Les seules conditions pour avoir une Force Armée en Haïti:Ma présentation au comité des affaires étrangères du parlement


 Nous allons entendre d’autres témoins. Pouvez-vous vous approcher?

Êtes-vous ensemble?

[Français]

+-

Cébert Hermann (Présentation personnelle):

Non, je suis seul.

+-

Le président: Parfait.

+-

Cébert Hermann:

Je vais parler en français.

+-

Le président: Cela ne pose pas de problème.

Pouvez-vous vous identifier, s’il vous plaît?

+-

Cébert Hermann: Je suis Cébert Hermann et je suis étudiant en science politique à l’UQAM.

+-

Le président: C’est bien.

+-

Cébert Hermann: L’Énoncé de la politique internationale du Canada du premier ministre et du ministre Pettigrew a attiré mon attention, et je l’ai lu. J’en profite aujourd’hui pour exprimer ma pensée, compte tenu du fait que le pays dont je suis originaire, Haïti, fait partie des endroits du monde où le Canada entend réaliser des choses. Je suis flatté, à la limite, de pouvoir exprimer ma pensée et partager certaines de mes perceptions face aux relations internationales et à certaines façons de régler certains conflits dans le monde.

J’ai écouté aujourd’hui plusieurs personnes parler et j’ai pleuré un peu, parce que je me suis dit qu’elles ne saisissaient pas le danger actuel. Le Canada doit s’affirmer et doit définir ses grandes lignes pour parvenir d’abord à s’affirmer et à apporter ensuite quelques solutions à des problèmes de certains pays du Sud. C’est le contexte dans lequel je veux exprimer certaines de mes pensées.

Je commencerai par un constat. Le Canada a imité pratiquement en tout son puissant voisin, les États-Unis, sauf pour une chose. Les États-Unis sont une puissance impérialiste et conquérante avec laquelle le Canada a développé des liens d’affaires. Tout ce qui se fait aux États-Unis est entendu au Canada, et celui-ci y réagit dès le lendemain. À la limite, au niveau financier, chaque fois que les Américains rêvent de baisser leur taux directeur, le Canada réagit le lendemain matin. Autrement dit, on écoute très bien les États-Unis sur certains points, sauf pour une seule chose. Je vais vous dire laquelle.

En page couverture de l’Énoncé de la politique internationale du Canada, on peut lire ceci: « Fierté et influence: notre rôle dans le monde ». J’aimerais souligner qu’à mon avis, l’Europe a cessé d’être une puissance impériale et a été rattrapée par les anciens pays de l’Est, qui avaient des programmes socialistes tournés vers le communautaire, bref des politiques et des économies socialistes. La France, l’Allemagne, l’Italie à la limite, et la Belgique ont cessé d’être impérialistes, selon ce que je constate, ce qui fait que l’Europe — ou la Communauté économique européenne — a cessé d’être une puissance impériale.

Selon la théorie de Benjamin Constant, quand, dans une situation donnée, tout le monde se sent et se met ensemble, il y a une certaine égalité. Le plus puissant, les États-Unis aujourd’hui, doit s’affirmer. Celui qui devra assurer la gouverne des autres prend la tête et gouverne les autres.

Je reviens à mon idée de départ. Ce que le Canada n’a pas imité des États-Unis est cette volonté de puissance.

½ +-(1935)

On trouve cette théorie chez Nietzsche. Il dit clairement que le surhomme arrive à son sommet, crée et invente des choses qui deviennent une nouvelle grammaire, et cette grammaire devient la règle. Par conséquent, il fixe les normes.

Cette grammaire, dont parle Nietzsche, n’est rien d’autre que la capacité financière, économique et militaire de dicter les choses.

Pour pouvoir concurrencer ce grand ami que sont les États-Unis, je crois que, contrairement à ce qui a été dit aujourd’hui lors de certaines interventions, le Canada doit assumer cette volonté de puissance, en définissant ses propres règles, en établissant ses propres limites, etc.

M. Sorenson a parlé un peu des transformations et des changements qui doivent être apportés à l’ONU. Toutefois, on ne peut changer l’ONU si on n’en a pas la capacité financière. Vous l’avez dit: environ 23 p. 100 de son budget provient des contributions des États-Unis, et 19 p. 100 de celles du Japon, sans compter les souveraines puissances qui définissent et font un plan d’investissement dans ce domaine.

Par conséquent, on a le pouvoir de définir les règles selon notre capacité de financement et d’appui aux organisations internationales comme l’Union européenne, c’est-à-dire une organisation suprarégionale qui tend à devenir une organisation politique. Le Canada doit répondre à ces besoins.

Je n’ai pas entendu de propositions aujourd’hui, et c’est ce qui me fait mal. Voici donc ce que je propose. Tout d’abord, il faut redéfinir le rôle du Canada dans le monde, c’est-à-dire que le Canada doit décider de s’affirmer dans le monde. Si personne ne peut assurer la gouverne du monde tout en étant juste avec les autres, c’est-à-dire en tenant compte de ceux qui sont sous la table comme les petits pays du Sud, personne ne le fera à leur avantage. Or, le Canada est reconnu partout dans le monde pour être un des pays qui permet aux petits pays de résister et d’avoir accès à certaines possibilités.

Il faut donc orienter la politique canadienne vers une affirmation exceptionnelle, c’est-à-dire prendre sa place, et créer de nouvelles institutions. Comme le dirait Nietzsche, le processus d’affirmation exceptionnelle permet de créer de nouvelles institutions. Ces nouvelles institutions sont complexes; à mesure qu’on les adapte aux besoins, aux réalités et aux tendances nouvelles, on crée des institutions qui répondent exactement aux besoins nationaux canadiens.

Je pense qu’il faut que le Canada redéfinisse sa politique internationale en s’affirmant, c’est-à-dire choisir l’affirmation du Canada dans le monde, prendre sa place aux côtés des grands pour pouvoir redéfinir les choses.

Passons aux solutions pour les petits pays du Sud, dont mon pays fait partie.

Je ne fais pas de littérature, je vais plutôt droit au but.

Je pense que la civilisation occidentale a créé des institutions qui répondent à sa réalité et à ses besoins, par exemple la démocratie, le libre marché, la libre circulation des services, des biens et des hommes, etc.

Voici ce que je pense qu’il faut faire pour aider des pays comme Haïti qui vivent dans des conditions difficiles. L’appui que le capitalisme occidental a créé est un rapatriement des valeurs sociales. Autrement dit, les luttes ouvrières ont donné des mécanismes de tradition qui permettent de sortir l’individu du cercle familial, des contraintes familiales, de la fragilité familiale, pour le ramener à un niveau de liberté parfaite.

½ +-(1940)

Je veux dire par là que dans les pays du Sud, on n’a pas les moyens de permettre à l’individu de devenir un consommateur. Quand on leur propose des politiques tournées vers le libéralisme et le capitalisme, ces pays ne répondent pas à l’appel. Que faut-il faire alors? Il faut soutenir la transition de l’individu sortant de la famine vers une affirmation de soi exceptionnelle, afin qu’il puisse se prendre en charge. C’est cela, le baromètre.

Selon l’ACDI, seulement 7 ¢ de chaque dollar donné pour l’aide internationale sont dépensés dans les pays du Sud. Quatre-vingt-treize p. 100 des montants donnés aux pays du Sud retournent au pays donateur. Il faut d’abord que le développement soit assumé localement. Pour cela, il faut que les États du Sud, aient la capacité de créer des mécanismes de transition qui permettent à ces individus de laisser le cercle familial dont ils sont dépendants, pour aller vers la société de production, de consommation, etc.

En Occident, au Canada, je peux décider de laisser ma famille et de prendre ma liberté, peu importe la détermination de ma famille à me forcer à y rester. Par rapport au phénomène « Tanguy », c’est-à-dire l’individu qui demeure chez ses parents jusqu’à l’âge de 30 ans, on peut aller chercher ça.

En Occident, et surtout au Canada, l’individu peut se prévaloir de l’aide sociale et de l’assurance-emploi. Tous ces moyens sont des mécanismes qui permettent à l’individu de se libérer des contraintes des liens familiaux pour devenir un consommateur, donc quelqu’un qui absorbe, qui assimile les valeurs libérales. Tout ce que je dis aujourd’hui découle de ma thèse qui s’intitule « L’appropriation des valeurs libérales par les pays du Sud ».

Financer la transition des individus, voilà ce que le Canada peut proposer au monde. Il peut le faire. Maintenant, où trouver l’argent pour y arriver? C’est toujours la question qui est posée. Où trouver l’argent?

Les pays occidentaux, dont le Canada, la Grande-Bretagne, les États-Unis et la France, ont un nombre insuffisant de militaires chez eux. On l’a vu dans la guerre d’Irak, où les individus, les compagnies, les groupes de mercenaires ont offert leurs services à des puissances qui voulaient envahir l’Irak.

Pourquoi alors ne pas institutionnaliser ces groupes de mercenaires? Pour illustrer la meilleure façon de le faire, compte tenu des problèmes, prenons l’exemple d’Haïti, dont je suis originaire. En Haïti, des individus se réclament encore des militaires. Ils veulent le pouvoir, ils veulent des armes, ils se croient puissants. Toutefois, lorsqu’ils ont des armes, ils finissent pas détruire la population. En conséquence, ils s’opposent à des groupes rivaux — dont des organisations populaires — pour détruire le pays.

½ +-(1945)

Le Canada pourrait financer la formation des militaires de ce pays. Il pourrait y avoir une armée de 50 000 à 100 000 hommes, mais elle ne serait pas habilitée à utiliser les armes en Haïti. Elle offrirait des services dont veulent les puissances comme le Canada et les États-Unis. Ces puissances pourraient utiliser à leur avantage cette intelligence, cette ressource humaine. En retour, ces pays auraient des revenus.

Au lieu de donner directement à Haïti de l’argent dont on sait que seulement 7 p. 100 seront investis directement dans le pays, on pourrait le prêter à Haïti, qui financerait une armée à même ses citoyens. Au XXIe siècle, on est à l’aube des grands changements. On pourrait former une armée de 50 000 à 100 000 hommes dans des pays comme Haïti.

Ce serait de l’argent prêté, pas de l’argent donné. Ce ne serait pas un cadeau. Cela veut dire que ce ne peut pas être empoisonné.

Étant donné qu’on ne retrouve pas de Noirs dans les armées américaine, canadienne, française, allemande, italienne, etc., on peut utiliser ces ressources pour régler certains conflits dans le monde.

Voilà une première démarche.

On peut donc former des militaires en Haïti et leur donner le pouvoir qu’ils veulent. Mais ce pouvoir doit se transformer en force productive, en agent multiplicateur de changements. Ainsi, sur le sol haïtien, ces individus ne participeront qu’à la construction de ponts et de routes. De plus, on pourra vendre leurs services.

Ce n’est pas du cynisme! Je regrette, ce n’est pas du cynisme, mais du réalisme politique.

Étant donné que moins d’individus issus de communautés ethniques canadiennes décident de s’enrôler dans l’armée canadienne, on pourrait utiliser les services de ces armées, compte tenu de la situation internationale actuelle de l’énergie, et de la recherche de nouvelles sources d’énergie.

On sait que l’Afrique de l’Ouest dispose présentement de suffisamment de ressources énergétiques pour répondre à certains besoins. Les compagnies américaines Exxon /Esso et Shell sont déjà en Afrique en train de faire de la prospection et de définir les enjeux.

Le Canada pourrait se tourner vers cet univers, parce qu’il y aura des conflits. Il faut être réaliste: il y en aura.

En cas de conflits dans ces pays, la meilleure façon de soutirer de l’argent serait que le Canada achète les services militaires d’Haïti ou d’autres pays. J’imagine que ce pourrait être mondial.

J’en profite pour vous rappeler que cette semaine, les Nations Unies vont envoyer en Haïti des militaires camerounais et d’autres pays africains. Ces Noirs vont se retrouver chez nous. Cela va calmer les tensions.

On oublie souvent que le peuple haïtien s’est révolté contre l’homme blanc, l’homme français. Le Français, c’était un Blanc. À chaque fois qu’un militaire blanc arrive chez nous, cela suscite des réactions. On sait que les Haïtiens sont réfractaires à toute présence de Blancs. Cela a causé, à plusieurs reprises depuis 1994 ou après 2001, des interventions malheureuses.

Les Haïtiens tolèrent les touristes et les autres; ils sont très accueillants. Mais quand quelqu’un vient chez nous et qu’il se présente comme un colon, cela crée une unité nationale qui réagit à ces présences.

½ +-(1950)

Par conséquent, la présence de militaires haïtiens en Afrique, ou de militaires africains en Haïti, peut calmer les choses. J’arrête là-dessus. Je crois que cela pourrait soulever un débat.

Parlons de sécurité. J’ai entendu beaucoup de gens poser des questions sur le terrorisme aujourd’hui. Je dirai d’abord une chose. Le modèle théorique des services de renseignement qui permettait de définir et d’identifier des futurs terroristes ne correspond pas à la nouvelle réalité, aux données actuelles.

Le terroriste n’est plus seulement celui qui vient de l’Afghanistan, du Pakistan ou de partout ailleurs. Le terroriste est sur place, il est déjà ici. Il connaît bien le pays et toutes ses structures.

Je m’excuse de faire un aparté, mais j’ai eu la chance de faire un stage d’études en sciences politiques en Ontario, où j’ai travaillé pour le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels de l’Ontario et pour le Collège de police de l’Ontario. J’ai eu la possibilité de proposer certaines choses, parce que j’étais stagiaire. J’ai vu que l’on ne saisissait pas les enjeux actuels du terrorisme. Je vais donc vous proposer quelque chose. Je suis là pour proposer. Je ne veux pas discuter puisque je ne possède pas bien l’art de la rhétorique et que je n’ai rien écrit.

Essayons de redéfinir le cadre du recrutement des terroristes. Le terroriste est d’abord en Occident. Il ne prend plus l’avion, il est déjà là. On l’a constaté en France. Je me souviens d’une discussion que j’ai eue avec des amis. Je disais que bientôt ce serait la guerre en France et que bientôt ce serait la révolte. Les communautés qui n’arrivent pas à s’intégrer, les communautés méconnues, négligées et rejetées finissent par payer la note et finiront par réagir.

Dans l’est de Montréal, il y a présentement des groupes qui affirment clairement vouloir une Black Revolution. Il s’agit d’un mouvement raciste. Lundi ou vendredi dernier, des événements ont eu lieu dans l’est de Montréal. Des Blancs ont bastonné des Noirs avec des bâtons de baseball. Je me dis que les gens réagiront et que les Noirs décideront de répondre directement à ce comportement. Je ne sais pas et j’espère que cela n’arrivera pas.

Ma thèse est un peu la suivante: nous participons au recrutement des terroristes. Je m’explique. Souvent, un Arabe — ou un Noir — travaille dans une manufacture. Il s’agit d’une personne qui a un diplôme universitaire, des compétences, etc. Elle a été obligée de passer pleins de tests, et on lui propose des conditions d’existence déplorables. Certains arrivent à s’intégrer, à s’adapter. Je rappelle qu’une théorie veut que lorsque des immigrants arrivent dans un pays, ils ne viennent pas pour réaliser le rêve de ce pays, ils viennent pour réaliser leur propre rêve et répondre à leurs propres besoins. Ils viennent au Canada parce qu’ils ont fui des catastrophes naturelles: la misère, la guerre civile, des problèmes politiques, etc. Ils ne le font pas pour régler les problèmes du Canada. Ils viennent ici parce qu’ils ont fait le calcul rationnel qu’ils pouvaient réaliser leur rêve ici. C’est pourquoi le rêve américain fonctionne.

½ +-(1955)

Aujourd’hui, il est nécessaire de définir le rêve canadien. Ce doit être la terre où les hommes peuvent se réaliser, peuvent partir de ce qu’ils savent et connaître la prospérité.

Revenons au recrutement des terroristes. Je dis que s’il n’y a pas de programmes de reconnaissance des compétences acquises par les immigrants dans leur pays d’origine au moment de leur arrivée, certains d’entre eux seront susceptibles de devenir des terroristes. Comment cela se fait-il? Suivons le processus, sans trop entrer dans les détails.

Supposons que quelqu’un arrive ici, qu’il travaille dans une manufacture. Parmi les conditions qu’on lui a imposées pour rentrer ici, il y avait la possession d’un diplôme universitaire et le fait qu’il devait parler français ou anglais. Il arrive ici et qu’est-ce qu’on lui offre? Il n’y a rien pour l’accueillir. Puisqu’il n’y a rien, il choisit de rester en vie et se retrouve dans une manufacture. Il ne travaillera pas avec des intellectuels, avec des gens qui ont un diplôme universitaire — j’ai fait un peu le tour du Canada, je suis en mesure de parler de ce sujet —, mais avec des gens qui ont au maximum un diplôme d’études secondaires. Ces Canadiens ou ces Québécois, parce qu’ils considèrent qu’ils sont chez eux, vont lui dire qu’il ne leur est pas supérieur, qu’il ne fait rien, qu’il prétend avoir un diplôme alors qu’il travaille dans une manufacture. Ils lui diront qu’eux ne possèdent qu’un diplôme d’études secondaires, qu’ils savent simplement lire et écrire et lui demanderont ce qu’il fait là. La frustration commence.

Imaginez que cette personne soit dans un bar et qu’elle achète et boive une consommation. Si quelqu’un, un Blanc, juste à côté décide de lui dire qu’il sent mauvais, la frustration continue.

Imaginez ce qui se passe si cette personne tente de se trouver un logement. Je parle des minorités visibles, donc des Arabes, Haïtiens, Africains, Latino-Américains et des Asiatiques. La frustration augmente. La haine se développe. On commence par haïr le voisin, puis par haïr le travail, le patron et d’autres dimensions de son univers jusqu’à créer cette volonté d’agir que j’appelle le processus qui mène au recrutement, qui oblige l’individu à se rendre quelque part.

Supposons qu’il soit musulman et qu’il existe des groupes disposés à l’aider à réaliser ce qu’il désire le plus au monde, se venger de ceux qui lui ont fait du mal. Supposons aussi qu’il ait les moyens financiers nécessaires pour le faire. Par la suite, à cause de la dérive, il décidera de s’attaquer au système. Il ne voit plus l’individu d’à côté, il ne voit plus le pays dans lequel il vit, il ne voit que le système mondial.

¾ +-(2000)

+-

Le président: Nous aimerions entendre vos conclusions, s’il vous plaît

+-

Cébert Hermann: Je vais conclure.

+-

Le président: Plusieurs personnes sont présentes. Pourriez-vous terminer, s’il vous plaît?

+-

Cébert Hermann: En conclusion, l’individu se trouvera à côté de quelqu’un qui disposera de moyens et financera son action. Alors, il sera recruté et il sera prêt. On ne l’aura pas recruté mais il se sera recruté lui-même. On l’aura forcé à se recruter, et il deviendra capable d’agir, d’exploser, de s’imploser, voire de tenter de ce suicider pour tuer le système. C’est le symbolisme de la mort: il se suicidera, espérant que le système en fera autant après sa mort.

Compte tenu de la nouvelle réalité internationale et du système qui se met en place — que l’on nomme « mondialisation », mais que j’appelle « expansion de l’Occident sur le reste du monde » —, plus que jamais le Canada doit rester aux côtés de celui qui décide d’être le plus grand, soit les États-Unis, pour répondre aux demandes des petits pays. Si on laisse les États-Unis seuls, ils ne feront pas grand-chose. Ils continueront d’agir comme des géants, et aucune personne naine, nulle part, ne leur rappellera que des petits sont à leurs côtés. Le géant ne se soucie pas des petits qui sont à côté de lui, alors qu’un nain a la conscience de ceux qui l’entourent.

J’espère que tout cela apportera quelque chose et modifiera la relation. Il faut que le Canada prenne sa place, car il représente l’espoir pour les pays du Sud comme Haïti et les pays africains. Il faut que le Canada intervienne. Pour cela, il doit axer sa politique internationale vers les autres petits pays, par le biais de promesses et d’engagements.

Merci beaucoup.

http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=2096511&Mode=1&Parl=38&Ses=1&Language=F

Hermann Cebert

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