirs.

Comment vivaient-ils, qu’est-ce qu’ils faisaient pour vivre alors que le taux de chômage était très élevé.

Je me questionnerais également pour la même période sur les anciens Attachés de Raoul Cédras et de Michel François à savoir qu’est-ce que ces gens faisaient pour vivre et faire vivre leurs familles durant cette longue période de disette.

J’aimerais bien savoir alors que durant cette même période on enregistrait des cas d’assassinat, de vols et de banditisme flagrants dans le pays.

Qui étaient responsables de ces problèmes et de ces meurtres dans le pays.

J’aurais aimé savoir pourquoi après le départ pour l’exil d’Aristide en Afrique du Sud, le banditisme, le viol, les vols à mains armées avaient connu un regain dans le pays.

Qui assassinait qui et pourquoi. Y avait-il une certaine complicité entre certaines ambassades à Port-au-Prince, certains commerçants du centre-ville et quelques grands noms d’hommes d’affaires de cité Soleil pour supporter et préparer l’actuelle occupation du pays par les casques bleus de l’ONU.

Est-il vrai que le président actuel savait qu’il a un groupe de plus de six milles personnes qui ont reçu une formation militaire à Mariani 12 et que ce même président les avait rendu visite le vendredi avant de prêter serment comme président du pays.

Je n’ai pourtant aucune de ces réponses mais je voulais simplement initier l’établissement de liens entre notre histoire et les réalités actuelles.

C’est donc à vous, chers lecteurs de trouver ces réponses et de mieux comprendre l’importance d’une relecture de notre histoire. Rendre notre histoire actuelle c’est en quelque sorte l’idéal visé par ces textes.

Allez directement sur mon blog et laissez-moi vos commentaires comme d’autres sont en train de le faire je ne vises pas toucher tous les Haïtiens mais partager votre compréhension avec ceux qui vous entourent, ils attendent vos opinions pour à leur tout décider sur les directions à donner à ce pays.

Pour terminer, je veux vous rappeler que ce sont les anciens militaires qui ont pris part à la guerre de l’indépendance, grâce à leurs butins de guerre sont venus constituer la première classe moyenne d’Haïti.

Ils n’ont jamais investi dans des entreprises rentables tout comme la grande majorité des militaires qui ont gouverné et participé à la gestion du pays après le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986.

Ces militaires du pays postcolonial pour maintenir leur mode de vie faste et opulente se sont appauvris et ont dû même pris part à des groupes criminels qui tuaient pour de l’argent.

Certains de leurs progénitures à cause des études ont pu quand bien même contribuer à maintenir leur positionnement dans la hiérarchie sociale alors que d’autres sont plongés dans la pauvreté la plus abjecte.

Malheureusement, l’actualisation des faits historiques continue de nous montrer que même les derniers anciens militaires qui ont de près ou de loin gouverné le pays depuis 1986 et, qui sont dans la majorité issus, de la couche de personnes noires du pays n’ont pas pu faire mieux que les anciens militaires de l’Haït première république noire.

De même, il faut se douter également de la façon que les anciens lavalassiens sont en train de gérer les richesses qu’ils ont acquises ou volées ou pillées sous le régime des lavalassiens.

Comment de générations faudrait-on attendre pour voir leurs enfants cherchant du pain devant les différentes églises du pays.

À vous de comprendre et de comprendre chers lecteurs.

N’oubliez pas de faire vos commentaires surtout sur le blog. Bonne lecture et revenez nous lire.

Hermann Cebert

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Comment Comprendre L’euthanasie

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

 

Comment Comprendre L’Euthanasie

Te voilà déjà sur une civière

Proche de la grande rivière

Bien allongé sommeil ou repos

Tu vas bientôt partir


Te voilà somme d’expériences

De réussites et d’échecs

De relations et d’évidences

Jeunesse se mélange à la vieillesse


Ce n’est pas d’âge qu’il s’agit

D’un début et d’une fin

D’une innocence à la raison

Tels des choix et des décisions


Tu ne ris plus

Ni dire et sourire

Ni geste ni son

Sorte de légume


Te voilà prêt et décidé

Tu ne bouges plus

Ni conscience ni esprit

Tel un déchet négligé


Ta volonté est pourtant écrite

Pas de pleurs et de tremblements

Pas plus d’amertume et de regret

C’est la force de ton choix


Te voilà entre la volonté et l’éthique

La querelle science et morale

Raison et pitié

Sorte de confusion entre bien ou mal


On te dirait entendre les chuchotements

De la science et la de famille

Car derrière la porte

T’es le seul à dire vrai


Tout le monde est pourtant d’accord

Mais personne n’en sait grand-chose

Rien de ce qu’ils disent n’est vrai

Car il faudrait en cela ton verdict


Te voilà-nous regarder sans regarder

Aucun signe ou motif spécial

Tout mouvement se réduit lentement

Ton corps n’est qu’une masse déposée


On dirait personne n’a bien compris

Tu ne voulais pas traverser cette ligne

Pas plus en être l’objet

On voudrait te voir revenir pour partir plus rapide


Te voilà décharné par l’acharnement

Devenir les débris d’expériences

Transformé et objetisé par la bêtise

Mais tu soufres d’être dans cette passe


Tu ne connaissais pas les limites de la liberté

Aucun droit, aucune volonté

Pas même le choix ou d’un testament

Car tout repose sur la liberté dans la vie

Pourriture décomposée de la matière


Tu ne le voulais vraiment pas

Mais c’est le salaire des civilités

Infraction intervenue par le droit et la liberté

Te voilà espérant la fin de la vie


L’acte final de la mort de la souffrance

Pourtant la décomposition de la mort s’impose

Puisque le droit triomphe

Ils ont décidé, c’est le doute et le désengagement


Chacun se place dans un camp

Certains derrière la raison d’autres derrière la morale

C’est la raison de l’éthique du droit de la science

On dirait qu’ils espéraient t’observer


Périr pétrir pourrir à leurs faces

Comme un exemple décisionnel de non solution

Pourtant fade blême et mannequin désossé

Mort ou vivant t’es le condamné du Texas


Ces noirs qu’on assassine faute de morale ou de raison

Mais je n’aime pas te voir

Même si je te vénère encore toujours

Te voilà comme je te regarde


Je ne sais comment te parler

Des regards aux yeux blanchis

Je doute de mes convictions

Je ne sais plus ce que signifie choisir


Décider ou agir respecter ou condamner

Je suis devenu faible devant

Ce parcours de la vie à la mort

Ton corps cadavérique me répugne


La rage et la révolte m’immergent

La liberté et l’existence semblent triompher

Sur la dignité telle que tu la chérissais

Oui je te vois mort déjà


Passé de légume et de pourriture exposés

À la paix du corps et de l’âme

Mais hélas le temps m’agace et me révolte

Ni l’un ni l’autre n’a ce courage


Pour dire et discuter de l’existant et de l’étant

Afin de voir la source de la liberté

Dans les choix du conscients de l’étant et non de l’existant

Toi mon frère ou ma sœur mon père ou ma mère


Mon ami ou mes amis mon cousin ou ma cousine

Proches de mes amis ou de ma famille

Je demande à t’euthanasier, je t’aime

Je l’ai dit et je l’ai fait


Je me donne raison au nom de l’étant

Contre l’existant dans ce cas-ci

Puisque la somme de souffrance en était trop

C’est vrai il y aura mon procès au criminel


Je devrai te défendre sans me défendre

Mais je ne dirai rien car ils n’ont pas la preuve

C’est ma seule défense je le referai.

Euthanasier l’euthanasie c’est l’euthanasie


Espoir contre l’humiliation

Solution du droit et de l’éthique

Anticipation de la science

et conclusion des contradictions


Hermann Cebert

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Les Classes Sociales en Haïti: Comprendre la Répartition des Richesses en Haïti

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expérience de la solitude

Le philosophe éveilléLorsqu’on parle d’Haïti on a tendance à faire des généralisations sans jamais prendre le temps de bien expliquer les particularités de ce pays. On dit souvent que Haïti est le pays le plus pauvre des Amérique s sans pour autant donner plus de détails sur les causes profondes de cette pauvreté. Qu’il s’agisse de sociologues, d’anthropologues, d’économistes tous font l’unanimité sur l’idée de ne pas vouloir expliciter les causes profondes de l’état de pauvreté et de mendicité de ce pays. Lorsque les intellectuels parlent de la bourgeoisie, de la classe moyenne et du gros peuple, ils ont tendance à nous laisser sur notre soif de savoir et de bien comprendre de qui sont faites ces classes sociales ou plus précisément, des catégories et des couches sociales qui forment ces dites trois classes.

Cependant si nous essayons de creuser les non dits qui couvrent et recouvrent le discours généraliste de nos pseudo penseurs on peut voir et comprendre une certaine peur de se faire traiter de noiriste, mouvement que François Duvalier s’était approprié pour asseoir son régime autoritaire, ou encore par peur de se faire étiqueté d’anti-mulâtre et d’anti-blanc. Les intellectuels préfèrent donc maintenir des discours sans fond et sans idées de ce fait, ils se tiennent à l’écart des réalités et des véritables problèmes qui structurent la souffrance et les misères du peuple haïtien.

Dans les faits, quelles sont les classes sociales en Haïti et quelles sont les catégories sociales qui forment ces classes sociales?

Pour éclaircir ces deux questions fondamentales, nous allons faire un survol ethnographique du paysage social, économique et politique de ce pays. En effet, nous savons que durant la période coloniale l’île d’hispagnola était composée de 1% de blancs qui étaient les colons dominants et leur accouplement avec quelques esclaves de l’heure ils ont donné avec les esclaves noirs naissance à des individus mulâtres , une mixture entre le blanc et le noir et enfin comme essayons de le mentionner les noirs qui eux arrivaient des différentes régions de l’Afrique. Compte tenu des besoins de production de la société coloniale dHaïti les blancs en faisaient arriver des milliers et des milliers de noirs. De ce fait on peut comprendre que les esclaves noirs étaient devenus la plus grande majorité de la population coloniale et ainsi, cela donnait une répartition approximative de 85% de noirs, 1% de Blancs et 14% de mulâtres. On peut se souvenir que sous la commande de Jean-Jacques Dessalines, les mulâtres, qui n’arrivaient pas avoir les mêmes droits que les blancs, en la personne de Alexandre Pétion leur représentant se sont alliés à la guerre de l’indépendance. Cette alliance des mulâtres aux noirs a été une véritable convergence des forces de l’opposition et qui a donné notre Indépendance nationale.

Avec donc l’alliance des Mulâtres au Noirs, les blancs avaient été expulsés du pays et ces deux catégories sociales ont dû pacte pour gouverner le pays. Cependant très tôt les mulâtres commençaient à réclamer les biens des blancs comme étant leur héritages puisque selon eux, ils étaient également les enfants des blancs de-là à dire qu’il s’agissait pour eux des droits légitimes sans aucun respect pour l’idée ou plus encore le projet de la création d’un Nouvel État d’Haïti. L’étroitesse d’esprit des mulâtres ruinait de facto les fondements d’un État Haïtien Libre, Égalitaire et Fraternel. Voilà en quelque sorte les origines de la division marquante entre les riches et les pauvres en Haïti. Je n’ai guère besoin de mentionner l’assassinat du père de l’Indépendance Son Excellence l’empereur Jean-Jacques Dessalines. Dans les faits, l’arrivée de Pétion Mulâtre comme successeur à Desssalines doit nous en dire long sur les véritables assassins du Premier répartiteur de richesse du pays. Je laisse aux historiens de faire la lumière sur cette question.

Alors nous pouvons comprendre et retenir que les mulâtres ont participé activement aux côtés des noirs aux différentes guerres de l’indépendance, qu’ils ont essayé dès la proclamation de lacte de l’indépendance de s,approprier de l’ensemble des richesses du pays au nom d’un certain droit légitime d’héritage colonial; qu’il y a des doutes sur les véritables assassins du père de la patrie commune et que, l,arrivée de Pétion à la tête du pays puis également de Boyer ont contribué à conserver Un nouvel État Haïtien constitué de deux classes économiques: les mulâtres qui ont conservé les richesses qu’ils avaient accumulées durant la période coloniale puis que ce sont ces mêmes mulâtres qui sont allés récupérer les anciens biens des colons blancs.

De cet état des lieux, nous pouvons tout aussi comprendre déjà qu’à sa naissance, le nouvel État indépendant d’Haïti  campait sa fondation sur une division économique et sociale qui peut nous expliquer l’origine de la répartition actuelle de la richesse en Haïti. Comme nous aimons le dire chez nous en Haïti, il n’y a jamais fumée sans feu. Le feu d’inégalité qui ronge notre société doit trouver sa source, de ce point de vue, dans l,accaparement des biens nationaux par les mulâtres qui ont participé à la guerre de l’indépendance. Malgré cet état de fait, nous ne pouvons attribuer exclusivement la responsabilité de notre état de pauvreté actuelle aux seuls mulâtres participants à l’indépendance. Certainement, de 1804 à  nos jours, la classe économique de Haïti a été modifiée et compensée par des étrangers venus de l’Europe, du proche et du moyen Orient. Il n’y a pas de doute que la bourgeoisie mulâtre issue de l’indépendance est quasi-inexistante actuellement en Haïti car celle a d’une part été dilapidée, massacrée et exilée dans la majorité par les régimes des Duvalier, celui de Jean-Claude Duvalier et celle de François Duvalier. De plus, tant bien que mal cette ancienne bourgeoisie nationale était beaucoup plus préoccupée par l’enrichissement du pays et d’une bien meilleure répartition des richesses dans le pays. Nous pouvons même dire que cette ancienne bourgeoisie était une bourgeoisie certes nationale mais également nationaliste dans l’ensemble et très travaillante. Nous pouvons nous souvenir de la capacité de payer de Haïti de la dette de l’indépendance, un vole flagrant de l’État français contre le peuple haïtien, cette dite capacité était rendue possible était en grande partie supportée par les taxes prélevées sur la production de cette grande bourgeoisie nationale. Sans les investissements de cette classe laborieuse que sont les mulâtres de l’indépendance, nous n’aurions pas été capables de faire fleurir l’économie nationale à la fois pour appuyer les luttes anticolonialistes de Simon Bolivar, du paiement de l’usurpation des français.

Si nous avions parlé de l’ancienne bourgeoisie cela signifie que l’actuelle bourgeoisie en Haïti est différente de cette ancienne et que celle-ci est différente idéologiquement par sa façon de faire les affaires dans le pays ou encore par sa façon de procéder èa la répartition de la richesse dans le pays. de façon évidente cette bourgeoisie ne semble pas suivre les mêmes parcours que la traditionnelle car cette nouvelle bourgeoisie locale d’Haïti elle, est issue de deux situations politiques: le débarquement des Yankees en 1915 et les exodes de l’Europe durant la deuxième guerre mondiale. En effet, c’est à partir de 1915 que les premiers hommes d’affaires juifs et arabes sont arrivés en Haïti. Ces groupes commerçants d’origine juive, et arabe sont arrivés comme nous le disons avec l’occupation du pays par les américains. La deuxième vague est arrivée après 1945 compte tenu de la persécution de l’Allemagne nazi.

De ce rappel historique, nous devons retenir que l’ancienne bourgeoisie traditionnelle de Haïti a été renforcée par des commerçants et hommes et ces  femmes juives venues des États-Unis et de l’Europe plus particulièrement de l’Allemagne, de la France, de l’Italie. De même il y a également des Hommes et des femmes d’affaires arabes venus plus particulièrement de la Palestine, de la Syrie et du Liban. D’entrée de jeu, il faut mentionner qu’un grand nombre de ces arrivants sur le sol d’Haïti n’avaient pas un seul sou lorsqu’ils ont débarqué dans le pays et ce fut grâce à des programmes d’investissement qu’ils ont pu acquérir asses d,argent pour pouvoir partir leurs commerces compte tenu de la qualité de gestion de ces derniers, très vite les juifs, les palestiniens, les syriens et les libanais n’ont pas pris beaucoup de temps pour s’enrichir et pour devenir extrêmement riches. Or c’est la que le bas blaisse. Jusqu’à aujourd’hui je ne connais aucune étude ou rapport rédigé et publié sur la façon que ces étrangers devenus entre parenthèse aussi riches dans le pays. Je laisse le soin aux économistes, aux juristes et aux sociologues de résoudre cette question latente et urgente.

Comme nous pouvons le constater avec l’occupation américaine de 1915 et les exodes de la deuxième guerre mondiale, Haïti a connu l’arrivée massive d’une nouvelle classe d’affaire qui, avec la complicité des américains et de certains gouvernements haïtiens pour supplanter la classe d’affaire traditionnelle du pays. Le système colonial imposé par les américains en collaboration avec les gouvernements mulâtres de cette occupation ont mis en place tout une stratégie de dilapidation et d’exécution de la bourgeoisie traditionnelle du pays, celle qui était travaillante et productive. Peu à peu, avec des stratégies de destruction totale, la nouvelle classe d’affaire issue de l’occupation américaine de 1915 et plus tard de la deuxième guerre mondiale se sont mis à renverser la bourgeoisie traditionnelle en achetant les entreprises que celle-ci possédait pour enfin les démanteler et d’aller acheter à l’étranger les mêmes biens qui étaient produits localement. La grande majorité des entreprises nationales et stratégiques pour l’État haïtien sont donc vendues ou du moins forcées d’être vendues à la nouvelle classe d’affaire que forment les juifs, les palestiniens, les syriens et les libanais.

Alors compte tenu de ce renversement de l’ancienne bourgeoisie traditionnelle par une nouvelle bourgeoisie aux origines étrangères, nous pouvons aisément comprendre et accepter que la bourgeoisie actuelle est une bourgeoisie exotique et étrangère d’une part aux besoins légitimes de développement et de production nationale et d’autre part, de part les circonstances entourant de sa venue dans le pays et du fait même du mystère qui entoure les manières d’enrichissement de cette nouvelle bourgeoisie qui vit en Haïti mais qui demeure attachée aux intérêts étrangers, cette bourgeoisie ne s’accorde nullement avec les besoins réels du pays. De même cette nouvelle bourgeoisie n’a jamais éprouvé aucun désir véritable de participer au développement du pays voire à son aucun gouvernement depuis Dumarsais Estimé n’a pensé à inciter cette bourgeoisie en Haillon comme pour répéter le Docteur Rony Durand dans penser le développement, son livre. Les juifs, les libanais, les syriens et les palestiniens qui forment l’actuelle bourgeoisie d’Haïti n’ont jamais manifesté un intérêt réel pour redonner au Pays sa splendeur d’après l’indépendance. Cette bourgeoisie est en rupture parfaite avec la vielle bourgeoisie nationale et locale d’Haïti.

Il faut noter qu’il existe encore quelques familles issues de la vielle bourgeoisie nationale cependant, cette catégorie sociale s’est beaucoup appauvris et ne constituent plus une véritable force économique capable de remettre le pays sur ses rails. Il nous faut un cri ou un renversement de conception pour forcer à cette actuelle bourgeoisie de s’impliquer activement dans un processus de développement et d’enrichissement national. Nous espérons que l’arrivée de Michel Martelly correspond à une prise de conscience de la bourgeoisie actuelle du pays. Toutefois nous doutons fort que celle-ci soit consciente jusqu’à se sentir responsable de la reprise et du déblocage du pays. Estimée à 5% les mulâtres et les blancs qui forment la bourgeoisie nationale, nationale en terme sur le territoire national, possède plus de 97% des richesses du pays doivent se rendre compte que le pays ne peu plus être géré et gouverné selon les échéanciers de leur minorité. Ils ont l’occasion de s’impliquer maintenant dans la construction du pays et ils doivent enfin se rendre compte qu’ils possèdent toutes les banques privées du pays, qu’ils possèdent toutes les entreprises industrielles du pays, qu’ils possèdent la quasi totalité des entreprises de services dans le pays, qu’ils ont mains mises sur les importations des biens de consommation du pays par conséquent, ils doivent changer leurs façons de faire les affaires dans le pays. C’est également leur responsabilité de se sentir haïtiens et de participer au développement et  une meilleure répartition de richesse dans le pays. Ils ne peuvent plus continuer de se comporter en étrangers

Hermann Cebert

Le philosophe éveillé

 

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Comment Les Haïtiens doivent écrire leur Histoire: vers le nouvel Homme Haïtien

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Coat of arms of Haiti

Image via Wikipedia

L’histoire est un babillard sur lequel s’inscrivent tous les événements et les faits qui marquent une société, un peuple ou un pays. Chaque individu a au cours de sa vie fait son histoire, de même chaque peuple façonne ou est façonné par son histoire. l’actualité de l’histoire se fait au quotidien car à chaque jour quelque chose se réalise et s’enregistre comme fait, événement que l’histoire retiendra afin d’inspirer ou de modifier telle décision ou telle attitude dans le futur.

Un grand communicateur haïtien, Serge Beaulieu quelqu’un que j’appréciais le talent mais que je ne partageais pas l’idéologie, aimait répéter que l’on ne déchire pas les pages d’histoire mais lorsqu’on ne les aime pas, on les tourne. Ce que je veux retenir de cette approche de lecture c’est que l’histoire ne peut pas toujours ou obligatoirement fare plaisir à une seule personne ou une seule classe sociale ou encore à un groupe en particulier. Par conséquent, toute écriture de l’histoire est biaisée à cause de la nature même de l’écriture de l’histoire. À ce niveau, l’histoire orale peut être considérée comme légèrement plus fiable en terme vérité historique. Cependant, là encore il doit paraître tendancieuse d’admettre une telle affirmation puisque les ouie-dire sont également falsifiés par les contextes ainsi que par les témoins et les rapporteurs qui sont intrinsèquement inféodés par leur propre idéologie. Rapporter donc l’histoire de façon écrite est fondamentalement non conforme à toute vérité historique parce que ceux qui rapportent ont des idéologies, appartiennent à des groupes d’intérêt et les contextes sont de véritables agents de contamination de toute vérité historique.

Il y a également danger pour la vérité historique en ce qui concerne la récupération ou non des faits et des événements historique par les gagnants versus les perdants. il faut noter que l’on dise souvent que les vainqueurs écrivent l’histoire et les perdants lisent l’histoire. Certainement nombreux sont les perdants qui n’écrivent pas leur histoire toutefois, il  faut mettre un bémol dans cette affirmation car ce n’est pas toujours vrai que les gagnants écrivent leur histoire et l’histoire en général. Un exemple vivant est bien sûr l’histoire d’haiti. En effet les Haïtiens ont battu les grandes puissances coloniales : la grande armée française de nappoléon, ils ont gagné sur les espagnols et les anglais mais jusqu’à nos jours aucun historien haitien ne s’est encore penché sur une telle écriture combien nécessaire pour notre Affirmation Nationale ainsi que notre Identité de peuple glorieux et Vainqueur. Même ceux que nous reconnaissons à tort comme de grands intellectuels de la Chose Historique Nationale et par conséquent de Haïti, ne sont que des interprêtes d’une quelconque et d’une certaine version étrangère et impériale de notre propre Histoire. Nous espérons voire et entendre une certaine réforme au sein des historiens étrangers, non des haïtiens que je voulais dire.

On  dit de l’histoire qu’il est un outil d’analyse  et indispensable pour la planification du demain d’un peuple. Nous ne reviendrons pas sur les faiblessses de la vérité historique en ce qui concerne son écriture toutefois, il est esentiel de retenir qu’une sert à un peuple ou à un individu si et seulement si elle est écrite en lettre majuscule par des intelligences citoyennes et responsables de ce peuple. Les à propos doivent être en parfaites relations voire en parfaite corrélation avec le sentiment national. De ce fait, notre pays et sa jeunesse a besoin de nouvelles pages d’histoire. De nouvelles pages en termes de réalisations nationales. Ça, c’est le travail des nos politiciens et de nos intellectuels et de nos chercheurs et scientifiques et également de nouveaux textes écrits avec un sentiment national. Il ne s’agit d’un nationalisme aveugle et aveuglé mais d’un véritable nationalisme apolitique et non idéologique.

Si nous voulons être nous-mêmes, il est impératif pour nous devons écrire nous-mêmes notre propre histoire. En fait devrions même réécrire textuellement notre livre d’histoire afin de mieux la jeunesse du pays. Les dirigeants et les autorités de l’enseignement national devaient mettre à jour ce vieux système éducatif qui continue de produire des ouvriers pour les manufactures des autres pays, nous devons cesser d’être des usines de main d’oeuvre pour les autres. Depuis ces soixante dernières années Haïti a été l’un des grands fournisseurs de main d’oeuvre servile pour les pays comme la france, le canada et les états-unis et le pire dans tout cela ces migrants haïtiens constituent des sous classes à des degré divers pour ces pays.

Se connaître et avoir la conscience de soi est de fait ce qui nous fait défaut. Nous ne nous connaissons même pas et pire encore c’est que dans l’ensemble nous n’avons aucune conscience de qui nous sommes véritablement. Comme le disait Maurice Sixto, nous sommes des oublieux. Oui, nous nous oublions parce que nous ne sommes pas nous-mêmes. Nous sommes des déracinés certes, mais une fois que nous avions pu créer notre pays, nous aurions dû être nous-mêmes, des Haïtiens dans notre esprit et dans notre intelligence. Notre grand toubadour national Joseph Emmanuel Charlemagnes dit Manno Chalmay, aurait lancé sur le visage de nos politiciens et de nos intellectuels qui ont la responsabilité de nous faire connaître qui nous sommes et ce que nous sommes capables Yon plòt Krache afin de les faire prendre eux-mêmes d’abord conscience de leur rôle et de leur privilège dans la fondation et dans l’affirmation de l’homme Haïtien et de la Nation Haïtienne.

L’idée vague d’une certaine appartenance au royaume congo, à la guinée ou en encore au dahomey est tout à fait simpliste. Nous devons nous catégoriser pour nous décatégoriser afin de libérer le véritable haïtien que le pays a besoin pour s’affirmer. Je crois que lorsque Nietzsche parle du surhomme c’est de nous qu’il parle et les exploits que nous ferons devront confirmer ce rendez-vous que nous devons avoir avec nous-mêmes. Nous avons déjà transcender l’histoire, par conséquent nous devons créer la nouvelle grammaire, notre grammaire, notre propre modèle de vérité en relation avec notre propre système de pensée.

Hermann Cebert

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