Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti J'aime Haïti

Découvertes récentes sur la vie de Toussaint Louverture


Découvertes récentes sur la vie de Toussaint Louverture« 

Le Nouvelliste | Publi le :29 octobre 2013

(c) Philippe Girard 2013. Tous droits réservés. (Pétionville, octobre 2013)

Ce texte que Le Nouvelliste publie est polémique. Il présente un Toussaint Louverture que certains ne reconnaîtront pas. L’auteur, Philippe Girard, historien, né en Guadeloupe, est professeur d’université. Spécialiste de l’histoire haïtienne, il est l’auteur de plusieurs monographies sur le sujet telles que Haïti : the Tumultuous History (2010) et en 2013 de Ces esclaves qui ont vaincu Napoléon. Toussaint Louverture et la guerre d’indépendance haïtienne (1801-1804). Il est dans nos murs et participera à la 25e conférence de l’Association des études haïtiennes.

On parle beaucoup en Haïti de la situation de dépendance financière et politique de ce pays vis-à-vis de la communauté internationale. Ma discipline, l’histoire, ne fait pas exception puisque, de plus en plus, l’histoire d’Haïti est écrite en dehors d’Haïti par des non-haïtiens. La plupart des spécialistes actuels travaillent en France ou aux Etats-Unis ; c’est aussi dans des presses et des revues françaises et états-uniennes qu’ils publient leurs recherches. Situation un peu triste, mais aussi occasion inespérée, car l’afflux de tant d’historiens de qualité ces dernières années a permis de faire de nombreuses découvertes, surtout en ce qui concerne la vie de Toussaint Louverture. A l’occasion du congrès de l’Association des études haïtiennes à Pétion-Ville, il est temps de faire le point sur ces découvertes, certaines datant de la fin des années 1970, d’autres beaucoup plus récentes, afin que le public haïtien ne soit pas tenu à l’écart de ce processus : en quelque sorte, ramener l’histoire d’Haïti en Haïti. Les auteurs haïtiens, mais aussi français et états-uniens, ont généralement encensé celui qui reste la grande figure de l’histoire d’Haïti, Toussaint Louverture, qui est bien mieux connu à l’échelle internationale que Jean-Jacques Dessalines. « Figure immense, qui appartient à toutes les races et à tous les âges » nous disait déjà Saint-Rémy en 1850. « Plus étonnant, plus génial de nos ancêtres, l’héroïque martyr du fort de Joux » ajoutait Sannon près d’un siècle plus tard. On croit tout savoir de Toussaint Louverture. Voici sa vie, telle qu’on la conte souvent : fils du prince des Alladas dans le Bénin actuel, il naquit esclave sur la plantation Bréda près du Cap vers 1743. Bon père de famille, il épousa Suzanne, dont il eut trois fils. Puis il participa à la grande révolte de 1791 afin d’émanciper ses semblables, vainquit les esclavagistes français, espagnols et anglais et devint gouverneur de toute l’île d’Hispaniola. Malheureusement, Napoléon Bonaparte envoya son beau-frère, le général Leclerc, rétablir l’esclavage en 1802. Trahi, capturé, exilé, Louverture mourut, en martyr, en France peu de mois après. Je n’ai que respect pour Toussaint Louverture, sinon je n’aurais pas passé plus de dix ans de ma vie à étudier la sienne. Mais il faut se méfier de ces panégyriques à sens unique. Les grands hommes restent avant tout des hommes. Thomas Jefferson, Napoléon Bonaparte et Simón Bolívar, les autres géants de la période révolutionnaire, ont eux aussi révélé leur part d’ombre quand les historiens se sont penchés sur eux. Qu’ont donc trouvé les chercheurs sur Toussaint Louverture ? Sur ses origines, bien peu, sinon qu’il est fort peu probable, contrairement à ce qu’avançait son fils Isaac, que son grand-père ait été roi des Alladas. Nous ne savons pas non plus quand ses parents ont été importés d’Afrique ; nous ne connaissons même pas sa date de naissance avec exactitude. Sur sa vie d’esclave, nous en savons un peu plus, car beaucoup de documents d’exploitation de la plantation Bréda ont survécu en France, ainsi que beaucoup de documents notariés. L’image qui ressort de ces documents, que j’ai analysés avec Jean-Louis Donnadieu, est celle d’un Louverture assez exceptionnel parmi le personnel de l’exploitation : non pas coupeur de cannes anonyme, mais commandeur et cabrouettier très proche du procureur Bayon de Libertat. Nous avons aussi décrit l’existence d’une première femme de Louverture, Cécile, qu’il épousa très jeune, bien avant Suzanne, et dont il eut trois enfants (Toussaint, Gabriel, Marie-Marthe). Cécile était libre, et ses enfants aussi. Louverture, même esclave, avait donc un réseau de connaissances au sein de la population libre du Cap-Français (Cap-Haïtien). Son réseau incluait notamment le fameux Jean-Baptiste Belley, qui deviendrait plus tard le premier député noir à l’Assemblée nationale. Un article un peu ancien mais toujours d’actualité est celui publié par Gabriel Debien, Jean Fouchard et Marie-Antoinette Menier en 1977. Il révéla que vers 1776, donc bien avant la révolution haïtienne, Louverture fut affranchi en bonne et due forme et qu’il n’était donc plus esclave lors de la grande révolte de 1791. Plus surprenant : Debien et ses collègues découvrirent la preuve que Louverture avait lui-même possédé puis affranchi un esclave. Plus surprenant encore: un bail par lequel il louait une propriété et 13 esclaves d’un autre noir libre. D’esclave, Louverture était passé affranchi, et même esclavagiste—sauf si, évidemment, on remarque que Louverture affranchit son esclave et qu’on voit cet épisode sous une toute autre lumière. Les recherches que j’ai menées sur la première famille de Toussaint Louverture ont apporté des détails supplémentaires et pour le moins surprenants sur sa vie dans les années 1770 et 1780 (après son affranchissement mais avant la révolution haïtienne): le noir libre à qui Louverture loua 13 esclaves était le mari de Marie-Marthe, fille de Louverture par son premier mariage. Ce gendre s’appelait Janvier Dessalines ; l’un de ses treize esclaves s’appelait Jean-Jacques. En d’autres termes : Jean-Jacques Dessalines fut un jour l’esclave de la fille et du gendre de Toussaint Louverture, et pendant deux ans (la période du bail) il travailla sous les ordres directs de Louverture. Voici qui explique sûrement leurs rapports, faits de respect mais aussi d’antagonisme, lors de la période révolutionnaire. Le rôle joué par Louverture lors de la révolte de 1791 reste toujours un grand mystère. Resta-t-il prudemment dans l’ombre de ce soulèvement en attendant de voir ce qui allait advenir ? En fut-il l’instigateur principal ? Ou fut-il en fait un agent des royalistes cherchant à mettre la pression sur les milieux républicains ? Nous ne savons encore rien de définitif, car les sources sont contradictoires. Un livre récent de Jeremy Popkin, en revanche, a apporté bien des détails sur l’abolition officielle de l’esclavage en 1793 et 1794—décision prise un peu à la sauvette par des officiels français dépassés par les événements, mais dans laquelle Toussaint Louverture ne joua aucun rôle puisqu’il servait à l’époque dans l’armée espagnole à Santo Domingo (République dominicaine). C’est en 1794 que Louverture changea de camp et se rallia à la France républicaine et abolitionniste. Nous connaissons maintenant tous les détails de cette « volte-face » grâce à un article détaillé de David Geggus, qui hésite entre deux explications : peut-être Louverture avait-il choisi de se rallier à une France désormais symbole de la liberté générale ? Ou peut-être voulait-il simplement quitter une armée espagnole dans laquelle sa carrière était en train de s’enliser ? C’est là l’essence même du débat qui divise les spécialistes : Louverture fut-il un idéaliste voué à la cause de la liberté ou un réaliste cherchant avant tout à faire avancer ses propres intérêts ? Dans les années qui suivirent, l’ascension de Louverture fut irrésistible. En 1793, il était encore un inconnu ; en 1798, il était devenu le général le plus influent de l’île ; en 1801, il en était le gouverneur général à vie. J’ai eu l’occasion de consulter beaucoup de documents dans les archives britanniques et états-uniennes qui viennent compléter des recherches menées par Gabriel Debien et Pierre Pluchon dans les années 1970 sur la politique étrangère de Louverture une fois arrivé au pouvoir. Elles ont mis à jour un Louverture digne d’un Talleyrand : doué, fin, mais aux choix parfois controversés. Deux décisions en particulier ne manquent pas d’étonner. En 1799, Louverture alla jusqu’à faire échouer une révolte d’esclaves à la Jamaïque afin de s’attirer les bonnes grâces de ses alliés britanniques lors de la guerre civile contre André Rigaud. Cette même année, il demanda aux négriers de la Jamaïque d’envoyer des cargaisons d’ébène en Haïti afin de repeupler les plantations de la colonie : esclaves qu’il aurait ensuite libérés, mais contrat qui reste néanmoins faustien. Louverture était-il donc un homme trop proche des planteurs et toujours prêt à abandonner les siens, comme l’accusaient certains de ses ennemis (dont Rigaud) ? Ou, comme il l’avançait lui-même, voulait-il assurer avant tout la prospérité d’Haïti, condition sine qua non pour prouver au monde que l’abolition de l’esclavage était une politique crédible ? La question reste ouverte. Louverture au pouvoir est un personnage ambigu. Il défendait le principe de la liberté générale avec passion dans ses écrits et ses discours. Mais, il était aussi un planteur qui acquit de nombreuses propriétés pendant cette époque, et un chef d’Etat qui voulait que l’économie sucrière haïtienne renaisse de ses cendres. Aussi força-t-il les anciens esclaves à travailler dans les champs, parfois avec une grande rigueur, à tel point que les classes laborieuses haïtiennes ne l’aimaient guère de son vivant tant elles le trouvaient strict. La relation entre le « premier des noirs » et le « premier des blancs » ne manque pas non plus de fasciner. On a souvent accusé Napoléon Bonaparte d’être un personnage réactionnaire, voire même raciste, qui rêvait de rétablir l’esclavage en Haïti sur les conseils de sa femme Joséphine, créole de la Martinique. J’ai découvert que Napoléon hésita en fait très longtemps à s’allier avec Louverture, personnage dont il craignait l’ambition, mais dont il respectait aussi la valeur. Ce n’est qu’en 1801, deux ans après le 18 brumaire, que Napoléon envoya l’expédition Leclerc en Haïti afin de renverser Louverture : épopée fantastique et tragique qui s’acheva par l’indépendance d’Haïti et dont nous connaissons aujourd’hui tous les détails. Accusant Louverture de vouloir l’indépendance (ce dont il se défendit toujours), le général Leclerc le fit arrêter en juin 1802—sur les conseils, peu de gens le savent, de Jean-Jacques Dessalines, qui voyait peut-être ainsi un moyen de « tuer le père » et de s’affranchir de la tutelle d’un homme qui l’avait dominé depuis la période de l’esclavage. Ce fut donc Dessalines qui, après avoir pris les rênes de l’armée rebelle, déclara l’indépendance pleine et entière de Saint-Domingue (Haïti). La captivité de Louverture au fort de Joux, d’août 1802 à avril 1803, est bien connue depuis les travaux de Morpeau et de Nemours dans les années 1920 : période tragique pendant laquelle on ne peut que s’apitoyer sur le sort du gouverneur déchu, grelottant dans sa cellule et s’inquiétant du sort de sa famille. Depuis quelques années, des recherches importantes ont été faites sur le mémoire écrit par Louverture depuis son cachot : mémoire long, passionné et écrit entièrement de sa main, ce qui est très rare, car Louverture utilisait habituellement un secrétaire. Ce document, conservé aux Archives nationales à Paris, a maintenant été publié dans sa version originale. On peut ainsi presque entendre parler Louverture, ceci dans un français mâtiné de Kreyòl. Sa voix y est empreinte de violence et de mélancolie, car il avait tenté toute sa vie d’être accepté dans le milieu des grands blancs, au prix parfois de compromissions. Mais Napoléon le laissa moisir dans sa cellule, privé de ce qui lui était le plus cher : sa famille et sa liberté. Né esclave, Louverture mourut entre quatre murs. Un dernier point en suspens : le corps de Louverture est toujours au fort de Joux, sans qu’on sache exactement où, car le cimetière fut détruit quand le fort fut rénové à la fin du XIXe siècle. Il serait bon qu’un jour on puisse localiser sa dépouille et la ramener enfin au pays natal afin de mettre un terme à un exil de 210 ans. Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de suivre les développements de la recherche historique lors de ces dernières années, certaines révélations sur la vie privée et publique de Toussaint Louverture peuvent choquer. Planteur, maître d’esclaves, politicien opportuniste : ce sont des termes qu’on n’a pas l’habitude d’associer à l’ancêtre de la nation haïtienne. A ces critiques, je peux apporter deux réponses. La première est que je suis historien et que je dois laisser parler les sources, aussi gênantes soient-elles. Libre aux politiciens et aux romanciers de faire de Toussaint Louverture un être d’exception ; mais ce n’est pas mon métier. La deuxième est que Toussaint Louverture sort pour moi grandi de cette analyse au microscope. Il était un individu héroïque, certes admirable, mais un peu plat, car unidimensionnel : un prince de conte de fées en quelque sorte. C’est maintenant un personnage pétri de contradictions, qui cherchait à s’extraire avec peine du milieu colonial dans lequel il avait grandi et à se défaire d’une idéologie colonialiste contre laquelle il s’était révolté mais qui l’avait malgré tout façonné. En un mot : un homme.

(c) Philippe Girard 2013. Tous droits réservés. (Pétionville, octobre 2013)

Joseph Saint-Rémy, Vie de Toussaint Louverture (Paris: Moquet, 1850), viii. H. Pauléus Sannon, Histoire de Toussaint Louverture vol. 1 (Port-au-Prince: Héraux, 1920), 2. Sur les origines et la jeunesse de Louverture, voir Philippe Girard et Jean-Louis Donnadieu, « Toussaint Before Louverture: New Archival Findings on the Early Life of Toussaint Louverture, » William and Mary Quarterly 70:1 (January 2013), 41-78. Les principales collections sont aux Archives départementales de la Gironde à Bordeaux (73J1), aux Archives départementales de la Loire-Atlantique à Nantes (E691) et aux Archives nationales à Paris (18AP3). Gabriel Debien, Jean Fouchard et Marie-Antoinette Menier, « Toussaint Louverture avant 1789. Légendes et réalités, » Conjonction no 134 (1977), 65-80 Philippe Girard, « Jean-Jacques Dessalines and the Atlantic System: A Reappraisal, » William and Mary Quarterly 69:3 (July 2012), 549-582. Jeremy Popkin, You Are All Free: The Haitian Revolution and the Abolition of Slavery (New York: Cambridge University Press, 2010). David Geggus, « From his Most Catholic Majesty to the Godless Republic: The Volte-Face of Toussaint Louverture and the Ending of Slavery in Saint-Domingue, » Revue française d’histoire d’Outremer 65 (1978), 481-499. Gabriel Debien and Pierre Pluchon, « Un plan d’invasion de la Jamaïque en 1799 et la politique anglo-américaine de Toussaint-Louverture, » Revue de la Societé haïtienne d’histoire, de géographie et de géologie 36:119 (July 1978), 3-72. Philippe Girard, « Black Talleyrand: Toussaint Louverture’s Secret Diplomacy with England and the United States, » William and Mary Quarterly 66:1 (Jan. 2009), 87-124. Robert K. Lacerte, « The evolution of land and labor in the Haitian revolution, 1791-1820, » Americas 34:4 (April 1978), 449-459. Philippe Girard, « Napoléon Bonaparte and the Emancipation Issue in Saint-Domingue, 1799-1803, » French Historical Studies 32:4 (Fall 2009), 587-618. Traduction française: « Napoléon voulait-il rétablir l’esclavage en Haïti ?, » Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe 159 (May-Aug. 2011), 3-28. Philippe Girard, The Slaves Who Defeated Napoléon: Toussaint Louverture and the Haitian War of Independence (Tuscaloosa: University of Alabama Press, November 2011). Traduction française: Ces esclaves qui ont vaincu Napoléon: Toussaint Louverture et la guerre d’indépendance haïtienne (Rennes: Les Perséides, 2013). « Jean-Jacques Dessalines et l’arrestation de Toussaint Louverture, » Journal of Haitian Studies 17:1 (Spring 2011), 123-138. M. Morpeau, Documents inédits pour l’histoire: Correspondance concernant l’emprisonnement et la mort de Toussaint Louverture (Port-au-Prince: Sacré Coeur, 1920); Auguste Nemours, Histoire de la captivité et de la mort de Toussaint-Louverture (Paris: Berger-Levrault, 1929). Jacques de Cauna, ed., Mémoires du Général Toussaint-Louverture commentés par Saint-Rémy (Guitalens-L’Albarède: La Girandole, 2009); Daniel Desormeaux, ed., Mémoires du général Toussaint Louverture (Paris: Classiques Garnier, 2011); Philippe Girard, « Quelle langue parlait Toussaint Louverture ? Le mémoire du Fort de Joux et les origines du kreyòl haïtien, » Annales 68:1 (Jan. 2013), 109-132 ; Philippe Girard, Toussaint Louverture’s Memoir (New York: Oxford University Press; 2014).

http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=123230

Publicités

This gallery contains 0 photos

La Crise Immigrants Haïtiens en République : Un chance pour Haïti


Contrairement à d’autres compatriotes haïtiens qui se sentent vexés de la façon que les dominicains ont tenté derégler le problème des dominicains d’origine Haïtienne soit environs 250 000, je trouve que c’est une belle opportunité pour les haïtiens de se mettre ensemble, de s’unir et d’engager un véritable réconciliation avec nous-mêmes.

La décision du conseil constitutionnel dominicain de rejeter du revers de la main nos compatriotes pour leur couleur et leur origine haïtienne et africaine correspond à la crise commerciale frontalière que le pays a avec la république dominicaine et le gouvernement Haïtien devait de toute façon montrer aux dominicains qu’ils devaient garantir la qualité des produits qu’ils exportent vers Haïti.

Toutefois, il faut noter d’autres problèmes pluas importants causés par les dominicains au peuple Haïtien soit l’instabilité chronique du pays par des mercenaires dominicains et à ce sujet, c’est parce que le gouvernement de haïti avait décidé depuis peu de surveiller davantage lesentrées et les sorties des dominicains sur le sol de haiti que les crimes ont bel et bien réduits dans le pays et ce sont les dominicains qui ont toujours supporté les assassinats d’hommes politiques et d’hommes d’affaires dans le pays dans le seul but de créer de l’instabilité en Haïti.

Avec la crise des immigrants haïtiens de la république dominicaine qui est d,abord une crise de racisme des dominicains contre les haïtiens et les noirs en général, c’est une occasion pour la bourgoisie d’haïti de se racheter devant le peuple en amenant des projets de développement social, économique et politique dans le pays et c’est surtout une autre occasion pour le régime de Martelly et de lamothe soit le président en personne et le premier ministre en personne de réunir la bourgoisie et les représentants des différents partis politiques reconnus dans le pays pour lancer une véritable réconcialition et un véritable contrat social et d’unité nationale afin de profiter de cette chance que les dominicains nous offre avec la crise des immigrants.

à suivre…

Hermann Cebert

This gallery contains 0 photos

Ottawa, dans la foulée de la charte des valeurs québécoises, le Premier ministre Stephen Harper entend limiter le droit du Québec à décider de son Indépendance ou e sa souveraineté


 Le gouvernement Harper attaque Québec sur la souveraineté

C'est la première fois depuis 2006 que le... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

Ottawa vient de demander à la Cour supérieure de limiter l’effet d’une loi qui affirme le droit du Québec à décider de son avenir au sein du Canada, ou encore de la rendre purement et simplement inopérante.

C’est la première fois depuis 2006 que le gouvernement conservateur de Stephen Harper affronte le Québec sur le front de la souveraineté.

«En vertu de la Constitution du Canada, le Québec est une province du Canada et la loi contestée ne peut en aucun cas constituer le fondement juridique d’une déclaration unilatérale d’indépendance», ont écrit les avocats du gouvernement fédéral dans un document de cour révélé par le magazine Maclean’s. Ils souhaitent obtenir une «conclusion déclaratoire» reprenant ces principes.

À défaut, Ottawa propose au tribunal d’invalider les principaux articles de la loi québécoise.

 

Loi sur la clarté contre loi 99   

La loi au centre de l’affaire a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2001, dans la foulée de la fameuse Loi sur la clarté de Jean Chrétien et Stéphane Dion.

La loi 99 prévoit de façon générale que «le peuple québécois peut, en fait et en droit, disposer de lui-même». Mais aussi que «lorsque le peuple québécois est consulté par un référendum […] l’option gagnante est celle qui obtient la majorité des votes déclarés valides, soit 50% de ces votes plus un vote».

Selon Maclean’s, un duo de militants pour les droits des anglophones conteste cette loi depuis plusieurs années, sans grands succès.

C’est dans le cadre de ces procédures qu’Ottawa a donné son avis sur la loi 99.

Le gouvernement du Québec, pour sa part, défend la légalité de sa loi

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201310/19/01-4701383-le-gouvernement-harper-attaque-quebec-sur-la-souverainete.php

[UPDATED: I have now embedded the documents discussed here at the bottom of this post so you can read them in their entirety – pw]

On Wednesday the Attorney General of Canada intervened in a Quebec Superior Court case, calling for Quebec’s iconic Law 99 to be thrown out. This is the first time Stephen Harper’s government has taken any formal legal position on Quebec secession, and the position it has taken is practically identical to those Jean Chrétien and Stéphane Dion used to hold.

This will take some explaining.

The Clarity Act was not the final word in the legal battle between the Chrétien Liberals and Lucien Bouchard’s Parti Québécois government. The Clarity Act, tabled in 1999 and given royal assent in 2000, set out Parliament’s obligations in the event of a provincial referendum on secession. (Really, a Quebec referendum.) It demanded that Parliament judge both the clarity of a question and then, later, of any referendum majority, before beginning to negotiate secession. And it described the subjects that must be discussed in such a negotiation.

But Bouchard could not tolerate what he perceived as an outrage against Quebec’s right of self-determination, so he had the National Assembly pass Law 99, “An Act respecting the exercise of the fundamental rights and prerogatives of the Québec people and the Québec State.” Passed only weeks before Bouchard resigned as Premier, Law 99 is a sweeping declaration that only Quebec voters and the Quebec National Assembly can decide Quebec’s place inside or outside Canada. It is a self-issued license for unilateral declaration of independence, and amounted to a declaration that none of the Chrétien-era legal battles over secession, culminating in a Supreme Court reference and the Clarity Act, had ever happened, or that if it had, it need not hinder Quebec:

3. The Québec people, acting through its own political institutions, shall determine alone the mode of exercise of its right to choose the political regime and legal status of Québec.

4. When the Québec people is consulted by way of a referendum under the Referendum Act (chapter C-64.1), the winning option is the option that obtains a majority of the valid votes cast, namely 50% of the valid votes cast plus one.

13. No other parliament or government may reduce the powers, authority, sovereignty or legitimacy of the National Assembly, or impose constraint on the democratic will of the Québec people to determine its own future.

The Chrétien government made no legal challenge of Law 99. Neither did any of its successors. It fell to Keith Henderson, the last leader of Quebec’s dying Anglo-rights Equality Party, to challenge the law as an individual. His lawyer is Brent Tyler, a frequent advocate for anglophone rights back in the days when language politics were more salient in Quebec politics.

It’s taken 13 years for their challenge to get anywhere at all. Lawyers for the Quebec government — and recall that for most of this time, the Quebec government in question was Jean Charest’s — have defended Law 99 by (a) stalling whenever possible; (b) insisting that the law is a general declaration of principles, and that any specific challenge to its provisions is too hypothetical for courts to consider. Henderson and Tyler have won against those arguments, but it has been slow going.

Now it seems that Quebec Superior Court is preparing to hear the case, for real, in 2014. And suddenly things have gotten very interesting very quickly.

First, Tyler and Henderson filed a “Re-Amended Motion for a Declaratory Judgment,” essentialy re-stating their entire case for the umpteenth time, and it’s a broadside against almost every paragraph of the Bouchard law. One example among many:

“It lies within the power, not of “the Quebec people,” acting alone, but of the people of Canada, acting through the various governments duly elected and recognized under the Constitution, to effect whatever constitutional arrangements are desired within Canadian territory;”

But it goes on for 17 pages. With lots of such arguments.

So second, the Quebec attorney general’s lawyers filed a defence, and for once it was an argument on the facts, not a mere stalling tactic. I hope to post all these documents soon, but to summarize, the Quebec AG’s defence is curious: it argues, in effect, that this law spelling out “fundamental rights” of the Quebec people does no such thing, and that there is no need to view its provisions as any dispute with Canadian law and the Canadian constitution. I believe that, if they read the Quebec AG defence and were honest with themselves, Quebec sovereignists would be as upset at their own government’s attempt to low-bridge Law 99 as with any other part of this drama.

But the third event is the big one. Faced with the blatant contradiction between Law 99′s plain language and the circumstances of its adoption on one hand; and the these-aren’t-the-droids-you’re-looking-for defence of AG Quebec on the other; the federal Justice Department is intervening, for the first time in 15 years, to assert the primacy of Canadian law in any debate over Quebec’s future.

AG Canada argues in two steps: First, that “Sections 1 to 5 and 13″ of Law 99 “should be read down so that their potential scope of operation is brought within the limits of the legislative power of Quebec authorized by the Constitution of Canada.” “Reading down” is a form of judicial pruning: if a province makes grand claims about its authority, a court may “read down” the language so that it can mean no more than what a province is able to do within its jurisdictions. Essentially, the feds are asking the Quebec Superior Court to declare that Law 99 is mere throat-clearing with no more legal meaning than if the New Brunswick legislature had announced an ability to repeal gravity.

Secondly, if the Court finds it can’t read down these provisions, AG Canada says it should simply declare them “ultra vires” — outside Quebec’s constitutional competence — and therefore “of no force or effect.”

To make things clear, the feds call on the Court to declare: “that (1) under the Constitution of Canada, Quebec is established as a province of Canada, and (2) the impugned Act does not and can never provide the legal basis for a unilateral declaration of independence… or the unilateral secession of the ‘Québec State’ from the Canadian federation.”

There’s a lot more detail (even than what I’ve given!) but I can’t cut-and-paste the documents I have, and half of them are in French, so some of that will await another day. A few things are worth pointing out.

First, Stephen Harper has been kept personally apprised of the progress of the Henderson/Tyler challenge to Law 99. William Johnson, the journalist, Anglo-rights activist and author of the first book-length Harper biography, has been writing to Harper to urge him to act against Law 99.  ”I urged Harper to send a reference to the Supreme Court on Quebec’s Bill 99,” Bill Johnson told me in a letter in February of this year. “The (unofficial) feedback I received from someone close to Harper was that, for Harper to act on 99, there would have to be a groundswell of support in the media. So I’m working on it, perhaps awkwardly, but with determination.”

Johnson got precisely nowhere in his attempt to make Law 99 a matter of public controversy. He couldn’t even get me to write about it. But the Justice Department and Privy Council Office have lawyers who watch every twitch in this case, regardless of any public attention. Finally this month they decided the Quebec government had made arguments on the fundamentals which required rebuttal.

The other thing that strikes me is that there was no public announcement of the federal government’s action. I found out about it when Brent Tyler wrote to me, sending me the pertinent documents. When Chrétien intervened in 1997 in a Quebec lower-court case on secession, his Justice Minister Allan Rock sent out news releases, held news conferences, explained every move. This time it was all under the radar until now.

But the law is the law. Once again there is a direct legal confrontation between the governments of Quebec and Canada over the manner in which Quebec would one day leave Confederation, if it could. Stephen Harper, author of the Québécois nation motion in the House of Commons, has made a new move.

UPDATE, 5:20 p.m.: Here are the documents discussed in this article. First, the re-amended motion from Keith Henderson and lawyer Brent Tyler, calling for Law 99 to be thrown out:

http://www2.macleans.ca/2013/10/18/exclusive-stephen-harpers-legal-challenge-to-quebec-secession/

This gallery contains 0 photos

Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis


Tangi QUEMENER, Ivan COURONNE
Agence France-Presse
Washington
 

Le Congrès américain a relevé mercredi au dernier moment le plafond de la dette des États-Unis afin d’éviter un défaut de paiement, concluant la plus grave crise politique du second mandat de Barack Obama.

Le président américain a promulgué le texte dans la nuit de mercredi à jeudi et a affirmé lors d’une intervention à la Maison-Blanche que les élus auraient à regagner la «confiance» des Américains après deux semaines d’affrontements politiques, et dit souhaiter cesser de gouverner «de crise en crise».

Le Sénat américain puis la Chambre des représentants ont adopté successivement dans la soirée à de larges majorités un texte de compromis dévoilé quelques heures plus tôt, après d’intenses tractations et des semaines de péripéties parlementaires. Ce texte devait être promulgué par Barack Obama dans la foulée.

Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu’au 7 février, et l’État fédéral est financé jusqu’au 15 janvier.

 

L’ensemble des fonctionnaires fédéraux mis au chômage technique depuis 16 jours à cause de l’impasse budgétaire a été rappelé au travail dès jeudi matin. Ils seront tous payés rétroactivement.

Le compromis est provisoire et ne donne que quelques mois aux deux camps pour réconcilier leurs positions budgétaires. Une commission bicamérale doit être convoquée et élaborer d’ici le 13 décembre les contours d’un budget pour le reste de l’année 2014, une invitation au compromis dont se sont montrés jusqu’à présent incapables les élus du Congrès, divisé entre démocrates et républicains.

Anticipant ce nouveau chantier, Barack Obama a répété qu’il était «prêt à travailler avec tout le monde (…) sur n’importe quelle idée qui fera croître l’économie, créera des emplois, renforcera la classe moyenne et remettra en ordre le budget à long terme».

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a souligné mercredi le caractère temporaire de l’accord, et déclaré dans un communiqué qu’il était «essentiel de réduire l’incertitude entourant la conduite de la politique budgétaire en relevant le plafond de la dette d’une manière plus durable».

Le dénouement marque un revers cinglant pour le camp républicain et son chef, le président de la Chambre John Boehner, qui a exigé pendant des semaines des concessions de l’exécutif, en particulier sur les dépenses sociales, avant tout vote budgétaire, avant de capituler mercredi.

Parti républicain battu

«Nous nous sommes battus pour la bonne cause, mais nous n’avons pas gagné», a déclaré M. Boehner à l’antenne de la radio WLW de son fief de l’Ohio (nord).

Il a promis de continuer à lutter contre «la catastrophe que représente la loi sur la réforme de la santé» promulguée par M. Obama en 2010 et dont un volet central a commencé à s’appliquer début octobre.

L’accord de mercredi ne contient qu’une clause mineure relative à la loi sur la santé, visant à renforcer les contrôles des revenus des personnes bénéficiant d’une aide financière pour leur couverture maladie. Les démocrates estiment même que cet article renforce leur réforme.

La bataille laissera des traces au sein du parti républicain, dont la cote de popularité a atteint un niveau historiquement bas cet automne.

«J’ai dit depuis le départ que je savais comment ça se terminerait», déclarait, consterné, mercredi le sénateur républicain John McCain, très critique de la stratégie d’intransigeance adoptée par ses collègues de la Chambre.

La mouvance ultraconservatrice du Tea Party, dont les élus sont accusés d’avoir provoqué l’impasse, n’a jamais été aussi impopulaire. Selon une enquête de l’institut Pew publiée mercredi, 49% des Américains ont une opinion défavorable du Tea Party, contre 43% en août 2011, lors du précédent affrontement sur la dette.

L’entrée dans une zone aussi inédite que dangereuse était promise à partir de jeudi à la première économie mondiale, avec un risque de défaut de paiement à court terme faute de capacité d’emprunt. M. Carney a toutefois révélé pour la première fois mercredi que la véritable échéance était jeudi «à la fin de la journée» et non mercredi minuit.

Avant l’annonce de l’accord au Sénat, les marchés financiers avaient refusé de croire à un scénario catastrophe, et Wall Street a clôturé en hausse mercredi, ne se laissant pas déprimer par l’avertissement lancé mardi par l’agence Fitch, qui avait annoncé envisager d’abaisser la note de la dette souveraine des États-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) a révélé mercredi que l’économie du pays avait poursuivi son expansion de façon «modeste à modérée» pendant le mois de septembre et au début octobre. La Banque centrale a pointé chez les opérateurs économiques «une incertitude grandissante du fait de la fermeture de l’administration et du débat sur la dette».

Mais la paralysie des administrations fédérales aura eu un impact notable sur l’économie américaine.

Selon l’agence Standard and Poor’s, la paralysie coûtera 0,6 point de pourcentage à la croissance économique américaine au quatrième trimestre, l’équivalent de 24 milliards de dollars de richesse produite en moins.

This gallery contains 0 photos

Mariage de Olivier Martelly et de Bianka Joseph: un mariage qui aurait coûté 50 millions de dollars à l’état de Haïti


Selon plusieurs, le mariage du Fils Ainé de Joseph Michel martelly et de Sophia Saint-Rémy martelly actuel président de Haïti, le pays le plus pauvre des amériques avec les bourgeois au pouvoir,  aurait coûté plus de 50 millions de dollars dont des cadeaux de certains ministres qui valent plus de 5 millions de dollars.

olivier img_1791_web.

Martelly et Bianka Joseph se sont dit oui ce samedi 12 octobre 2013 en l\’église Saint-Pierre de Pétion-Ville. Monseigneur Louis Kébreau a béni les nouveaux époux. Devant leurs parents et amis proches, Olivier et Bianka ont juré de s\’aimer jusqu\’à ce que la mort les sépare.

img_4058_web biancaLe Ritz a ensuite été le théatre d\’une belle réception pour célébrer l\’union des jeunes mariés et s\’en est suivie une nuit ponctuée de rires et de danse pour une assistance réduite et triée sur le volet.

La présidence a, dans un court communiqué, informé la population du mariage du fils aîné du président de la République. 

 

 

This gallery contains 1 photo.

Mariage du fils ainé du couple présidentiel: Olivier Martelly et Bianka Joseph


12 octobre 2013, à 18:52

Port-au-Prince, samedi 12 Octobre 2013 : Le Bureau de Communication de la Présidence prend plaisir à informer du mariage du fils ainé du Couple présidentiel, M. Michel-Olivier Martelly avec Mlle Bianka Joseph. La cérémonie nuptiale s’est déroulée  à l’Eglise St-Pierre de Pétion-Ville, ce samedi 12 Octobre 2013.

Le Bureau de Communication de la Présidence formule tous ses vœux de bonheur aux nouveaux conjoints.

Le fils ainé du president Martelly , Olivier Martelly va se marier avec Bianca Joseph ce samedi 12 octobre a l’eglise Saint Pierre de Petion Ville.

This gallery contains 0 photos

Quel Homme ou Femme d’affaires Haïtien mériterait des hommages pareils: Paul Desmarais est mort


Le milieu des affaires réagit depuis ce matin à l’annonce du décès de Paul Desmarais, un homme d’affaires dont la carrière et l’héritage qu’il lègue à la société dans laquelle il a oeuvré sont vantés par plusieurs.

Le Conseil du patronat du Québec a salué la contribution «inestimable de Paul Desmarais à la prospérité du Québec et du Canada». «Si son départ constitue certainement une immense perte pour le milieu des affaires et pour l’ensemble de la société québécoise et canadienne, sa contribution et son exemple resteront des modèles pour les futures générations d’entrepreneurs qui lui succéderont», a dit son président, Yves-Thomas Dorval.

La communauté d’affaires a aussi tenu à rendre hommage à l’influent homme d’affaires. «M. Desmarais a sans nul doute été le plus grand entrepreneur francophone de l’histoire canadienne. Il a démontré qu’il est possible pour les francophones de réussir en affaires de brillante façon. Il va ainsi rester une source d’inspiration importante pour les prochaines générations d’entrepreneurs», a dit le président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada, Louis Vachon.

Paul Desmarais, qui a participé à sa façon à la fondation du Québec Inc., suscitait l’admiration chez ses pairs.

 

Le président de Québecor Média, Pierre Karl Péladeau, qui est notamment propriétaire du Journal de Montréal et de TVA, a salué le grand philanthrope qu’était M. Desmarais. 

«Je tiens à saluer la mémoire de cet homme de caractère, qui, grâce à sa détermination, a créé l’une des peu nombreuses multinationales canadiennes. Monsieur Desmarais a par ailleurs été un grand philanthrope qui a contribué généreusement à d’importantes institutions québécoises. Au nom de la direction et de tous les employés de Québecor, je tiens à offrir à la famille Desmarais mes plus sincères condoléances », a déclaré M. Péladeau.

Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, a décrit un homme généreux. 

«Paul Desmarais était un grand homme, un grand bâtisseur, aussi bien ici au Québec, qu’au Canada ou ailleurs dans le monde. Plus que cela, c’était un homme profondément engagé et généreux, qui croyait fermement qu’être un leader du monde des affaires venait aussi avec une responsabilité importante, celle de contribuer à sa communauté, à son pays, de le bâtir, de le rendre meilleur», a-t-il dit. 

Jean Coutu, président du conseil d’administration du groupe de pharmacies, a qualifié Paul Desmarais de modèle.

«Paul Desmarais a été une des figures marquantes du monde des affaires québécois et canadien. Il a été pour moi, comme pour plusieurs personnes, un modèle à suivre. J’ai eu le plaisir de le rencontrer à quelques reprises et chaque fois, les entretiens que nous avions m’éclairaient sur des situations complexes ou délicates. Je salue ce grand homme dont l’intelligence et le sens des affaires ont permis de créer un empire qui s’étend bien au-delà de nos frontières», a-t-il déclaré.

Laurent Beaudoin, président du conseil d’administration de Bombardier, connaissait M. Desmarais depuis la fin des années soixante.

«Lorsqu’on regarde d’où il est parti et ce qu’il a fait avec Power Corp., c’est un exemple qui montre ce qu’on peut faire quand on a de l’ambition, qu’on a du jugement et qu’on n’a pas peur du travail.

«Il a réussi à faire rayonner le Québec à travers sa compagnie un peu partout dans le monde. Qu’on soit en Europe, en Chine ou dans d’autres pays, Power est bien connu, mais surtout lui, personnellement, est bien connu», a déclaré M. Beaudoin.

Le président et chef de direction d’Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard, considérait Paul Desmarais comme une «référence incontournable».

«Je me remémore une série de la CBC à l’époque qui couvrait l’establishment canadien, dont Paul Desmarais. J’ai tout lu ce qui s’écrivait sur lui, même s’il a toujours été très discret il accordait très peu d’entrevues.

«Avec le décès de Paul Desmarais, le Canada et le Québec perdent un grand entrepreneur qui a choisi de s’établir au Québec avec sa famille, et ce, malgré l’adversité parfois et la frilosité des Québécois devant la réussite et la richesse en général.»

Guy Savard, qui a été président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec de Merrill Lynch pour le Québec, croit que le Canada a perdu un ambassadeur.

«Le Canada tout entier a perdu un grand ambassadeur et un homme d’affaires remarquable. C’est une très lourde perte pour sa famille et pour ses nombreux amis. Monsieur Desmarais Sr a su cultiver des relations de premiers plans avec les grands de ce monde et bâtir des amitiés solides sur le plan national et international.  À son mérite, il a su avant tout transmettre à ses successeurs tous ses attributs laissant derrière lui un héritage exceptionnel», a dit M. Savard.

Lino Saputo père, président du conseil d’administration de l’entreprise Saputo, admirait l’homme d’affaires.

«Paul Desmarais était un homme que j’admirais, un entrepreneur avec une grande détermination. Il a fait de Power Corporation une entreprise respectée et admirée ici et dans le monde entier. Le Canada perd un grand homme», a-t-il déclaré.

Raymond Royer, membre du conseil d’administration de la Corporation Financière Power et ancien président-directeur général de Domtar, croit que M. Desmarais est l’homme canadien qui a connu le plus grand succès dans le monde des finances.

«C’est un grand Canadien qui a toujours eu à coeur les intérêts du Canada. C’est le Canadien français qui a le mieux réussi dans le secteur de la finance, qui était davantage réservé aux anglophones à l’époque. C’est un grand visionnaire et un grand mécène. Nous perdons quelqu’un de très bien», a-t-il dit.

Les hommages traversent les frontières du Québec  

Pour Claude Lamoureux, administrateur de société et ancien président de Teachers (régime de retraite des enseignants ontariens), Paul Desmarais était un homme qui avait du flair.

«Je ne l’ai pas connu personnellement, mais j’ai suivi sa carrière. C’est quelqu’un qui avait du flair, qui a créé une entreprise à l’échelle mondiale à partir de pas grand-chose. Si on regarde ce qu’il a fait, c’est pas mal fantastique. C’est quelqu’un qui peut servir de modèle. Il a travaillé très fort, il a été capable de créer des liens à l’intérieur et à l’extérieur du Canada. On aurait besoin de plusieurs Paul Desmarais», a-t-il dit.

Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez, a réagi depuis Paris à l’annonce du décès de M. Desmarais.

«C’était bien sûr une grande figure des affaires, une figure rare, mais avant tout un industriel et un homme de vision, un grand bâtisseur. Il avait l’entreprise dans le sang. C’était une personnalité très attachante, d’une grande simplicité, fidèle à des valeurs, à un territoire et ouvert sur le monde, un humaniste. 

Notre Groupe lui doit beaucoup. Aux côtés d’Albert Frère, avec ses fils, il a accompagné, comme actionnaire, pendant près de 20 ans, tous les grands moments de l’histoire de notre Groupe : la mutation de Suez en un groupe industriel, les différentes fusions et mouvements (Lyonnaise des Eaux, Société Générale de Belgique, Tractebel, Electrabel) jusqu’à la création de GDF SUEZ. 

J’avais à coeur chaque année de participer à la Conférence de Montréal, qu’il avait inspirée avec son fils Paul Junior pour réunir des décideurs du monde entier sur les grands enjeux internationaux. Il était en effet toujours très attentif à anticiper, mais aussi à lutter contre les déséquilibres, les inégalités. Il était attaché à l’idée d’un progrès partagé», a-t-il déclaré à La Presse

Gérald Frère, le fils d’Albert Frère, était un partenaire de confiance de Paul Desmarais en Europe au sein du Groupe Bruxelles-Lambert.

«Pour la famille Frère et pour son patriarche en particulier, c’est une journée de grande tristesse. Nous étions au départ partenaires, nous sommes devenus amis et nous nous considérons, les Desmarais et les Frère, comme faisant partie de la même famille tellement nos liens sont profonds. Notre alliance se perpétue malgré la cruelle disparition de Paul Desmarais.

«Paul Desmarais et Albert Frère se comprenaient merveilleusement bien. Ce n’étaient pas des gens qui avaient nécessairement une conception académique des affaires, c’étaient des hommes de terrain. Il y avait un ton direct, on ne s’embarrassait pas de détails, on allait droit au but», a-t-il dit.

Paul Volker, ancien président de la Federal Reserve des États-Unis et ex-conseiller de Paul Desmarais, est déjà allé à la pêche avec lui sur l’île d’Anticosti, qui a déjà appartenu à Power Corporation.

«Il était fasciné par cette tradition de certains investisseurs européens d’acquérir de petites participations dans plusieurs entreprises de secteurs différents. C’était un grand Québécois, un grand Canadien», a-t-il déclaré.

Journalistes qui ont participé à l’écriture de ce texte: Caroline Touzin, Hugo Pilon-Larose, Joël-Denis Bellavance, Hugo de Grandpré, Vincent Brousseau-Pouliot, Martin Vallières, Maxime Bergeron, Marie Tison, Paul Journet et Sylvain Larocque.

This gallery contains 0 photos