Comment comprendre la Violence et la Politique en Haïti: Essai de Compréhension des Causes de l’Origine du sous-développement de Haïti


Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Rôle et Influence du Vodou sur la politique en Haïti:
Pour aborder la question de la violence dans la politique haïtienne je vais poser des causes rationnelles et des causes irrationnelles tout en faisant un tour d’histoire qui me permettra de visualiser la situation souhaitable. En effet, depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, nombreux sont les faux prophètes, dans un souci de marketing et de publicité personnelle et religieuse, qui s’acharnent à associer les malheurs de Haïti d’une part, aux cérémonies du bois-caïman, qui fut une rencontre hautement politique, les faits historiques sont là pour le confirmer car tous les leaders communautaires et régionaux y avaient pris part en vue de poser les grandes bases des différentes stratégies à adopter afin de réaliser l’indépendance du pays; et d’autre part, dans un souci interventionniste et impérialiste afin de justifier l’intervention étrangère en Haïti par les grandes puissances.
Or, même si, cependant, tous les haïtiens peuvent s’entendent sur l’idée qu’un grand nombre de politicien font recours à la sorcellerie pour assurer la gestion des affaires du pays, malheureusement ces croyances ne peuvent pas à elles seules expliquer la stagnation du pays et voire à ses instabilités politiques et économiques. Ces critiques acerbes contres les intérêts majeurs du pays demeurent incompréhensibles bien qu’elles confirment les intentions impériales qui les sous-tendent.
Voilà donc en quelque sorte les raisons qui me poussent à partager ce texte que j’ai écrit il y a déjà plusieurs années et que j’avais même essayé de publier au grand quotidien haïtien « Le Nouvelliste » et, de qui je n’avais rien eu comme réponse.  Le texte est assez long par conséquent afin d’alléger sa lecture, je décide de le subdiviser en plusieurs parties dans le but de maintenir la structure de publication des blogs. j’aborde donc les questions relatives à l’influence du vodou sur la politique en Haïti; la question du rôle et de l’influence des Organisations Populaires et de la Société Civile sur la politique et le développement de Haïti; la question des catégories sociales, politiques et économiques en Haïti; la question du biculturalisme en Haïti; la question de la nature et des caractéristiques d’une philosophie et d’une Civilisation typiquement haïtienne; la Question d’une histoire véritablement écrite par les haïtiens; la question de l’Appropriation haïtienne des valeurs et des institutions libérales et occidentales etc.
Ainsi dit, j’invite mes lecteurs à suivre une analyse plus ou moins rigoureuse que j’ai faite sur les liens probables qui pourraient exister entre une certaine ou soi-disant influence qui aurait probablement existé entre le Vodou pratiqué en Haïti à la fois  sur la Politique dans le pays et également sur le Développement du Pays. 
Dans le vodou, il y a plusieurs dictons fondamentalement propre à la culture haïtienne  et qui définissent en quelque sorte le caractère oral de la culture du pays mais également qui définissent les fondements du vivre ensemble haïtien. Ces règles, non écrites certes, mais utilisées au quotidien par tous afin d’assurer une certaine cohésion sociale et sociétale du pays : « si l’on ne pouvait pas couper le fer avec le fer, il ne saurait exister le métier de forgeron ». (traduction littérale en créole : si fè pa koupé fè, machokèt pa viv); il y a aussi cette idée « dyab fè dyab pè, men dyab pa manje dyab » Les puissants ne s’entretuent pas, mais ils se font peur. ou encore « Les puissants s’attaquent principalement aux faibles : gwo dyab manjé ti dyab ».
Ces pensées sont dominantes dans la culture haïtienne car, elles disent beaucoup sur le comportement des haïtiens. Elles expriment des réalités et de ce fait agissent sur les mentalités et l’homme haïtien en général, rien échappe à leur influence pas même la politique même ceux qui la font. Elles traduisent des comportements naturels de tout haïtien sans distinction aucune en faisant corps avec eux. Dans les situations difficiles, les haïtiens recourent à elles et déterminent les comportements et attitudes à adopter, elles guident donc actions et réaction, elles établissent des conditions de la vérité et de la raison tant pour l’un que pour l’autre.
C’est en fonction de ces idées devenues principes et lois que ce qui arrivera plus tard sera réglé ou expliqué selon les perceptions des protagonistes. Ce sont des unités de mesure pour la justice naturelle qui se débarrasse de toute justice conventionnelle eu égard à la justice occidentale qui veut qu’un différend soit réglé par devant un juge selon des normes, des règles de droit, de principes ou tout autre alibi. Sur le plan politique, la démarche de l’homme politique Haïtien peut ressembler beaucoup à celle qu’il utilise dans sa vie de chaque jour. Il est toujours inquiet de ce que son adversaire possède comme arme visible ou invisible, ce qui fait qu’il n’a d’autre recours que d’aller chercher ce qui lui semble faire défaut, les pouvoirs surnaturels dont le vaudou par la sorcellerie lui fournit et qui lui est accessible.
À noter que dans le vodou, le crédit est accessible puisque chacun peut prendre des engagements à termes sans pour autant sortir de sa poche moyennant qu’il accepte le contrat verbal ou écrit de son  sang avec le diable en la présence du prêtre vaudou. Une composante de l’occident et de la pensée capitaliste. Le politicien haïtien recourt à la sorcellerie pour s’ajuster avec la réalité politique et ce pour maintenir sa position sur l’échiquier politique mais cette alternative à des problèmes rationnels n’est pourtant pas logique du point de vue des occidentaux quoique réel dans la vie politique haïtienne. D’autant que dans une certaine mesure s’avère efficace à ses yeux et prouve à un autre point de vue véridique quand il advient que l’autre parti eu aussi recours à ces mêmes forces surnaturelles pour faire face aux difficultés présentes impossibles d’être réglés par les connaissances scientifiques et rationnelles.
Cette configuration apparaît complexe pour ceux qui ne connaissent pas cette composante de la culture politique haïtienne, elle ne s’explique pas par des théories politiques en tant que données anthropologiques et sociologiques qui placent la culture, les coutumes et les traditions au centre des enjeux politiques. C’est avec un grand étonnement que les occidentaux assistent impuissants devant les tournures que prennent les conjonctures politiques qui, d’ailleurs, peuvent être victimes des deux groupes qui s’opposent sur une question donnée.
Les deux camps peuvent essayer de les tirer dans telle ou telle direction sans que ces derniers puissent se rendre compte de leur envoûtement. Ils peuvent avoir un agenda bien établi chez eux alors que une fois qu’ils sont en présence de l’un ou de l’autre camp incapable de faire passer leur message et finissent par voir que les deux camps ont raison sans pour autant que ces conclusions soient rationnelles. Meleyis mele yo, en français cela signifie que ces émissaires sont confondus par les pouvoirs surnaturels des deux camps.
Pour ouvrir le débat sur l’origine de la violence dans la politique haïtienne, je vais me baser sur la réalité du vodou qui amène une bonne partie de mes arguments, en ce qui concerne le reste de mes arguments il va s’agir de réflexion politique à partir des données politiques. Je dois noter que dans le vodou l’usage de la sorcellerie sans raison juste conduit à la perdition de l’âme mais, le principal effet d’un tel recours c’est la logique de verser du sang.
Dès qu’une personne décide de dépasser ses limites, elle sait qu’il y aura du sang à verser : son propre sang, le sang de ses enfants, le sang de son conjoint bien aimé, ou plus faiblement en terme de prix le sang d’animaux. À ce niveau, le vodou est très respectueux de la vie et la morale veut que l’on ne tue pas ou encore que L’on ne s’engage pas à sacrifier le sang d’un innocent. Si quelqu’un veut devenir riche ou acquérir du pouvoir et de la notoriété il faut qu’il confie sa propre vie et non celle des autres c’est une limite de la morale du vodou.
En retour s’il parvient à consentir un engagement avec le diable, obligatoirement il doit offrir sa propre vie et parce qu’il a décidé de sacrifier sa propre vie il ne pourra partager sa richesse avec personne. Ici je vais un peu trop fort car en fait il y a plus que ça, en effet selon certains lwa ou esprit, il peut être autorisé à partager sa richesse soit avec des hommes, soit avec des femmes ou soit avec des enfants. Je ne connais pas vraiment sur quel critère qu’un lwa décide que l’intéressé puisse partager sa richesse avec telle ou telle personne mais selon certain il y aurait une relation avec le type de lwa qu’il soit féminin ou masculin.
On peut voir ici que les actions supportées par la sorcellerie impliquent la personne intéressée et veut que ses engagements n’impliquent personne d’autre que lui seul. D’un autre côté, certaines personnes peuvent, à cause d’un conflit mineur sans pardon, peut se déboucher sur des actions souterraines de sorcellerie et faisant en sorte que la personne coupable soit vendue à un esprit cannibale ou diable. Ce qui est très rare mais, qui existe bel et bien dans les croyances populaires d’Haïti Il peut s’agir aussi de parents ou enfants ou proches qui décident de vendre tel ou tel membre de leur famille à un diable ce qui est plutôt difficile à réaliser car au cas où la personne qu’on veut vendre, selon la mythologie du vodou haïtien, a des esprits plus puissants qui le protègent c’est le vendeur qui risque de perdre sa vie.
Il y a aussi l’idée de durée de jouissance de la richesse obtenue par le biais de la sorcellerie correspondante à un pourcentage de la vie de la personne ce qui accentue davantage la pression pour ainsi expliquer les décès prématurés de certains haïtiens. Je ne peux pas confirmer cette affirmation dans une telle réflexion. Cette violence que je tiens à mentionner ici va être une conséquence d’actes vodouèsques sans qu’il y ait pour autant de raisons valables.
Cette violence qu’engendre le vaudou n’a aucune relation avec la science politique ou les théories politiques telle qu’elle se fait en occident et selon une logique occidentale puisqu’elle ne peut s’expliquer par des théories proprement dit puisque, ne permettant pas d’établir des liens directs de causalité. Cette recherche de liens sera de trouver ou plus précisément d’établir un cadre théorique qui permet de voir la politique avec seulement le vodou et principalement avec la sorcellerie qui semble dans l’esprit des haïtiens déterminant dans le devenir politique du pays. À noter que je ne suis pas en train d’étudier le vodou lui-même, ce que j’essaie tout simplement de faire c’est de dégager la perception de l’emprise de la sorcellerie qui constitue une partie intégrante du vodou et d’un autre côté, si possible, montrer que si l’on parvient à libérer le vodou de la sorcellerie, et le politicienn haïtien de la sorcellerie qui, sans nul doute, doit être considérée comme  religion et comme toutes les autres pour devenir un lieu de cohésion sociale et d’unité nationale.
J’ai dit que la violence a une cause dans la sorcellerie et du vaudou dans son ensemble car toute action de magie et de sorcellerie dans le vodou conduit à des actes criminels qui ont un impact sur les autres sans liens primitifs avec les victimes. Ceci dit, quand un politicien a recour à la sorcellerie pour rendre une situation chaotique pour le gouvernement en place il va à l’encontre de la nature ce qui est contraire à l’esprit bienfaiteur du vodou.
Puisque ces actions d’invocations des dieux de la guerre ne sont pas faites en harmonie avec les dieux protecteurs de la nation, et contre la nature le politicien engage le pays sur la voie de la violence. Il y aura de la parce que les dieux de la guerre, selon la mythologie du vodou, veulent que le sang soit versé pour satisfaire leur soif et spécifiquement à cause des services qu’ils auront rendus à leurs disciples. Ainsi une manifestation pour dénoncer ou revendiquer peut se dégénérer en coûtant la vie à de nombreuses victimes innocentes. Or si l’on s’en tient à la morale du vodou un politicien n’aurait pas allé invoquer ces dieux de la guerre pour sa réussite personnelle en utilisant d’autres personnes pour sa cause. À noter qu’il pourrait tout aussi bien engager ce même combat sans recours aux pratiques de la sorcellerie et obtenir les mêmes résultats mais en essayant d’autres moyens plus pacifiques.
Ici je reviens avec l’idée de clientèle politique qui fait défaut aux politiciens haïtiens. Le clientélisme politique par l’usage qu’en font les politiciens n’est pas progressiste puisque c’est la clientèle qui définit les règles et ne sont pas influencés par les idées politiques du fait que les politiciens donnent priorité beaucoup plus aux superstitions qu’à leurs idées de changement. Le paranormal prime sur le rationalisme politique et causant plus de tort au pays que de bien. La facilité qu’offre la sorcellerie détruit toute volonté de développer des idées nouvelles, de plus étant donné que les engagements dans la sorcellerie sont personnels, ils donnent trop de confiance à celui qui en pratique lequel se croyant détenir tous les pouvoirs et invincible par quiconque.
Les effets négatifs de la sorcellerie c’est l’absence de responsabilité du politicien devant les mandants et de la nation toute entière. Le politicien semble oublier qu’il a d’abord une responsabilité devant le pays avant d’avoir une responsabilité envers son dieu ou ses dieux. Pourrais-je même généraliser en disant qu’il devrait et doit avoir une responsabilité devant le pays avant même leurs supporters ou leurs patrons car l’amour de la patrie devait avoir une ascendance sur l’amour de soi. On ne peut faire de la politique en ayant d’autre chef que les intérêts de la nation. On dirait même que les pratiques religieuses et les croyances sont d’ordre personnel alors que la politique est du domaine public. Un politicien peut être chrétien, vodouisan, musulman ou toute autre forme et pratique religieuse mais il ne doit pas confondre ses pratiques avec la politique et se baser sur la superstition pour faire avancer ses idées politiques. De même, les prêtres vodou ne doivent pas se laisser influencer par ces derniers pour satisfaire leur volonté de sacrifier des milliers de vies innocentes.
Je viens de montrer que le recours à la sorcellerie par les hommes politiques existe, que cela pouvait avoir des  incidences désastreuses sur la politique car d’une part, le pouvoir qui provient des puissances paranormales exige des sacrifices humains avec ou sans liens primitifs avec les victimes tout en déplaçant les zones de responsabilité par le pratiquant; d’autre part, parce que le recours à la sorcellerie est une issue facile et abordable, elle bloque toute recherche d’idées nouvelles de progrès.
Par conséquent ceux la pratique perdent leur sens de responsabilité politique et citoyenne jusqu’à leur enlever leur confiance en eux voire des capacités à s’intéresser aux problèmes qui rongent la stabilité du pays et d’assurer la gouvernabilité et le développement du Pays. Les croyances ne devaient pas obscurcir les intelligences de nos politiciens qui dans l’ensemble ont fait de grandes études et de recherches personnelles. cela dit, les politiciens qui pratiquent une forme quelconque de sorcellerie acquièrent une confiance exagérée qui les empêche de construire leur propre clientèle politique donnant ainsi une place plus grande à l’unique et à la seule classe et clientèle politique que constituent les organisations populaires.
Enfin, même une pratique aveugle de la sorcellerie existante dans le vodou haïtien ne peut pas expliquer hors de tout doute un lien direct avec les situations économiques, politiques et sociales du pays. Parler du vodou d’Haïti comme cause principale de certaines catastrophes est une manipulation d’intérêt inavoué dont sont porteurs les évangélistes américains assoifés d’une nouvelle colonisation de Haïti. Même si le vodou existe, et les pratiques sont certaines chez certains politiciens, une chose demeure, toute volonté renforcée de croyances peuvent se traduire par leurs équivalents physiques.
Revenez pour suivre la fin des textes, merci
Hermann Cebert
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