Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Manje lèzany pou Reveyon Nwèl

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Manje lèzany pou Reveyon Nwèl.

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Manje lèzany pou Reveyon Nwèl

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Le philosophe éveillé
expérience de la solitude

 

 

 

Konnen m konnen yo la, m pran Konpè lakay la

M rele yo an wo a, kabrit kase kòd, zonbi pran lari

Bon mas marinen ak maskarad sou lali y ap fè grimas

Channmas tankou kwabosal yo di y ap pare nwèl

Zagobizakasa anvan jou leve y a fonn kou mantèg

Konnen m konnen yo la, n a rele pote lanp tèt gridap

degrese sere, lage n a fòse lafòsèt pa p pran pappadap

minit pa minit, segonn pa segonn radyo dyòl gaye nouvèl

Karayib ak kiskeya ranmase fasafas pou rale mennen vini

Kay katon, twèl ak dakoun site letènèl anba tonèl

peyizan prete dèy pou l file lang chat ak ke rat

Konpè Chal sifoke konm si l te espere fè pwèl

Nan mitan chanpwèl se wonsi ki bay kadans

Fyèl ak myèl pa bay te brake, kout pye ak chaplèt

Men sèvis senk zetwal pou souflanntyou ak reskiyè

Makònen dekòde lanbe bòl niche pye

Lanperè disparèt, kabarè divalyevil, sodo pa nan nò

Bòkò abòdyò, chanpwèl al rele lwa nan bitasyon machan

Divinò tonton Nò al pare parenaj nan Karenay

Sent Marimadelèn, gras mari gras sonde jezi pou yo

Mwad Mas fredi a frèt pou pètoprens, yon kout tafya souple

Wowoli simaye, pistach grye reveyon manje lèzany

pintad ak poul pent pou fè manje marasa ak dosou

layite nap ak mouchwa ogou ak èzili freda

Vannen pitimi laye pwa kongo ki moun k ap rele lekba

Kaderik bouyon ganmèl siwo men lespwa tèt mato yon pèp

Hermann Cebert, Poreyòl.

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Comment Comprendre l’Universalisme Occidental: L’Englobant

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Je suis, objet de ma raison d’être

Artifice de ma propre construction,

Je suis, sujet de ma curiosité,

Raison de ma logique et de vérité

 

Je suis, ce que je vois

Et comprend

Comme nous aussi

 

Je suis,

Celle qui structure

Mon discours

Quand je parle

De nous tous

 

Nous, voilà le mot

Qui dit tout

Mais de moi seul

Quand vient le temps

De parler

Et d’utiliser

Mes valeurs

Et mes institutions

 

À présent,

Tu le sais!

Toi et moi

C’est bien moi.

Hermann Cebert, 12 février 2007

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Comment Comprendre l’Échec d’Immigrer au Canada en Vivant au Québec: Lettre à Mon Enfant

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

À toi et pour toi que j’ai vu naître

Je t’ai vu déjà grandir

Bien vivante et remplie d’idées

Je dois te dire la vérité

Malgré nos bonnes idées

L’avenir se dessine déjà devant toi

Des gens se replient sur eux-mêmes

Comme s’ils agissaient sur demain

Certains montrent des craintes

D’autres font des plaintes

Comme si on était trop

Comme si on venait juste chercher

De cohortes en cohortes

Le discours n’a pas changé

On semble les effrayer

Pourtant ils nous en sont dépendants

Hier je croyais bien faire

En laissant ma terre patrie

Pensant te faire du bien

Mais hélas, je me suis trompé

J’ai abandonné idées et projets

Renommé et qualité

Expériences et connaissances

Pour en être une dérision

Je me suis trompé

Sur moi-même et sur les autres

Ceux qui accueillaient

Se questionnent sur notre présence

À toi que j’ai vu naître

J’ai peur de te voir vivre mes frustrations

Dans ce monde de bas esprits

Peut-être tu décideras de retourner chez nous

Pour moi c’est fini

Je vois déjà ailleurs

Je vais voir plus loin

Là-bas tu trouveras mieux qu’ici

Hermann Cebert

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Si j’étais poète, poète malgré lui

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

Comme ça,

Si j’étais poète,

J’écrirais en vers et en prose

À l’eau de rose en fructose

Comme un fou par une dose

De cocaïne et de morphine

Tel le résultat d’une machine

Déjà qu’on admet obsolète.

 

Pourtant,

Je ne suis ni poète ni chanteur

Musicien ou écrivain

Car je ne fais ni morale ni excuses

À moi ou à quelqu’un d’autre

Je suis ce simple être ordinaire

Joueur de mots et de sons

Qui fait le voyage sur les lignes de la folie

  

De même,

Si j’étais poète,

Je ne serais ni disert, ni slamer

Tel un grand corps malade à la mer

Qui nous dit qu’il nous aime

À travers des textes Qu’il nous prétexte

Dans sa combativité de contexte

 

Tout au plus,

Si j’étais poète

Je serais ce vagabond moribond

Qui circule nuit et jour dans le métro

En train de chanter Et de parler tout seul

Pour célébrer la liberté et la créativité

À travers le sens et la signification des idées

Comme ce voyage en commun

Dans ce métro qui est nôtre

  

Hélas, Vraiment,

Poète, je ne le suis pas

Pas plus que je ne le vois pas

Ni ici ni ailleurs entre autre dans ce bas monde

D’ici que je ne suis pas.

Pour constater les couleurs et les chants

Qui maquillent et décorent la réalité

Du voyage en commun

 

Comme soldats,

Si j’étais poète,

Dans la bousculade et l’empressement

J’aurais le goût de croire et sans dire

À ces soldats en Irak et en Afghanistan

Qu’on envoie à la guerre

Comme assassins et criminels

Comment ton ennemi l’est devenu pour le haïr autant

t-a-t’il tué ton père ou ta mère

Ou encore volé ton pain et ta famille

 

Mais, dis-le,

Si j’étais poète,

Comment, pour affaire et par talent,

Qui suis-je pour décrire et écrire :

<< Hey, Soldats, garde à vous!

Levez la tête, tuez-les

L’ennemi est dans nos rangs

C’est un ordre, obéissez! >>

Les soldats, je les ai enivrés

De colère et de rage par ma civilité

 

 

Pour le moins,

Je les vois ces soldats

Fables de conscience et de connaissance

À qui on impose des conduites,

Désemparés par les circonstances

De la culture et de l’histoire

Ces hommes, qui hier

Étaient sains d’esprit et de corps,

Sont devenus criminels et assassins

 

Tel est le sifflement

Du son du train et du temps

Qui me transporte d’une réalité actuelle

Vers les égarements de ma nature

Près du lac-à-poésie au cœur

De la pauvreté émotionnelle

Qui prédestine mon voyage

De poète en gage et en cavale.

Du discours de poète,

Les idées n’auraient aucun effet

Ni persuasif, ni dissuasif

Car les poètes sont tous fous

Égoïstes, individualistes

Ils errent ça et là, d’une station à l’autre

Profitant du silence et du mépris

De ceux-là qui se considèrent normaux.

 

Et, ainsi,

Pour en finir avec les mots

Voici que le métro arrive

Les idées s’embarquent dans la tête du poète

Comme s’il y avait un ordre

Par un langage

Simple et synthétique

Où tous sont invités à cette réalité du temps

Pour goûter et critiquer sans être militant

Au festin de la tragédie de l’être poète.

 

 

Tu peux le deviner,

Le poète c’est le voyage du traintrain quotidien

À travers les choses actuelles

Sous la ville urbaine

Tu peux vivre et traduire les besoins

D’un univers mélancolique

Sans être catholique réclame

Appartenance et valeurs et coutume

Mais, hélas, l’ordre est d’abord chaotique

Tel un aveuglement aveuglé.

 

Hermann Cebert, poète malgré lui, 28 septembre 2007

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La compréhension du poète

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Le philosophe éveillé

expérience de la solitude

La compréhension du poète

À celui-ci ou à celui-là

Par ici ou par là-bas

D’ici ou d’ailleurs

En genre et en nombre

Dans ce cas-ci et dans ce cas-là

D’en haut ou d’en bas

Peu importe origines ou finalités

Mercenaire ou gentilhomme

Tout cela va de soi

Le poète peut tout comprendre.

 

Maintenant ou plus tard

Hier ou autrefois

Dans la rage ou la colère

Dans le silence et le calme

Au père ou à la mère

En famille ou en public

À des amis ou à des proches

Par acte de foi ou de liberté

Tous ces contextes sont tous pareils

Le poète peut tout comprendre

 

C’est le sens de mon talent

La musique par les mots dansant

Entre les idées et les pensées

Par la force de l’action

État d’être et de non être

Je vagabonde avec les essences

Entre les jambes du genre et des non-genres

Je découvre les conflits et contradictions

Des sociétés et des êtres

Dans des sensibilités existentielles

 

Condamné ou libéré

Accusé ou pardonné

Avoué ou gardé

Libéré ou exécuté

À la famille ou aux proches

Partout c’est un combat

Une quête ou une affirmation

De tout côté et de tous états

Il s’agit du genre et d’identité

Le poète peut tout comprendre

 

Voici ce que sont les traits

Marquants de nos vies et de nos sociétés

Tels des engrenages et des structures

Dans lesquels nous formulons

Des genres et des identités

Des affirmations et des contradictions

Pourtant à en dire

Nous nous renvoyons à la civilité

Sorte de démarche et de raisonnement

Qui éteignent la lumière de la fondation

 

À présent le poète peut partager

Sa compréhension et ses conclusions

Sur les individualités et les affirmations

Du rôle et du principe

Des structures et des oppositions

De toutes les formes du vivre ensemble

À travers les souffrances au quotidien

Qu’il vit dans la prison de l’existence

Dont la culture et l’état

Lui sont fermés pour son origine éloignée.

 

Je vous vois et je vous comprends

Gai, lesbienne, travesti ou transsexuel

Vous vous recherchez

Dans un genre ou d’une identité

Tout comme je me cherche du pain

Les modèles et les structures

Vous ont condamnés

Tout comme ils me détruisent

De ne pas naître pur

À leurs yeux de par mon nom

 

À présent plus de secret

Tout est saisi et compris

À toi de dire ce que tu penses

Moi j’ai fait ma part

Vous vous battez pour des fleurs

Moi, il y va de mon existence

D’être et de ne plus être

Car cela fait longtemps

Que j’ai cessé d’être

Dans cet état pourri.

Hermann Cebert

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