Enfin le président Jean-Bertrand Aristide décide de jouer son rôle face à des duvaliéristes et des macoutes de plus en plus agressifs et criminels


Aristide Posters

Aristide Posters (Photo credit: Ben Piven)

L’ancien président d’Haïti Jean Bertrand Aristide a affirmé jeudi que son parti pouvait remporter «la majorité des postes en jeu» aux prochaines élections, moins de 24 heures après son audition comme témoin dans l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste en 2000.

«Le Fanmi Lavalas ( Famille Lavalas, son parti) est devenu plus fort. S’il y a des élections libres, honnêtes et démocratiques, il y a beaucoup de chances qu’il remporte la majorité des postes en jeu», a déclaré M. Aristide dont le message, en créole, a été retransmis sur une radio de la capitale.

Des élections sénatoriales partielles et communales sont prévues en Haïti d’ici la fin de l’année, mais aucune date officielle n’a pour l’instant été annoncée par les autorités.

Intervenant publiquement pour la première fois depuis son retour d’exil en mars 2011, M. Aristide a remercié la population haïtienne qui «continue de transformer l’ordinaire en extraordinaire. (…) Hier était une journée ordinaire, vous l’avez transformée en une journée extraordinaire», a-t-il lancé en présence d’un groupe de journalistes invités dans sa résidence au nord de Port-au-Prince.

 

Mercredi à sa sortie du tribunal, M. Aristide avait effectué une tournée dans le centre de Port-au-Prince, suivi par des milliers de partisans.

«J’ai ressenti hier un tremblement de coeur face à la foule. Entre le peuple haïtien et moi, il y a un mariage de coeur qui panse les douleurs du séisme qui a frappé Haïti», a-t-il déclaré.

Parlant de la situation du pays, il a présenté la famine comme l’un des «plus gros problèmes» actuels d’Haïti, appelant tous les secteurs à se mettre ensemble pour faire face à cette question.

«La faim est une question très sérieuse, aujourd’hui plus qu’avant. Un seul parti ne peut résoudre ce problème. J’appelle les Haïtiens de partout, les élites politiques et économiques à s’unir pour faire face à cette situation», a-t-il insisté.

Jean-Bertrand Aristide a dirigé Haïti à deux reprises: une première fois entre 1991 et 1996, mais son mandat a été interrompu dès la première année par un coup d’État militaire. Après trois années d’exil aux États-Unis, il a été rétabli en 1994.

Il est ensuite revenu à la tête du pays en 2001, mais a été contraint de démissionner en 2004 avant de passer sept ans en exil en Afrique du Sud.

Il est revenu en Haïti en mars 2011.

(Port-au-Prince) Après s’être consacré à l’enseignement depuis son retour d’exil, en 2011, Jean-Bertrand Aristide renoue avec la politique haïtienne.

L’ex-président controversé ferait présentement la sélection des futurs candidats de son ancien parti, Famille Lavalas, exclu des dernières élections.

Une grande mobilisation dans les quartiers populaires de la capitale est d’ailleurs prévue pour ce matin en soutien à celui qui a été forcé de quitter le pouvoir deux fois, en 1991 et en 2004.

 Aristide ne quitte presque jamais son domicile, en banlieue de la capitale. Après plusieurs rencontres dans cette résidence, Richard Morse, cousin de l’actuel président, a confirmé dimanche que sa femme est maintenant une candidate potentielle sous la bannière Lavalas.

 «Il est de retour et essaie de construire une bonne équipe», a affirmé M. Morse, également hôtelier et chanteur d’un célèbre groupe de musique traditionnelle. Il a quitté, en décembre, l’équipe de l’actuel président Michel Martelly, l’accusant de tolérer la collusion.

 M. Morse a aussi confirmé dimanche que l’ancien président ne sera pas lui-même candidat aux prochaines élections législatives, qui devraient avoir lieu à l’automne ou à l’hiver.

 Elles étaient initialement prévues en 2011, mais des luttes relativement à la sélection des membres de l’organisme chargé de les organiser ont occasionné de longs retards.

 

Convoqué, mais pas accusé

 Jean-Bertrand Aristide est par ailleurs convoqué ce matin au parquet de Port-au-Prince par un juge d’instruction, dans le cadre de l’enquête sur la mort du journaliste Jean Dominique, en avril 2000.

 Aucune accusation n’a encore été déposée. Il n’en fallait pas plus pour mobiliser les quartiers populaires de la capitale. Les fanfares de Cité Soleil, Solino, Bel Air et Martissant se préparent à faire un accueil grandiose à «leur» président, ce matin, devant le palais de justice.

 

«On n’a pas besoin d’argent pour sortir dans la marche», raconte Ernst Michel, 34 ans, militant pour Aristide et membre d’une fanfare «rara» du quartier La Saline, au bas de Port-au-Prince. Les groupes raras sont généralement engagés pour les fêtes et les manifestations.

 «Peu importe où le «président» sera, nous serons là aussi.» Le mot d’ordre chez les partisans est de ne pas contester la convocation d’Aristide ce matin, puisqu’il est un citoyen «comme les autres» et un «démocrate».

«Quand Aristide était au pouvoir, il a envoyé plusieurs jeunes des quartiers populaires au travail. Il a aussi construit des logements sociaux.» M. Michel se dit déçu du peu de services offerts dans les quartiers pauvres depuis qu’Aristide a quitté le pouvoir, en 2004.

 En avril 2004, Jean-Bertrand Aristide a été forcé à l’exil par la communauté internationale à la suite d’une contestation étudiante et populaire qui a mené à l’intervention armée d’un groupe paramilitaire. À l’époque, Aristide était lui aussi accusé d’être affilié à des bandes armées dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201305/08/01-4648779-legislatives-haitiennes-le-retour-daristide.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4649241_article_POS2

«Fanmi Lavalas plus fort et est dirigé par Maryse Narcisse», Jean-Bertrand Aristide

«Le parti est plus fort aujourd’hui, s’il y a des élections libres et démocratiques, La Fanmi Lavalas a de fortes chances de remporter la majorité», a indiqué l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide qui a décidé de sortir du silence, ce jeudi 9 mai. Il s’est prononcé aussi sur la misère du peuple haitien et déclare qu’ « une seule personne, un seul parti politique ou un seul groupe social ne peut pas résoudre les problèmes de l’éducation et de la faim auxquels le pays fait face. » L’ancien président Jean-Bertrand Aristide en a profité pour confirmer que l’organisation politique ” Fanmi Lavalas” a pour coordonnatrice Maryse Narcisse. WPC/LM

 http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=35733&idtypetexte=

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