Le gouvernement et la police doivent donner des noms


79 policiers dont des hauts gradés limogés

Un long processus de certification aurait abouti à ces renvois massifs pour plusieurs motifs comme la corruption, déclare le chef de la police ; une stratégie incohérente et dangereuse, dénonce le RNDDH

Publié le mercredi 7 novembre 2012

Le directeur général de la Police Nationale, Godson Orélus, a confirmé mercredi la révocation de 79 policiers y compris des hauts gradés en prenant le soin de dissocier ces mesures, qui s’inscrivent dans le cadre du processus d’épuration de l’institution, des répercussions de l’arrestation de l’homme d’affaires Clifford Brandt Junior pour enlèvement présumé.

Ecartés de la PNH sur recommandation de la force onusienne au terme du processus d’analyse de leurs dossiers qui avait été initié -avec le feu vert de l’ancien commandant en chef, Mario Andrésol- sous le gouvernement intérimaire Alexandre/Latortue (2004-2006), les concernés sont notamment accusés d’enrichissement illicite et de violation des droits humains.

Certains auraient accumulé sur leurs comptes bancaires des dépôts dépassant largement leurs revenus.

S’agissant du cas de l’ancienne inspectrice générale en chef de la police, Gessie Cameau Coicou, Godson Orélus, qui loue sa moralité et sa rectitude, soutient qu’elle a été renvoyée pour « abandon de poste ».

Résidant depuis plusieurs années à l’étranger, le Dr Coicou a exprimé son indignation et rétorqué au chef de la police qu’elle avait, à son départ, sollicité une mise en disponibilité pour raisons de santé, et que parallèlement la sécurité de sa famille était menacée.

Le processus de certification réalisé de concert avec la MINUSTAH se poursuivra au sein de l’institution policière, précise le directeur Orélus qui estime qu’une fuite a permis le déballage en pulic d’un dossier strictement confidentiel qui, depuis plusieurs jours, fait des vagues.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a qualifié de brigandage l’annonce de révocations massives d’individus ayant encore en leur possession les armes et matériels de la PNH et qui n’auraient reçu aucune notification des accusations portées contre eux.

Montrant l’incohérence ayant caractérisé l’adoption de pareilles mesures, l’organisme de défense des droits humains, qui dit craindre la déstabilisation de l’institution et une remontée de l’insécurité, évoque le cas d’un ex-haut gradé répertorié sur la « liste noire » et qui aujourd’hui occuperait le poste de directeur général du ministère de l’intérieur. spp/Radio Kiskeya

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