Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Le Président Michel Joseph Martelly décide de Jeter Jean Bertrand Aristide en prison le 3 janvier 2013

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Le Président Michel Joseph Martelly décide de Jeter Jean Bertrand Aristide en prison le 3 janvier 2013.

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Le Président Michel Joseph Martelly décide de Jeter Jean Bertrand Aristide en prison le 3 janvier 2013

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L’ancien président Jean Bertrand Aristide convoqué le 3 janvier 2013 au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince sur plaintes distinctes d’un groupe d’anciens pensionnaires de son oeuvre sociale « La Fanmi Se Lavi » et d’une coordination de sociétaires victimes des coopératives

Une nouvelle offensive du commissaire du gouvernement, Lucmane Délile, soupçonné par certains d’être l’instrument dont se sert le pouvoir pour se livrer à une « chasse aix sorcières » anti-Lavalas

Publié le lundi 31 décembre 2012

 

Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Lucmane Délile, a annoncé lundi que l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide doit répondre jeudi prochain (3 janvier) à une double convocation portant l’une sur sa responsabilité présumée dans la faillite frauduleuse des coopératives financières en 2002/2003 et l’autre sur une gestion à son profit personnel qu’il aurait faite de son ancienne œuvre sociale, Lafanmi Se Lavi.

Le commissaire du gouvernement a fait savoir à Radio Kiskeya que l’ancien chef de l’Etat, dirigeant du parti Fanmi Lavalas, devait être interrogé suite aux plaintes qui ont été déposées contre lui récemment.

Le responsable de la coordination nationale des sociétaires victimes des coopératives (CONASOVIC), Rosemond Jean, qui poursuit en justice M. Aristide pour fraude, escroquerie et association de malfaiteurs, l’accuse d’avoir été complice du pillage de l’épargne de milliers de sociétaires par des dirigeants de coopératives aujourd’hui en fuite à l’étranger ou circulant librement sur le territoire national.

De leur côté, plusieurs anciens pensionnaires de Lafanmi Se Lavi reprochent à l’ex-prêtre catholique d’avoir amassé une fortune en exploitant leur situation lorsque cette ONG, fondée en 1986, s’occupait des enfants des rues.

Fanmi Lavalas n’avait pas encore réagi lundi après-midi à ces ennuis judiciaires auxquels doit désormais faire face son leader charismatique et inamovible qui, selon ses proches, se consacre à l’éducation. Il est totalement invisible sur la scène politique et dans la vie publique depuis son retour de sept ans d’exil en Afrique du Sud, en mars 2011.

Certains ont assimilé à une campagne de persécution politique contre Lavalas l’offensive tous azimuts du parquet de la capitale qui, en un tour de main, a non seulement lancé une procédure judiciaire à l’encontre de M. Aristide, mais aussi de six militants Lavalas soupçonnés de participation à des actions subversives. 21 individus, dont sept femmes, appartenant à ce secteur, ont été arrêtés lors d’une manifestation, le 16 décembre dernier, et inculpés de violences. spp/jmd/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9374

au-P, 31 déc. 2012 [AlterPresse] — Au terme de l’année 2012, la confiance dans le système judiciaire est au plus bas, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Les critiques sont de plus en plus sévères à l’encontre de ce pouvoir de l’État, qui fonctionne dans l’ombre de l’exécutif, incapable d’exercer son pouvoir dans l’indépendance que lui confère la Constitution, ou simplement mis à mal par des faiblesses internes.

Retour sur cette disgrâce en cinq faux-pas.

1 – Le cas de Josué Pierre-Louis, président du conseil électoral permanent contesté, accusé de viol sur Marie Danielle Bernardin

Lors de la première audition de l’accusatrice, au cabinet d’instruction du juge Joseph Jeudilien Fanfan, le jeudi 6 décembre 2012, le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, a rendu une visite, qualifiée d’inopportune et d’intimidation, au palais de justice visant à porter, selon plus d’un, une « solidarité gouvernementale », envers le présumé violeur Pierre-Louis.

Depuis le lundi 17 décembre 2012, le magistrat Fanfan, en charge de cette affaire de viol, fait l’objet de graves menaces de la part d’un autre juge d’instruction du tribunal de première instance de Port-au- Prince, Ikenson Edumé, frère du présumé violeur.

Edumé voudrait que le juge Fanfan enterre ce dossier pour ne pas ternir l’image de Josué Pierre-Louis.

Malgré un procès-verbal de l’assemblée générale des juges du tribunal de première Instance de Port-au-Prince, tenue le 18 décembre 2012 condamnant les agissements de Edumé, aucune mesure judiciaire n’est prise contre ce proche du pouvoir.

Depuis octobre 2012, Edumé travaillerait dans le système judiciaire, à la faveur de nominations irrégulières réalisées par l’actuel ministre de la justice et de la sécurité publique, Jean Renel Sanon.

Plusieurs organisations de droits humains ont élevé la voix pour demander au conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) de punir ce contrevenant à la loi pour les graves menaces proférées contre un juge d’instruction.

Le Rnddh dénonce

Ikenson Edumé serait un ancien suppléant juge de paix de Delmas, révoqué pour malversations le 5 août 2010 par l’ex-ministre de la justice et de la sécurité publique Paul Denis, dénonce le réseau national de défense des droits humains (Rnddh).

Il serait aussi impliqué dans le détournement, à Delmas, de corps du délit notamment bijoux volés, argent, volailles et la libération de plusieurs prévenus contre des versements de pots de vin.

2 – L’Exécutif, un refuge pour les contrevenantes et contrevenants à la justice

Accusé d’être l’auteur de l’assassinat du commerçant Octanol Dérissaint, le 18 avril 2012 à Fonds Parisien, non loin de la frontière avec la République Dominicaine, le conseiller du président Joseph Michel Martelly, Calixte Valentin, a été libéré, le mercredi 7 novembre 2012, sous l’ordre du juge instructeur Jude Fernaud Paul , nommé expressément par le ministère de la justice, organe au service du pouvoir.

Le juge instructeur Jude Fernaud Paul est l’objet d’une décision de mise en disponibilité par le conseil supérieur du pouvoir judiciaire, suite à la dénonciation publique dans le cadre de cette affaire.

Une investigation minutieuse, menée en avril 2012 par le Rnddh, a révélé l’implication de Valentin et d’autres complices dans l’assassinat d’Octanol Dérissaint.

L’organisme pointe les autorités d’avoir mené des tractations pour empêcher la tenue d’un procès régulier.

Dans un autre rapport d’enquête sur le dossier de Clifford Brandt (arrêté le 22 octobre 2012 pour Kidnapping), le Rnddh a révélé que Brandt avait, en sa possession, une carte de conseiller du président Joseph Michel Martelly.

Cette information a été tenue secrète jusqu’à la parution de ce rapport.

Le Rnddh a aussi attiré l’attention sur la présence de repris de justice, de condamnés à perpétuité dans le cadre du procès du massacre de Raboteau (Gonaïves / Artibonite) dans les cordons de sécurité du président de la république et du premier ministre Laurent Lamothe, dans une lettre adressée au nouveau directeur général de la Police, Godson Orélus, ratifié par le sénat de la république le jeudi 30 août 2012.

3 – Corruption présumée de la famille présidentielle : usurpation et association de malfaiteurs

Le citoyen haïtien exerçant la profession d’avocat, Newton Louis St Juste, a dénoncé Sophia Saint-Rémy Martelly, épouse du chef de l’État, et leur fils Olivier Martelly pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs », dans une lettre au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince d’alors, Jean Renel Sénatus en date du jeudi 16 août 2012.

A cette époque, Jean Renel Sénatus, sous l’influence du pouvoir, a classé, sans suite, ce dossier.

4 – Des révocations et démissions pleuvent au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince

La mainmise de l’exécutif sur le parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince crée une instabilité judiciaire chronique.

Installé en ses fonctions le mardi 30 octobre 2012, Lucmane Délille est le 8e commissaire de gouvernement en 17 mois à ce poste.

Il a remplacé, définitivement à ce poste, Me. Jean Renel Sénatus, mis en disponibilité le 27 septembre 2012 pour avoir refusé, selon lui, d’arrêter des adversaires politiques du pouvoir, comme les avocats, Newton Louis St Juste et André Michel.

Sénatus a été remplacé par Elco Saint-Amand, qui, 24 heures plus tard, a été remplacé par Jean-Claude Dabrézil, puis celui-ci par Gérald Norgaisse.

5 – Un Cspj dans l’impasse

Créé par la loi du 13 novembre 2007 adoptée sous le gouvernement de Réné Préval, le conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) est considéré comme un organe d’administration, de contrôle, de discipline et de délibération du pouvoir judiciaire.

Depuis l’installation de ses membres, le mardi 3 juillet 2012, le Cspj n’a pas cessé d’être dans l’impasse.

Pendant l’année 2012, plusieurs organisations de droits humains ont appelé, en vain, le gouvernement de Lamothe à transférer la compétence du ministère de la justice au conseil, en mettant la direction des affaires judiciaires du ministère de la justice sous son contrôle complet en vue du fonctionnement dans le respect de la loi créant le Cspj.

Jusqu’à date, l’indépendance du pouvoir judiciaire tarde à s’affirmer.

Plusieurs organismes de promotion et de défense de droits humains continuent de dénoncer la volonté politique de l’actuelle administration politique de rendre la justice dépendante du pouvoir exécutif dans le pays. [emb kft rc apr 31/12/2012 1:35]

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Quel est l’avenir d’Haïti ?

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Walky Louis, Chargé de Développement Master II en Droit public MSC en Economie Appliquée, Paris

Comment expliquer une telle tragédie de l’histoire? Un territoire, autrefois le joyau de la Métropole française, connu pour ses immenses fortunes et ses forces exportatrices, a-t-elle pu devenir un endroit menacé de désertification accélérée et ayant pour caractéristique un sous-développement accusé? Comment en est-on arrivé là ? C’est à cette question essentielle et à bien d’autres que je vais tenter ici d’apporter un élément de réponse puisque je suis un haïtien né, ayant vécu sur le terroir, et attaché à ce grand passé culturel et historique. L’est plutôt, à sa façon, une mise en perspective qui nous interpelle à  bien analyser et interroger les faits historiques afin d’apporter un élément de réponse.

Cette nation issue d’anciens esclaves et de descendants d’esclaves avait été accueillie avec stupéfaction, inquiétude et scepticisme mais ce même «scandale» était pour «les damnés de la servitude» un espoir fulgurant. Aujourd’hui, ce petit pays apparemment isolé dans la Caraïbe  durant ses deux siècles d’existence, est sans cesse qualifié par une formule devenue banale «le pays le plus pauvre de l’hémisphère». N’est-ce pas une ironie ? N’est-ce pas une invention de l’autre ? 

 Presque 3 ans après le séisme, ajoutant un autre chapitre à la succession de tragédies qui émaillent l’histoire d’Haïti. Ce tremblement de terre, d’une magnitude de 7. 3 sur l’échelle de Richter, a fait environ 300 000 morts, détruit 80 % de Port-au-Prince et a laissé plus d’un million de sans-abri. Presque tous les bâtiments publics ont été détruits, et, avec eux, beaucoup de fonctionnaires, médecins, infirmières, ingénieurs, professeurs et étudiants tués.

Le monde a rapidement réagi à l’égard des Haïtiens en difficulté et montrant ils ont été traités différemment comme n’importe comment— vraiment étonnés et reconnaissants. L’administration Obama a immédiatement promis une somme de 100 millions de dollars en soutien et a envoyé 3 000 soldats pour gérer l’aéroport ainsi qu’un navire-hôpital pour soigner les blessés les plus graves. L’aide est venue des gouvernements suisse, vénézuélien, français, cubain, chilien et colombien, ainsi que d’une multitude d’organismes privés de tous ordres. Les anciens présidents Bill Clinton et George W. Bush ont créé la Fondation Clinton-Bush en vue de collecter des fonds pour la reconstruction.

Même le pays avec lequel nous partageons l’île, la République dominicaine, qui avec Haïti entretient des relations parfois conflictuelles, s’est montrée responsable. Le président Leonel Fernandez a promis d’aider à reconstruire la première République noire du monde. Lors d’une réunion en mai 2010 aux Nations unies avec 90 pays et organisations internationales, les donateurs ont promis 5,3 milliards de dollars (environ 5 milliards d’euros). Le redressement d’Haïti semblait en bonne voie.

Cette volonté s’est pompeusement traduite en 10 milliards de dollars d’aide à la reconstruction lesquels ont été promis à la conférence  de New York du 31 mars 2010. L’idée du plan de reconstruction y a été prise en charge par les pays donateurs. 3 ans après  cette conférence, où en est-on?

Trois ans plus tard, l’avenir d’Haïti est toujours incertain. D’après certains, il reste à faire beaucoup pour maintenir  la vie socio-économique et politique à ce pays. Les sommes déboursées restent faibles en comparaison des promesses. Selon Gabriel Verret, Directeur de la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, seulement 30% des fonds seraient disponibles. Ce qui traduit une lenteur dans la reconstruction et le développement économique de ce pays.

 Les médias internationaux se sont détournés de ce pays. Les caméras sont parties, particulièrement les organisations non gouvernementales qui s’étaient précipitées pour subvenir en apportant de l’aide d’urgence. Les organismes internationaux avec un passé à Haïti, comme l’ONU et le Programme de développement des Nations unies, marque des pas sans se déplacer, mais la majeure partie de l’aide financière n’a jamais été versée. Le consensus, à Haïti et à l’étranger, est que peu de progrès ont été faits, et un certain pessimisme pèse sur le pays et sa diaspora forte d’environ deux millions de personnes.

Ce qu’il faut constater  au-delà de la déception face à la lenteur des progrès de reconstruction, de nombreux Haïtiens ont commencé à perdre espérance. Nous nous demandons si les profondes divisions de classe et de couleur constituent un obstacle insurmontable aux progrès, et nous nous sommes finalement dit qu’il fallait les surmonter pour que notre pays le plus pauvre des Amériques, fort de dix millions d’habitants, puisse progresser.

Regard sur la race et les classes sociales

L’élite « à la peau claire» d’Haïti a dominé l’économie du pays dès sa naissance et a maintenu sa politique de fer. D’après Le Monde, un journal français, 3 à 4 % de la population contrôle 80% de l’économie.

Descendants d’anciens colons français du XVIIIe siècle et d’immigrants d’Europe et   du Liban, de la Syrie de la fin du XIXe siècle, cette classe privilégiée possède surtout les plus grandes entreprises et a toujours joué un élément important en coulisse sur la scène politique, finançant certains candidats et certains partis politiques. A titre d’exemple, le coup d’Etat dirigé contre Aristide en 1991, ainsi que la convergence qui l’a conduit en exil durant son second mandat en 2004. Dans l’article du Monde, des membres de cette élite haïtienne désignent l’instabilité politique du pays pour expliquer leur réticence à prendre un rôle plus prépondérant en investissant davantage dans l’avenir du pays.

Les journalistes étrangers ignorent souvent la classe moyenne et l’élite noire d’Haïti. Dans un pays où 95% de la population a la peau foncée, ces citoyens ne sont pas aussi visibles —et rarement aussi riches— que les chefs d’entreprise à la peau claire qui dominent le monde des affaires. Pourtant, de nombreux Haïtiens noirs font fièrement remonter leurs origines à la lutte pour l’indépendance de leur pays et sont les  descendent de personnages historiques.

Médecins, ingénieurs, avocats, musiciens, savants et politiciens viennent souvent de ce groupe, lequel a été choyé par le président François Duvalier– puis brutalement réprimé. Cette classe moyenne noire représente le plus grand réservoir de talents perdus par Haïti. Une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que 80% des Haïtiens ayant fait des études secondaires ont quitté le pays. Lorsque l’économie est en difficulté, de plus en plus de personnes prennent un billet d’avion plutôt qu’un bulletin de vote —afin de chercher ailleurs des opportunités de réussite.

Arrivée d’une nouvelle force économique

Cependant, ce qu’il faut remarquer depuis le séisme, le moteur économique le plus palpable en Haïti durant ces trois dernières années revient à un riche milliardaire irlandais dénommé Denis O’Brien, dans le domaine des télécoms qui possède Digicel, le plus grand réseau de téléphonie mobile en Haïti. Depuis, l’achat de Voilà, il n’y a plus de concurrence. Maintenant, c’est la monopolisation téléphonique. Sa boîte est la plus grande bagatelle, le plus gros investisseur, le plus grand contribuable et l’employeur le plus important d’Haïti. Ses positions combatives, comme par exemple mettre 16,5 millions de dollars de ses propres fonds  pour rétablir le Marché en fer, un lieu historique à Port-au-Prince, sont des rebuffades à l’encontre de la timidité de  la classe supérieure d’Haïti.

Ce qui est important à remarquer aujourd’hui la reconstruction semble avoir du plomb dans l’aile «Très lente ou chimérique,».

Une des raisons pourrait être que seule une petite partie de l’argent promis est vraiment arrivée à Haïti. Une analyse de Counterpunch, un site d’actualités alternatif, montre que les bailleurs de fonds ont donné 1,6 milliard de dollars à Haïti pour l’aide d’urgence, et 3 milliards de dollars pour l’aide à la reconstruction durant les deux dernières années.

«Il se trouve que la quasi-totalité de l’argent qui était censé aller à Haïti n’y est pas arrivé, peut-on lire sur le site. La communauté internationale a choisi de contourner le peuple haïtien, les ONG haïtiennes et le gouvernement d’Haïti. A la place, les fonds ont été détournés vers d’autres gouvernements, ONG internationales et sociétés privées. Malgré l’absence quasi-totale de contrôle des Haïtiens sur cet argent, il est probable, si l’on se réfère à l’histoire, que les Haïtiens seront tenus pour responsables des échecs, dans le cadre d’une réaction, c’est la faute aux victimes.»

Les bailleurs de fonds étrangers ont souvent contourné le gouvernement haïtien et ses sociétés privées à cause d’une corruption généralisée. Autre raison: le gouvernement haïtien a été lent à faire des propositions pour la reconstruction ou à montrer une quelconque capacité à réaliser ses propres objectifs.

2012, une année noire pour Haïti

Haïti est un pays extrêmement vulnérable du fait de la dégradation de son environnement. Aujourd’hui, le pays compte moins de 2% de couverture forestière, et l’érosion emporte des dizaines de millions de m3 de terre chaque année. Le pays a perdu la souveraineté alimentaire qu’il connaissait dans les années 70. Il produisait environ 40% de ses besoins alimentaires avant les catastrophes qui ont frappé l’agriculture en 2012 (sécheresse, inondation, tempête Isaac, ouragan Sandy).

Les organisations paysannes se mobilisent

Chavannes JEAN-BAPTISTE, agronome et directeur du Mouvement paysan Papaye(MPP) a dressé un bilan des besoins, conjointement avec les organisations paysannes locales :

« Cette année, le grand Nord a connu une grande sécheresse. On n’a pas pu semer le riz, les haricots et le maïs dans ces départements. Les cultures comme la banane, l’igname, le manioc ont péri. Les gens souffrent de la faim dans une commune comme l’Acul-du-Nord qui est généralement un grenier. La production agricole a connu une baisse drastique en 2012 au niveau national. La faim frappe à la porte des familles paysannes dans tout le pays. La plupart ne peuvent pas acheter de semences pour tenter de relancer la production agricole, alors que la prochaine saison commence au cours des mois de novembre et de décembre pour les haricots. »

Les organisations paysannes sont unanimes : il est urgent de replanter pour pouvoir relancer la production à temps.

L’opération « Semences pour Haïti »

De son côté, l’association française Frères des Hommes, partenaire du MPP, lance l’opération « Semences pour Haïti ». L’objectif est que: d’ici la fin de l’année, 41 tonnes de semences doivent être distribuées aux paysans des villages et communautés les plus touchés afin de relancer la production agricole. Sur place, le MPP coordonne directement l’achat, la distribution et la mise en culture. Afin de ne pas manquer la prochaine récolte, les semences de légumes, haricots, maïs et les drageons de banane doivent être mis en terre dès janvier. Le MPP compte relancer la production agricole pour 7 000 familles paysannes, soit environ 35 000 personnes.

Face à l’urgence de la situation, une plateforme de don en ligne a été créée. En achetant virtuellement des lots de semences, vous pouvez soutenir les paysans haïtiens. Légumes, maïs, haricots, drageons de banane… à vous de faire vos achats « à la carte », en fonction de votre budget. 2, 5, 7, 10, 20 euros :les sommes ainsi  versées seront collectées par Frères des Hommes, puis intégralement reversées au MPP qui se chargera d’acheter et de distribuer les semences dès le mois de janvier 2013.

Regard sur l’histoire

Environ 3 ans après le tremblement de terre, est-ce qu’on peut avoir des perspectives positives pour Haïti, ou le pays interdit-il tout espoir?

Je pense qu’on est tombé si bas, le 12 janvier 2010, qu’on peut difficilement imaginer que nous puissions aller encore en-deçà. Nous avons connu une situation très grave depuis un quart de siècle, et le tremblement de terre est venu comme un  point d’orgue pour marquer ce que l’on appelait métaphoriquement l’effondrement, la faillite de l’État haïtien; la métaphore a un peu rencontré la réalité.

Et depuis, Haïti a fait l’expérience d’une telle solidarité, d’une empathie internationale qui nous a permis de faire face. Maintenant, nous sommes à un carrefour, où les Haïtiens doivent, soit se prendre en main pour reconstruire le pays, et dans ce cas, nous irons forcément de l’avant, parce que ça ne peut vraiment pas aller plus bas. Les 300 000 morts le 12 janvier 2010, représentent  un dixième de la population de la capitale, je pense que c’est la plus grande tragédie que nous ayons connue dans l’histoire de ce pays; soit nous passons sous le boisseau notre indépendance et nous laissons à d’autres le soin de venir au secours d’une population en situation de danger permanent et de vulnérabilité accrue. Cela personne ne peut sérieusement l’envisager, ce serait une injure à l’histoire et une abjuration de notre engagement à rester un peuple libre. Donc, nous sommes obligés de considérer les moyens de faire renaître l’espoir; une relance sui generis du pays.

J’ai l’impression aujourd’hui que politiquement et socialement, nous sommes sur la bonne voie. Il y a une fenêtre historique qui s’est ouverte. Mais il nous appartient de la maintenir ouverte et de la mettre à profit pour une percée vers de plus larges horizons, un plus bel avenir pour notre peuple.

 Comment expliquer qu’Haïti et la République dominicaine, qui étaient à peu près sur la même ligne dans les années 60, ont eu un parcours divergent par la suite?

Je considère souvent que la différence entre Haïti et la République dominicaine, c’est la différence entre ce que j’appellerais les ancrages et les racines. Les deux pays se sont construits selon deux paradigmes différents. Haïti a conquis son indépendance par une guerre sanglante contre la France qui nous a conduits à vraiment rompre avec un système esclavagiste. Après l’indépendance de 1804, Haïti s’est trouvé dos au mur. Nous étions seuls au monde, en ce sens qu’il n’y avait pas de pays voisin qui pouvait véritablement nous soutenir. Même si les États-Unis ont plus ou moins aidé à la conquête de l’indépendance, en vendant des armes, au fond, il n’a jamais été question pour eux de reconnaître l’indépendance d’Haïti, du moins jusqu’à la guerre de Sécession en 1862. Il n’était pas question non plus pour les Haïtiens de retourner en Afrique, ni d’aller à la Jamaïque, à Porto Rico ou à Cuba, parce que toutes ces îles étaient encore dans un régime d’esclavage. Je déduis que l’identité haïtienne est une identité qui est faite d’une sorte d’enracinement. Nous étions dos au mur, il fallait s’enraciner.

À la différence, l’identité dominicaine est plutôt faite d’ancrages successifs, d’ancrages multiples, et ceci en rapport souvent avec l’indépendance haïtienne. Lorsque Haïti est devenue indépendante, l’indépendance haïtienne était menacée par l’existence, de l’autre côté de la frontière de cette colonie, française à l’époque. En effet, depuis 1795 l’Espagne avait cédé sa colonie à la France et après la défaite des forces françaises le 18 novembre 1803 en Haïti, ce qui restait de l’expédition coloniale s’est replié dans la partie ci-devant espagnole, mais qui était restée française, et de 1804 à 1809 ce qui est aujourd’hui la République dominicaine, était un territoire français.

Les Haïtiens se sentant menacés par cette présence française de l’autre côté de la frontière, ont mené une guerre, ont envahi plusieurs fois cette colonie devenue française, et il y a eu entre 1804 et pratiquement 1856, une série d’invasions haïtiennes de cette partie du territoire, qui a conduit les Dominicains à trouver refuge à Cuba, à Porto Rico, en Colombie, au Venezuela.

Ceci est un principe extrêmement important dans la formation de l’identité dominicaine : la défense contre les invasions haïtiennes et son corollaire, cette série d’ancrages successifs, d’ancrages multiples, ce que les Haïtiens n’ont jamais pu avoir.

Ceci a pour conséquence que l’identité collective haïtienne est faite d’un sentiment obsidional. L’Haïtien se sent assiégé, comme isolé par rapport au reste du monde et les Haïtiens n’ont jamais accepté les règles de ce que j’appellerais une certaine modernité. Les Haïtiens ont toujours vécu comme un peuple à part, avec le sentiment presque obsessionnel d’un complot contre notre indépendance. Ce dont ont souffert collectivement les Dominicains.

Ceux-ci, en revanche, ont toujours cherché à s’intégrer, à se mélanger et surtout à inviter d’autres nations. La République dominicaine est un pays d’immigration, Haïti est un pays d’émigration. Devenue indépendante, Haïti a adopté une politique qui a fait fuir les capitaux étrangers. L’indépendance dominicaine a suscité en revanche un afflux de capitaux nord-américains, cubains et portoricains qui y trouvaient des terres et une atmosphère favorable aux investisseurs étrangers, en vue du progrès de l’agriculture et des services. Et ceci a préparé en quelque sorte le décollage économique de la République dominicaine depuis les années 80, 90. C’est la conséquence, je pense, de cette histoire.

L’échec des efforts de reconstruction a amené les Haïtiens à se livrer à une auto-évaluation rigoureuse. René Depestre, poète haïtien respecté et opposant à Duvalier, exilé pendant des décennies à Cuba et en Europe, se demande si Haïti, créée par une révolution sanglante où il a fallu se battre contre la France, l’Angleterre et l’Espagne, a raté une étape lors de la construction de la nation.

«Haïti a toujours été en crise», a-t-il déclaré lors d’une interview dans un magazine haïtien. René Depestre s’est rappelé avoir rencontré un historien polonais qui avait fait une étude brillante des nombreuses révisions de la Constitution haïtienne et il avait admiré sa clarté.

«Mais cette vie constitutionnelle n’a pas de racine dans la vie quotidienne et les institutions de ce pays, a-t-il dit. Nous n’avons jamais eu d’Etat.»

René Depestre n’est pas loin de la réalité. Haïti n’a jamais eu d’infrastructures gouvernementales solides, le pays est plombé depuis le début car il a dû payer une indemnité faramineuse à la France durant quasiment tout le XIXe siècle, et a été dirigée surtout par des dictateurs. Durant les dernières décennies, peu de bailleurs de fonds étrangers voulaient mettre de l’argent dans des ministères où il avait tendance à s’évanouir en fumée.

Aucun des problèmes d’Haïti n’est insurmontable. Mais le pays ne peut pas aller de l’avant s’il n’arrive pas à surmonter ses profondes divisions de classe et de couleur. Haïti doit accueillir la diaspora haïtienne, souvent vilipendée, mais qui a acquis des connaissances et des compétences en gestion à l’étranger.

Mais les Haïtiens les plus riches vivent dans la bulle des résidences sécurisées, des voitures blindées et des gardes du corps, ce qui reflète leur peur de la foule des Haïtiens pauvres.

C’est bien de croire au capitalisme. Etre riche ne devrait pas être un péché. Mais être riche et ne pas avoir le courage de prendre des risques, d’aider votre pays comme cela se fait ailleurs ou en développant une structure philanthropique est un terrible délit.

Si plus de 200 ans d’indépendance, les Haïtiens ne peuvent pas  vivre entre eux et avoir confiance au-delà des barrières de classe, de race et d’histoire, saisir et comprendre la portée  géostratégique internationale, alors aucune aide étrangère, quel que soit l’argent injecté en Haïti n’arrivera à sauver Haïti.

Références Analyse de Counterpunch Entretien avec Jean Marie Théodat Le Monde, Journal français Regarder et écouter l’appel lancé par Chavannes JEAN-BAPTISTE, agronome et Directeur du Mouvement paysan Papaye (MPP) Canal Plus onlines- Après Sandy, Urgence alimentaire en Haïti Blog de Louis Walky : Le Monde en Ecriture
 
Walky Louis, Chargé de Développement Master II en Droit public MSC en Economie Appliquée, Paris
 

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Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide : Réflexion et analyse sur le Génie politique de Saint Jean-Baptiste

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Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide : Réflexion et analyse sur le Génie politique de Saint Jean-Baptiste.

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Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide : Réflexion et analyse sur le Génie politique de Saint Jean-Baptiste

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Certains parlent des grands génies de la pensée et des actions politiques comme Nicolas Machiavel sur l’éducation des hommes politiques ou des futurs hommes politiques, d’Adam Smith sur la pensée libérale et capitaliste de l’économie dont sa fameuse main invisible; d’autres parlent de Karl Marx pour le communisme et les luttes de classe. La liste est donc très longue s’il fallait que j’énumère les différents grands penseurs de la chose politique. En ce qui me concerne présentement ce sont les hommes d’action qui m’intéressent dans ce sujet car au-delà de la rhétorique et du discours sur les objets de la politique, il y a très certainement, les ordres et les actions politiques qui matérialisent les fondements de la chose politique.

Sans actes concrets, la politique reste du domaine de l’idéal et par conséquent les théories demeurent faibles et de peu d’importance réelle et pratique pour les citoyens, les collectivités humaines. Ainsi le politicien ou l’homme politique peut prétendre défendre telle conception d’idéal avec des mots et des discours alors que dans les faits, il n’y a ni objet, ni projet pour confirmer la profondeur de ces mots et de ces discours. Et encore là, au-delà de l’objet matériel ou de projet de confirmation tant que les décisions ne sont pas prise toute la matière politique reste encore inexistante pour cause, l’essence même de l’acteur ou l’homme politique c’est d’agir efficacement dans le vif c’est-à-dire donner forme et donner vie matérielle aux pensées et aux idées qui véhiculent les convictions, les croyances, les idéologies, les engagements, les intérêts et les valeurs que portent les mots, le discours dont l’homme politique lui-même.

À la lumière de cette réflexion sur la matière et de l’objectif de toute finalité politique, c’est-à-dire la condition première. Pour un individu, un groupe de s’impliquer en politique suppose de façon consciente ou inconsciente d’envisager d’agir pour changer ou améliorer de façon réelle les choses afin que même le plus simple individu puisse voir et comprendre ce qui a été fait pour lui-même ou pour les autres ou encore contre lui-même ou contre les autres. Cependant dans tous les cas, l’action politique se doit d’être compréhensible et saisissable afin qu’il y ait peu ou pas de place à l’interprétation, pour le reste c’est une question d’esthétique ce, qu’il s’agisse de la forme et des allures du langage que prend le message qui le portera sur ses épaules. En d’autres termes, l’homme politique dont la responsabilité première est d’agir doit limiter ses rêveries pour pouvoir agir car il n’a pas d’autres moyens pour changer, améliorer les choses que par la matérialisation de ses idéaux.

Entrons maintenant dans le vif de notre sujet, autrement dit, essayons de ramener le sujet «Les Sept Péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide, ex président de Haïti» à une explication de langage simple à travers mon analyse du Génie de Saint Jean-Baptiste. En passant, je tiens à signaler que le côté politique de saint Jean-Baptiste est peu documenté et très peu abordé par les historiens politiques. Cela est dû peut-être à la puissance de ses actions politiques ou encore à son grand Génie. De même, j’associerais également volontiers à son effacement le caractère hautement symbolique de son coup de génie tout comme le lien hautement religieux qu’il établit entre ses actes politiques avec le mystère de la religion, une religion qui allait se transformer en plusieurs sous variantes les une aussi complexes que les autres.

Pour ceux qui commencent déjà à se questionner sur le lien qui pourrait exister entre Jean-Bertrand-Aristide et Saint-Jean-Baptiste, je tiens à les rassurer immédiatement en leur disant que je ne pouvais pour l’instant trouver un personnage biblique, du nouveau testament, nouvelle alliance, pour exprimer mieux mes critiques et mes réflexions sur l’attitude, les gestes et le comportement de l’ex-président jean-Bertrand Aristide en ce qui concerne son rôle, ses lâchetés, son orgueil, son arrivisme, son égoïsme dans la problématique politique actuelle d’Haïti.

Du coup en tant que personnage hautement politique dans le pays, entre l’époque où l’ex-président souffrait de diarrhée verbale ou plus poétiquement d’incontinence émotionnelle avec des flux et des reflux de mots aucunement raisonnés occasionnant des retards énormes dans l’action politique dont il semblait inspirer espoir et aujourd’hui, où il est plongé dans un silence de cimetière et comatique que certains peuvent associer avec raison à la fois avec la peur et la lâcheté, l’idée d’actualiser Saint Jean-Baptiste à travers des réflexions et des analyses sur le non rôle ou d’un quelconque rôle inversé de l’ex-président Jean Bertrand Aristide dans la dérive à l’extrême droite de la conscience populaire et de la société civile et politique du pays revêt quant à elle un caractère informationnel critique pour la conscience nationale et patriotique.

En fait loin de faire le procès du silence de l’ex-président dont quelques interventions aideraient le recentrage politique et idéologique du pays tout en donnant une bouffée d’oxygène aux actions citoyennes dans le pays. Ce qu’il s’agit dans cette réflexion et dans cette analyse c’est de contribuer à outiller les jeunes acteurs politiques de la société civile pour saisir et mieux comprendre les enjeux actuels dans le pays.

Quel est le Grand coup de Génie de Saint Jean-Baptiste, et en quoi peut-on associer ce saint avec l’ex-président jean Bertrand Aristide?

D’abord, disons que mon association de ces deux personnages se base sur ce que l’un a fait en la personne de saint Jean-Baptiste que je considère comme le plus grand coup de génie et sur ce que l’autre n’a pas fait ou refuse de faire en la personne de l’ex-président Jean Bertrand Aristide. Mais avant d’aborder ce que l’ex-président d’Haïti na pas fait, plongeons-nous un peu au cœur d’Israël à l’époque de Jésus, le Christ.

En effet, à l’époque où vivait Jésus, Israël ou la Palestine était occupé par une puissance coloniale, celle de l’Empire de Rome, or tout était décidé par les colons et les représentants directs de cette puissance occupante. De même, la majorité des chefs d’église et de l’aristocratie collaboraient aveuglément avec les colons. Et, dans cette lutte interne pour libérer le pays de ces maîtres occupants et du rôle passif des élites locales, il y avait un jeune fougueux et avant-gardiste du mouvement populaire que certains associaient avec l’aile armée et révolutionnaire, c’était le jeune Jean Le Baptiste. À la fois grand Orateur et homme d’action, saint Jean-Baptiste avait été souvent impliqué dans des actes violents que d’aucuns jugeaient trop violents ou nuisibles à la cause de la libération du pays des bottes coloniales et romaines.

Sachant et voyant l’influence grandissante de Jésus comme grand orateur lui aussi ainsi que le caractère pacifique de ce dernier, Saint Jean-Baptiste en est arrivé à l’idée et à la conclusion, après maintes tentatives de convaincre Jésus de se rallier au bras armée de la lutte anticoloniale, de transférer à Jésus tout son leadership dont toute la charge émotionnelle et symbolique qui le caractérise. Ainsi, Saint Jean-Baptiste qui était reconnu contre le caractère et l’approche non violents de Jésus, avait accepté ipso facto désormais la légitimité de l’origine divine de Jésus lorsqu’il dit lors de la cérémonie de baptême de Jésus :«Oui, c’est lui, le fils du Dieu vivant que les prophètes avaient annoncé car, J’ai vu descendre sur lui, l’esprit de Dieu» et, par conséquent, vu la notoriété incontestable que jouissait Saint Jean-Baptiste, il devenait évident pour les simples disciples de Jésus de même que pour le reste de la population qui espérait un Messie tel qu’il avait été annoncé par les écrits et les anciens prophètes.

C’était par l’acte de baptême que Saint Jean-Baptiste avait décidé de transférer à Jésus tout son poids politique parce qu’il avait compris que pour faire avancer la lutte de la libération contre les barbares romains, ses jours étaient comptés mais surtout, il savait que pour bien aider son peuple à se libérer de ses occupants, il fallait qu’il puisse transférer au jeune militant Jésus tout ce qu’il pouvait avoir comme héritage et se faisant, Saint Jean-Baptiste avait permis et facilité l’unité nationale du mouvement politique anticolonial. Il est vrai que Moïse avait déjà posé des actes pareils lorsqu’il avait confié à Josué et à Aaron la mission de conduire le peuple d’Israël vers la terre promise toutefois, l’héritage que Saint Jean-Baptiste avait offert à Jésus mérite d’être sublimé tant par le côté hautement politique de la chose que par la toute puissance qu’il confère à un seul individu en la personne de Jésus.

Ainsi présenté, le transfert d’héritage, la passation de leadership, le passage du flambeau, le cadeau de la réputation personnelle de Saint Jean-Baptiste à Jésus doit être considéré à mon avis comme le plus grand acte politique qu’un homme politique puisse offrir à son pays s’il arrive à reconnaître ses propres limites , s’il cesse de se prendre pour l’unique et l’exceptionnel et en fin de compte, s’il est seulement capable de comprendre même pour un instant, à un moment donné, il y a d’autres qui peuvent faire mieux que lui dans une cause qu’il chérit de tout son cœur. Mais pour qu’un homme politique qui habituellement veille très sérieusement à sa notoriété et à son leadership soigneusement, il leur faut une grandeur d’âme hautement élevée et d’abnégation de soi d’autant que bon nombre d’entre nous les humains sont confrontés aux pouvoirs et aux jouissances de nos renommées en ce sens, ce sont ces masques qui nous empêchent d’avoir de la compassion pour les autres. Nous avons des valeurs et des intérêts, par conséquent, en dehors de nous rien d’autres existent.

Par ailleurs, il est vrai que Jésus n’était pas totalement préparé à assumer le rôle de leader du mouvement nationale et anticolonial que lui avait attribué Saint Jean-Baptiste d’une part il ne comprenait pas très bien l’acte de baptême qu’avait accepté de saint jean, et d’autre part les engagements et les responsabilités qui découlaient du discours de Saint Jean Baptiste lorsque ce dernier procédait à la matérialisation de l’idée de Dieu.

En reconnaissant en Jésus le Fils de Dieu donc du coup Dieu lui aussi par la présence de l’esprit saint, en bon idéologue, saint Jean-Baptiste accomplit l’unité même de Dieu et conséquemment, il a offert à tout un chacun de trouver en ceux qui les entourent les attributs de l’esprit saint et de Dieu également. Seul Saint Jean comprenait les implications des attributs divins à Jésus que Saint Paul transformera plus tard par la présence permanente de Jésus et de l’Esprit saint aux côtés des disciples. Saint Jean-Baptiste savait et connaissait très bien le pouvoir des mots mais aussi il comprenait la puissance des actes précédés par des mots, du verbe et il avait une conviction profonde de ce que les mots peuvent opérer comme changement lorsqu’il écrivait « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la parole était Dieu…, et la parole s’est faite chaire….». Que pouvait-il dire de mieux, il ne lui restait qu’un sujet acceptant l’opération chirurgicale de la parole par la complicité du Saint Esprit.

En comparaison, si l’ex-président Jean-Bertrand Aristide croyait vraiment à un véritable changement social, politique et économique comme il a souvent et largement véhiculé dans ses discours, et si aussi il avait la grandeur d’âme patriotique telle qu’il aimait la faire ressortir chez Jean-Jacques Dessalines, Toussaint Louverture de façon Charlemagnepéraltement, il aurait pu accepter depuis déjà bien longtemps particulièrement durant son exil en Afrique du Sud, passer le flambeau à une nouvelle génération sensibilisée par les idées de changement et de progrès qu’il a prôné depuis les trente dernières années.

Malheureusement, l’homme est devenu vieux, il a cessé de penser par lui-même; il a des enfants et une femme donc, il a des intérêts qu’il doit défendre en lieu et place de ses convictions.

Il est vrai, lui demander de se prononcer sur ce qui ne lui intéresse plus c’est lui faire mal et c’est aussi lui demander de trahir ses nouvelles consciences de classe. L’individu est aujourd’hui il ne faut plus oser l’appeler Titid comme il se faisait appeler pour afficher ses vœux de chasteté et de pauvreté. L’individu est désormais docteur et ceux qui doivent parler en son nom doivent avoir des titres comme lui de docteur. Il ne veut surtout plus se faire voir avec Ti Sony le symbole des Enfants de la Rue car, en ayant ce dernier dans son environnement c’est son passé qui rebondirait dans sa face voire contaminer pour toujours l’idéal aristocratique ou aristidiste qu’il a déjà inculqué à ses enfants.

De même, il faut à tout prix éviter de partager les prises de position de René Civil, l’ex chef de JPP (la Jeunesse pour un Pouvoir Populaire : Jan l Pase l Pase : advienne que pourra) qui, même s’il a un peu dévié du véritable idéal du mouvement populaire, s’identifie encore fièrement le mouvement du parti La Famille Lavalas : Fanmi Lavalas. En moins de deux ans le parti Fanmi Lavalas semble rejeter comme du revers de la main l’un des militants les plus aguerris comme son porte parole, je veux parler d’Ansito Felix. Peut-être c’est parce qu’il n’a pas son doctorat comme c’est le cas pour l’actuel porte parole de ce parti politique. Hé oui, le petit père des pauvres qui faisait la promotion de la théologie de la libération est arrivé à ses fins, il est actuellement là où il avait toujours rêvé, un père de famille tranquille et menant une vie simple et, c’est déjà fini le temps des longs discours enflammés : Je peux, et je veux…., Je veux et je peux avec des espacements qui en disaient beaucoup et même trop. Personne ne voit plus et de fait ne doive plus voir ou rechercher l’article 291 de la constitution de 1987 sur sa tête chauve de calvitie.

Enfin, plus personne ne remarque non plus la constitution qu’il disait avoir dans une main ni non plus son instrument et ses outils lorsqu’il voulait faire peur à ses opposants duvaliéristes et militaires. Évidemment, l’homme qui s’était arrogé du droit canon et du droit papal de sacrer de facto le simple père lebrun en monseigneur, trouve aujourd’hui non important de défendre les jeunes manifestants qui protestaient contre les dérives du régime d’extrême droite martelly-lamothe dont les bras juridiques et judiciaires incarcèrent illégalement dans des conditions infrahumaines.

Un autre aspect non moins important de la position actuelle de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide est la méconnaissance de celui-ci concernant le rôle que les grandes puissances y comprises les forces onusiennes lui avaient attribué pour créer des conditions de stabilisation du pays. À ce titre, les lectures de l’ex-président sont quasiment nulles et n’affichent aucun bon sens pratique de la situation politique. En effet, supposons qu’on ait véritablement demandé à Aristide de ne pas trop déranger avec ses discours que l’on reconnait percutants et provocateurs cela ne voudrait pas signifier silence total car de l’autre côté, Jean Claude Duvalier le comprend très bien alors que cela ne lui a pas empêché de tourner dans le pays voire d’accepter de parrainer une promotion finissante d’étudiants de la faculté de droit des Gonaïves et l’usage qu’il a fait de son discours pour se redéfinir et apporter un grand éclairage sur ses véritables intentions politiques et sociales.

Selon ma lecture de la position des différents protagonistes de l’échiquier politique national d’Haïti, les grandes puissances ainsi que l’ONU ont voulu créer un équilibre politique et social afin de permettre au pays de se redémarrer mais pour cela ait été possible sans qu’il n’y ait d’effusion de sang et de division sociale, il leur fallait permettre à ce que les deux grands groupes d’opinions politiques divergentes se calment avec les représentants idéologiques respectifs d’un côté avec la présence de Jean-Claude Duvalier et de l’autre avec Jean-Bertrand Aristide. Cependant dans la l’esprit des commandeurs internationaux, il n’est nullement question de permettre à ce ni l’un ni l’autre de ces deux personnes prennent le pouvoir ou non plus avoir de trop fortes influences politiques dans le pays car croient-ils, en laissant l’un ou l’autre de ces groupes accaparer l’opinion publique nationale, cela pourrait conduire à un véritable éclatement du pays. Et qui dit éclatement social, dit également chambardement systématique de tout l’ordre établi.

Aucune grande puissance ne souhaite arriver à une guerre civile en Haïti non seulement cela mettrait en danger les investissements étrangers en république dominicaine en péril mais également cela risquerait de compromettre toute la stabilité actuelle de la région caribéenne et de l’Amérique Latine sans compter bien sûr des effets dominos sur l’ordre mondial dont le retardement des ambitions américaines à la fois pour Cuba de l’après Castro, le démantèlement de l’Iran, de la Syrie et plus loin encore les projets de puissance de la Chine et de la Russie.

Bref, si président Aristide croit que son silence est profitable pour le pays dont sa stabilité en particulier, il se trompe énormément et de fait il est complètement dans le champ avec cette lecture erronée de la situation véritable du pays. D’ailleurs, il devait comprendre que son silence ne fera que sceller sont sort soit sa véritable mort politique vu que la nature de la réalité politique a vraiment horreur du vide tel que son silence le crée. De même, il devait comprendre en interprétant de façon approfondie les menaces d’accusation qu’on est en train de formuler à son endroit qu’il s’agisse des plaintes déposées par Ti Sony pour exploitation de leur misère ou encore celles déposées pour mauvaise gestion des coopératives de crédits qu’il avait créées et qu’il avait confié la gestion à des proches de son parti Fanmi Lavalas. Tout ce que pèsent ces menaces sur Aristide c’est de lui dire de jouer les rôles qu’on lui avait attribués et s’il persiste à ne pas les jouer, il risque de se faire juger et se faire condamner.

En ce qui concerne le régime actuel, tous les membres du gouvernement savent qu’ils ont besoin de la présence active d’Aristide dans le pays afin d’avoir une autorité idéologique fiable et morale capable de les aider à calmer les tensions populaires vu les différentes manifestions qui commencent à prendre ampleur actuellement dans le pays. Ni le premier ministre Laurent Salvador Lamorthe, ni le président de la république Joseph Michel Martelly ne cherche ou ne souhaite véritablement juger l’ex-président par contre seulement quelques anciens ministres d’État de Jean-Claude Duvalier et quelques petits bourgeoies proches du pouvoir auraient voulu mettre des menottes aux mains d’Aristide. Tout au plus, si président Aristide refuse de rendre service à la stabilité du pays, les puissances étrangères ainsi que le régime en place peuvent le sacrifier bien qu’ils ne connaissent pas vraiment l’issue que pourrait prendre un tel sacrifice.

Pour le mouvement populaire, la réalité est presque pareil et certains doivent déjà penser à la mort politique d’Aristide puisque pour les leaders de la gauche politique du pays, une mort politique ou physique aiderait davantage au renouvellement et au leadership des fractions de l’opposition en ce sens qu’un Aristide mort politiquement ou physiquement permettrait une certaine unité politique autour d’un martyr politique et symbolique que l’ex-président deviendrait. Ainsi toute la notion du Symbolisme que représente l’ex-président prendrait forme dans le conscient et le subconscient populaire et permettant de fait un ralliement de toutes les forces de gauche.

On ne se questionne pas sur le grand travail de saint Paul sur la façon que ce dernier avait créée le mythe autour de Jésus décédé. Même ceux qui furent ces disciples avaient du mal à comprendre le travail de saint Paul lorsqu’il avait décidé de ressusciter Jésus pour le rendre éternellement présent aux côtés du peuple. Saint Paul et Saint Pierre savaient selon la vision de Saint Jean-Baptiste qu’un Jésus Mort était plus utile à la conscientisation des masses qu’un Jésus Vivant incapable de pousser le peuple à la révolte voilà pourquoi, le plan de livrer Jésus à mort que l’on nomme la Trahison de Juda était une véritable planification politique montée de toute pièce en vue d’aider le peuple à se libérer d’une présence de colons sur leur territoire  lesquels devenaient de plus en plus étouffant pour le peuple juif d’Israël.

Toujours dans la foulée des choses, si président Aristide croit qu’il est encore le seul homme politique le plus intelligent capable de se faire discret aux yeux et aux sus des puissances coloniales actifs et très présentes dans le pays tels que les services secrets de l’ONU et des États-Unis dont les membres du FBI sont actuellement en possession de plusieurs données sur les organisations et les cellules que Aristide avait demandé au jeunes militants membres de mettre en place dès son retour au pays, là encore il se trompe énormément car il n’est plus question de laisser naître dans le pays actuellement de révolution populaire telle que tout le monde le sait que Aristide est en train de préparer.

La fondation Clinton, l’ONU, l’administration de Barak Obama, les puissances coloniales comme la France, Le Canada pour ne citer que celles-là savent très bien ce que le président complote tout seul dans les coulisses de son parti et elles savent que l’ex-président est quelqu’un de malin et haineux de façon caractérielle alors, si le président Aristide croit pouvoir les échapper de regard, il se trompe amèrement pour cela, aucune d’entre elles n’hésitera à lui faire payer très chèrement son refus de collaborer à la stabilité du pays. Les hommes comme Bill Clinton, des Femmes comme Michaelle Jean, le Monseigneur Kébreau qui travaillent de concert avec un grand nombre d’institutions pour garantir des investissements dans le pays auraient aimer voir Aristide les supporter et les aider à créer des conditions de stabilité dans le pays pour provoquer le développement et le progrès du pays mais s’ils continuent de constater le refus de ce dernier dans les différents engagements qu’ils ont pris, alors, ce serait de gaité de cœur qu’ils le jetteront à la fausse aux lions.

En conclusion, qu’il s’agisse de l’histoire de la bible ou encore qu’il s’agisse de la réalité des enjeux politiques actuels en Haïti, qu’il s’agissent de mes reflexions personnelles et de mes analyses également, nous savons que l’exprésident Aristide devra très prochainement se prononcer d’une façon ou d,une autre pour rassurer le pays et les forces en présence et de ce fait, le statu quo ne sera pas toléré sinon il devra tôt ou tard envisager mort politique c’est-à-dire qu’on pourrait le juger ici ou ailleurs compte tenu les risques de débordement que cela pourrait engendrer, il n’a pas de grands alliés au sein du pouvoir de Martelly et non plus au niveau international. Il risque d’être seul au monde et puisqu’il n’aurait rien dit, le peuple aussi après un certain temps très rapproché devra l’oublier. On pourrait de part et d’autre récupérer son symbolisme afin de faire avancer le mouvement politique, social, économique et même sociétal du pays.

Hermann H Cebert

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Mes Nouvelles Pleurs

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la guerre civile entre par la grande porte, la division

Les cauchemards ne se font plus attendre

les enfants se réveillent en pleine nuit

et les adultes dorment et rêvent en plein midi

 

Ce qui se produit ici se produit également ailleurs

de virus en virus, de contamination à contagion

d’osmose ou par inhalation, de biotique par probiotique

les criminels sont lâchés en pleine lune de miel, pas d’antibiotique

 

Je crains de ne pas pouvoir m’empêcher de pleurer

Des larmes coulent déjà sur mes joues

Et ma gorge enrouée cherchent à camoufler

ce que mes yeux ont déjà apris à leur dépens

 

Il pleut dans mon âme et dans mon coeur

des douleurs et des souffrances s’accaparent

de mon être et de ma seule personne

Pourtant je ne saisis pas encore les cause de ces pleurs

 

Les nouvelles semblent être assez bonnes

alors que les réalités sont plutôt catastrophiques

Mes moments présents sont satisfaisants

à me comprendre cependant, je me sens souffrant et malheureux

 

Je dois pleurer, je ressens le besoin de pleurer maintenant

ce sont mes pleurs, mes nouvelles pleurs, des pleurs de destin

des nouvelles pleurs du futur très rapproché, des larmes de pleurs

de nouvelles larmes pour de nouvelles pleurs

 

Mes yeux rouges et des paupières enflées autour d’un iris endeuillé

la révolte a commencé, les fusils et les gaz sont distribués

la marche sera rapide, de tout côté et de part et d’autres

les affrontements sont planifiés, les défaites seront écrasantes

 

les colères sont enflammées, les pertes seront énormes

des pères perdront épouses et enfants,

les bruits ne se feront pas entendre

les intérêts et les valeurs troqués dans les propriétés boiront du sang

 

Le destin s’amusera aux dépens de la vie et de la mort

dans les effervescences de violence et de la révolte

dessinés par des enfants dans leur innocence naturelle

d’expression et de sensibilité, mes nouvelles pleurs, les pleurs du destin.

 

 

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Les dénonciateurs des Martelly seraient visés par un plan d’assassinat

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Deux conseillers du Président, Grégory Mayard Paul et Richard Morse, et deux proches du pouvoir, Hervé Fourcand et Roody Cazeau seraient les principaux auteurs de ce présumé complot, selon Mes Newton Saint-Juste et André Michel qui s’attendent au triomphe des accusations de corruption lancées contre Sophia et Olivier Martelly, épouse et fils de Michel Martelly

Publié le mardi 4 septembre 2012

Revenus à la charge en tentant de minimiser l’intervention la veille de Me Reynold Georges parti en guerre contre les accusations de corruption dont sont l’objet ses clients Sophia et Olivier Martelly, Mes Newton Saint-Juste et André Michel ont dénoncé mardi plusieurs conseillers et proches du chef de l’Etat pour leur implication présumée dans un complot visant à les éliminer.

S’exprimant lors d’une nouvelle conférence de presse consacrée à cette affaire qui défraie la chronique, Me Michel a fait état d’une réunion tenue au Palais National en vue de mettre à exécution ledit projet d’assassinat auquel seraient associés Me Grégory Mayard Paul et Richard Morse, deux conseillers de Michel Martelly. Il a aussi cité nommément deux autres personnages familiers du régime, Hervé Fourcand et Roody Cazeau dit « Roody Kòk Zaka ». Ce dernier serait un déporté.

Le jeune avocat, qui dit détenir des informations fiables selon lesquelles lui-même, Newton Saint-Juste et Janin Leonidas, un militant du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), seraient en danger de mort, demande instamment aux autorités judiciaires compétentes et aux organisations de défense des droits humains d’assumer leurs responsabilités dans ce dossier.

Des révélations explosives venues amplifier la polémique au coeur de laquelle se trouve la famille présidentielle soupçonnée d’avoir détourné plusieurs millions de dollars en ayant la haute main sur un trésor de guerre estimé à 40 millions et destiné théoriquement à financer des projets sociaux et des réalisations sportives.

Les personnes concernées n’avaient pas encore réagi à ces graves accusations.

Lundi, Me Reynold Georges annonçait des poursuites judiciaires contre les dénonciateurs de l’épouse et du fils aîné du Président Martelly qui , à son avis, seraient totalement étrangers à la gestion des fonds alloués au programme Aba Grangou ou encore au comité responsable de la construction d’infrastructures sportives en faveur de la jeunesse.

Me Saint-Juste remercie son confrère qui, pense-t-il, leur a fait un grand cadeau en reconnaissant implicitement que les intéressés manipulaient les ressources du trésor public sans être des ordonnateurs. Qualifiant les explications de la partie adverse de « supplément d’information », l’avocat affirme qu’un document a été acheminé en conséquence au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Renel Sénatus, qui l’avait déjà débouté d’une première dénonciation.

Accompagné de Janin Léonidas, qui soutient leur démarche, les deux hommes se sont dits, par ailleurs, fiers de leur origine sociale modeste et de l’honnêté de leurs parents en réaction à une supposée déclaration du Président Martelly qui les aurait traités de petits avocats issus de « familles pauvres ».

Ce dossier particulièrement sensible aurait sérieusement bouleversé le chef de l’Etat. spp/Radio Kiskeya

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