Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Regards sur la corruption – Montréal, ville viciée

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	La commission Caron, qui a pris fin en 1953, a permis à Jean Drapeau d’être élu maire de Montréal en 1954 (ci-dessus). On le voit ici en compagnie de René Lévesque, alors journaliste à Radio-Canada.</div>

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Photo : Archives Ville de Montréal

La commission Caron, qui a pris fin en 1953, a permis à Jean Drapeau d’être élu maire de Montréal en 1954 (ci-dessus). On le voit ici en compagnie de René Lévesque, alors journaliste à Radio-Canada.

Autres temps, mêmes moeurs, ou presque. Et aux maux persistants, les mêmes remèdes obstinés. D’abord des pressions publiques, relayées par les médias. Puis une commission d’enquête et des recommandations plus ou moins appliquées par la politique. Et finalement, tout recommence. La corruption fait de nouveau l’objet d’un examen ici, maintenant. Comme elle l’a été dans les années 1970 avec la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO). Comme elle le fut avec les enquêtes Taschereau (1905), Cannon (1909) et Coderre (1924-1925). Comme elle l’était avec la commission Caron (1950-1953).Le Devoir se trouve alors au centre de la mécanique contestataire. Du 28 novembre 1949 au 18 février 1950, le journal publie en feuilleton, à peu près quotidiennement, environ soixante articles de l’avocat Pacifique « Pax » Plante, sous le titre « Montréal sous le règne de la pègre ». L’ancien directeur adjoint de la police y défend sa réputation tout en étalant des détails juteux et croustillants sur la tolérance policière de la corruption à Montréal.Ce système se résume à « six règles de la protection ». Elles assurent que les maisons de jeu ou de prostitution sont prévenues avant les descentes (1), que la police n’arrête jamais les tenanciers (2), ne saisit pas le matériel (3), ne porte pas d’accusation (4), n’enquiquine pas les propriétaires des locaux loués (5) et ne ferme pas les lieux de débauche (6).« Dans cette “ comédie du cadenas ” que raconte Plante à ses lecteurs à la fois scandalisés et amusés, les stratagèmes les plus farfelus avaient cours : cadenas posés sur des portes d’armoires ou de toilettes, sur une seule des diverses issues d’un immeuble, sur des subdivisions fictives construites à la hâte, etc., pendant que les activités illégales continuaient tout à côté », note l’historien Mathieu Lapointe, dans sa thèse de doctorat sur les campagnes de moralité publique à Montréal des années 1940 à 1954. « Le comble étant que les policiers étaient tenus de vérifier chaque jour que ces cadenas inutiles restaient bien en place. »La thèse déposée à l’Université York de Toronto en décembre 2010 examine en profondeur la campagne qui a finalement conduit au pouvoir Jean Drapeau, maire omnipotent resté aux commandes pendant les trois décennies suivantes (1954-1957, 1960-1986). « Cette période charnière appartient à la légende de Montréal et au grand récit de sa modernisation, voire celui de la province », résume M. Lapointe, qui est maintenant chercheur à l’Université McGill et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. « Cette histoire fascine les Montréalais et les Québécois depuis longtemps, ajoute-t-il. Dans l’imaginaire québécois, c’est une sorte de roman policier montréalais, une histoire de policiers et de criminels, de demi-monde scandalisant les petits-bourgeois conservateurs de l’après-guerre, mais aussi de “ lutte juste ” contre l’influence de la pègre en politique. » Il décrit aussi un lieu de mémoire, ou, en tout cas, un passage obligé de l’histoire du Québec. Montréal, ville ouverteLa réputation sulfureuse de la Las Vegas du Nord traîne depuis deux siècles. Les campagnes récurrentes pour « nettoyer » la « ville ouverte » ont connu un premier point d’orgue avec l’enquête Coderre de 1924-1925, sans toutefois mener à des réformes majeures. Le second point culminant a par contre réussi après les recommandations du juge François Caron.Cette enquête cristallise l’époque comme la commission Charbonneau pourrait bien fixer la nôtre. La tenue des travaux s’échelonne de septembre 1950 à avril 1953, les contestations juridiques et des difficultés politiques ayant forcé plusieurs interruptions et le recours au financement populaire des travaux, qui coûteront la somme exorbitante pour l’époque de 500 000 $. Au total, au cours de 373 séances, la commission jugera 63 accusés et entendra 373 témoins.Plusieurs interprétations tentent d’en faire une histoire de gangsters (c’était la thèse des téléromans historiques Montréal, ville ouverte de Lise Payette et Montréal, P.Q. de Victor-Lévy Beaulieu), un chapitre de la répression de la prostitution, une lutte moraliste et catholique, voire une simple affaire d’ambition politique hypocrite.L’étude savante de M. Lapointe, intitulée Le comité de moralité publique. L’enquête Caron et les campagnes de moralité publique à Montréal, 1940-1954, se distingue en s’intéressant à la « régulation morale » en particulier et à l’histoire des idéologies au Québec en général. Le travail met l’accent sur l’identité et le discours des réformateurs positionnés dans leurs contextes culturel, religieux et politique à l’échelle locale, nationale et internationale.Il replace par exemple les changements québécois dans le moralisme comme phénomène courant en Amérique du Nord et dans le monde occidental, après les bouleversements de la Deuxième Guerre mondiale. Aux États-Unis, l’enquête sénatoriale Kefauver sur le crime organisé (1950-1951) amorce ses travaux quelques mois avant la commission Caron. Les débats sont télévisés et les Américains voient défiler des patrons mafieux.« La moralité est au centre des préoccupations de la première moitié du XXe siècle, explique le docteur Lapointe en entrevue. La police et le comité exécutif sont accusés de tolérer la prostitution, le jeu, les “ vices commercialisés ”, comme on disait. Les réformateurs mettent l’accent sur les problèmes de moralité publique pour montrer que quelque chose cloche dans l’administration. C’est un symptôme. »Ce problème a muté maintenant que l’État a la mainmise sur le jeu… Les problèmes de corruption traités par la commission Charbonneau n’ont rien à voir avec la moralité publique et tout à voir avec la moralité de la fonction publique. « À cet égard, nos problèmes actuels se rapprochent plus de ceux des années 1970 et des problèmes du début du XXe siècle, note l’historien. La commission Cannon de 1909 traitait déjà du patronage en matière de travaux de voirie. » Plus c’est pareil…Les parallèles abondent tout de même entre ce temps et le nôtre. La commission Caron, dont la création est également stimulée par les enquêtes journalistiques, devient aussi un grand spectacle public et médiatique. Les avocats, dont Pax Plante et Jean Drapeau, multiplient les déclarations fracassantes. Les journaux les relaient et publient régulièrement les extraits des audiences ainsi transformées en feuilleton, un peu comme RDI et LCN présentent les travaux de la nouvelle commission à la manière d’un soap politique.Un autre lien concerne la réticence du politique à mettre en place la commission. « Il a fallu six ans pour obtenir l’enquête Caron, dit l’historien. La maintenir en vie a nécessité trois autres années d’effort. Le dépôt du rapport du juge survient une décennie après les premières demandes d’enquête. Les réformateurs ont attendu longtemps. »Surtout, tout semble toujours à recommencer. L’histoire hoquette et l’historien le reconnaît. « C’est un peu désolant. [Le directeur du Devoir] Gérard Filion le disait déjà à l’époque : il semble que tous les vingt ans ça prenne un bon nettoyage avec une enquête pour comprendre les rouages du système de corruption. C’est un phénomène cyclique parce que, chaque fois qu’on transforme les modes de contrôle, les profiteurs du système se réorganisent et finissent par trouver des failles, soit dans l’administration municipale, soit chez les politiciens. […] C’est un problème de moralité. » Et puis après ?Le rapport Caron est déposé trois semaines avant les élections de 1954. Il condamne pour inconduite une vingtaine d’officiers de police (sur trois fois plus d’accusés), dont les deux directeurs du service, jugés responsables du système de tolérance amplifié par la Deuxième Guerre mondiale. Plusieurs élus, dont certains membres du comité exécutif, sont également épinglés sans que cette instance puisse être incriminée, le Service de police étant réputé autonome.Et puis après ? M. Lapointe lie la formation de la commission à l’émergence d’un enjeu civique (la moralité publique) dans un contexte de déficit démocratique. Son étude montre bien que, si l’enquête judiciaire est la création du blocage et du refus des autorités à rendre des comptes à ce sujet, le changement subséquent « résultait, lui, d’une impuissance du judiciaire à régler la question, même si la caution de ce dernier a été déterminante ».Une fois élu et réélu et encore réélu, Jean Drapeau, coresponsable du grand nettoyage, va incarner « un pouvoir paternaliste et inébranlable, vaguement mégalomane et insensible aux questions sociales, ainsi qu’un effet pervers d’un développement urbain moderniste axé sur les “ grands projets ” (Expo 67, Jeux olympiques, etc.) et l’automobile », comme le rappelle l’historien, dont une version remaniée de la thèse paraîtra chez Boréal à l’automne 2013. La persistance du crime organisé dans les années 1970 illustrée par les travaux de la CECO prouvait, au mieux, l’hypocrisie du personnage, au pire, la réalité structurelle de la criminalité dans ce pays où se rejoue le drame une nouvelle fois…

 http://www.ledevoir.com/politique/montreal/368818/regards-sur-la-corruption-montreal-ville-viciee

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Les Ennemis d’Haïti: Des Mercennaires aux soldes de la République Dominicaine


Le philosophe éveillé

J’exprime Dieu

La République Dominicaine n’a jamais été un un véritable allié pour le développement et le progrès de Haïti et de l’autre côté, les dirigeants haitiens n’ont jamais accordé une attention particulière et soutenue aux menaces que représente la République dominicaine pour les intérêts majeurs de Haïti.

D’un côté les dominicains ont toujours géré mal l’idée d’avoir été notre colonie bien qu’il n’ait jamais été question puisque Haïti a toujours considéré la République Dominicaine comme faisant partie de l’Île d’hispagnola et donc faisant partie de la République d’Haïti.

Les dominicains ont développé au fil des ans un sentiment d’infériorité qui les culpabilise et d’extérioriser d’une part une haine vicérale contre les haitiens et plus particulièrement contre les intérêts majeurs du pays; et d’autre part, vu la colère contenue contre le peuple haitien, la violence de leur haine les avait poussé à perpétrer contre les haitiens les barbaries de trujillo connu sous le nom de la Matanza de los Haitianos.

Les dominicains, par leur gouvernement, dont Trujillo et Balaguel ont mené des luttes sans merci contre la stabilité, le développement et le progrès de Haïti à la fois à travers des politiciens haitiens, les bourgeois haitiens et surtout par des mercennaires dominicains et internationaux qui viennent assassiner impunément des haitiens en vue de créer des conditions propices à l’instabilité et au chaos dans le pays.

Réfléchissant sur l’assassinat de l’homme d’affaire Jules Moscoso à Léogâne dernièrement, je me suis mis à replacer les éléments sur l’échiquier politique et économique d’Haïti et, en mettant en relief les causes profondes et les intérêts en question par rapport au clan de Clifford J Brandt, impliqué dans le kidnapping des jeunes Moscoso, je me suis rendu compte avec l’aide de quelques informations recueillies par-ci et par-là, plusiseurs membres de ce gang de bandits sauf bien sûr ceux du clan de martelly soit les Bandits légal, sont soit en prison, soit dans le marquis et suivis et enquêtés par des agents de la CIA et du FBI.

Évidemment, ce constat me permettait de sortir sous certaines réserves l’implication des brandt dans l’assassinat de cet homme d’affaire dont les parentés avaient été victimes de kidnapping. Il s’en suit de trouver un groupe qui aurait des intérêts plus importants que ceux des clans de petits bourgeois ou de la classe possédante dans le pays.

Je me suis souvenu d’un commentaire qu’une personne m’avait fait concernant les causes de violence en Haïti, cette personne qui me connaissait mais que j’ignorais, m’avait fait savoir, suite à l’une de mes interventions publiques extrêmement médiatisée, en date du 4 août 1991: « les autorités dominicaines ont de gros intérêts en Haïti, elles ne ménageront rien pour les défendre, quitte à utiliser la force et la violence subtiles sur de longues périodes ».

Cette personne qui me paraissait un peu dominicain mais parlant un créole presque parfait sauf une certaine lourdeur de sa langue pour dire Haïti ne m’était jamais revenu à l’esprit jusqu’à ce que je commence à me rendre compte que certaine personne rencontrée apparemment par hasard dans ma vie d’activiste politique me livraient certains messages qui avaient des liens directs avec mes actions politiques.

Certaines personnes et certains intérêts me suivaient et m’observaient et qu’en réalité certaines puissances intérieures et extérieures m’avaient dans leur point de mire. Tout ceci pour expliquer et confirmer les origines des liens que je suis en train d’établir entre le climat de violence actuellement et voire depuis toujours et les intérêts dominicains en Haïti.

En 1991, durant le premier mandat de Jean-Bertrand Aristide, le gourvernement dominicain a détourné l’attention du régime lavalas pendant un très longue période avec le renvoi massif des réfugiés dominicains dit haitiens et cela a paralysé tous les efforts du régime lavalas. On se souvient des gestes et des discours d’Aristide sur ce phénomène de destabilisation intérieure du pays.

Avec l’arrivée de Joseph Michel Martelly, nous avons un autre mouvement de destabilisation venu également de la république, avec les révélation de la journaliste d’enquête Nuria Peria qui, déballe certes des informations vraies sur le financement occulte des partis politiques et des candidats dont Madame Myrlande Manigat et du Chef de l’État de Haïti sans que les services secrets dominicains et de la présidence dominicaine interviennent pour cacher l’affaire et empêcher de crise diplomatique entre Haïti et la République Dominicaine.

Si les dominicains étaient véritablement inquiets par rapport à la stabilité en Haïti dont le président était déjà pris dans une affaire de double nationalité leurs gouvernement aurait tout fait pour éviter la publication de la journaliste d’enquête mais telle ne fut pas l’attitude et la stratégie des autorités dominicaines.

Les Gouvernements dominicains qui se sont succédés depuis Trujillo ont toujours mis des sommes collossales pour destabiliser Haïti et certains parlent même d’un fonds destinés à la destabilisation de Haïti qui permettent aux politiciens dominicains de s’enrichir sans rien craindre de la justice dominicaine car la destabilisation d’Haïti fait partie des intérêts stratégiques de tout gouvernement dominicain.

Cependant, en Haïti il n’y a jamais eu de telles politiques puisque les différents gouvernements de Haïti n’ont jamais pretté d’attention particulière voire placer les relations étrangères avec la dominicanie comme intérêts stratégiques du pays. Il n’existe aucune donnée secrète sur la république dominicaine et aucun fonds n’est dédié à l’espionnage politique, industriel et scientifique sur la République Dominicaine pourtant, les dominicains disposent d’informations privilégiées sur l’ensemble des acteurs politiques, culturels et économiques et financiers en Haïti.

La république Dominicaine a de grands intérêts économiques en Haiti et de ce point de vue on a qu’à penser à la balance commerciale entre les deux pays pour constater que Haîti importe actuellement presque tous ses biens de consommation et en particulier des biens de premièere nécessité de la République dominicaine ce qui constitue des emplois pour les dominicains dans les domaines comme l’agriculture, l’industrie de la transformation et des manufactures sans oublier le nombre croissant d’étudiants haitiens qui vont faire leurs études en république dominicaine ce qui cosntitue d’énormes manques à gagner pour Haiti.

Durant l’embargo contre haiti, les exportations dominicaines ont explosées vers haiti permettant à Saint-Domingue de bénéficier des excédents de devises provenant de Haiti. Bref, toute période d’instabilité en Haiti profite d’abord et avant tout à la République Dominicaine voilà pourquoi il faudra admettre que le principal responsable de la violence actuelle et depuis toujours dans le pays c’est la république dominicaine.

La République dominicaine a moins de sites touristique que Haiti, de même ce pays n’a pas non plus de grands sites historiques capables d’épater le monde sans compter les plages de la républiques dominicaines sont plutôt artificiels que naturels.

Ce qui signifie, toujours avec les peurs qui les animent, les dominicains croient que le développement du Tourisme en Haiti peut nuire à leur industrie touristique.

Quelqu’un m’a déjà rapporté que les dominicains incluaient dans leur carte de charmes touristiques la Citadelle la Ferrière comme faisant partie de leur forfait tout en un. On peut comprendre que le retour de Haiti comme destination touristique vient ranimer chez les dominicains les peurs de voir Haiti se prospérer et  se développer.

Je serais curieux de savoir le nombre de dominicains haitiens qui vivent actuellement en haiti, plus particulièrement le nombre de politiciens haitiens qui se sont rendus en république dominicaine dans les six derniers mois et constater les personnes ressources qui les ont accompagné.

Je suis sûr que le gouvernement enquêtera sur le va-et-vient de plusieurs personnalités haitiennes comme par exemple des sénateurs, des anciens magistrats de villes, de politiciens et députés actifs qui ont des laisser passer à l’enbassade dominicaine de pétion-ville et qui reçoivent des fonds en provenance d’ambassadeurs et de consuls dominicains.

Partout dans le pays, des assassins dominicains et haitiens qui reçoivent de l’argent des services secrets dominicains procèdent à l’exécution de personnalités politiques, intellectuelles et économiques et financiers dans le pays en vue de maintenir le pays dans une instabilité permanente voire chaotique permettant à la République Dominicaine de garder ses avances sur Haiti.

Enfin j’espère que les membre du gouvernement, les vrais politiciens nationalistes, les journalistes et les responsables des organisations de la société civile examinent ce texte et les autres parties qui vont suivre pour mieux comprendre et diriger ce pays. Ils profiteront pour analyser les faits et les gestes de certains politiciens dans certains dossier puis établir des liens entre ces individus et les intérêts dominicains dans le pays.

Avant même de laisser sortir ou de maintenir un scandale, il faut avoir un peu de recul et chercher toujours à établir des liens de causalités existantes afin de ne pas travailler au profit des intérêts plus complexes que ceux qui apparaissent à la surface en générale. La rencontre au bureau des Nations-Unies du président Dominicain avec le Premier Ministre Laurent Lamothe en présence du Secrétaire Général Ban ki Moon ne vous dit, vous ne saisissez par encore les relations entre Haiti et la République Dominicaine.

À suivre……

Hermann H Cebert

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Haïti-Duvalier : Nouveau rendez-vous à la cour d’appel le 31 janvier

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P-au-P, 25 janv. 2013 [AlterPresse] —- Le dossier de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier a été reporté à la huitaine, soit pour le jeudi 31 janvier, en raison de la mort du juge de la cour d’appel Enock Voltaire, qui a succombé d’une maladie, a appris AlterPresse.

Absent de la séance, mais représenté par sa batterie d’avocats, l’ex-tyran fait l’objet de plus d’une vingtaine de plaintes notamment pour crimes contre l’humanité.

Reynold George réitère que son client Jean Claude Duvalier s’est montré un véritable « démocrate », parce qu’il s’est présenté aux séances d’audition, contrairement à d’autres personnes qui font le marronnage, faisant référence à l’ex-président jean Bertrand Aristide, qui a été auditionné dans sa résidence à Tabarre (périphérie nord-est). Mais Duvalier n’attendra pas sagement que les mailles de la justice se resserre autour de lui.

« Ce mercredi 23 janvier 2013, un arrêt de la de la cour a été déposé au greffe de la cour de cassation, faisant mention que l’on ne peut pas entendre Jean Claude Duvalier pour crime, parce que la cour de cassation a déjà tranché en sa faveur sur ce point », affirme Reynold George.

Prétextant que les incidents datent de plusieurs années, en conséquence les victimes ne pourront pas obtenir de certificats médicaux, des témoins, des procès verbaux de constats, Reynold Georges ajoute qu’il faudra « des faits palpables et non des commérages ».

« Les gens ont peur que Jean Claude Duvalier se rende aux élections », s’est encore enhardi l’avocat à la voix tonitruante.

Depuis quelques mois, tous les biens de Duvalier lui ont été restitués, des fonds de pensions lui ont été accordé, même un passeport diplomatique lui a été octroyé.

« C’est un manque de respect pour la justice et pour la population en tant que telle. Cela fait deux années qu’il se pavane dans le pays sans inquiétudes, ce démontre que la justice est piétinée », s’inquiète Danielle Magloire du Collectif contre l’impunité, présente à la cour d’appel. Elle était en compagnie de Marie Yolène Gilles du Réseau national de défense des droits humains (RnddH).

Connaissant l’état de la justice dans le pays, Danielle Magloire se dit déterminée à mener la bataille, en épuisant tous les recours prévus par la loi, voire même le recours international, tant que les victimes n’auront pas trouvé justice. [jep kft gp apr 25/01/2013 10 :55]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13996

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Remaniement Ministériel du Gouvernement Martelly-Lamothe:Le Poisson est pourri par la Tête

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Le couple Martelly/Lamothe tente de changer de cap : Les ministres de l’intérieur, de la culture, de la communication et des haïtiens vivant à l’étranger écartés

Le journaliste Guyler Delva a également perdu son poste de Secrétaire d’Etat à la communication dans cette tentative de sauvetage d’un pouvoir faisant du surplace et en difficulté sur des dossiers cruciaux représentant de véritables bombes à retardement

Publié le mardi 22 janvier 2013

Un remaniement ministériel très attendu ces derniers jours a été finalement annoncé mardi soir à Port-au-Prince par le Premier ministre Laurent Lamothe, marquant notamment le départ des ministres Ronsard St-Cyr (intérieur), Mario Dupuy (culture), Ady Jean Gardy (communication) et Daniel Supplice (haïtiens vivant à l’étranger), un intellectuel ayant pourtant pris une part active à la campagne électorale de l’ancien chanteur Michel Martelly dit « Sweet Micky », au pouvoir depuis près de deux ans.

Le Secrétaire d’Etat à la communication, le journaliste Guyler Delva, ardent défenseur du régime, a également fait les frais de ce replâtrage d’un gouvernement qui bat de l’aile et fait face à un cumul croissant de revendications sociales insatisfaites et à des critiques de plus en dures de l’opposition tendant vers la contestation de la légitimité même du chef de l’Etat.

Selon un arrêté du Premier ministre approuvé par le Président Martelly, qui s’est envolé dans la journée pour les Etats-Unis et le Chili, sept nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement dont la plupart des principaux portefeuilles n’ont toutefois pas changé de titulaires. Tel est le cas des ministères des finances, de la coopération externe, de la justice, du tourisme, des travaux publics ou encore des affaires étrangères

Dans la recomposition de l’équipe au pouvoir devenue officielle au terme d’une formidable guerre de rumeurs sur les portables et les réseaux sociaux, on retrouve l’ancien major des Forces Armées d’Haïti David Bazile au poste de ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales où il remplace Ronsard St-Cyr.

Issu du cercle des amis politiques de Michel Martelly, M. Bazile était jusque là le coordonnateur de la Commission nationale de lutte contre la drogue (CONALD).

Au ministère des affaires sociales et du travail, l’ancien directeur de l’OFATMA, Charles Jean-Jacques, succède à Josefa Raymond Gauthier.

Les anciennes directrices générales du ministère du tourisme, Josette Darguste, et de l’Office des postes d’Haïti, Régine Godefroy, arrivent à la tête des ministères de la culture et de la communication en remplacement respectivement de Mario Dupuy et d’Ady Jean Gardy remerciés.

Préférée à Daniel Supplice, madame Bernice Fidélia devient la nouvelle patronne du ministère des haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE).

Pour sa part, Magalie Racine, une proche collaboratrice de l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, hérite du portefeuille de la jeunesse, des sports et de l’action civique qu’occupait René Jean Roosvelt.

En revanche, Ralph Théano, dont la tête est réclamée par des Députés de l’opposition qu’il a qualifiés « d’enfants monoparentaux, de kamikaze et d’oranges pourries » pour avoir chahuté le Premier ministre au Parlement, est maintenu au poste de ministre chargé des relations avec le Parlement. spp/Radio Kiskeya

Voici la nouvelle composition du cabinet ministériel à l’issue du remaniement du gouvernement Martelly/Lamothe, le deuxième du gouvernement Martelly/Lamothe en fonction depuis mai 2012 :

Le citoyen Laurent Salvador LAMOTHE est nommé Ministre de la Planification et de la Coopération Externe ;

Le citoyen David BAZILE est nommé Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales ;

Le citoyen Pierre-Richard CASIMIR est nommé Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes ;

Le citoyen Jean Renel SANON est nommé Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique ;

La citoyenne Marie-Carmelle JEAN-MARIE est nommée Ministre de l’Economie et des Finances ;

Le citoyen Thomas JACQUES est nommé Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural ;

Le citoyen Jacques ROUSSEAU est nommé Ministre des Travaux Publics, Transports, Energie et Communications ;

Le citoyen Wilson LALEAU est nommé Ministre du Commerce et de l’Industrie ;

La citoyenne Stéphanie BALMIR VILLEDROUIN est nommée Ministre du Tourisme ;

Le citoyen Vanneur PIERRE est nommé Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle ;

La citoyenne Florence DUPERVAL GUILLAUME est nommée Ministre de la Santé Publique et de la Population ;

Le citoyen Charles JEAN-JACQUES est nommée Ministre des Affaires Sociales et du Travail ;

La citoyenne Josette DARGUSTE est nommée Ministre de la Culture ;

La citoyenne Régine GODEFROY est nommée Ministre de la Communication ;

La citoyenne Yannick MEZILE est nommée Ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes ;

Le citoyen Jean Rodolphe JOAZILE est nommé Ministre de la Défense ;

La citoyenne Magalie RACINE est nommée Ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique ;

Le citoyen Jean François THOMAS est nommé Ministre de l’Environnement ;

La citoyenne Bernice FIDELIA est nommée Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger ;

Le citoyen Ralph Ricardo THEANO est nommé Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Chargé des Relations avec le Parlement ;

La citoyenne Marie Carmelle Rose Anne AUGUSTE est nommée Ministre Déléguée auprès du Premier Ministre, Chargée des droits de l’homme et de la Lutte Contre la Pauvreté Extrême ;

La citoyenne Marie Mimose FELIX est nommée Ministre Déléguée auprès du Premier ministre, Chargée de la promotion de la Paysannerie ;

Le citoyen René JEAN-JUMEAU, est nommé Ministre Délégué auprès du Premier ministre, Chargé de la Sécurité Energétique.

Article 2.- Le citoyen Réginald DELVA est nommé Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique ;

Le citoyen Philippe CINEAS est nommé Secrétaire d’Etat aux Travaux Publics et Transports ;

Le citoyen Fresnel DORCIN est nommé Secrétaire à la Production Végétale ;

Le citoyen Michel CHANCY est nommé Secrétaire d’Etat à la Production Animale ;

Le citoyen d’Etat Vernet JOSEPH est nommé Secrétaire d’Etat à la Relance Agricole ;

Le citoyen Ronald DECEMBRE est nommé Secrétaire d’Etat à la Réforme Fiscale ;

Le citoyen Oswald THIMOLEON est nommé Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation ;

La citoyenne Marina GOURGUES est nommée Secrétaire d’Etat à la Formation Professionnelle ;

Le citoyen Gérald ORIOL est nommé Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées ;

Le citoyen Robert LABROUSSE est nommé Secrétaire d’Etat à la Coopération Externe

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Pwodiksyon, Sekirite, Gouvènen ak Demokrasi (dezyèm pati)

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Nan dènye atik sou edikasyon demokratik la mwen te pale de twa gwo fonksyon ak twa gwo wòl nou jwenn nan nenpòt ki sosyete. Se te Fonksyon Pwodiksyon, Fonksyon Sekirite ansanm ak Fonksyon Gouvènen an. Selon twa gwo fonksyon sa yo chak moun k ap viv nan yon sosyete gen wòl pa yo e yo chak gen posibilite pou devlope talan yo kòm sa dwa.

Wòl sa yo ak fonksyon sa yo pèmèt yon peyi pwoteje tèt li pou l pa depann de okenn lòt peyi sitou si chak wòl sa yo ranpli nan bon jan kòdinasyon selon bezwen ak pwojè yon sosyete genyen.

Li enpòtan pou tout moun k ap fè politik tankou, tout lòt sitwayen k ap viv nan yon sosyete konnen byen enpòtans ak reyalite twa gwo wòl ak fonksyon sa yo. Men tou, sila yo k ap reflechi kouman yo dwe pèmèt yon peyi e yon sosyete evolye gen responsabilite pou yo byen konnen chak gwoup moun e ki kalte moun ki fè pati wòl ak fonksyon sa yo paske sa pèmèt yo konprann epitou esplike si sosyete sa a oubyen peyi ki konsènen an ap mache byen.

Gen anpil save ak filozòf ki di twa wòl ak fonksyon sa yo nou rele Fonksyon Sekirite, Wòl ak Fonksyon Pwodiksyon, Wòl ak Fonksyon Gouvènen yo se baz ak fondasyon tout ideyoloji, se baz ak fondasyon tout sòt Filozofi Politik, se baz ak fondasyon tout filozofi ekonomik, se baz ak fondasyon tout filozofi Sosyal ak kiltirèl.

Konsa, moun k ap panse devlopman ak pwogrè yon sosyete ak yon peyi, lè l pran san l pou l obsève, pou l analize epitou pou l konstate ki kalte moun ki twouve yo nan yon gwoup ou di mwens nan yon wòl ak yon fonksyon kèlkonk, pansè sa yo kab di klè, kou dlo kòk, si se yon sosyete ki jis, si se yon sosyete egalego oubyen tou si se yon sosyete k ap vanse sou chimen pwogrè oubyen k ap fè bak.

Oswa tou, pansè sa yo ka di tou si se yon sosyete ki sou ray demokrasi oubyen ki anba diktati. Paske se sou fason moun nan sosyete sa yo met tèt yo ansanm oubyen se nan fason moun sa yo degrennen anndan yon sosyete sitou ki kalte moun ki twouve yo nan yon kalte wòl ak fonksyon ki pèmèt pansè sa yo di san grate tèt ki kalte peyi ou genyen.

Kite m pran kèk egzanp pou m ka fè nou konprann enpòtans pou nou konnen gwo wòl ak gwo fonksyon sa yo genyen pou byen konprann direksyon yon peyi ap pran. Sa vle di, an n eseye wè si gen pwogrè an Ayiti oubyen si nanpwen pwogrè an Ayiti; si gen demokrasi oubyen si pa gen demokrasi an Ayiti; Si gen libète, si pa gen libète; Si tout moun egalego an Ayiti.

Lè n pran twa Wòl ak twa Fonksyon sa yo tankou Fonksyon Sekirite nou te pale a, Fonksyon Pwodiksyon an ansanm ak Fonksyon Gouvènen an pa egzanp, nou ka jis poze kèk kesyon e, chak moun ka bay pwòp repons pa yo annatandan mwen tonbe sou analiz pa m yo, n ap rive wè epitou konprann ki kalte sosyete e nan ki kalte peyi n ap viv an Ayiti. Men kèk egzanp de kesyon pou n koumanse poze :

Ki moun ki vin plis polisye nan peyi a? Èske se plis moun rich oubyen moun pòv ki fè polisye? Ki moun ki fè agrikilti nan peyi a? Ki moun ki se Pwopriyetè izin ak faktori nan peyi a? Ki moun ki se avoka, doktè, pwofesè, enjenyè elatrye nan peyi a?

Ki moun ki gen anpil tè nan peyi a? Ki moun ki ka plis vwayaje nan peyi etranje nan peyi a? Ki moun ki ka bati bèl kay yo nan peyi a? Ki moun ki ka achte bèl machin nèf nan peyi a? Ki moun ki se mèt ak pwopriyetè bank ak konpayi nan peyi a?

 Nou ka fouye plis toujou ak kèk lòt kesyon tankou :

Kouman moun k ap travay late yo finanse pwodiksyon agrikòl nan peyi a? Ki kalte zouti moun k ap fè agrikilti yo itilize pou yo plante, awoze, rekòlte late yo plante yo? Ki kalte finansman moun k ap fè elvay bèt nan peyi a jwenn e ki ankadreman yo jwenn?

Èske gen anpil transfòmasyon pwodywi agrikòl nan peyi a epitou ki estrikti ak enfrastrikti moun k ap fè transfòmasyon sa yo genyen pou kontinye aktivite sa yo? Pwodywi moun itilize oubyen manje nan peyi a èske se nan peyi a yo fè yo oubyen se aletranje yo sòti? Rad n ap mete yo, soulye nou mete yo ansanm ak tout lòt byen ak aparèy nou gen lakay nou yo ki kote yo sòti, nan peyi a oubyen aletranje?

Jis nou fin poze kèk kesyon sa yo, nou ka konkprann ki kalte sosyete peyi ayiti ye. Se konsa, si n ta pran chak gwoup moun sa yo ki twouve yo nan yon kalte fonksyon pami twa gwo fonksyon nou te lonje dwèt sou yo a, epi si n ta konsidere kouman chak moun sa yo ap viv dapre sa aktivite y ap fè a rapòte yo kòm lajan pou yo viv, nou ta ka remake ki pòsyon moun nan sosyete a k ap byen viv sou metye yo tou kòm sila yo k ap mal viv ak kantite lajan yo fè ak metye yo a.

Yon lòt kote, lè n konsidere yon lòt pòsyon kesyon pami sila yo nou te poze yo epitou selon kèk repons nou rive jwenn pou yo, nou ta ka rann nou kont tou ki jan de moun ki ta ka bezwen pou leta ak tout lòt enstitisyon sosyal ede kenbe eskanp figi yo pliske aktivite y ap fè a pèmèt oubyen pa pèmèt yo viv nan diyite moun tout bon.

Nan yon sosyete tout moun ta dwe gen dwa pou l viv tankou moun menm jan ak nenpòt ki kalte lòt moun moun pliske pa gen okenn diferans ant yon moun ak yon lòt: tout moun bezwen manje pou yo manje;

tout moun bezwen yon kay ki gen kouran vennkat sou vennkat, dlo vennkat sou vennkat pou l bwè, pou l benyen, bon jan mèb, radyo, televizyon, ak tout lòt aparèy modèn pou l enfòme tèt li menm jan ak bon jan telefòn pou l pale ak fanmi l ansanm ak zanmi l, tande mizik li renmen, men tou li bezwen bon jan kay pou l rete e pou l dòmi;

tout moun bezwen sekirite lè l lakay li pou zenglendou, kidnapè, vòlò ak kadejakè pa vin fè dappiyanp sou li ak sou byen l genyen, tout moun bezwen sekirite pou pwoteje byen l ak lajan l genyen lakay li, nan bank li mete lajan l ansanm ak lajan li genyen nan biznis ak kòmès li;

tout moun gen dwa pou yo jwenn sèvis swen ak sante pou li menm ak fanmi l; tout moun gen dwa pou yo repoze yo epitou tout moun gen dwa pou yo pran konje ak vakans pou yo pwofiti bèl lanmè, bèl frechè, bèl chalè sitou se yon seri de bagay ke lanati mete la gratis ti cheri elatrye.

Men lè nou kanpe gade pami tout moun ki viwonnen n yo, konbyen nan nou ki gen dwa ak bagay sa yo? Èske tout moun gen menm dwa anndan sosyete peyi Ayiti? Èske tout moun gen ase lajan ak mwayen pou l al kote l vle e lè lide l di l?

Ki kalte moun ki ret nan yon bon kay e ki p ap viv nan labou ak kras? Kouman fè gen yon pòsyon moun ki jwenn e yon lòt pòsyon ki pa jwenn? Moun ki jwenn yo ki sa ki fè pou yo jwenn otan?

Ki kantite lajan yon agrikiltè fè chak mwa pou l viv? Ki kantite lajan yon ouvrye, yon travayè k ap travay nan izin touche e ki sa l ka fè selon bezwen pa l ak bezwen fanmi l ak lajan l touche chak semenn, oswa chak kenzenn osinon tou chak mwa?

Konbyen lajan yon anplwaye leta touche e ki sa l ka fè ak lajan sa a? Ki valè lajan yon mèt izin ak faktori touche? Ki diferans ki genyen ant yon moun k ap deboure twou rego ak yon lòt moun k ap travay nan yon biwo?

Ant yon peyizan ak yon patwon izin, kiyès ki pi entelijan? Yon moun nwè ak yon moun blan oubyen yon moun milat kiyès nan twa gwoup moun sa yo ki pi moun pase yon lòt?

Kòm nou ka konprann li, si m t ap pran tan m pou m poze kesyon, mwen pa t ap janm fini poze kesyon e tèlman gen kesyon mwen te kab pa janm jwenn yon ti rès tan pou m ta menm eseye reponn voum kesyon sa yo. Men si tout moun nan yon peyi ap chache kesyon pou yo poze tèt yo ak sosyete y ap viv ladan l lan, nou t ap rive jwenn plis repons ansanm.

Men tou, plis ta gen plis moun k ap chache poze kesyon. Se plis nou ta jwenn solisyon pou kesyon sa yo. Kon sa plis solisyon ta bare lawout bay kesyon ak pwoblèm yo. Se sa m swete chak ayisyen fè pou pèmèt ayiti jwenn plis solisyon douvan makòn kesyon ki tere ayiti nan bafon soudevlopman ak lamizè.

Jacques-Vhentryx-Héylradph Shofzblikgmwan Jean-Louis

pour Hermann H Cebert

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Diriger un pays au rythme de Fè Wana mache (Première de deux parties)

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Fè Wana mache [1] de Mossanto, remixée par DJ Tony Mix, est la chanson qui fait courir tout Port-au-Prince depuis l’été 2012. Les chauffeurs de Tap Tap en raffolent. L’air est fredonné par les « bredjenn », ces jeunes à la mode vestimentaire américaine et branchés sur l’actualité. Quant au texte, il est débité d’une voix mono-corde et à demi-mots. Comme cela arrive souvent, la popularité de cette chanson s’est accrue depuis que le commissaire du gouvernement Gérald Norgaisse l’a interdite, fin octobre 2012.

Septième commissaire de gouvernement en 16 mois, Gérald Norgaisse a été révoqué moins de trois mois après son installation. Officiellement on lui reproche la libération de cinq étudiants arrêtés illégalement parce qu’ils protestaient contre l’assassinat d’un de leurs camarades par un policier. L’ordre est venu d’en haut. L’équipe au pouvoir veut faire marcher Haïti. Elle a donc décidé de sévir. Contre Norgaisse ou pour Fè Wana mache ? On ne saurait répondre avec certitude. Toujours est-il que Fè Wana mache caracole en tête des hits dans toutes les boîtes de nuit. En réalité les deux vérités du pouvoir et de Fè Wana mache se sont affrontées comme l’ange et Jacob. Elles se sont combattues avec ambigüité et fugacité pour enfin se fondre et s’absorber. Fè Wana mache disparaît et ressurgit comme dans la basse qui sous-tend le Rap-Bòday .

La mise à l’index de Fè Wana mache a eu l’effet inverse de celui recherché. La chanson continue de séduire et d’être répercutée dans tous les coins du pays. Le public est entrainé dans une folle euphorie par cette chanson grivoise et sans valeur artistique, comme il l’avait été avec Fam’m kolokent ou Rantre an dedan de Coupe Cloue dans les années 1980. Deux rondes enfantines par rapport à la pornographie déchainée de Fè Wana mache, surtout la version officielle Dj Sonlove Mix. Un érotisme de pacotille à mille lieux des préoccupations de 80% de la population qui vit avec moins de deux dollars par jour et dont une large tranche vit en milieu rural. Toutefois, dans la diaspora et le monde entier, des milliers d’internautes la téléchargent et l’écoutent en riant aux éclats. Dans l’esprit des jeunes, qui y voient une satire politique, l’équipe au pouvoir veut faire marcher le pays comme Wana. Alors la question se pose : Wana, c’est qui ou c’est quoi au juste ?

Fè Wana mache est une chanson qui parle d’une prostituée nommée Wana vendant son corps contre un rafraîchissement coûtant 5 gourdes et un morceau de pain couvert de beurre d’arachide (mamba) coûtant également 5 gourdes, soit un total de 10 gourdes, l’équivalent de 25 cents américains. Fè Wana mache propose au profane la marche à suivre en termes d’agressivité pour porter Wana à se donner le plus vite possible. Avec cette chanson, on rentre de plain-pied dans les techniques d’obéissance volontaire et de violence. Et ce tube, si l’on peut l’appeler ainsi, n’est pas un succès isolé de ce genre obscène à souhait. C’est plutôt un échantillon d’un nouveau style, baptisé Rap-Bòday, qui compte des compositions telles que Ti Sourit, Titou, Pa pale kaka, San fason, Pandye, Souke li, Nèg la tou chèch, Map Tchat. On peut visionner ces vidéos ou écouter ces musiques sur des sites d’internet comme You Tube.

De Wana à Wano

Face au harcèlement de la femme qui se laisse entendre dans Fè Wana mache, la gent féminine a fait sortir un tube du même acabit dirigé vers la prostitution masculine au titre Fè Wano mache. Les femmes se réjouissent de ce retour de flamme et les deux tubes sont joués l’un après l’autre dans les boîtes de nuit branchées. Les vitupérations s’équilibrent. Hommes et femmes honorent réciproquement leurs flétrissures. Ces alliances immondes et nauséabondes donnent lieu à des invectives de part et d’autre, mais, qu’à cela ne tienne, les vociférateurs sont vite maîtrisés par les services d’ordre. Le temps que les danseurs se calment, s’excusent de leurs turpitudes, un brevet de bonne conduite leur est décerné.

Et la fête reprend avec trois morceaux grivois de Sweet Mickey suivis de Fè Wano mache puis, sans une pause, de Fè Wana mache. Et tous les petits-bourgeois chantent sur ces rythmes dont les paroles sont connues par cœur. C’est la fête du rire et de l’humour. On s’esclaffe au nom de la liberté d’expression, on entend de tout. Les mots sont choquants. Mais les défenseurs de Fè Wana mache disent qu’il n’y a pas là un cas pendable puisqu’il n’y a jamais eu de censure contre les chansons de Sweet Micky, le chanteur devenu président. Étranges concordances !

De l’avis unanime d’observateurs plus rigoureux de la scène musicale et politique, ces chansons sont le reflet de la médiocrité ambiante et des choix politiques qui font que le pays tout entier soit, et fonctionne, comme Wana et comme Wano. Ce qu’explique ironiquement le journaliste haïtien de 28 ans Wandy Charles, quand il dit que la dérive actuelle « Ap fè nou tout mache menm jan ak Wana » (fait marcher le pays comme la prostituée Wana). En effet, parallèlement à la déchéance de Wana et à la violence qu’elle subit, il y a la répression de Wano qui se dit dans la phrase « Fè Wano mache, fè Wano voltigé ! Si Wano pa respekte chef, fèl mache ! » Cette phrase apparemment anodine exprimant une évidente surenchère est révélatrice. Voulue comme telle ou non par son auteur, elle sonne comme une allusion directe aux scandales sexuels qui ont cours dans les hauts sommets de l’État. Univers d’obscurité dans lequel les forces armées d’occupation de la MINUSTAH sont aussi plongées avec des viols en tous genres. Les cas de viol de Nadège Nicolas en 2005 aux Gonaïves, de Marie-Rose Précéus à la capitale en 2005, et de Johnny Jean à Port-Salut en 2011 sont les plus éloquents. Le cas de Johnny Jean a d’ailleurs fait l’objet d’un procès et d’une condamnation en bonne et due forme par un tribunal uruguayen [2]. Il en est de même du garçon violé par des soldats pakistanais ainsi que des multiples cas qui ont conduit à la déportation de 114 casques bleus sri-lankais [3] en 2007 pour des rapports sexuels avec des filles de moins de 13 ans [4]. Curieusement, ce scandale n’a pas eu d’écho dans la presse sri-lankaise !

Selon une rumeur qui circule depuis un certain temps, le président Martelly aurait répondu à un de ses proches, étonné et mécontent de le voir mettre à l’index une chanson grivoise qui faisait fureur : « Si j’ai pu faire pire moi-même, c’est parce qu’il n’y avait pas alors de président à la tête du pays. » Espérons que le président n’ira pas trop loin dans cette conception du présidentialisme qui frise le ridicule. En fait, il marche déjà sur les brisées de François Duvalier qui, lui aussi, avait interdit les chansons « Wete pie w poum mete pam », « Pè Hilè monté sou lotèl », « Machann chabon souple ». Chez le vieux dictateur, la préoccupation était essentiellement politique, chez l’aspirant elle se veut, selon toutes les apparences, moralisatrice. Le ridicule ne tue pas !

La mort des illusions

Cette similitude avec François Duvalier n’aurait rien d’inquiétant si elle se bornait à l’interdiction de chansons obscènes ou véhiculant un message séditieux. Ella va de pair avec d’autres pratiques annonciatrices d’une aspiration totalitaire. Haïti doit tout faire pour stopper les visées dictatoriales et les projets obscurs de ces hommes à la psychologie insondable qui se révèlent, une fois au pouvoir, des tyrans impitoyables. En ce sens, l’agression subie à l’Arcahaie le samedi 5 janvier 2013 par des partis politiques de l’opposition tenant une réunion pacifique a valeur de prémonition. À cette réunion convoquée par l’Initiative Citoyenne (IC), participaient 70 dirigeants politiques et leaders sociaux, dont le Sénateur Moïse Jean-Charles, le Député Sorel Jacinthe, Mirlande Hyppolite Manigat du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Déjean Bélizaire du MNP28, Francisco Alcide de la KID, et Pierre Espérance, le directeur du RNDDH. Le gouvernement prétend n’être pour rien dans cette agression, au style « mache pran yo Divalye », perpétrée contre ces leaders de l’opposition.

Ayant peur que cette réunion de cerveaux de l’opposition ne produise une tête volumineuse, une quinzaine d’hommes de main du régime ont pris les devants afin de cesser de la faire penser avant même qu’elle ne naisse. Tout porte à croire que les porteurs de brassards rose et blanc ne vont pas en rester là et que leur acharnement à casser de l’opposition ne va pas s’estomper. Ces actes de violence constituent une transposition du Fè Wana mache sur le plan politique. Quand un gouvernement prend ce chemin, il s’enfonce peu à peu dans la violence gratuite et l’exercice solitaire du pouvoir. En empruntant cette sombre voie de la répression, il renonce à rechercher la voie de la lumière. Toutes les illusions meurent et l’espoir dans le changement s’écroule. C’est ce que Richard Morse (RAM) a compris en tirant sa révérence.

Étant l’incarnation de cette dérive éthique qui accable Haïti, le président Martelly semble avoir abandonné la recherche d’une forme de respectabilité, décidé de ne pas se soustraire à ses véritables inclinations. Il n’a toujours pas digéré son expulsion de l’académie militaire. C’est d’ailleurs dans l’ivresse qu’il passe des troupes en revue au pays et à l’étranger et qu’il commande un pays engagé dans un processus de destruction totale. La vigilance doit être de rigueur après les scènes des massacres perpétrés par des militaires contre des dizaines de citoyens remplissant paisiblement leur devoir démocratique de voter. C’était comme hier, le 29 novembre 1987. Ces massacres apparaissent comme prémédités quand on tient compte des déclarations faites quelques jours auparavant par un colonel de l’armée à Johanne Tremblay, une anthropologue canadienne qui n’a malheureusement pas précisé le nom de l’intéressé : « La démocratie c’est pour la réincarnation, dit le colonel. Les Haïtiens sont un peuple de barbares et ils doivent être dirigés. L’armée ne peut pas se comporter comme au Canada parce qu’elle est haïtienne. Les gens ne respectent pas l’armée et si j’avais été Namphy, j’aurais écrasé les groupes démocratiques parce que ce sont des agitateurs qui viennent de l’étranger. » [5] Johanne Tremblay a séjourné 18 mois en Haïti en milieu populaire pour effecteur ses recherches. Dans le contexte actuel, il faut s’assurer que le président ne partage pas la musicalité de ce sinistre colonel. Sinon, conscient qu’une partie de la jeunesse s’identifie à lui, il pourrait ajouter sa propre tonalité à ces accords dissonants. Et partir des diverses notes pour jouer toutes les gammes. Par exemple, les positions du colonel Max Vallès indiquent que l’armée n’était pas unanime à appuyer les massacres de l’époque. Il écrit à ce sujet :

« Aucune dictature haïtienne d’après l’Occupation américaine, écrit Max Valles, n’a été aussi loin dans le crime gratuit et l’excès d’horreur que celle d’Henri Namphy. Si François Duvalier a été impitoyable à l’endroit de ses adversaires politiques et de ceux qu’il soupçonnait d’avoir l’intention de fomenter un complot pour le renverser du pouvoir, s’il en était arrivé à des exactions sommaires sans jugement de détenus politiques, Henry Namphy par contre est parvenu à l’accomplissement d’actes abominables gratuits par le massacre perpétré sous son gouvernement le 29 novembre 1987, d’hommes et de femmes sans défense s’adonnant paisiblement à l’exercice de leur droit de vote et également par le massacre encore sous son gouvernement le 11 septembre 1988 de fidèles rassemblés pour la messe à l’Église de St Jean Bosco de La Saline, l’un des bas quartiers de Port-au-Prince. Aux yeux de l’opinion nationale et internationale, il porte l’entière responsabilité de ces crimes odieux. » [6]

Nous devons donc séparer le bon grain de l’ivraie et avoir le courage de retrousser nos consciences sans la moindre hésitation. Pour comprendre pourquoi le président persiste et signe sur la question de l’armée. Il faut aller plus loin que sa simple vision de manipulateur pour comprendre pourquoi sa réponse est oui, trois fois oui, à la question du rétablissement de l’armée. Au point de commencer à scier la branche sur laquelle il est assis, l’international. Le style vivant de Martelly a de l’effet et lui fait toucher juste à tout coup. Ayant pu battre les forces démocratiques en misant seulement sur son audace et sa popularité d’artiste, il est maintenant en droit de se demander s’il ne peut pas diriger le pays au rythme de Fè Wana mache. L’interdiction de la chanson n’est en fait qu’un coup d’épée dans l’eau. La mesure n’a aucun effet. Surtout à un moment où le gouvernement utilise la force de ses gros bras pour disperser une réunion de l’opposition à l’Arcahaie et condamne sans tarder ce coup de force. Des tâtonnements avec les pratiques tonton-macoutes pour inaugurer des retrouvailles dans des dédales secrets avec ces suppôts de l’enfer. Se ou kout dlo cho, ou kout dlo fret. Le gouvernement s’enlise dans un monde absurde et angoissant avec un sans-gêne particulier. Le cynisme du pouvoir s’est déjà montré en Haïti en maintes occasions. On prend de la main gauche ce qu’on donne de la main droite. Duvalier l’avait fait en attaquant les fidèles dans les églises et en publiant ensuite un communiqué de désapprobation des actes de répression que ses sbires venaient d’exécuter. Ce sont des traditions despotiques qui ont la vie dure. Des traditions fascistes qui prévalent encore. Pauvres d’esprit donc ceux qui prennent les déclarations de condamnation du gouvernement pour de l’argent comptant.

Le détournement des idéaux humains

La question de la gestion du pays par la violence du Fè Wana mache se pose de manière dramatique. Et avec même un certain suspense. Car, si une face de cette chanson est la violence contre les femmes, l’autre est la débauche de la jeunesse mise en avant par ce tube qui fait école. En effet, les passions de la débauche se déchaînent parmi les jeunes. Les chanteurs de ce genre de tubes ont une aura et sont chouchoutés. Au point même de donner l’illusion d’avoir imposé un président au pays. Au point que Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, a cru nécessaire de consacrer un éditorial à la chanteuse Shassy [7] de Map Tchat, un tube aussi populaire dans les milieux moins aisés que ceux de la clientèle de Fè Wana mache au hit parade haïtien. Avec des paroles qui ne volent pas très haut et ne faisant aucune place à la violence, Shassy et ses amies ont suffisamment d’atouts dans leur jeu pour faire écho à Wana mache et provoquer des dommages collatéraux dans les couches défavorisées.

Les jolies filles de Map Tchat ne reculent devant rien pour donner et se donner du plaisir. En leur donnant une grande couverture, Frantz Duval s’est attiré les foudres des cercles conservateurs dans un milieu où la politique de l’autruche est monnaie courante. Il a en même temps enfoncé une porte ouverte, car la popularité de ce groupe est un phénomène qui saute aux yeux. Surtout depuis le choix du candidat Martelly comme président de la république. Qui a mis au service de la politique les divertissements d’un goût douteux et la valorisation des bas instincts. Le processus de détournement de l’existence et des idéaux humains se fait par le chemin du divertissement. La prouesse de la même Shassy, de son vrai nom Chasmaille Odera [8], est arrivée, on ne sait comment, jusque sous les projecteurs du Wall Street Journal de New York, qui lui a consacré un article dans sa livraison du 11 septembre 2012. Cette femme de 20 ans se présente comme symbole d’une jeunesse haïtienne en proie à une terrible psychose qui risque d’être incurable si on n’y fait rien.

Ceci est particulièrement important, surtout dans ce pays où 70% de la population a moins de 35 ans [9]. Ces gens sont donc nés à partir de 1978 et les rares qui ont eu accès à l’instruction charrient avec eux tous les handicaps hérités du duvaliérisme et de la période post-Duvalier. A cet égard on se rappellera que la réforme Joseph Bernard de 1979-1980 a été tuée dans l’œuf par les propres dirigeants duvaliéristes du pays. Plus soucieux de propagande que de résultats pour la population, le gouvernement se débarrassera de Bernard pour faire augmenter les taux de réussite aux examens du baccalauréat. Ces taux de réussite qui étaient de 20% sous Bernard ont doublé avec son successeur Franck Saint-Victor pour retomber à 18% sous le ministre Gérard Dorcelly. Les bases étaient jetées pour amorcer une rupture générationnelle avec la mise en avant de représentations tournant autour de l’imaginaire du plaisir et de la débauche. (à suivre)—

1- Nous écrivons Wana avec un seul n pour respecter la graphie officielle du créole publiée en janvier 1980.
2- « Five Uruguayan marines sentenced to jail for ‘gross misconduct’ in Haiti », Montevideo, MercoPress, September 20, 2011.
3- « Two Pakistani UN soldiers jailed for raping Haitian boy », BBC, March 13, 2012.
4- Carol J. Williams, « U.N. confronts another sex scandal In Haiti, more than 100 peacekeepers from Sri Lanka have been deported on suspicion of illicit liaisons », Los Angeles Times, December 15, 2007
5- Johanne Tremblay, Mères, pouvoir et santé en Haïti, Paris, Karthala, 1995, p. 225
6- Max Vallès, Coumbite des pauvres, P-au-P, Édition Fardin, 1989, p. 23
7- Frantz Duval, « Shassy, it girl, chanteuse, vedette d’un sextape », Le Nouvelliste, 5 décembre 2012
8- « In These Countries, BlackBerry Is Still King—Of Pop Culture », Wall Street Journal, September 11, 2012
9- Tendances et Perspectives de la Population d’Haïti au niveau des Départements et Communes-MEF-IHSI-Direction des Statistiques Démographiques et Sociales (DSDS), Février 2009

Diriger un pays au rythme de Fè Wana mache (Première de deux parties) par Leslie Péan

http://radiokiskeya.com/spip.php?article9399

Par Leslie Péan, 16 janvier 2013

Publié le samedi 19 janvier 2013

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Sacré Martelly !

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Le président Michel J. Martelly s’est offert une petite virée sur des terres sacrées. Cette fois, ce n’était pas au Vatican mais bien dans les « lakou », aux Gonaïves, le 13 janvier. Les images de Martelly, foulard autour du cou, bougie allumée en main devant un autel de béton, ne surprennent pas outre mesure certains téléspectateurs. Les grands écarts du président ne sont plus des scoops.  « C’est pas nouveau. Avec lui, on a l’habitude », indique Christèle, entre indifférence et agacement. « Ici, la démagogie a de beaux jours devant elle », lâche la jeune femme de 24 ans.

Elle et l’Ati national sont sur la même longueur d’onde.  « C’est une visite démagogique avec l’intention de tromper les gens aux Gonaïves », croit Max Beauvoir. « Je suis sûr qu’il ne peut pas expliquer pourquoi il a autorisé la publication de la Constitution amendée avec l’article 297 qui considère le vaudou comme une pratique superstitieuse à détruire », gage la plus haute autorité du culte vaudou en Haïti.

Prezidan Martelly pa pran « Ason » – un objet semblable à un « tchatcha », symbole de l’initiation au vaudou, souligne Max Beauvoir dont la lecture, à certains égards, n’est en revanche pas partagée par une autre grande figure du milieu, Erol Josué, chanteur, vaudouisant, directeur du Bureau national d’éthnologie.  « La visite du président dans les lakou n’est pas démagogique. Au contraire », rétorque Erol Josué. « Il est le chef de l’Etat. Il est laïque et son rôle est d’être là pour tout le monde », ajoute-t-il, soulignant que « le président Martelly n’a pas dit qu’il est vaudouisant ».  

Le pasteur Sylvain Exantus, de la Fédération  protestante d’Haïti, est pour la liberté de conscience. « Chacun est libre de professer sa  foi et le président a le droit de visiter toutes les religions », selon le pasteur Exantus. Mieux, il estime que « le président Martelly  essaie de  créer un espace de convivialité entre les cultes ».

 Le président, en mixant les religions, agit comme un « caméléon », tance Mgr Guire Poulard, très dur ces derniers temps avec le pouvoir « Tèt Kale ».

Le président Michel Joseph Martelly s’était rendu au Vatican fin 2012. Avant d’accéder au pouvoir le 14 mai 2011, il avait été initié à la loge l’Etoile, à la rue Monseigneur Guilloux. Il y avait reçu les trois premiers degrés symboliques. Quelques mois plus tard, le président avait été filmé au moment de sa conversion au christianisme, au nom de Jésus, à la très fréquentée église protestante Shalom. Il y avait été oint. En mai 2012, le président d’Haïti avait « remis le pays à Jésus » lors d’une grande séance de prière au palais municipal de Delmas.

« J’ai suivi le parcours de l’artiste et je regarde l’homme exerçant ses fonctions de président. Il apprend vite et est plus intelligent qu’on le croit. Mais, c’est un provocateur et un polémiste-né », souligne un organisateur de spectacle. « Il aime attirer l’attention. Sacré Martelly ! C’est un boute-en-train qu’il faut apprendre à comprendre et à ignorer aussi », ajoute-t-il avec un rire sonore.   

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com

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