Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Haïti : l’échec humanitaire

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Haïti : l’échec humanitaire

Deux ans après le séisme du 12 janvier 2010, un demi-million de personnes vivent toujours sous la tente en Haïti, en grande partie dans la capitale. On compte un millier de camps de déplacés. Déménager ces déplacés est extrêmement difficile. Ils s’enracinent dans d’énormes camps en voie de devenir des camps permanents. À Port-au-Prince, pratiquement rien n’a été reconstruit. Et pourtant, il y aurait des centaines d’ONG en Haïti. Quatre milliards de dollars ont même déjà été versés pour effacer les traces du séisme. Dans cette série de reportages réalisés pour le web, la journaliste Paule Robitaille tente de comprendre la situation en visitant les camps de réfugiés les plus importants.


 

OÙ SONT PASSÉS LES MILLIARDS?

Le président haïtien, Michel Martelly, soutient que plus de 4 milliards ont été dépensés depuis le tremblement de terre, mais il serait incapable de montrer ce qui a été fait avec ces 4 milliards. Où est donc passé cet argent?

Le camp 5 étoiles de Sean-Penn

Le camp J/P HRO, ou camp de Pétionville, que les Haïtiens ont rebaptisé Camp Sean-Penn, est situé sur le golf du seul Country Club de Port-au-Prince (Pétion-Ville Golf Club). Quinze mille personnes y vivent. Il est l’un des mieux pourvus d’Haïti avec son école gratuite, ses latrines en béton et ses panneaux solaires. Depuis la mise en ligne de ce reportage, l’organisation de Sean Penn nous a informés qu’elle avait relogé la pharmacie et la clinique dans le voisinage du camp, là d’où proviennent la majorité des réfugiés. Quant à l’école, on est en train d’en construire une autre à l’extérieur du camp.

Regardez le reportage

 
LE CAMP DE CHAMP-DE-MARS : UN NOUVEAU QUARTIER DE PORT-AU-PRINCE?

Comme son nom l’indique, ce grand camp de 30 000 déplacés est situé sur le célèbre parc du Champ-de-Mars au centre-ville de Port-au-Prince. Contrairement au camp de l’acteur Sean Penn, on n’y compte que très peu de services offerts par les ONG, à part des latrines portatives. La criminalité et les agressions sexuelles sont de réels problèmes, surtout lorsque la nuit tombe. C’est la loi de la jungle. Ce camp explosif est d’autant plus problématique qu’il est situé à un jet de pierre du palais présidentiel. Malgré tout, il y a plusieurs avantages à garder un pied-à-terre ici. Le Champ-de-Mars serait-il en train de devenir un autre quartier de Port-au-Prince?

Regardez le reportage

 
BARBANCOURT : QUAND LES PROPRIÉTAIRES PERDENT PATIENCE

Le propriétaire de Barbancourt 17, un industriel haïtien, a toléré la présence des déplacés sur le terrain de son entreprise. Là, il a perdu patience. Après des menaces des deux côtés, il obtient de la cour un ordre d’éviction. Les déplacés doivent partir. L’Organisation internationale pour la migration (OIM) avait négocié une place pour eux dans un autre camp. L’entente échoue lamentablement. Les déplacés de Barbancourt se retrouvent dans la rue.

Regardez le reportage


LE CAMP DE CORAIL-CESSELESSE

Ce camp se situe au coeur d’une vaste plaine au pied du Morne, à environ une heure de voiture au nord de Port-au-Prince. La création de ce camp a fait les manchettes en avril 2010, trois mois après le tremblement de terre. Le camp de l’acteur Sean Penn était surpeuplé. Environ 5000 personnes avaient planté leurs tentes sur le flanc d’une colline. C’était dangereux. Il fallait absolument les déménager. Les organisations internationales, dans l’urgence, ont trouvé un immense champ au milieu de nulle part appelé Corail Cesselesse. Plusieurs ont qualifié ce transfert de fiasco. En un an et demi, il y a eu un boom démographique sans précédent : l’endroit et les champs environnants sont passés de 5000 à 100 000 personnes. Une banlieue instantanée.

Regardez le reportage

 
LA RECONSTRUCTION : LE GRAND GÂCHIS

L’aide humanitaire a été dépensée pour l’urgence et le transitoire. Il ne reste plus rien pour la reconstruction. À Port-au-Prince, pas une grue à l’horizon. Deux ans après, les débris sont partout. Impossible de recueillir des fonds pour ramasser les décombres. Il y a trop souvent un fossé entre les réalités sur le terrain et la perception des agences internationales de ces besoins. C’est le constat deux ans après le séisme.

Regardez le reportage

http://www.radio-canada.ca/emissions/une_heure_sur_terre/2011-2012/Exclusif.asp?idDoc=188864

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La Palestine devient État observateur de l’ONU

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L’Assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution faisant de la Palestine un État observateur non membre de l’ONU par 138 voix pour, 9 voix contre et 41 abstentions.

Juste avant le vote, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé, 65 ans après l’adoption du plan de partage de la Palestine, le statut d’État observateur non membre à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Le 29 novembre 1947, l’ONU a adopté le plan de partage de la Palestine historique, qui prévoyait un État juif et un État arabe. À ce jour, le plan onusien n’a pas été réalisé.

Dans son allocution, M. Abbas a exhorté les 193 pays d’offrir à l’État palestinien « un acte de naissance ». Depuis les années 70, les Palestiniens avaient le statut d’« entité » à l’ONU.

« Il y a exactement 65 ans, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution 181, qui séparait la terre de la Palestine historique en deux États et qui est devenue l’acte de naissance d’Israël. L’Assemblée générale est sollicitée aujourd’hui pour accorder un acte de naissance de la réalité de l’État de la Palestine », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, qui a succédé à M. Abbas à la tribune a réaffirmé l’hostilité de son pays à la démarche palestinienne.

« Cela ne fait pas progresser la paix. Cela la fait reculer », a-t-il dit.

Après l’annonce du résultat du vote, les télévisions Al-Jazira et Al-Arabiya ont montré les images de milliers de Palestiniens manifester leur joie dans les rues de Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne.

Les États-Unis, qui ont voté contre la résolution, ont estimé par la voix de la secrétaire d’État Hilary Clinton que ce vote est « malheureux et improductif » qui mettra plus d’obstacles sur le chemin de la paix.

Colère d’Israël

Le premier ministre israélien Nétanyahou a, pour sa part, qualifié le discours de Mahmoud Abbas d’« hostile et venimeux ».

« Ce ne sont pas des mots d’un homme qui veut la paix », a-t-il déclaré.

« La décision des Nations unies ne changera rien sur le terrain. Elle ne favorisera pas la création d’un État palestinien. Elle la reportera encore », a estimé le premier ministre israélien.

Le Canada, qui a voté contre la résolution, estime que seule une négociation entre Israël et les Palestiniens peut mener à la création d’un État palestinien.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a rappelé dans son discours les différents épisodes depuis le plan de partage de l’ONU jusqu’à ce jour pour expliquer que le Canada croit aux négociations entre Palestiniens et Israéliens.

Pour le Canada cette démarche unilatérale n’apportera rien aux Palestiniens. Il a aussi invité les deux parties à revenir à la table des négociations.

Les Européens sont divisés sur la question. Environ une douzaine de pays ont annoncé qu’ils allaient voter pour le statut d’État observateur non membre.

Le statut d’État observateur permettra aux Palestiniens de s’adresser à la Cour pénale internationale et porter plainte contre Israël. C’est cette option qui inquiète Israël et ses alliés.

Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse si Israël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie.

Que veut dire État observateur non membre? Des États ou des institutions spécialisées peuvent demander le statut d’État observateur. Aucune disposition de la Charte de l’ONU ne prévoit ce statut. Cependant, au fil des années, ce statut est entré dans l’usage de l’organisation. En 1946, le secrétaire général a accepté que le gouvernement suisse devienne observateur. La Suisse est devenue membre à part entière en 2002.
Plusieurs autres pays ont été membres observateurs avant de devenir membres comme l’Autriche, la Finlande ou le Japon.
Les États observateurs peuvent assister à la plupart des réunions et en consulter la documentation.
Par ailleurs, des organismes régionaux ou internationaux ont ce statut. Ils peuvent assister aux travaux et aux réunions annuelles de l’Assemblée générale. On y retrouve l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union européenne ou la Ligue des États arabes.

Israël et les États-Unis ont brandi la menace de sanctions en cas de vote positif. Le Congrès pourrait ainsi refuser de verser 200 millions de dollars d’aide promis aux Palestiniens. Israël pourrait bloquer les taxes qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire abroger les accords de paix d’Oslo de 1993.

Hanane Achraoui, membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a dénoncé un « chantage à l’argent ».

En compensation, la Ligue arabe a promis aux Palestiniens un « filet de sécurité » de 100 millions de dollars par mois.

Pour comprendre le conflit israélo-palestinien.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/11/29/009-onu-palestine-demande-etat-observateur-jeudi.shtml

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Gerard gourgue un film d’Arnold Antonin

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P-au-P, 29 nov. 2012[AlterPresse] — « Gérard Gourgue, l’homme par qui le cours de l’histoire aurait pu changer », est le titre d’un documentaire réalisé par Arnold Antonin, relatant les événements politiques ayant conduit à l’avortement dans le sang des élections générales en Haïti, le 29 novembre 1987.

Le documentaire expose des images d’archives de jeunes hommes et femmes de l’électorat haïtien baignant dans leur sang à la suite des fusillades perpétrées par les militaires et leurs sbires à la Rue Vaillant, à Port-au-Prince.

Le massacre du 29 novembre a été un détournement de l’histoire, croit le réalisateur du film, Arnold Antonin, indiquant que « le gouffre était tellement profond qu’on n’arrive pas (aujourd’hui encore) à trouver l’élément nécessaire pour s’en sortir ».

Selon lui, ce documentaire permettra de remettre l’histoire sur les rails.

Gourgue : un conte brutalement interrompu

Le film d’Arnold Antonin explique que l’avortement des élections du 29 novembre a représenté une gifle à la gauche politique haïtienne qui supportait le candidat du Front national de concertation (Fnc), Gérard Gourgue, considéré comme le vainqueur potentiel de ces joutes électorales.

L’homme était supporté notamment par divers secteurs politiques de la gauche haïtienne, des mouvements sociaux, des organisations de droits humains et des églises.

Gérard Gourgue est présenté comme un progressiste, un être sensible aux problèmes sociaux et la question des droits humains.

Sa popularité a d’ailleurs commencé à grandir au cours du règne des Duvalier, période de violences et de terreur. Une popularité qui se manifestera lors des premières élections générales de novembre 1987, ayant suivi la chute de la dictature en février 1986.

Le film raconte que la plupart des couches défavorisées de la population ont dû braver les menaces et crimes courants à l’époque pour aller voter le candidat qui répondait le plus à leur aspiration, en l’occurrence, Gourgue.

Arnold Antonin laisse entrevoir que la tuerie à la Rue Vaillant a été l’œuvre du Conseil national de gouvernement (Cng) ayant à sa tête le général Henry Namphy, supporté par les Etats-Unis d’Amérique, qui n’appréciaient pas le scénario démocratique que le scrutin de 1987 dessinait.

Le Cng a été institué à la suite d’un mouvement populaire ayant provoqué la chute des Duvalier.

Les coupables du massacre

Après avoir dissout le Conseil électoral provisoire (Cep) chargé d’organiser les élections du 29 novembre, Henry Namphy affirme que « La bamboche démocratique est finie », rapporte le film.

La Cia et le Pentagone sont aussi pointés du doigt comme les commanditaires de cet attentat qui visait à gâcher la réalisation de ces joutes présidentielles en Haïti. On voit revenir en leitmotiv des images de requins menaçants et de vols de corbeaux suivis d’orages…

Les Etats- Unis craignaient, dit-on, l’accession au pouvoir de Gérard Gourgue qui était souvent vu comme un candidat proche du communisme.

Ruelle Vaillant, le tombeau de l’espoir

Par ailleurs, le documentaire fait revivre des moments forts de la chute des Duvalier, perçue comme un espoir de liberté pour Haïti.

Suite à l’exil des Duvalier, des scènes de liesse de la population et de dechoukaj, mais aussi de vandalisme et de violences, allaient ponctuer la marche des événements.

Au lendemain du 7 février 1986, des exilés comme les journalistes Jean Léopold Dominique, Marcus Garcia, Liliane Pierre Paul, l’historienne Suzy Castor, l’homme politique Daniel Fignolé et Arnold Antonin lui-meme reviennent au pays.

Sous la pression populaire, le Cng dissout, le 25 février 1987, le corps des tontons macoutes responsables de nombreuses atrocités dans le pays.

Des voix s’élèvent. Des paysannes et paysans plaident pour la réforme agraire et rejettent l’éventuelle occupation étrangère du territoire. Des représentants du vodou revendiquent le droit de pratiquer leur religion bafouée.

En mars 1987, la population vote par référendum la constitution haïtienne.

Un air de liberté allait s’ouvrir. Mais, fragile et temporaire, comme le prouve sans doute le massacre de la ruelle Vaillant.

La réalisation de ce documentaire qui dure 1h42mn a été produit par le Centre Pétion Bolivar et supporté par la Fondation connaissance et liberté (Fondasyon konesans ak libète/Fokal) et la Banque de la République d’Haïti (Brh). [emb kft gp apr 29/11/2012 9 : 30]

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L’ancien chancelier Helmut Schmidt craint que l’Europe ne soit au bord de la révolution

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22 novembre 2012

L’ancien chancelier Helmut Schmidt craint que l’Europe ne soit au bord de la révolution

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Double sensation devant les 600 invités du forum du magazine allemand “Die Zeit”. L’ancien chancelier Helmut Schmidt craint que l’Europe ne soit au bord de la révolution. Le vice président de la Deutsche Bank avoue que les profits bancaires sont économiquement insensés.

La dernière livraison de la Lettre d’information suisse “Horizons et Débats” (N°48, 19 novembre 2012) vient de révéler un événement qui a fait sensation à Hambourg mais sur laquelle l’ensemble des médias français ont gardé le silence.

Le mercredi 7 novembre, lors du forum économique de l’hebdomadaire de Hambourg Die Zeit, l’ancien chancelier Helmut Schmidt a déclaré, devant 600 invités de l’économie et de la politique, qu’avec la crise de surendettement en arrière-plan, il n’est pas impensable qu’il y aura de profonds changements politiques et économiques. Et cet homme, pourtant ultra-européiste, qui dirigea l’Allemagne à la même époque que Valéry Giscard d’Estaing dirigeait la France, a alors mis en garde :

« Nous nous trouvons à la veille d’une possible révolution en Europe. »

Il fonde cette prévision sur le constat que la confiance dans les institutions européennes a diminué dans toute l’Europe. Pour la Deustche Bank elle-même, les bénéfices des banques sont « économiquement insensés » Au cours du même forum, le vice-directeur de la Deutsche Bank, Jürgen Fitschen, s’est montré autocritique et a qualifié la maximalisation à court terme des bénéfices des instituts bancaires d’« économiquement insensé ». Et d’ajouter : « Elle ne devrait plus avoir lieu, elle nous nuit à long-terme ».

Quant au ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, pourtant ultra-européiste, il n’a pas fait mystère de ses doutes, pour ne pas dire de son pessimisme, au sujet de la lutte contre la crise de l’endettement. De façon globale ? « Nous pouvons y arriver…» a-t-il seulement lancé. Et sur la Grèce ? « Nous n’avons pas encore passé le cap….» Voilà quand même un bilan bien mince après deux ans passés à expliquer que le “énième sommet de la dernière chance” avait tout réglé.

COMMENTAIRES

La vérité est que la situation est catastrophique, et même pré-révolutionnaire pour parler comme l’ancien Chancelier d’Allemagne Helmut Schmidt. Les responsables du monde politique et économique allemand le disent. Alors que leurs homologues français continuent à prendre leurs compatriotes pour des imbéciles.

Source: «Hamburger Abendblatt» du 9/11/12

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Hérold Jean-François de Radio IBO Mande Retou Tonton Makout Pou fòse chofè peye patant alòs li bliye mande boujwazi a peye leta:

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Men yon tèks ki se yon egzanp enterè ti boujwa manm klas mwayèn nan an Ayiti. Li l byen w ap wè fòs kote tèks la. Li gen patipri e li ap fè pwopagann….

MOVE SITWAYEN, par Hérold Jean-François, journaliste et Directeur général de Radio IBO

Peye leta pou egzije leta !

Publié le lundi 26 novembre 2012

Tout moun vle leta ba yo tout bagay, men pèsonn pa vle bay leta anyen. Nan peyi Dayiti, ti krik ti krak ou tande manifestasyon tribò babò pou reklame devan dèyè : kouran, wout, lopital, lekòl, dispansè, dlo ak yon pakèt lòt revandikasyon tout sèvis ki ka rann lavi mwen difisil nan peyi nou.

Men tout manifestan ak moun k’ap bloke wout, boule kawoutchou jan sa rive souvan nan peyi nou ak sila yo k’ap fè grèv pou yo pa bay leta okenn kontribisyon, èske yo janm poze tèt yo kesyon pou yo mande ki kote leta ap pran mwayen pou satisfè tout demann popilasyon an ?

Ti krik ti krak, nou monte chwal nasyonalis nou pou nou kritike leta ki pa janm pa gen yon kwi nan men’l nan tout gwo woumble an Ayiti tankou lòtbò dlo pou li mande lòt peyi swadizan zanmi nou yo lacharite. Nou tout, chak fwa nou plede ap di nou vle yon leta granmoun ki gen nen nan figi’l, ki pa depann de lacharite entènasyonal. Men pou leta sila a egziste, nou tout, nou dwe patisipe, nan peye leta obligasyon sitwayen ki gen yon aktivite rantre lajan genyen kòm redevans. Peye enpo, taks, patant ak lòt dwa leta fikse pou tout kategori aktivite, se devwa sitwayen yo pa ka fè bak devan yo.

Chak fwa yon move sitwayen pa vle peye leta an Ayiti, li pran pretèks li pa wè sa leta reyalize ak lajan sitwayen yo peye nan taks ak enpo. Refleksyon sa a, se pou nou bay tèt nou bòn konsyans. Premye bagay nou chak nou genyen pou nou fè se mete devwa’n opwòp devan leta, epi atò, n’a gen dwa mande leta kont, n’a ka egzije pou li ba nou rapò nan bon jan transparans.

Nou konnen tradisyon gagòt nan lajan leta ta ka bay sitwayen rezon poze anpil kesyon sou kijan lajan leta rantre depanse, sepandan se ta va tounen an won, si poutèt lajan leta konn fè wout kwochi, okenn sitwayen pa ta vle peye leta sa yo dwe kòm taks, enpo ak lòt kontribisyon. Sitwayen yo genyen pou yo òganize yo pou yo mande leta kont. Men si’w pa an règ ak leta, sou ki pye w’ap kanpe pou’w mande leta rann ou kont ?

Chofè yo ki lanse mouvman grèv jounen jodia a pa gen okenn rezon pou yo aji konsa. Aktivite transpò chofè yo ap mennen an, se yon aktivite ki rapòte lajan. Se yon biznis chofè yo genyen tankou tout moun k’ap fè komès. Nan tan lontan, ti machann nan lari te oblije peye leta yon dwa pou yo te kapab chita nan lari a. Kontribisyon te ba yo yon tenm 2 goud yo chak te oblije peye pou yo te gen dwa vann jou mache. Nou ta renmen chofè yo ba nou yon grenn rezon ki fè leta pa dwe fè yo peye patant ? Pouki sa tout lòt kategori ki gen yon aktivite ki rapòte kòb dwe peye alòske leta ta dwe tenyen je sou chofè yo ?

Menm jan pwofesè lekòl, anplwaye leta, pwofesyonèl tankou doktè, enjenyè, avoka elatriye dwe peye leta konsadwa, chofè yo tou dwe patisipe nan peye leta dwa yo reklame yo. Anpil chofè ak lòt moun ka reponn : wout yo pa bon, twou nan lari a ap kraze machinn yo, tout lajounen chofè nan garaj ak machin ap achte pyès pou repare machin. Men èske se lè chofè yo refize kontribye leta ap jwenn plis mwayen pou li repare wout ki kraze yo ak fè lòt wout ?

Mouvman grèv chofè yo se yon mouvman move sitwayen, pèsonn pa dwe ankouraje yo nan sans sa a. Leta nou tout nou vle a ponkò egziste, men annatandan nou rive ladan’l, nou chak, nou dwe pran reskonsablite nou nan ranfòse mwayen leta pou li rive jwenn plis lajan pou li bay peyi a tout sèvis n’ap reklame yo. Tradisyon detounen lajan nan leta pa dwe sèvi pretèks pou men nou pa kontre ak men leta. Se nou tout pouki fè leta a vin pi fò lè nou ede ogmante resèt leta pou li sispann lonje kwi’l devan mouche blan.

Tout Ayisyen ki gen yon aktivite ki rapòte piti kon gwo dwe peye leta sa yo dwe’l, se konsa sèlman n’ap remete kanpe yon leta djanm ki chak jou ki pase ap vin pi fò, vin rejwenn dwa grandèt li, kote l’ap gen nan men’l pou li fè peyi a mache, peye fonksyonè, ranmase fatra, konstwi nouvo wout, repare wout ki la deja yo, òganize eleksyon san se pa blan ki peye pou sa, bay sitwayen yo pi bon sèvis kèlkilanswa kote yo ye sou teritwa a, jwenn mwayen egzekite pwojè devlopman peyi a nan tout kò’l, alawonnbadè.

Hérold Jean-François

NDLR. Tèks sa a te pase kòm editoryal sou Radio IBO nan jounal « Point de 13 Heures », lendi ki te 26 novanm lan

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9314

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La Nouvelle Littérature Numérique: L’arrogance intellectuelle ou L’art de justifier

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Il n’y a pas longtemps quelqu’un me demandais si je pouvais justifier les innombrables fautes qui s’éparpillent par-ci et par-là dans mes textes, de façon irréflechie et par orgueil, je lui ai dit qu’il pouvait  commencer à m’aider à les repertorier puis à les corriger. De même, je lui ai ajouté que j’avais déjà demandé à tous mes amis francophones de m’aider en ce sens et cela n’avait donné aucun résultat.

Alors que la question me trottait encore dans la tête, je me suis mis à réflechir au sens et à la signification du questionnement de mon ami pour découvrir que tous les éléments de mes réponses me permettaient de m’échapper et non de répondre de façon honnête à mon ami.

Au lieu de répondre simplement je me suis fui en laissant ce grand ami insatisfait même s’il avait en quelque sorte accepté mes réponses opportunistes.

Cependant je me sentais mal à l’aise avec moi-même et, cela m’a poussé à réflechir expressément à sa question pour plus tard découvrir que je pouvais véritablement justifier ces fautes commises puisque dans mes textes professionnels et scolaires je faisais moins de fautes alors même que j’écrivais directement à l’ordinateur.

C’est ainsi que j’ai découvert que la raison principale que je faisais moins de fautes c’était d’une part les sanctions auxquelles mes textes étaient assujetis et d’autre part, le caractère officiel de ces derniers.

En revanche, en ce qui concerne les textes publiés sur mon blog, la réalité était différente compte tenu que ces textes n’étaient pas sujets à des sanctions et ne m’obligeaient aucune contrainte de ce fait, je pouvais me laisser aller et ignorer les diverses fautes commises durant leur écriture.

Il est vrai que le correcteur automatique me permet de diminuer le nombre de fautes commises dans les textes, bien souvent j’ai dû faire vite pour publier les textes au lieu de m’en tenir à leur correction puisqu’il est souvent aussi question de signal et de rapidité de publication.

De toute évidence comme dit le dicton:« lorsqu’on veut noyer son chien, on l’accuse de rage», volontairement donc, je noyais mes fautes parce que je voulais me contenter d’explications simples et simplistes. Je ne voulais pas prendre le temps pour bien réfléchir et penser la réponse que cherchait mon ami.

Les Nouvelles technologies de l’information ont changé radicalement nos façons de communiquer qu’il s’agisse de la rapidité des échanges, de la spontanéïté et de l’immédiateté dans la circulation des informationou encore au cheminement de l’information vers le public ciblé par les messages.

Or, contrairement à l’écriture ancienne de l’information qui exigeait tout un temps pour produire, imprimer et diffuser l’information, de nos jours, tout se fait en temps réel et un grand nombre de gens sont en permanence branchés et attend le clic de diffusion pour effectuer de clics de relais pour que dans tous les pays les informations puissent faire la une d’un journal ou le sujet de discussion dans une salle de classe, sur le lieu de travail ou encore donner naissance à une manifestion ou une protestation instantannée.

Avec une telle  accessibilité et une telle spontanéité, il est évident que la dynamique de l’écriture de la littérature actuelle et du discours actuelle correspondent à l’actualité même des supports utilisés en ce sens, celui qui écrit actuellement et qui veut publier immédiatement doit faire vite parce qu’il sait qu’il est en compétion avec le reste de la planète et de ce fait, s’il veut être lu ou être reconnu pour ce qu’il écrit et publie il faut qu’il le fasse en temps réel car tout le monde est en compétition avec tout le monde.

Par conséquent ce ne sont pas quelques petites fautes qui doivent l’empêcher d’écrire et de publier un texte voire empêcher à quelqu’un quelque part de comprendre et d’utiliser le message reçu.

Qu’il s’agisse des Attentats du 11 septembre, ceux de Moscou, de Madrid ou de Londres les objectifs de ceux qui ont partagé sur le net, et sur le Web ces informations quelques secondes après et pendant ces faits et ces événements ne se préoccupaient pas de la justesse de la langue dans laquelle ils écrivaient et partageaient ces informations mais ils voulaient juste et d’abord par les informations afin que tous ceux qui avaient accès pouvaient s’informer en temps réel.

à suivre

Hermann H Cebert

 

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Le pape Benoit rencontre un bandit légal, La religion au martelly: Compas, Banditisme légal, kidnapping étatique

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Michel Joseph Martelly rime avec confusion. Beaucoup de croyants en ont désormais la conviction ! « Le sacré, à ses yeux, est comme un jeu », signale un prêtre catholique. Le religieux, tatillon sur les bords, ne croit pas que le Saint-Père ait béni le président Martelly, reçu au Saint-Siège cette semaine avec toute sa famille.

Le pape Benoit XVI, chef de l’Etat du Vatican, a reçu son homologue. C’est tout, enchaîne-t-il, visiblement au courant du parcours jusqu’ici erratique de l’homme au crâne rasé. Il n’est pas le seul. Avant d’accéder au pouvoir, le président Martelly a été initié à la loge l’Etoile, à la rue Monseigneur Guilloux. Il y a reçu les trois premiers degrés symboliques, révèle Marc A., professeur dans une école publique à Port-au-Prince, franc-maçon lui-même.

Peu après sa prestation de serment, le 14 mai 2011, Martelly, conformément à la constitution maçonnique, a été fait Grand protecteur de l’ordre, ajoute-t-il, se rappelant comme si c’était hier les images du chef de l’Etat, dans la chaîne d’union, avec ses frères francs-maçons.

Quelques mois plus tard, le président a été filmé au moment de sa conversion au christianisme, au nom de Jésus, à la très fréquentée église protestante Shalom, poursuit Marc. Il y a été oint.

En mai 2012, le président d’Haïti a « remis le pays à Jésus » lors d’une grande séance de prière au palais municipal de Delmas. Et, quelques mois plus tard, après le passage du cyclone Sandy, en octobre, dans un péristyle, aux Cayes, il a chanté et dansé comme s’il était chevauché par un « lwa », détaille Marc A. « J’avoue que je suis confus », confie-t-il.      

Max Beauvoir, Ati national, a le même sentiment. « C’est la confusion extraordinaire qui règne au point de vue religieux », indique le plus haut dignitaire du culte vaudou. Le président danse dans un péristyle aux Cayes et il a autorisé en juin dernier la publication de la Constitution amendée! L’article 297 de cette Constitution considère le vaudou comme une pratique superstitieuse à détruire, souligne Max Beauvoir, pour qui Martelly est «gaye ».

« Qu’est-ce qu’il y a à comprendre de son comportement avec les différentes religions? Rien du tout », ajoute-t-il.

« Nous n’avons pas de commentaire à faire sur la foi du président », indique le pasteur Sylvain Exantus, président de la Fédération protestante d’Haïti. « Depuis quelque temps, nous prions pour que le pays soit consacré à Jésus-Christ. Et le 6 mai 2012, le président, une autorité établie, a consacré officiellement le pays à Jésus lors d’un service au palais municipal de Delmas », poursuit le pasteur Sylvain Exantus. « Nous le prenons au mot », ajoute-t-il.

« Si j’étais à la place du président, j’aurais une position fixe. Cela aurait pu aider Haïti qui a un grave problème spirituel », soutient André Muscadin, pasteur de la très populaire église Shalom. « Quelle que soit la position d’une autorité, elle doit se fixer », souligne ce leader religieux qui avait reçu le président Martelly, à l’époque, une âme en quête de la parole de Dieu.  

« La franc-maçonnerie n’est pas une religion. Par conséquent, nous recevons des hommes libres et de bonnes mœurs en quête de la lumière et qui croient en Dieu, le Grand Architecte de l’Univers », soutient en « off » un franc-maçon. « Je ne porte aucun jugement sur le parcours mystique et religieux du président Martelly », affirme ce fils de la veuve et de l’orphelin.

« Martelly est un enfant qui joue avec le feu », commente une chrétienne, mère de 4 enfants. « J’espère seulement qu’il saura que l’on ne se moque pas de Dieu », précise-t-elle.

Entre-temps, d’une confession religieuse à l’autre, les grands écarts du président Martelly sont commentés, mais pas toujours appréciés. Son ami Wyclef Jean trouvera peut-être un nouveau refrain : …Martelly, roi des mixtures, mélange le vaudou au protestantisme, à la franc-maçonnerie et au catholicisme. Comme il sait le faire pour le compas direct avec le reggae…  

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com ralphonse@lenouvelliste.com

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