Les sept péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide : Réflexion et analyse sur le Génie politique de Saint Jean-Baptiste


Certains parlent des grands génies de la pensée et des actions politiques comme Nicolas Machiavel sur l’éducation des hommes politiques ou des futurs hommes politiques, d’Adam Smith sur la pensée libérale et capitaliste de l’économie dont sa fameuse main invisible; d’autres parlent de Karl Marx pour le communisme et les luttes de classe. La liste est donc très longue s’il fallait que j’énumère les différents grands penseurs de la chose politique. En ce qui me concerne présentement ce sont les hommes d’action qui m’intéressent dans ce sujet car au-delà de la rhétorique et du discours sur les objets de la politique, il y a très certainement, les ordres et les actions politiques qui matérialisent les fondements de la chose politique.

Sans actes concrets, la politique reste du domaine de l’idéal et par conséquent les théories demeurent faibles et de peu d’importance réelle et pratique pour les citoyens, les collectivités humaines. Ainsi le politicien ou l’homme politique peut prétendre défendre telle conception d’idéal avec des mots et des discours alors que dans les faits, il n’y a ni objet, ni projet pour confirmer la profondeur de ces mots et de ces discours. Et encore là, au-delà de l’objet matériel ou de projet de confirmation tant que les décisions ne sont pas prise toute la matière politique reste encore inexistante pour cause, l’essence même de l’acteur ou l’homme politique c’est d’agir efficacement dans le vif c’est-à-dire donner forme et donner vie matérielle aux pensées et aux idées qui véhiculent les convictions, les croyances, les idéologies, les engagements, les intérêts et les valeurs que portent les mots, le discours dont l’homme politique lui-même.

À la lumière de cette réflexion sur la matière et de l’objectif de toute finalité politique, c’est-à-dire la condition première. Pour un individu, un groupe de s’impliquer en politique suppose de façon consciente ou inconsciente d’envisager d’agir pour changer ou améliorer de façon réelle les choses afin que même le plus simple individu puisse voir et comprendre ce qui a été fait pour lui-même ou pour les autres ou encore contre lui-même ou contre les autres. Cependant dans tous les cas, l’action politique se doit d’être compréhensible et saisissable afin qu’il y ait peu ou pas de place à l’interprétation, pour le reste c’est une question d’esthétique ce, qu’il s’agisse de la forme et des allures du langage que prend le message qui le portera sur ses épaules. En d’autres termes, l’homme politique dont la responsabilité première est d’agir doit limiter ses rêveries pour pouvoir agir car il n’a pas d’autres moyens pour changer, améliorer les choses que par la matérialisation de ses idéaux.

Entrons maintenant dans le vif de notre sujet, autrement dit, essayons de ramener le sujet «Les Sept Péchés capitaux de Jean-Bertrand Aristide, ex président de Haïti» à une explication de langage simple à travers mon analyse du Génie de Saint Jean-Baptiste. En passant, je tiens à signaler que le côté politique de saint Jean-Baptiste est peu documenté et très peu abordé par les historiens politiques. Cela est dû peut-être à la puissance de ses actions politiques ou encore à son grand Génie. De même, j’associerais également volontiers à son effacement le caractère hautement symbolique de son coup de génie tout comme le lien hautement religieux qu’il établit entre ses actes politiques avec le mystère de la religion, une religion qui allait se transformer en plusieurs sous variantes les une aussi complexes que les autres.

Pour ceux qui commencent déjà à se questionner sur le lien qui pourrait exister entre Jean-Bertrand-Aristide et Saint-Jean-Baptiste, je tiens à les rassurer immédiatement en leur disant que je ne pouvais pour l’instant trouver un personnage biblique, du nouveau testament, nouvelle alliance, pour exprimer mieux mes critiques et mes réflexions sur l’attitude, les gestes et le comportement de l’ex-président jean-Bertrand Aristide en ce qui concerne son rôle, ses lâchetés, son orgueil, son arrivisme, son égoïsme dans la problématique politique actuelle d’Haïti.

Du coup en tant que personnage hautement politique dans le pays, entre l’époque où l’ex-président souffrait de diarrhée verbale ou plus poétiquement d’incontinence émotionnelle avec des flux et des reflux de mots aucunement raisonnés occasionnant des retards énormes dans l’action politique dont il semblait inspirer espoir et aujourd’hui, où il est plongé dans un silence de cimetière et comatique que certains peuvent associer avec raison à la fois avec la peur et la lâcheté, l’idée d’actualiser Saint Jean-Baptiste à travers des réflexions et des analyses sur le non rôle ou d’un quelconque rôle inversé de l’ex-président Jean Bertrand Aristide dans la dérive à l’extrême droite de la conscience populaire et de la société civile et politique du pays revêt quant à elle un caractère informationnel critique pour la conscience nationale et patriotique.

En fait loin de faire le procès du silence de l’ex-président dont quelques interventions aideraient le recentrage politique et idéologique du pays tout en donnant une bouffée d’oxygène aux actions citoyennes dans le pays. Ce qu’il s’agit dans cette réflexion et dans cette analyse c’est de contribuer à outiller les jeunes acteurs politiques de la société civile pour saisir et mieux comprendre les enjeux actuels dans le pays.

Quel est le Grand coup de Génie de Saint Jean-Baptiste, et en quoi peut-on associer ce saint avec l’ex-président jean Bertrand Aristide?

D’abord, disons que mon association de ces deux personnages se base sur ce que l’un a fait en la personne de saint Jean-Baptiste que je considère comme le plus grand coup de génie et sur ce que l’autre n’a pas fait ou refuse de faire en la personne de l’ex-président Jean Bertrand Aristide. Mais avant d’aborder ce que l’ex-président d’Haïti na pas fait, plongeons-nous un peu au cœur d’Israël à l’époque de Jésus, le Christ.

En effet, à l’époque où vivait Jésus, Israël ou la Palestine était occupé par une puissance coloniale, celle de l’Empire de Rome, or tout était décidé par les colons et les représentants directs de cette puissance occupante. De même, la majorité des chefs d’église et de l’aristocratie collaboraient aveuglément avec les colons. Et, dans cette lutte interne pour libérer le pays de ces maîtres occupants et du rôle passif des élites locales, il y avait un jeune fougueux et avant-gardiste du mouvement populaire que certains associaient avec l’aile armée et révolutionnaire, c’était le jeune Jean Le Baptiste. À la fois grand Orateur et homme d’action, saint Jean-Baptiste avait été souvent impliqué dans des actes violents que d’aucuns jugeaient trop violents ou nuisibles à la cause de la libération du pays des bottes coloniales et romaines.

Sachant et voyant l’influence grandissante de Jésus comme grand orateur lui aussi ainsi que le caractère pacifique de ce dernier, Saint Jean-Baptiste en est arrivé à l’idée et à la conclusion, après maintes tentatives de convaincre Jésus de se rallier au bras armée de la lutte anticoloniale, de transférer à Jésus tout son leadership dont toute la charge émotionnelle et symbolique qui le caractérise. Ainsi, Saint Jean-Baptiste qui était reconnu contre le caractère et l’approche non violents de Jésus, avait accepté ipso facto désormais la légitimité de l’origine divine de Jésus lorsqu’il dit lors de la cérémonie de baptême de Jésus :«Oui, c’est lui, le fils du Dieu vivant que les prophètes avaient annoncé car, J’ai vu descendre sur lui, l’esprit de Dieu» et, par conséquent, vu la notoriété incontestable que jouissait Saint Jean-Baptiste, il devenait évident pour les simples disciples de Jésus de même que pour le reste de la population qui espérait un Messie tel qu’il avait été annoncé par les écrits et les anciens prophètes.

C’était par l’acte de baptême que Saint Jean-Baptiste avait décidé de transférer à Jésus tout son poids politique parce qu’il avait compris que pour faire avancer la lutte de la libération contre les barbares romains, ses jours étaient comptés mais surtout, il savait que pour bien aider son peuple à se libérer de ses occupants, il fallait qu’il puisse transférer au jeune militant Jésus tout ce qu’il pouvait avoir comme héritage et se faisant, Saint Jean-Baptiste avait permis et facilité l’unité nationale du mouvement politique anticolonial. Il est vrai que Moïse avait déjà posé des actes pareils lorsqu’il avait confié à Josué et à Aaron la mission de conduire le peuple d’Israël vers la terre promise toutefois, l’héritage que Saint Jean-Baptiste avait offert à Jésus mérite d’être sublimé tant par le côté hautement politique de la chose que par la toute puissance qu’il confère à un seul individu en la personne de Jésus.

Ainsi présenté, le transfert d’héritage, la passation de leadership, le passage du flambeau, le cadeau de la réputation personnelle de Saint Jean-Baptiste à Jésus doit être considéré à mon avis comme le plus grand acte politique qu’un homme politique puisse offrir à son pays s’il arrive à reconnaître ses propres limites , s’il cesse de se prendre pour l’unique et l’exceptionnel et en fin de compte, s’il est seulement capable de comprendre même pour un instant, à un moment donné, il y a d’autres qui peuvent faire mieux que lui dans une cause qu’il chérit de tout son cœur. Mais pour qu’un homme politique qui habituellement veille très sérieusement à sa notoriété et à son leadership soigneusement, il leur faut une grandeur d’âme hautement élevée et d’abnégation de soi d’autant que bon nombre d’entre nous les humains sont confrontés aux pouvoirs et aux jouissances de nos renommées en ce sens, ce sont ces masques qui nous empêchent d’avoir de la compassion pour les autres. Nous avons des valeurs et des intérêts, par conséquent, en dehors de nous rien d’autres existent.

Par ailleurs, il est vrai que Jésus n’était pas totalement préparé à assumer le rôle de leader du mouvement nationale et anticolonial que lui avait attribué Saint Jean-Baptiste d’une part il ne comprenait pas très bien l’acte de baptême qu’avait accepté de saint jean, et d’autre part les engagements et les responsabilités qui découlaient du discours de Saint Jean Baptiste lorsque ce dernier procédait à la matérialisation de l’idée de Dieu.

En reconnaissant en Jésus le Fils de Dieu donc du coup Dieu lui aussi par la présence de l’esprit saint, en bon idéologue, saint Jean-Baptiste accomplit l’unité même de Dieu et conséquemment, il a offert à tout un chacun de trouver en ceux qui les entourent les attributs de l’esprit saint et de Dieu également. Seul Saint Jean comprenait les implications des attributs divins à Jésus que Saint Paul transformera plus tard par la présence permanente de Jésus et de l’Esprit saint aux côtés des disciples. Saint Jean-Baptiste savait et connaissait très bien le pouvoir des mots mais aussi il comprenait la puissance des actes précédés par des mots, du verbe et il avait une conviction profonde de ce que les mots peuvent opérer comme changement lorsqu’il écrivait « Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la parole était Dieu…, et la parole s’est faite chaire….». Que pouvait-il dire de mieux, il ne lui restait qu’un sujet acceptant l’opération chirurgicale de la parole par la complicité du Saint Esprit.

En comparaison, si l’ex-président Jean-Bertrand Aristide croyait vraiment à un véritable changement social, politique et économique comme il a souvent et largement véhiculé dans ses discours, et si aussi il avait la grandeur d’âme patriotique telle qu’il aimait la faire ressortir chez Jean-Jacques Dessalines, Toussaint Louverture de façon Charlemagnepéraltement, il aurait pu accepter depuis déjà bien longtemps particulièrement durant son exil en Afrique du Sud, passer le flambeau à une nouvelle génération sensibilisée par les idées de changement et de progrès qu’il a prôné depuis les trente dernières années.

Malheureusement, l’homme est devenu vieux, il a cessé de penser par lui-même; il a des enfants et une femme donc, il a des intérêts qu’il doit défendre en lieu et place de ses convictions.

Il est vrai, lui demander de se prononcer sur ce qui ne lui intéresse plus c’est lui faire mal et c’est aussi lui demander de trahir ses nouvelles consciences de classe. L’individu est aujourd’hui il ne faut plus oser l’appeler Titid comme il se faisait appeler pour afficher ses vœux de chasteté et de pauvreté. L’individu est désormais docteur et ceux qui doivent parler en son nom doivent avoir des titres comme lui de docteur. Il ne veut surtout plus se faire voir avec Ti Sony le symbole des Enfants de la Rue car, en ayant ce dernier dans son environnement c’est son passé qui rebondirait dans sa face voire contaminer pour toujours l’idéal aristocratique ou aristidiste qu’il a déjà inculqué à ses enfants.

De même, il faut à tout prix éviter de partager les prises de position de René Civil, l’ex chef de JPP (la Jeunesse pour un Pouvoir Populaire : Jan l Pase l Pase : advienne que pourra) qui, même s’il a un peu dévié du véritable idéal du mouvement populaire, s’identifie encore fièrement le mouvement du parti La Famille Lavalas : Fanmi Lavalas. En moins de deux ans le parti Fanmi Lavalas semble rejeter comme du revers de la main l’un des militants les plus aguerris comme son porte parole, je veux parler d’Ansito Felix. Peut-être c’est parce qu’il n’a pas son doctorat comme c’est le cas pour l’actuel porte parole de ce parti politique. Hé oui, le petit père des pauvres qui faisait la promotion de la théologie de la libération est arrivé à ses fins, il est actuellement là où il avait toujours rêvé, un père de famille tranquille et menant une vie simple et, c’est déjà fini le temps des longs discours enflammés : Je peux, et je veux…., Je veux et je peux avec des espacements qui en disaient beaucoup et même trop. Personne ne voit plus et de fait ne doive plus voir ou rechercher l’article 291 de la constitution de 1987 sur sa tête chauve de calvitie.

Enfin, plus personne ne remarque non plus la constitution qu’il disait avoir dans une main ni non plus son instrument et ses outils lorsqu’il voulait faire peur à ses opposants duvaliéristes et militaires. Évidemment, l’homme qui s’était arrogé du droit canon et du droit papal de sacrer de facto le simple père lebrun en monseigneur, trouve aujourd’hui non important de défendre les jeunes manifestants qui protestaient contre les dérives du régime d’extrême droite martelly-lamothe dont les bras juridiques et judiciaires incarcèrent illégalement dans des conditions infrahumaines.

Un autre aspect non moins important de la position actuelle de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide est la méconnaissance de celui-ci concernant le rôle que les grandes puissances y comprises les forces onusiennes lui avaient attribué pour créer des conditions de stabilisation du pays. À ce titre, les lectures de l’ex-président sont quasiment nulles et n’affichent aucun bon sens pratique de la situation politique. En effet, supposons qu’on ait véritablement demandé à Aristide de ne pas trop déranger avec ses discours que l’on reconnait percutants et provocateurs cela ne voudrait pas signifier silence total car de l’autre côté, Jean Claude Duvalier le comprend très bien alors que cela ne lui a pas empêché de tourner dans le pays voire d’accepter de parrainer une promotion finissante d’étudiants de la faculté de droit des Gonaïves et l’usage qu’il a fait de son discours pour se redéfinir et apporter un grand éclairage sur ses véritables intentions politiques et sociales.

Selon ma lecture de la position des différents protagonistes de l’échiquier politique national d’Haïti, les grandes puissances ainsi que l’ONU ont voulu créer un équilibre politique et social afin de permettre au pays de se redémarrer mais pour cela ait été possible sans qu’il n’y ait d’effusion de sang et de division sociale, il leur fallait permettre à ce que les deux grands groupes d’opinions politiques divergentes se calment avec les représentants idéologiques respectifs d’un côté avec la présence de Jean-Claude Duvalier et de l’autre avec Jean-Bertrand Aristide. Cependant dans la l’esprit des commandeurs internationaux, il n’est nullement question de permettre à ce ni l’un ni l’autre de ces deux personnes prennent le pouvoir ou non plus avoir de trop fortes influences politiques dans le pays car croient-ils, en laissant l’un ou l’autre de ces groupes accaparer l’opinion publique nationale, cela pourrait conduire à un véritable éclatement du pays. Et qui dit éclatement social, dit également chambardement systématique de tout l’ordre établi.

Aucune grande puissance ne souhaite arriver à une guerre civile en Haïti non seulement cela mettrait en danger les investissements étrangers en république dominicaine en péril mais également cela risquerait de compromettre toute la stabilité actuelle de la région caribéenne et de l’Amérique Latine sans compter bien sûr des effets dominos sur l’ordre mondial dont le retardement des ambitions américaines à la fois pour Cuba de l’après Castro, le démantèlement de l’Iran, de la Syrie et plus loin encore les projets de puissance de la Chine et de la Russie.

Bref, si président Aristide croit que son silence est profitable pour le pays dont sa stabilité en particulier, il se trompe énormément et de fait il est complètement dans le champ avec cette lecture erronée de la situation véritable du pays. D’ailleurs, il devait comprendre que son silence ne fera que sceller sont sort soit sa véritable mort politique vu que la nature de la réalité politique a vraiment horreur du vide tel que son silence le crée. De même, il devait comprendre en interprétant de façon approfondie les menaces d’accusation qu’on est en train de formuler à son endroit qu’il s’agisse des plaintes déposées par Ti Sony pour exploitation de leur misère ou encore celles déposées pour mauvaise gestion des coopératives de crédits qu’il avait créées et qu’il avait confié la gestion à des proches de son parti Fanmi Lavalas. Tout ce que pèsent ces menaces sur Aristide c’est de lui dire de jouer les rôles qu’on lui avait attribués et s’il persiste à ne pas les jouer, il risque de se faire juger et se faire condamner.

En ce qui concerne le régime actuel, tous les membres du gouvernement savent qu’ils ont besoin de la présence active d’Aristide dans le pays afin d’avoir une autorité idéologique fiable et morale capable de les aider à calmer les tensions populaires vu les différentes manifestions qui commencent à prendre ampleur actuellement dans le pays. Ni le premier ministre Laurent Salvador Lamorthe, ni le président de la république Joseph Michel Martelly ne cherche ou ne souhaite véritablement juger l’ex-président par contre seulement quelques anciens ministres d’État de Jean-Claude Duvalier et quelques petits bourgeoies proches du pouvoir auraient voulu mettre des menottes aux mains d’Aristide. Tout au plus, si président Aristide refuse de rendre service à la stabilité du pays, les puissances étrangères ainsi que le régime en place peuvent le sacrifier bien qu’ils ne connaissent pas vraiment l’issue que pourrait prendre un tel sacrifice.

Pour le mouvement populaire, la réalité est presque pareil et certains doivent déjà penser à la mort politique d’Aristide puisque pour les leaders de la gauche politique du pays, une mort politique ou physique aiderait davantage au renouvellement et au leadership des fractions de l’opposition en ce sens qu’un Aristide mort politiquement ou physiquement permettrait une certaine unité politique autour d’un martyr politique et symbolique que l’ex-président deviendrait. Ainsi toute la notion du Symbolisme que représente l’ex-président prendrait forme dans le conscient et le subconscient populaire et permettant de fait un ralliement de toutes les forces de gauche.

On ne se questionne pas sur le grand travail de saint Paul sur la façon que ce dernier avait créée le mythe autour de Jésus décédé. Même ceux qui furent ces disciples avaient du mal à comprendre le travail de saint Paul lorsqu’il avait décidé de ressusciter Jésus pour le rendre éternellement présent aux côtés du peuple. Saint Paul et Saint Pierre savaient selon la vision de Saint Jean-Baptiste qu’un Jésus Mort était plus utile à la conscientisation des masses qu’un Jésus Vivant incapable de pousser le peuple à la révolte voilà pourquoi, le plan de livrer Jésus à mort que l’on nomme la Trahison de Juda était une véritable planification politique montée de toute pièce en vue d’aider le peuple à se libérer d’une présence de colons sur leur territoire  lesquels devenaient de plus en plus étouffant pour le peuple juif d’Israël.

Toujours dans la foulée des choses, si président Aristide croit qu’il est encore le seul homme politique le plus intelligent capable de se faire discret aux yeux et aux sus des puissances coloniales actifs et très présentes dans le pays tels que les services secrets de l’ONU et des États-Unis dont les membres du FBI sont actuellement en possession de plusieurs données sur les organisations et les cellules que Aristide avait demandé au jeunes militants membres de mettre en place dès son retour au pays, là encore il se trompe énormément car il n’est plus question de laisser naître dans le pays actuellement de révolution populaire telle que tout le monde le sait que Aristide est en train de préparer.

La fondation Clinton, l’ONU, l’administration de Barak Obama, les puissances coloniales comme la France, Le Canada pour ne citer que celles-là savent très bien ce que le président complote tout seul dans les coulisses de son parti et elles savent que l’ex-président est quelqu’un de malin et haineux de façon caractérielle alors, si le président Aristide croit pouvoir les échapper de regard, il se trompe amèrement pour cela, aucune d’entre elles n’hésitera à lui faire payer très chèrement son refus de collaborer à la stabilité du pays. Les hommes comme Bill Clinton, des Femmes comme Michaelle Jean, le Monseigneur Kébreau qui travaillent de concert avec un grand nombre d’institutions pour garantir des investissements dans le pays auraient aimer voir Aristide les supporter et les aider à créer des conditions de stabilité dans le pays pour provoquer le développement et le progrès du pays mais s’ils continuent de constater le refus de ce dernier dans les différents engagements qu’ils ont pris, alors, ce serait de gaité de cœur qu’ils le jetteront à la fausse aux lions.

En conclusion, qu’il s’agisse de l’histoire de la bible ou encore qu’il s’agisse de la réalité des enjeux politiques actuels en Haïti, qu’il s’agissent de mes reflexions personnelles et de mes analyses également, nous savons que l’exprésident Aristide devra très prochainement se prononcer d’une façon ou d,une autre pour rassurer le pays et les forces en présence et de ce fait, le statu quo ne sera pas toléré sinon il devra tôt ou tard envisager mort politique c’est-à-dire qu’on pourrait le juger ici ou ailleurs compte tenu les risques de débordement que cela pourrait engendrer, il n’a pas de grands alliés au sein du pouvoir de Martelly et non plus au niveau international. Il risque d’être seul au monde et puisqu’il n’aurait rien dit, le peuple aussi après un certain temps très rapproché devra l’oublier. On pourrait de part et d’autre récupérer son symbolisme afin de faire avancer le mouvement politique, social, économique et même sociétal du pays.

Hermann H Cebert

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