Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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À la mémoire de nos Ancêtres, les Indigènes Fondateurs


Mes chers Frères,

Reconnaissons Notre Dieu

Adorons Notre Dieu Véritable

Et Invoquons nos Ancêtres

À la mémoire de nos Ancêtres,

les Indigènes Fondateurs d’Hayti

Nous sommes d’Afrique,

Nous sommes de fiers Africains

Nous sommes des Noirs,

les Glorieux Victorieux indigènes

Nous sommes les Indigènes d’Hayti,

Hommes de caractère

Notre unique Dieu Noir

Le Seul qui est digne d’être invoqué

Au Peuple qui se souvient

De son passé et de ses ancêtres

Très grand sera le peuple

Qui invoque toujours ses anciens

 

Dieu Noir unique

Dieu de tous les Noirs

Toi notre Maître et

Notre Grand-Maître

Nul autre dieu

N’est égal ou

Pareil à toi

Ton Nom est grand,

Ta puissance infinie

 

Ô Dieu Noir, Dieu Véritable

Dieu lumière et de toute Vérité

Tu as créé toute chose

et chaque chose

Tout être et chaque être,

Tout corps et Chaque corps

 

Hermann Cebert

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STARS AméricainsD’ORIGINE HAÏTIENNE: Nous sommes Une Grande Civilisation


 [CULTURE] STARS D’ORIGINE HAÏTIENNE

Une autre part d’Haïti. Pas de drames, ni de larmes. Là, on parle de célébrités, de glamour et du rêve américain. Wyclef Jean n’est pas son seul ambassadeur dans le show-business. Selon le blog Haïtichildren.blogspot.com, voici la liste non exhaustive d’une trentaine de stars américaines qui auraient du sang haïtien: 50 Cent, Snoop Dogg, Jay-Z, Beyonce, P. Diddy, Usher, Will Smith, Denzel Washington… Reste à savoir si la liste est à fiable à 100 %.

La liste non exhaustive du blog Haïtichildren.blogspot.com

1. Wyclef Jean : Avec Lauryn Hill et Pras Michel, ils ont formé les Fugees et ont vendu plus de 30 millions d’albums. Wyclef Jean s’est investi auprès des défavorisés haïtiens, notamment par le biais de son association Yélé Haïti. Il a travaillé avec les plus grands artistes américains (Beyonce, Carlos Santana, Mary J Blige) et antillais Jacob Desvarieux (Kassav) et Admiral T. 2. Jay-Z : Le rappeur le plus populaire de la Côte-Est depuis la disparition du grand Notorious B.I.G.Il est d’origine haïtienne par son père. Il est marié avec une célèbre chanteuse qui a aussi des origines haïtiennes: Beyonce. 3. 50 Cent : C’est le phénomène hip-hop du début des années 2000. Eminem le prend sous son aile et les tubes s’enchaînent : In Da Club, P.I.M.P., 21 Questions, Candy Shop, Just A Lil Bit, Disco Inferno… Il est d’origine haïtienne et jamaïcaine et n’hésite pas à l’afficher. 4. Beyonce : La reine du rnb tient ses origines haïtiennes de sa mère. No no no, son premier single avec les Destiny Child été en featuring avec un certain Wyclef Jean. 5. Snoop Dogg : Le célèbre rappeur américaine est issu d’une famille d’origine haïtienne comme l’atteste son cri de guerre « Coté bouzin yo ?! » 6. P. Diddy : L’un des rappeurs les plus riches des Etats-Unis. Il a produit Notorious Big et Faith Evans. Il a des origines haïtiennes du côté de sa mère. On peut d’ailleurs voir le drapeau haïtien dans certains de ses clips. 7. Usher : Il est considéré comme le digne successeur de Michael Jackson. Une grande partie de sa famille est d’origine haïtienne. Le prince du rnb a composé des hits à la pelle: You make me wanna, U remind me, My boo, Yeah… Son prochain album est prévut pour février 2010. Il s’intitulera Raymond VS Raymond. 8. R. Kelly : Le boss du rnb US dans les années 90. Il a déjà vendu 50 millions d’albums. Il a produit Aaliyah. Il a interprété I believe i can fly, B.O de Space Jam et obtient 3 Grammy awards en 1998. 9. Sydney Poitiers : Le premier acteur noir à recevoir un Oscar aux Etats-Unis (Le lys des champs, 1964). Il est d’origine haïtienne par son père, mais a grandi aux Bahamas. Il a joué dans une cinquantaine de films et en a réalisé une dizaine. Il a reçu en août 2009 la médaille de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, par le président américain Barack Obama. 10. Will Smith : Men in Black, Le prince de Bel Air, Independence Day, Bad Boy et Handcok, c’est lui ! L’acteur et chanteur est d’origine Haïtiano-Jamaicaine. Il l’a confié au cours d’un show américain Russel Simmons one music beat. Dans Bad Boys 2, il a tenu à faire participer des Haïtiens au tournage. 11. Denzel Washington : Il est bel et bien d’origine haïtienne (il l’affirme dans l’émission Hollywood Stories diffusée notamment sur Paris Première. Il a été le deuxième noir de l’histoire du cinéma américain à recevoir l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle de policier corrompu dans Training day (2001). Le premier a été Sydney Poitier (en 1964). 12. Eddy Murphy : L’acteur qui incarne Le flic de Beverly Hills, le professeur foldingue est 100% d’origine haïtienne. 13. Les frères Wayans (Marlon, Keenen Ivory et Shawn). Ils tiennent leurs origines haïtiennes de leur père. On leur doit Scary Movie, Spoof Movie et la célèbre série Ma famille d’abord diffusée sur M6 au milieu des années 2000. 14. Wesley Snipes : L’acteur et producteur américain a débuté dans le clip Bad de Michael JacksonPassager 57 et Demolition man et Blade notamment. avant de s’illustrer dans 15. Dr Dre : Poids lourd du rap US, il a débuté avec les Snoop Dog et Warren G avant de produite Eminem 16. Timbaland : C’est l’un des producteurs qui influencent le plus le rnb et le rnb-pop. Il a mis sur la voix du succès: Aaliyah, Missy Elliott, Ginuwine, Nelly Furtado et Justin Timberlake. 17. Missy Elliott : La reine du hip-hop américain a révélé ses origines haïtiennes dans l’émission Cribs. 18. André 3000 (Outkast) : Avec plus de vingt millions d’albums écoulés dans le monde, Outkast est le groupe de rap le plus vendeur de tous les temps. Le duo est formé par Antwan Patton (aka Big Boi) et Andre Benjamin qui est Haïtien. 19. Lenny Kravitz : La mère du chanteur pop/rock a grandi aux Bahamas mais est originaire d’Haïti. 20. LL Cool J : Sa grand-mère était haïtienne. Le rappeur américain st le premier artiste de rap à totaliser six albums de platine consécutifs et six singles d’or. 21. Jermaine Durpi : Il a produit les Kriss Kross, Usher et Da Brat. Le natif d’Atlanta. Il a aussi fait trois albums en solo. Jermaine a baigné dans l’enfance dans le milieu car son père, Michael Mauldin, était le manager et producteur de Diana Ross. 22. Lil Wayne : le rappeur a popularisé l’usage de la sucette avec son hit Lollipop avec le défunt Static Major. Le bad boy est passé du hip-hop au rock sur son nouvel album qui doit paraitre en février 2010. 23. T-Pain : Le rappeur et chanteur américain a popularisé le logiciel Auto-Tune qui modifie sa voix. Il devient célèbre en 2007 en faisant une dizaine de duos : Kanye West (Good Life), Mariah CareyMigrate), (Chris Brown (Kiss Kiss), Flo Rida (Low), Lil’ Wayne (Got Money) ou Rick Ross (The Boss)… 24. Jason Derulo : l’auteur du tube Watcha say (2009) a travaillé avec Lil Wayne, Jay-Z, Cassie, Iyaz… A seulement 20 ans, c’est un des espoirs du rnb américain. Il est originaire d’Haïti et parle le créole. 25. T.I. : Le rappeur d’Atlanta chante Live your Life en duo avec Rihanna et My love avec Justin Timberlake a d’ailleurs fait des duos avec Wyclef Jean, Trick Daddy et le Jamaïcain Beenie Man. 26. Mario : le jeune chanteur de rnb a interprété le tube Let me love you. Il a révélé ses origines haïtiennes lors d’une interview dans un magazine américain. 27. Warren G : Le rappeur californien a fait ses débuts avec Snoop Dog et Nate Dog. 28. Mos Def : Le célèbre rappeur de Brooklyn a débuté avec De la Soul. Il mène également une carrière de cinéma. On l’a vu dans DR House, Braquage à l’italienne, Show time, Ma famille d’abord… 29. LeBron James : Celui que l’on surnomme « le nouveau Michael Jordan ». Il a été le plus jeune joueur de l’histoire de la ligue à marquer 2 000 points à 20 ans et 183 jours, battant la marque jusqu’alors détenue par Kobe Bryant. 30. Eric Benet : Le chanteur rnb américain qui a osé faire des infidélités à Halle Berry. Beaucoup d’hommes auraient tout donné pour être à sa place… 31. D’Angelo : Chanteur de nu-soul, il est également pianiste, guitariste, compositeur et producteur. Il a fait fantasmer plus d’une femme avec le clip de son tube Untitled (How does it feel) où il apparait nu. 32. Maxwell : Chanteur new soul né à Brooklyn. Sa mère est haïtienne et son père portoricain. 33. Ying Yang Twins : Duo de rap originaire d’Atlanta, composé de Kaine (Né Eric Jackson) et D-Roc (Né DeAngelo Holmes). Ce sont de faux jumeaux. 34. Trick Daddy : Rappeur né en Floride. Ex-membre de Slip-N-Slide Records. 35. Samuel Dalembert : basketteur pour la franchise de Philadelphie Les stars haïtiennes francophones: Hormis Wyclef Jean, Kerry James (rappeur), Antony Kavanagh (humoriste, chanteur, comédien), Gage (chanteur rnb), Marc Antoine (chanteur rnb), Luc Mervil (comédien, Notre Dame de Paris), Téri Moïse (chanteuse rnb), Raoul Peck (cinéaste), Jimmy Jean-Louis (comédien, Héroes), Alibi Montana (rappeur), Mac Kregor (rappeur)

Source: tropicalizer.com

http://www.tropicalizer.com/2010/01/22/home/news/stars-dorigine-haitienne-wyclef-jean-jay-z-beyonce-50-cent-p-diddy-snoop-dogg-usher-will-smith-denzel-washington-eddy-murphy.html

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La crise démocratique haïtienne :l’anéantissement d’un peuple par Dulce Maria Cruz Herrera


 

La Chronique des Amériques Avril 2004 N

o 13

La crise démocratique haïtienne :

 

 

 

l’anéantissement d’un peuple

 

 

 

Dulce Maria Cruz Herrera

 

 

 

 

Le 1er janvier 1804, le peuple haïtien a proclamé son indépendance, suite à la capitulation des troupes de Napoléon après la bataille de Vertières. L’abolition de l’esclavage et la naissance de la première République noire dans l’Hémisphère latino-américain était un exemple pour les pays voisins, attrapés encore et pour longtemps dans les rouages du colonialisme européen1. Par contre, l’absence d’un modèle commun d’organisation étatique sur le continent en 1804 et la difficile cohabitation de communautés de diverses origines ont eu un impact significatif sur l’instauration de l’État haïtien, alors que sa nation n’était qu’en période de gestation2. On ne saura donc pas nier le lien troublant entre les conditions particulières de la formation de l’État haïtien et ses successives crises politiques, y compris l’impasse démocratique actuelle qui perdure depuis mai 2000 et ne fait que s’alourdir après le départ de son ex-Président élu Jean-Bertrand Aristide. Nous assistons donc impuissants à l’affaiblissement perpétuel de l’État de droit dans ce pays : absence d’institutions démocratiques capables de garantir la primauté du droit, violations massives des droits humains entraînant un dépérissement des conditions de vie de la population haïtienne, corruption de la classe politique et atteinte aux libertés démocratiques fondamentales inhérentes à toute société démocratique.

Après les élections controversées du 21 mai 2000, la crise démocratique qui sévit en Haïti s’est accrue continûment et ce en dépit des efforts remarquables de

l’Organisation des États américains (OÉA) conjointement avec la Communauté économique de la Caraïbe (CARICOM), en vue de ramener la paix démocratique en Haïti. Par ailleurs, on observe dans le dénouement de la crise politique haïtienne, que l’intervention commune de la France, du Canada et des États-Unis n’a pas favorisé la mise en oeuvre du plan d’action proposé par ces deux organisations régionales. Pourtant, la communauté internationale avait un rôle primordial à jouer dans la résolution de cette crise. Dans de telles conditions, l’immobilisme et le manque de cohésion de la communauté internationale avant le départ du président haïtien paraissent invraisemblables.

L’OÉA, Haïti et la

Charte démocratique interaméricaine

Au-delà des controverses soulevées par la mise en oeuvre de la

Charte démocratique interaméricaine (CDI)3 en Haïti en 2002 et au Venezuela en 2003, il s’agit là d’un instrument normatif régional visant à consolider les initiatives de l’OÉA. En effet, en cas de rupture ou d’altération de l’ordre démocratique, l’OÉA peut intervenir directement au nom de la démocratie. Étant donné la grave situation qui régnait en Haïti, l’OÉA s’est abstenu d’appliquer cet instrument afin de rétablir l’ordre démocratique.

* L’auteure est titulaire d’une Maîtrise en droit international de l’UQAM, doctorante en droit de l’Université Laval et chercheure associée au CRIEC.

1 Rappelons que le système d’exploitation esclavagiste ne fut aboli au Brésil et à Cuba qu’en 1880.

2

Voir Linard, A., « Une démocratie haïtienne. Triste bicentenaire en Haïti », Le Monde diplomatique, février 2004, p. 22.

3

Charte démocratique interaméricaine, A.G. Res. 1., XXVIII-E/01, entrée en vigueur le 11 septembre 2001. Université du Québec à Montréal Tel : (514) 987 3000 # 3910 Pavillion Hubert-Aquin, Local A-1560 http://www.ceim.uqam.ca 1255 rue St-Denis Montréal (Québec) H2X 3R9 Dulce Maria Cruz Herrera 2

L’abstention de l’OÉA n’a rien d’anodin. Elle ravive la controverse autour des limitations conceptuelles et juridiques de la CDI, dont le champ d’action se définit à l’intérieur des limites de la volonté réelle des États latino-américains de protéger et de reconnaître la double dimension de la démocratie, en tant qu’obligation juridique internationale et en tant que droit humain collectif, en vertu de l’universalité des droits des peuples à disposer librement d’eux-mêmes.

En outre, les dispositions de la CDI demeurent muettes quant aux critères possibles d’évaluation de situations d’altération ou de rupture démocratique qui permettraient à l’OÉA d’intervenir. Malgré cela, on comprend difficilement le comportement de l’OÉA devant la crise démocratique haïtienne, alors que l’adoption de la CDI le 11 septembre 2001 s’inscrivait dans une démarche de recherche de nouvelles alternatives politiques et normatives afin de réduire les déséquilibres économiques et sociaux particulièrement accablants dans la région4. Il semblerait que l’OÉA ait décidé de se conformer à la règle universelle relative à l’interdiction de l’intervention dans les affaires intérieures des États. Toutefois, il reviendra à l’OÉA de déterminer les raisons précises qui menèrent l’organisation à invoquer l’application de la CDI au Venezuela en 2002 et non pas en Haïti à la lumière des événements récents.

Les puissances occidentales

Force est de constater que les puissances occidentales n’ont pas soutenu le plan d’action déjà mis en oeuvre par la CARICOM. C’est ainsi que la France et les États-Unis ont exigé le départ du président élu Jean-Bertrand Aristide, ignorant de ce fait le travail déployé par les États caraïbéens. Un geste des plus étonnants dès lors qu’il était généralement admis que la solution de la crise démocratique et institutionnelle haïtienne reposait sur l’aide et sur la cohésion de la communauté internationale. Il semblerait que les États-Unis, très inquiets devant le fait d’un éventuel exode massif des réfugiés haïtiens vers les côtes américaines, ont préféré ne pas intervenir privilégiant plutôt la thèse d’un règlement pacifique entre les forces politiques haïtiennes. Depuis le 12 février 2004, les États-Unis ont avoué, par voie de communiqué, leur intention d’aménager la base militaire de Guantanamo à Cuba en centre d’accueil, afin de recevoir au moins cinquante mille réfugiés haïtiens. Ce qui paraît paradoxal, c’est que le 29 février 2004, les Américains ont décidé d’intervenir en Haïti par l’intermédiaire d’une force multinationale désignée par la résolution 1529 du Conseil de sécurité. À cette date, soit trois jours après l’appel urgent lancé par la CARICOM, les situations politique et humanitaire s’étaient particulièrement aggravées, et le Président J.-B. Aristide avait quitté soudainement le territoire haïtien.

Le Conseil de sécurité

Le 26 février 2004 la CARICOM avait demandé formellement au Conseil de sécurité (CS) de se prononcer sur la situation en Haïti et d’envoyer des casques bleus de l’ONU en vertu du chapitre VII de la

Charte des Nations Unies. Les droits de la personne de la population haïtienne étaient gravement atteints et ensuite, cette situation représentait une menace pour la paix et la sécurité dans ce pays. Le C.S. n’a pas fait suite à l’appel d’urgence de la CARICOM, alors que le Président Aristide était encore au pouvoir. Pour des raisons encore inconnues, l’organe chargé de la sécurité internationale a préféré attendre le départ d’Aristide le 29 février 2004 et l’exacerbation de la crise pour adopter la résolution 1529, autorisant le déploiement immédiat d’une force multinationale intérimaire pour une période de trois mois, afin de favoriser la poursuite d’un processus politique pacifique et constitutionnel et le maintien de conditions de sécurité et de stabilité. Cette force multinationale devait donc; i) instaurer de conditions de sécurité et de stabilité dans le pays ; ii) fournir de l’aide humanitaire ; iii) faciliter l’accès des travailleurs humanitaires internationaux au peuple haïtien dans le besoin ; iv) fournir une assistance internationale à la police et à la Garde côtière haïtiennes afin d’instaurer et maintenir la sécurité et l’ordre publics et de promouvoir et protéger les droits de l’homme ; v) favoriser la création de conditions permettant aux organisations internationales et régionales, notamment l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation des États américains, d’apporter une assistance au peuple haïtien. Enfin,

4

Notons que depuis 1948, l’OÉA a instauré progressivement un régime régional de protection et de renforcement de la démocratie composé essentiellement par la Charte constitutive de l’Organisation des États américains (1948) et les instruments juridiques interaméricains comme, la Déclaration américaine des droits y devoirs humains (1948), la Convention américaine des droits humains (1969), et le Protocole de Washington modifiant la Charte de l’O.E.A. (1997). Citons aussi les déclarations et résolutions adoptées par l’Assemblée générale, comme la Déclaration de Nassau, la Déclaration de Managua pour la promotion de la démocratie et du développement« , et la Résolution 1080 relative à la démocratie représentative de 1991. La crise démocratique haïtienne : l’anéantissement d’un peuple 3

cette autorité multinationale devait travailler conjointement avec la Mission spéciale de l’OEA et celle du Conseiller spécial de l’ONU pour Haïti, de façon à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire5.

Les membres de la CARICOM ont désapprouvé les décisions prises par les puissances occidentales, ainsi que la non-action du Conseil de sécurité. C’est ainsi que les pays caraïbéens ont aussitôt annoncé qu’ils ne fourniraient pas de troupes à la force de maintien de la paix de l’ONU. La réaction de la CARICOM reflète les divergences qui subsistent entre les pays développés et les pays en développement, quant aux moyens utilisés (ou rejetés) pour promouvoir et restaurer les valeurs démocratiques dans un État donné. Enfin, dès lors que la démocratie et le développement économique sont interdépendants, il est difficile de concevoir le processus de démocratisation de l’État haïtien, alors que les bailleurs de fonds ont suspendu l’aide internationale qu’ont lui avait attribué.

À l’aide d’un rappel chronologique des faits depuis les élections controversées de mai 2000, notre texte vise à dégager des pistes de réflexion autour de l’échec de la communauté internationale et régionale vis-à-vis du projet de rétablissement du régime démocratique et institutionnel en Haïti, l’unique Pays Moins Avancé (PMA) de la région de l’Amérique latine et les Caraïbes. Cet échec survient au moment où, malgré le processus d’intégration continentale, le système interaméricain compte avec un nombre foisonnant des textes normatifs visant le renforcement des démocraties, l’atteinte du développement économique et social et la paix et la sécurité dans la région.

Des élections contestées

Les élections législatives du 21 mai 2000 ont exacerbé les germes de la crise démocratique et institutionnelle qui menaçait l’île, plutôt que d’instaurer les bases d’une véritable démocratie représentative. Ces élections étaient considérées comme essentielles pour l’ancrage démocratique d’Haïti dont le Parlement n’avait pas siégé depuis janvier 1999. En plus de constater les difficultés relatives aux interprétations divergentes de la Loi électorale haïtienne par les différents acteurs politiques, la mission d’observation électorale de l’OÉA a désapprouvé la méthodologie retenue pour déterminer les pourcentages de votes6. Selon ses représentants, les résultats obtenus au mois de mai 2000 n’étaient pas conformes à la Constitution et la loi électorale haïtiennes. Toutefois, il est important de préciser que l’OÉA a inspecté quatre processus électoraux en Haïti depuis 1990. D’après l’évaluation de la Mission électorale de l’OÉA, la cause fondamentale de l’organisation insuffisante des élections tenues en 2000 demeure l’inexistence d’un organe électoral permanent. De ce fait, Haïti ne possède pas une mémoire institutionnelle des processus électoraux au pays. La Mission d’observation électorale de l’OÉA en Haïti a suspendu ses activités deux jours avant le second tour des élections qui s’est déroulé en juillet 2000.

Malgré les irrégularités décriées, le processus électoral a continué son cours. Le 26 novembre 2000, le Conseil électoral provisoire a déclenché des élections présidentielles, conformément au calendrier fixé par la constitution haïtienne. Les partis politiques membres de la Convergence démocratique n’ont pas cessé de demander l’annulation des résultats des élections du 21 mai 2000 et ont littéralement refusé de participer aux élections présidentielles, qu’ils qualifiaient d’illégales. Ces élections, remportées par Monsieur J.-B. Aristide, se sont déroulées sous le regard de quelques représentants de la communauté internationale, dont des délégations des ONGs et de la CARICOM. Par contre, l’OÉA n’a pas jugé bon d’envoyer de Mission d’observation aux élections tenues le 26 novembre 2000. Le Secrétaire général adjoint avait déjà suspendu depuis le 20 octobre 2000, le dialogue entre le parti « Fanmi Lavalas » et la « Convergence démocratique », faute d’un consensus politique. D’après un communiqué diffusé le 27 novembre 2000, l’Organisation précisait :

« Entre le 16 août et le 20 octobre, quatre missions, (…) ont donné lieu à un dialogue substantiel, mais il n’a pas été possible de parvenir à un consensus suffisamment large

5

Voir la résolution sur la situation en Haïti, adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4919e séance, le 29 février 2004, S/RES/1529 (2004).

6

OEA, Nota del Secretario General mediante la cual transmite el informe final de la misión de observación electoral en las elecciones legislativas, municipales y locales de Haiíi, (Febrero-Julio 2000), Informe al Consejo Permanente OEA/Ser.G CP/doc.3383/00. Selon les observateurs de l’OÉA, les autorités électorales ont omis de tenir compte du nombre total de votes lors du calcul des pourcentages obtenus par chaque candidat. La méthodologie retenue allait à l’encontre du principe relatif à l’égalité de votes : une personne, un vote. Cette procédure a exclu environ 1,1 million des votes. Dulce Maria Cruz Herrera 4

pour aboutir à un accord national permettant de résoudre la crise politique dans des conditions qui puissent attirer le support de la communauté internationale.

La décision des autorités haïtiennes de poursuivre le processus électoral le 26 novembre malgré l’absence d’un tel accord permet d’éviter une interruption du calendrier établi pour le processus de transition à la présidence prévu par la Constitution haïtienne, cependant, elle n’altère pas le besoin d’assurer une large représentation politique ainsi que la participation des citoyens qui revêtent une importance critique pour l’évolution de la démocratie en Haïti ’á. [notre souligné]

Les travaux de l’OÉA en Haïti ont sérieusement été perturbés, même si l’OÉA s’est engagé à respecter ses obligations en vertu de la Charte, en l’occurrence « épauler le Gouvernement et les forces sociales et politiques d’Haïti dans les efforts qu’ils déploient pour renforcer les institutions démocratiques et contribuer à l’instauration d’un climat de paix et de sécurité dans le pays ». Le pays se trouvait dans un état d’instabilité et d’insécurité politiques si critique que le 9 novembre 2000, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a informé à l’Assemblée générale que le mandat de la

Mission internationale civile de soutien des Nations Unies (MICAH) ne serait pas prorogé après le 6 février 2001. Rappelons que cette Mission fut créée en février 1993 à la demande du président Aristid et pendant la période du coup d’État perpétré par le Général des forces armées, Raoul Cedras. La MICAH devait observer la situation des droits de l’homme, promouvoir le respect des normes internationales relatives aux droits humains et veiller au renforcement institutionnel en Haïti7.

De toute évidence, les travaux de l’ONU et de l’OÉA ont été profondément ébranlés en Haïti, compte tenu de la volatilité démocratique et institutionnelle persistante dans ce pays. La réponse immédiate des institutions financières internationales, de Washington et de l’Union européenne fut de geler l’aide internationale, au nom de la démocratie. On venait ainsi d’hypothéquer la relance de l’économie et de la démocratie haïtienne. Par cette action, les puissances occidentales agissaient non seulement contre le rétablissement de la démocratie haïtienne, mais aussi contre l’accord constitutif de la

Banque interaméricaine de développement (BID), notamment dans le cas des États-Unis, membre de cette institution. La section 5(f) de l’Accord établit que : « La Banque ainsi que ses hauts fonctionnaires et ses employés n’interviendront dans les affaires politiques d’aucun pays membre. Ils ne se laisseront pas influencer dans leurs décisions concernant un ou plusieurs pays membres par l’orientation politique du ou des pays membres intéressés. Seules les considérations d’ordre économique inspireront les décisions prises et ces considérations devront faire l’objet d’un examen tout à fait impartial afin que les objectifs et les attributions énoncés à l’Article I puissent être atteints et remplis »8.

Le blocage de l’aide internationale ne fait qu’aggraver les conditions de vie de la population haïtienne. La CARICOM a vivement dénoncé l’initiative des bailleurs de fonds internationaux. Le 5 juillet 2001, ses pays membres ont signé une déclaration intitulée

Renforcer Haïti en démocratie, où ils déploraient la suspension de l’aide internationale en raison de la controverse suscitée suite aux élections législatives de mai 2000. Tout en faisant remarquer que la principale victime de cette décision est le peuple haïtien, la CARICOM a tenu à souligner que « (…) la solidarité de la CARICOM et de la communauté internationale est de toute urgence nécessaire pour traiter la tragédie humaine qu’endure le peuple haïtien »9.

Le rôle de l’OÉA et de la CARICOM

L’OÉA et la CARICOM avaient concerté, depuis les élections de mai 2000, des actions très légitimes, afin d’éviter une escalade des violations répétées de l’ordre démocratique haïtien10. Le rétablissement de l’État de droit haïtien et ses valeurs démocratiques devait passer par une solution commune née de la coopération internationale. Le 4 août 2000, à la

7

Il s’agit de la première mission conjointe entre une organisation régionale, l’Organisation des États Américains (OEA) et l’Organisation des Nations Unies (ONU). Voir le site officiel de la Mission, en ligne :[ http://www.un.org/rights/micivih/premier.htm%5D.

8

Voir l’article VIII, section 5 (f) de l’Accord constitutif de la Banque interaméricaine de développement (BID), entré en vigueur le 30 décembre 1959. Dernière modification : le 31 juillet 1995. En ligne : [http://www.iadb.org/leg/Statutes-en.htm].

9

CARICOM, Déclaration du Premier ministre des Bahamas Hubert Ingraham, 22e Sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM, Nassau, Bahamas, 6 juillet 2001.

10

Voir le Sixième rapport de la mission de l’Organisation des États américains en Haïti sur la mission OÉA-CARICOM du 5 au 10 juillet 2002, Doc. off. CP/doc.3625/02 corr. 3. La crise démocratique haïtienne : l’anéantissement d’un peuple 5

demande du Gouvernement haïtien, le Conseil permanent de l’OÉA a adopté la résolution 772 par laquelle l’OÉA autorisait le Secrétaire général à diriger une mission en Haïti

« en vue d’identifier avec le Gouvernement d’Haïti et d’autres secteurs de la communauté politique et civile, des options et recommandations visant à résoudre le plus rapidement possible les difficultés comme celles qui ont découlé des différentes interprétations de la loi électorale, et de continuer à renforcer la démocratie dans ce pays »11.

Afin de redresser la crise politique en Haïti, l’OÉA a joué le rôle de médiateur, bien qu’elle ne soit pas parvenue à des résultats positifs à cet égard. C’est ainsi que des représentants du gouvernement et de l’opposition ont été accueillis au siège de l’OÉA à Washington. Le 12 janvier 2001, le Secrétaire général adjoint, M. Einaudi a reçu le Premier Ministre haïtien Jacques Édouard Alexis. Ce dernier a fait connaître les mesures que le gouvernement haïtien avait mises en oeuvre pour remédier l’état si critique de la situation politique dans son pays, dont la désignation d’une Commission des juristes ayant comme mission « l’examen de la question des élections du 21 mai 2000 ». Plus tard, le 31 janvier 2001, le Secrétaire général adjoint recevait une délégation de cinq représentants de la « Convergence démocratique ». Leur but était d’exprimer leur désaccord avec le résultat des élections du 26 novembre 2000, car constitutionnellement illégales. Ils prétendaient donc mettre en marche le plan annoncé lors des États généraux tenus à Port-au-Prince le 27 janvier 2001, qui privilégiait le début d’un processus de transition à la fin du mandat du Président Préval, le 7 février, en désignant un gouvernement provisoire.

Le 9 mai 2001, le Président de la Conférence de la Communauté des Caraïbes (CARICOM

), le Premier Ministre de la Barbade, et le Secrétaire général de l’OEA, ont pris l’initiative d’envoyer une Mission conjointe OEA/CARICOM en Haïti. Cette décision concrétisait certaines propositions lancées lors du Troisième Sommet des Amériques. Effectivement, lors de la cérémonie de clôture de ce Sommet tenue le 22 avril 2001, Jean Chrétien, l’ex-Premier Ministre du Canada avait reconnu publiquement les problèmes qui continuent de faire obstacle au développement démocratique, politique, économique et social d’Haïti. C’est ainsi qu’il recommande à l’OÉA, en collaboration avec la CARICOM, d’organiser une mission en Haïti ainsi que de faire rapport à l’OÉA des résultats escomptés. La première Mission conjointe OEA-CARICOM a donc eu lieu du 29 au 31 mai 2001, et elle a été dirigée par le Secrétaire général et l’ex-Première Ministre de la Dominique, madame Eugenia Charles. Le 17 janvier 2002, la OÉA instaura, par voie de la résolution 80612, une Mission spéciale, chargée de renforcer la démocratie en Haïti13. Ladite Mission spéciale devait accomplir sa tâche dans l’esprit de la Charte de l’OEA et de la Charte démocratique interaméricaine. 14.

Le 12 juin 2002 les forces politiques haïtiennes, composées d’une part, du parti de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, Fanmi Lavalas et d’autre part, de la coalition « Convergence démocratique15 », avaient convenu de soutenir le

Projet d’accord initial16 entériné par les représentants médiateurs de l’OÉA et de la CARICOM. Ce projet prévoyait, entre autres, l’organisation des élections en 2003 et la formation d’un Conseil électoral provisoire (CEP) crédible, indépendant et neutre dont les membres seraient choisis selon une procédure préétablie. Ce Conseil devait mettre sur pied une Commission de Garanties Électorales (CGE) destinée à renforcer la participation et la confiance des citoyens, des institutions, des candidats et des partis politiques dans le processus électoral. En signant le Projet d’accord initial, le parti Lavalas et la coalition « Convergence démocratique » s’engagèrent à créer un environnement propice à l’expression des choix politiques et permettant la tenue d’élections libres; à mettre en oeuvre des mesures appropriées afin d’augmenter la confiance et le respect entre les partis

11

Voir la résolution Envoi d’une mission en Haïti, CP/RES. 772 (1247/00).

12

OÉA, La situation en Haïti, CP/RES. 806 (1303/02) corr. 2. En ligne : [http://oashaiti.org/res806.htm].

13

OÉA, Appui à la démocratie en Haïti, AG/RES: 1831 (XXXI-0/01). En ligne : [http://oashaiti.org/res1831.htm].

14

Des nombreuses missions spéciales internationales se sont rendues en Haïti depuis 2000. Mentionnons la Mission de l’OÉA du 17 au 20 août 2000, présidée par Cesar Gaviria, Secrétaire général de l’OÉA ; les Missions du 15 au 16 septembre 2000, du 21 au 29 septembre 2000, ensuite du 13 au 21 octobre 2000, et de nouveau du 13 au 15 juin 2001. Ces quatre missions ont été présidées par le Secrétaire général adjoint de l’OÉA en Haïti, Luigi R. Einaudi. Les rapports relatifs aux missions de 2000 figurent dans les documents CP/doc.3349/00 et CP/doc.3371/00.

15

Fondée en 2000, la « Convergence démocratique » est un rassemblement de divers groupements politiques. Elle est composée des anciens partisans des régimes des Duvaliers et des supporteurs du coup d’état du 30 Septembre 1991, alors que l’ex-Président Aristide était au pouvoir. La Convergence Démocratique comprend également des anciens alliés de Monsieur J.-B. Aristide. Aujourd’hui, cette coalition compte 13 partis membres.

16

OÉA, Projet d’Accord initial, OEA/Ser.G CP/doc.3625/02 corr.3, 2002. En ligne : [http://oashaiti.org/accordinitial.htm]. Dulce Maria Cruz Herrera 6

politiques et le gouvernement; à engager un dialogue politique national ayant pour objectif de parvenir à un accord politique permettant de renforcer la démocratie, le respect des droits de l’homme et la promotion du progrès économique et social. Aussi, le gouvernement d’Haïti s’engagea à inviter une mission de la

Commission interaméricaine des droits de l’Homme pour surveiller le respect de ces droits. Finalement, les deux acteurs politiques principaux s’étaient entendus pour demander au Secrétaire Général de l’OEA d’oeuvrer, de concert avec les États membres et la CARICOM, pour la normalisation des relations entre Haïti et la Communauté internationale, y compris les institutions financières internationales, à mesure que des progrès soient accomplis dans l’application effective de l’accord politique, en vue d’une solution durable à la crise découlant des élections du 21 Mai 2000, et dans le but de contribuer à promouvoir le développement économique et social d’Haïti.

Le 31 janvier 2004 à Kingston (Jamaïque), la CARICOM a présenté une initiative régionale destinée à rétablir l’ordre démocratique. Ce projet faisait l’unanimité de la communauté internationale, même si son succès demeurait incertain. Parmi les objectifs, on trouvait la correcte mise en oeuvre des résolutions de l’OÉA, le désarmement des groupes armés et la désignation d’un nouveau gouvernement comprenant la nomination d’un Premier ministre indépendant.

Malgré tous ces efforts tangibles, le chaos politique s’empara de l’État haïtien à partir de 2003. Admettons que la déliquescence de la classe politique haïtienne n’est pas nouvelle. D’une part, le gouvernement dirigé par Aristide n’a pas respecté l’intégralité de ses engagements contenus dans le

Projet d’accord initial. D’autre part, le gouvernement haïtien n’a pas donné suite aux clauses des résolutions 806 et 82217. Cette dernière résumait certaines mesures susceptibles de contribuer à la sortie de la crise politique. Notamment, le rétablissement d’un climat de sécurité, la viabilité des élections législatives et locales, l’initiation de procédures judiciaires contre les personnes impliquées dans les événements du 17 décembre 2001, la tenue d’une enquête publique relativement aux crimes politiques, ainsi que le versement d’indemnités aux personnes et organisations ayant subi des dommages comme résultat direct des événements violents du 17 décembre 2001. Compte tenu des circonstances, la coalition « Convergence démocratique » réclama sans cesse la démission du président élu Jean-Bertrand Aristide, refusant toute initiative de négociation avec ce dernier et les groupes insurgés armés prirent d’assaut plusieurs villes du pays. L’environnement politique, économique et social régnant en Haïti depuis décembre 2003 était propice à un coup d’État très prévisible.

En dépit des difficultés de l’administration haïtienne, les États membres de la CARICOM ont mené un travail soutenu pour exécuter leur plan d’action, qui ne prévoyait pas la démission du Président élu J.-B. Aristide. C’est pourquoi ils déplorent les circonstances entourant son départ le 29 février 2004. Selon les pays membres de cette organisation régionale, l’intervention des États-Unis, du Canada et de la France ont fait échouer leur projet. N’ayant toutefois pas reconnu le nouveau gouvernement dirigé par Monsieur Gerald Latortue, la CARICOM a aussi refusé de participer à l’opération multilatérale de paix déclenchée par l’ONU, après le départ de l’ex-Président J.-B. Aristide.

Démocratie, droits humains et droit au développement : universalité et interdépendance

Depuis le retour du président J.-B. Aristide en 1994, la

Banque interaméricaine du développement (B.I.D.) semblait déterminée à mettre tout en oeuvre pour reconstruire les infrastructures de santé et des services sociaux de ce pays plongé dans une grave crise humanitaire. Le système éducatif, la reconduction de l’eau potable, l’assainissement et la reconstruction des voies routières étaient également ciblés par les 500 millions de dollars d’aide pour Haïti. Une injection massive de capitaux s’avérait absolument indispensable pour reconstruire l’État démocratique haïtien.

Cependant, Haïti ne profite toujours pas de l’aide publique internationale attribuée, car le gouvernement n’a pas donné suite aux résolutions de l’OÉA à l’égard de la démocratisation de l’État. Rappelons néanmoins que la démocratisation d’un État passe forcément par la protection des droits de la personne qui suppose la mise en place des institutions démocratiques vouées à cette tâche de même que le renforcement des lois. Il est donc regrettable que les

17

OÉA, Apoyo al fortalecimiento de la democracia en Haïti, OEA/Ser.G. CP/RES. 822 (1331/02), 2002, en ligne : [http://www.oas.org/OASpage/Haiti_situation/cpres822_02spa.htm]. La crise démocratique haïtienne : l’anéantissement d’un peuple 7

organismes financiers internationaux, l’Union européenne, ainsi que les puissances occidentales, notamment les États-Unis et le Canada aient encore une fois fait fi des règles universelles relatives à la démocratie dans les pays en développement. Le blocage des flux financiers internationaux ne fait qu’accroître la vulnérabilité de l’État haïtien.

De plus, Haïti n’est pas à l’abri des retombées de la mondialisation néolibérale de l’économie. Après s’avoir soumis avec discipline aux réformes économiques dictées par le FMI et la Banque mondiale dans les années 90, le gouvernement a dû lever les barrières commerciales et ouvrir son marché local à l’afflux des produits agricoles provenant des États-Unis, tels que le riz, le sucre et le maïs, mettant en péril l’économie paysanne, déjà très fragile. La croissance économique est si stagnante et le taux des personnes vivant sous le seuil de la pauvreté si élevé, qu’il n’est pas surprenant que l’île soit devenue un véritable terreau de violence.

La démocratie, le développement et le respect de la totalité des droits de l’Homme et des libertés fondamentales sont interdépendants et synergiques. Selon la Commission des droits de l’homme, la démocratie favorise la pleine réalisation des droits de la personne, y compris le droit au développement et vice-versa18. De ce fait, la crise politique haïtienne ne fait que confirmer ce postulat, voulant que la viabilité d’un régime démocratique stable s’avère utopique sans la mise en oeuvre d’un programme de développement économique et social soutenu. On a pourtant consacré plus récemment, dans la

Charte démocratique interaméricaine, que la démocratie et le développement sont interdépendants et que la promotion des droits économiques et sociaux sont consubstantiels à la démocratie. C’est précisément par le biais de la coopération internationale et du respect des droits humains, que s’avère possible l’instauration d’une culture politique démocratique.

Haïti connaît une fragilité accrue des comptes publics, avec un déficit fiscal de 2,9 % du PIB et une forte chute tant des exportations (–10 %) que des importations (–7 %). En 2003, le revenu national disponible a stagné (0,4 %), le PIB par habitant a reculé pour la troisième année consécutive (–2,7 %) en raison d’une nouvelle diminution du PIB (–0,9 %)19. Les conséquences sociales de ce marasme économique sont considérables et plusieurs secteurs de la population ont atteint un seuil de vulnérabilité critique. C’est uniquement par l’entremise de la coopération internationale que le pays le moins avancé de l’hémisphère américain sera en mesure d’atteindre un niveau suffisant de développement économique, social et humain permettant l’épanouissement d’un gouvernement démocratique.

Conclusion

La crise démocratique que traverse Haïti exige une opération multilatérale bien coordonnée afin de refonder les bases de l’État de droit. Le système judiciaire, la sécurité et l’administration publiques devront subir des réformes importantes. Une démarche exclusivement humanitaire ou caritative ne fera que cacher temporairement les méandres de la crise qui risquera de resurgir ultérieurement.

Le 17 décembre 2003, lors de la réunion du

Conseil permanent de l’OEA à Washington, le Canada proposait que la Commission interaméricaine des droits de l’homme envisage la possibilité d’établir une mission de surveillance permanente en Haïti. Cette institution interaméricaine possède en effet les compétences politiques et juridiques nécessaires pour surveiller et soutenir le processus conduisant à la mise sur pied d’un régime cohérent de protection des droits humains. Moyen très utilisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le recours à des programmes et projets de coopération techniques visant la promotion de la démocratie et la primauté des droits constitue une autre solution viable relativement à la crise haïtienne. Les États des Amériques ont reconnu l’universalité des droits et obligations exprimés dans la Charte de l’OÉA, les principes « glorifiés » dans la Déclaration de Québec20 de 2001 et les valeurs démocratiques reconnus dans la Charte démocratique interaméricaine de 2001. Ils se sont donc engagés publiquement à combattre la pauvreté, tâche qui devient impossible dans un régime démocratique, sans une application conséquente des normes relatives aux droits humains, ni une redistribution équitable des ressources financières à l’échelle planétaire.

18

Commission des droits de l’Homme, Promotion du droit à la démocratie, 1999/57, 57ème séance, avril 1999.

19

CEPAL, Haïti : Évolution économique de l’année 2002 et les perspectives pour 2003, LC/MEX/ L.564, Octobre 2003, pp. 1-3.

20

Déclaration de Québec, adoptée le 20 avril 2001, Québec, Canada.

La crise démocratique haïtienne : l’anéantissement d’un peuple

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Programme d’Appui aux Partis Politiques en Haïti: loi sur le fonctionnement et l’organisation des partis politiques en haiti


 

Patroné par Patroné par NATIONAL DEMOCRATIC INSTITUTE

 Module  Port-au-Prince- Avril 2003

 

i

 

NATIONAL DEMOCRATIC IN STITUTE FOR INTERNATIONAL AFFAIRS  :Manuel de Formation pour la Démocratie

L’édition de ce module a été réalisée avec l’appui financier de

la USAID et du Bureau des Affaires Publiques de

l’Ambassade Américaine en Haiti.

 

iii

 

Introduction

 

La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est un système politique dans

lequel des citoyens et des citoyennes participent activement dans les affaires

publiques et le gouvernement élu librement conduit la société selon les lois et la

Constitution.

Les partis politiques jouent un rôle nécessaire dans les sociétés démocratiques.

Les partis politiques efficaces et démocratiques permettent la participation des

citoyens et citoyennes dans le système politique et servent à renforcer la

confiance et l’engagement du peuple dans le processus démocratique. Les partis

bien organisés et fondés sur des valeurs et principes démocratiques sont aussi en

meilleure position pour représenter les besoins des populations et pour gagner

l’appui populaire lors des élections.

Ce manuel de formation est le deuxième d’une série de modules destinée aux

membres des partis politiques participants dans le programme de l’Institut National

Démocratique pour les Affaires Internationales (NDI) à l’intention des partis

politiques et financé par l’Agence Américaine pour le Développement International

(USAID). Il traite de l’organisation interne des partis politiques en vue de renforcer

les connaissances et les capacités des participants au programme. Vous

trouverez en annexe un résumé du module avec des exercise en vue de mettre ce

moudle en pratique au niveau local des partis politiques.

Ce manuel a été écrit par Julie Léonard et Eduardo Colindres et inspiré par le

guide du NDI, « Political Parties and the Transition to Democracy » ainsi que le

travail du NDI dans le cadre des partis politiques. Nos remerciements à M. Félix

Ulloa, Directeur du NDI-Haiti, qui a lu la première version de ce manuel avec toute

la rigueur qu’on lui connaît.

 

L’Institut Démocratique pour les Affaires Internationales (NDI) est une organisation à but nonlucratif

 

oeuvrant pour étayer et étendre la démocratie dans le monde entier. Possédant le

 

support d’un réseau mondial d’experts volontaires, NDI offre de l’aide pratique aux leaders

 

civiques et politiques promouvant les valeurs, pratiques et institutions démocratiques. NDI

 

collabore avec des démocrates dans toutes les régions du monde pour édifier des

 

organisations politiques et civiques, sauvegarder les élections, et promouvoir la participation

 

des citoyens, la liberté et la responsabilité au sein des gouvernements.

 

iv

 

v

 

Table de Matières

 

INTRODUCTION iii

 

C H A P I T R E 1

 

L’Organisation Interne 1

 

Valeurs Démocratiques 2

 

La Pratique de la Démocratie

 

Interne 4

 

Six Aspects de la Démocratie Interne 4

 

C H A P I T R E 2

 

Le Statut du Parti 7

 

Les Fonctions du Statut 7

 

S’assurer que tout le monde comprend

 

Statut 8

 

C H A P I T R E 3

 

Les Bases de Regroupements 9

 

La Structure Territoriale 9

 

La Structure Sectorielle 11

 

La Structure Electorale 12

 

Exemples de Structurations 13

 

Exercice 1 15

 

C H A P I T R E 4

 

Les Individus dans le Parti 17

 

Les Membres 17

 

Les Sympathisants 20

 

Les Taches 20

 

Les Dirigeants 21

 

Exercice 1 23

 

C H A P I T R E 5

 

Les Mécanismes d’Organisation 25

 

Les Outils :

 

1. Organigramme de Communication 26

 

Exercice 1 27

 

2. Liste des Membres 27

 

Exercice 2 28

 

3. Organisation de Réunions 28

 

4. Rapports et Archives 29

 

C H A P I T R E 6

 

Un Leadership Démocratique 31

 

Qualités Fondamentales 32

 

Eléments d’un Leadership Efficace 32

 

Ce que chaque leader efficace doit

 

Savoir 33

 

Exercice 1 35

 

Travail d’Equipe 36

 

Exercice 2 36

 

Eléments pour la Cohésion de l’Equipe 38

 

Exercice 3 39

 

REFERENCE 40

 

ANNEXE 41

 

 

 

1

 

L’Organisation Interne d’un Parti

 

Politique

 

Définition :

 

 

L’Organisation Interne est la manière qu’un parti s’organise

et se structure intérieurement pour permettre à ses membres et ses

 

sympathisants de travailler ensemble dans le contexte partisan. Dans

 

cette structure, les membres et les sympathisants peuvent prendre des

 

décisions partisanes et transmettre les idées, objectifs et projets du parti

 

aux autres membres et aux citoyens.

 

 

U

 

 

n parti politique est un groupe de personnes qui s’organise autour

d’une idéologie et des intérêts politiques. La force et la stabilité d’un

parti politique sont étroitement liées à l’organisation interne de ses

membres et l’intégration de leurs différentes opinions. En outre, la

structure interne d’un parti politique doit être intégrante et démocratique.

L’opinion de la majorité doit prévaloir en respectant l’individualité et les

groupes minoritaires. Comme le dit la devise nationale Haïtienne,

« L’Union fait la force » mais il faut en même temps respecter les droits des

minorités.

La structure ou l’organisation interne d’un parti politique démocratique doit

alors offrir des opportunités aux membres de participer dans l’oeuvre du

parti. Dans un parti politique démocratique, les membres peuvent participer

ouvertement et librement dans toutes les activités partisanes pour que le

parti soit en meilleure capacité d’accéder au pouvoir et de gouverner le

pays.

 

Chapitre

 

 

 

 

 

1

 

 

 

2

 

A. Valeurs et processus démocratique à

 

l’intérieur du parti

 

La base d’un parti politique, tout comme les racines d’un arbre,

 

doit être solide si le parti veut croître et réussir.

La force et la

stabilité d’un parti politique national et le succès de ses candidats

comme élus à tous les niveaux sont étroitement liés au nombre et à la

participation de membres actifs et de sympathisants du parti au niveau

local. Pour cela, un parti politique a besoin d’une bonne organisation

interne qui permet aux membres de participer dans la prise de décision

du parti, ainsi que dans la planification et l’exécution de projets

partisans organisés au niveau local, départemental et national. Dans ce

sens, un parti doit être démocratique à l’intérieur de lui-même. Cela

veut dire que sa structure met en pratique des valeurs et des

mécanismes démocratiques qui permettent aux membres de participer

et qui rendent le parti accessible aux populations de différentes

communautés.

Les principes démocratiques ont deux grandes fonctions : (1) ils

définissent les droits et devoirs des membres dans le parti (c’est donc

un principe matériel, de valeurs et de droit) et (2) ils structurent et

impliquent des procédures à l’intérieur du parti (un principe

d’organisation des relations entre les membres).

 

La démocratie interne rend un parti politique plus participatif,

 

inclusif et dynamique.

Les membres sont les agents du parti qui

attire d’autres membres pour élargir la base du parti. En les

encourageant à participer dans un cadre de règles de que chacun

respecte, le parti devient plus fort.

􀂙

Participation des Membres

Si un parti est transparent et démocratique– cela veut dire que les informations

et les prises de décisions faites par les dirigeants et organismes du parti sont

partagées avec les membres et qu’il y a une bonne communication interne –

les membres sont mieux informés et comprennent la politique et les actions du

parti. De ce fait, ils peuvent être plus enthousiastes, engagés et en meilleure

disposition pour représenter et agir au nom du parti. Ils sont aussi en

meilleure position pour partager le message du parti avec d’autres personnes

qui pourraient être de futurs membres ; en outre de recruter activement de

nouveaux membrees et élargir les bases du parti.

 

3

 

􀂙

A l’Ecoute des Membres

Quand un parti est à l’écoute de ses membres, cela veut dire que le parti

consulte ses membres. Les militants à la base peuvent alors exprimer leurs

intérêts au sein du parti. Une bonne organisation à la base et un bon

processus de communication entre la base et les dirigeants départementaux et

nationaux permet au parti de mieux comprendre les intérêts locaux et de

développer des projets qui répondent à la réalité des membres à la base.

Cette bonne communication peut servir à encourager les membres dans leur

travail partisan. Petit à petit, le parti renforce ses bases et a de meilleures

chances de gagner les prochains scrutins pour exécuter ses projets et

gouverner au niveau local, départemental et local.

􀂙

A l’Ecoute des Populations Locales

La présence du parti à la base, à travers ses membres, lui permet aussi de

développer ses relations avec les populations locales. Quand les membres

sont présents et actifs au niveau local et quand ils se sentent inculpés dans

l’organisation du parti, ils sont en meilleure capacité de transmettre le

message du parti aux citoyens locaux, ainsi que d’écouter les intérêts et les

préoccupations des populations. Ces consultations servent à renforcer les

relations entre le parti et les populations locales. Cela, par la suite, peut aider

le parti à être plus populaire et à attirer de nouveaux sympathisants et

membres.

 

A SE SOUVENIR:

 

Un parti qui pratique la démocratie interne :

 

 

permet à ses membres d’exprimer librement leurs vues;

 

 

est représentatif de la plupart des secteurs de la société –

il favorise l’adhésion des femmes et des jeunes;

 

 

 

encourage la participation de tous les membres;

 

 

fait preuve de tolérance envers les idées différentes;

 

 

respecte les règles et les procédures établie en vue de

faciliter le processus de prise de décision; et

 

 

maintient la responsabilité des leaders à l’égard des

membres et des adhérents.

 

4

 

Au sein d’un parti politique, comme dans un pays, la démocratie ne va

pas s’épanouir simplement par ce qu’elle est proclamée. En fait, la

démocratie interne du parti peut être compromise par des facteurs tels

que:

􀂃

une direction isolée et/ou des structures de communication

insuffisantes;

􀂃

un manque de changement ou de renouvellement de la direction;

􀂃

des membres du parti marginalisés

􀂃

et des pratiques autoritaires et un manque de tolérance.

Parfois ces facteurs créent une situation dans laquelle quelques

individus dominent les affaires du parti sans juste considération pour la

grande masse des membres. Une telle situation empêche l’inclusion et

limite l’opportunité pour les membres de façonner la politique d’un parti.

L’adhésion d’un parti à des principes démocratiques devrait être reflétée

non seulement dans son statut, mais également dans les interactions

quotidiennes entre les leaders et les membres. En fait, un parti doit être

déterminé à pratiquer un comportement démocratique. Pour cela, les

principes d’organisation et de fonctionnement doivent avoir pour but de

promouvoir une véritable démocratie au sein du parti et de lui garantir la

cohésion et les moyens indispensables et adéquats de mobilisation des

masses autour des objectifs de développement de la nation haïtienne.

 

C. SIX ASPECTS DE LA DEMOCRATIE INTERNE

 

La Démocratie Interne d’un parti politique est liée à six aspects:

 

1. Sélection des Leaders du Parti :

Il existe des règles et des

procédures internes pour la sélection des leaders, tels que des critères

comme le nombre d’années que la personne est membre ou une

élection à l ‘intérieur du parti pour élire les leaders. Un parti politique a

 

B. La Pratique de la démocratie interne

 

5

 

généralement des organes chargés de l’organisation d’élections

internes, tels que l’Assemblé Générale ou un Congrès National.

 

2. Choix des candidats électoraux:

Pour assurer la plus grande

participation des membres dans le choix des candidats aux élections, le

parti peut organiser (1) des conventions ou des assemblés où un

groupe de délégués représentants les différents secteurs du parti élient

des candidates ou (2) des élections à l’intérieur du parti où tous les

membres votent pour choisir les candidats.

 

3. Définition de la plate-forme politique du parti :

Les membres

doivent participer dans la définition de la plate-forme politique du parti.

Ceci peut se faire par les membres lors d’un congrès national ou par un

comité de membres délégués et représentatifs des secteurs du parti.

 

4. Contrôle financier et mesures contre la corruption

: Puisque le

parti est une organisation de membres, il est important que le

financement du parti reflète les valeurs démocratiques et transparentes

du parti et qu’il rejète toute forme de corruption. Chaque parti doit avoir

une commission financière chargée de gérer les fonds du parti.

 

5. Représentativité des ses membres

– un parti démocratique doit

avoir une proportionnalité des membres qu’il dit représenter, tels que les

femmes, les ouvriers, les professionnels, la jeunesse, etc.

 

6. Droits fondamentaux des membres

– il doit exister un contrôle

statuaire et légal interne pour gérer les relations entre les membres.

Ces règles doivent être en accord avec la Constitution du pays, les

Conventions des Droits Humains – par exemple les lois contre la

discrimination – et les lois qui gouvernent les élections et le

fonctionnement des partis politiques.

 

6

 

UN PARTI DEMOCRATIQUE AURA des mécanismes et des organismes

 

d’organisation pour l’application des valeurs et principes démocratiques à l’intérieur

 

du parti:

 

Des mécanismes de communication entre les dirigeants et les membres du

parti ;

 

Un respect des structures et des fonctions de chaque organisme de direction

et de chaque commission de travail dans le parti ;

 

Un méchanisme de convocation des divers organismes du parti conforme au

statut du parti ;

 

Une circulation d’information, qui inclue des rapports réguliers sur les affaires

internes du parti ainsi que des comptes rendus, entre les membres du parti ;

 

Un échange permanent d’opinion de direction horizontale (parmi les membres a

l’intérieur des différents secteurs et niveaux) et de direction verticale (entre

 

les membres et les dirigeants du parti) ;

 

La participation des membres et des organismes du parti dans les discussions

menant aux prises de décisions et de stratégies du parti et,

 

Une opportunité pour tous les membres de contribuer au développement du

parti et d’en connaître la mission et les points de vue politique du parti

 

suffisamment bien pour pouvoir en être l’avocat.

 

Le Statut du Parti

 

Les valeurs, principes et mécanismes de démocratie

 

interne du parti politique sont élaborés dans le Statut,

 

la Constitution ou la Chartre du parti.

 

Chaque parti politique a une raison d’être ou une mission qui est basée

sur des valeurs et principes fondamentaux. Ces valeurs définissent

l’objectif du parti ainsi que son programme politique, qui non seulement

explique les goals du parti, mais aussi les moyens pour arriver à ces

objectifs. Les valeurs son élaborées dans le Statut ou la Constitution ou

la Charte du parti politique.

 

A. Les Fonctions du Statut

 

Le Statut explique la structure du parti. Typiquement la constitution d’un

parti:

Définit l’idéologie, les principes et les objectifs du parti.

Définit l’éligibilité des membres;

Classifie les positions de direction et expliquent les méthodes

de sélection des leaders;

Décrit le rôle et la relation entre les différentes unités

administratives au niveau national, régional et local;

Etablie des commissions permanentes ou des groupes de

travail dans des domaines importants tels que le

développement de la politique, de la finance, et de la

communication.

 

Chapitre

 

 

 

 

 

2

 

 

 

8

 

B. S’assurer que tout le monde comprend le Statut

 

Tous les membres du parti doivent comprendre et connaître le statut et

l’organisation du parti de sorte que l’un ou l’une se trouve dans une

meilleure position possible pour participer à l’oeuvre du parti.

 

Chapitre 2

 

EXERCICE 1

 

LE STATUT DE MON PARTI POLITIQUE

 

Etudiez bien le Statut de votre parti politique. Voici quelques

 

questions pour vous aider à mieux examiner votre Statut.

 

􀂾

Quand est-ce que le parti a été fondé ?

􀂾

Quelle est la mission du parti ?

􀂾

Quels sont les principes et les valeurs fondamentales du

Parti ?

 

􀂾

Y a t’il une idéologie particulière ?

􀂾

Est-ce que le parti est membre d’une organisation

internationale ?

 

􀂾

Est-ce que mon Parti a une devise ?

􀂾

Quelles sont les critères pour être membre de mon parti ?

􀂾

Quels sont les droits et les devoirs des membres ?

􀂾

Quelle est la structure de la direction de mon parti ?

Les Bases de

 

Regroupements

 

U

 

 

n parti politique est structuré de différentes manières qui dépendent

de sa conceptualisation idéologique, de sa tradition historique, de la

géographie du pays, des secteurs sociaux, des cultures dans le pays et

d’autres éléments qui définissent les intérêts et la raison d’être du parti.

Les deux critères permanentes et plus importants dans l’organisation

des membres du parti sont :

(1) La division administrative et politique du parti qui est

basée sur la structure territoriale du pays ou la répartition

des populations aux différents niveaux du pays, tels que

le niveau départemental, communal et section

communale ;

(2) Les secteurs sociaux et culturels ou les intérêts qui

rapprochent certains membres.

Il existe aussi une structure non permanente autours des élections.

 

A. La Structure Territoriale

 

En parlant de la structure territoriale, on parle du plan de décentralisation du

pays où les habitants sont repartis. Dans cette structure, le parti a de

différentes organisations administratives et politiques aux différents niveaux

tels que le niveau national, départemental, communale et section communale.

Cette structure est liée à la circonscription électorale du pays. Par exemple, un

 

Chapitre

 

 

 

 

 

3

 

 

 

10

 

parti peut avoir un Comité Départementale dans chaque département. Ces

Comités peuvent avoir un membre de chaque commune dans le département.

Il existe aussi des problèmes qui touchent plus que une organisation

administrative comme une commune. Là, la coordination entre les différentes

organisations administratives est très importante et les délégués de chaque

endroit affectés peuvent former une commission spéciale pour adresser le

problème. Par exemple, une rivière peut être polluée et affecter toutes les

communes où elle coule. Dans ce cas, les délégués du parti dans les

différentes communes peuvent créer une commission régionale qui les permet

de réfléchir sur le problème ensemble.

 

NODÈS

 

 

 

 

NÒ-

DWÈS

 

 

 

 

LATIBONIT

 

 

 

 

 

SANT

 

 

 

SID

 

 

 

 

 

SIDÈS

 

 

 

GRANDANS

 

 

 

 

 

LWÈS

 

 

 

11

 

B. La Structure Sectorielle

 

Ici, le parti est organisé en comités ou en association de membres qui sont liés

par des intérêts particuliers. En formant une association de membre du parti

centrée sur un intérêt spécifique, les membres peuvent parler avec une seule

voix et avoir plus d’influence sur la politique du parti et du pays dans le cadre

de leur intérêt spécifique. Il est important de prendre note que les

regroupements peuvent avoir une qualité territoriale aussi, mais le plus

important est leur intérêt en commun.

Il existe donc différents secteurs à l’intérieur du parti, par exemple : le secteur

des professionnels, des commerçants, des jeunes ou des étudiants, des

femmes, des marchands au marché. Voici un exemple :

Certains Membres du Parti Tout Moun Ensemb ont créé les associations

suivantes, basées sur leurs intérêts spécifiques :

 

Association de la Jeunesse de Tout Moun Ensemb : Les

membres qui ont en dessous de 35 ans ont créé une

 

association pour exprimer leurs intérêts et besoins en tant

 

que jeunes membres du parti. Ils s’organisent dans les

 

universités, les lycées et les communes dans le pays; ils ont

 

un congrès dans chaque département pour identifier leurs

 

priorités. Ils organisent des « Journées Portes Ouvertes »

 

avec leurs leaders nationaux pour étudier le travail des

 

leaders et recevoir de la formation pour qu’ils puissent un

 

jour prendre les reines du parti.

 

 

 

Association des Personnes Agées du Parti Tout Moun

Ensemb : Les membres du parti qui ont plus de 50 ans se

 

rassemble dans chaque département pour influencer la

 

politique du parti envers les personnes âgées. L‘année

 

dernière, ils ont demandé aux Ministre de la Santé du pays

 

de construire des nouveaux centres de santé pour les

 

personnes âgées.

 

 

 

Association des Femmes de Tout Moun Ensemb: Les femmes

qui sont membres du parti ont créé un programme

 

d’alphabétisation pour les jeunes filles dans chaque

 

département. Elles se réunissent tous les mois dans les

 

 

 

12

 

communes pour identifier les besoins des femmes dans le

pays.

 

Association des Commerçants de Tout Moun Ensemb : Les

membres du parti qui ont un petit commerce se réunissent

 

pour étudier les taxes et les conditions de leur travail. Ils

 

plaident les leaders du parti à faire des propositions au

 

gouvernement pour réduire les taxes.

 

 

 

C. La Structure Electorale

 

Pour mieux s’organiser dans le cadre des élections, les partis politiques

créent souvent des structures électorales qui travaillent dans les taches

concrètes du processus électoral, telles que les travaux dans le bureau de

vote, le bureau électoral communal et le bureau électoral départemental le

jour des élections, la propagande, et les activités du candidat etc. Cette

structure comprend des comités spécifiques qui organisent les activités du

parti et des candidats particuliers. Ce n’est pas une structure permanente

car elle est focalisée sur les élections, mais c’est important de la prendre en

compte car elle sera traitée dans un autre module.

 

13

 

D. Exemples de Structurations du Leadership

 

Pour mieux s’organiser, un parti peut avoir des structures

organisatrices, tels que :

􀂾

Assemblé ou un Congrès National

􀂾

Comité Exécutif

􀂾

Comité Départemental

􀂾

Comité Communal

􀂾

Comité Section Communale

Ces structures représentent des organismes de direction aux différents

niveaux du parti. Ils comprennent des membres actifs qui ont été élus

ou nommés pour prendre un rôle plus important dans la direction du

parti. Ces comités participent dans l’élaboration et l’organisation de

projets aux différents niveaux du parti. Chacun a un agenda spécifique

avec des taches complémentaires pour la mission du parti.

Dans chaque comité se trouvent des responsables qui coordonnent

leurs actions. Ci-dessous se trouvent quelques titres généraux et

descriptions de poste pour les officiels clés dans les partis politiques

dans la plupart des niveaux moyens de l’organisation départementale,

communale et section communale.

􀂾

 

Président(e):

 

_

 

Dirige le siège du parti et le programme.

 

_

 

Offre des objectifs concernant le recrutement des membres, les

finances, communications, etc. ;

 

 

_

 

Encourage la participation des officiels élus et des activistes civiques ;

 

_

 

Effectue la coordination avec les branches avoisinantes ;

 

_

 

Facilite la prise de décisions ;

 

_

 

Assume la responsabilité pour le succès financier et politique du

bureau local ; et

 

 

_

 

Reconnaît et utilise les talents et l’expertise des membres.

 

􀂾

 

Vice-président(e)

 

_

 

Offre son aide et son support au président(e) ;

 

_

 

Est délègue pour agir en fonction de président lorsque cela s’avère

nécessaire ;

 

 

_

 

Préside les sous-commissions spéciales, et

 

_

 

Dirige l’appelle social vers les groupes locaux clé (par exemple, les

fermiers, les étudiants, etc.)

 

 

 

14

 

􀂾

 

Secrétaire

 

_

 

Organise les locaux pour les réunions du parti ;

 

_

 

Prend des notes lors des réunions ;

 

_

 

Produit des rapports concernant les réunions précédentes ;

 

_

 

Consulte le président concernant l’agenda des réunions ;

 

_

 

Prépare des rapports et autres documents qui seront soumis lors des

réunions’

 

 

_

 

Collabore avec le trésorier pour la présentation d’un rapport financier ;

 

_

 

Informe les membres de l’agenda et de la date de la prochaine

réunion ;

 

 

_

 

Enregistre la participation aux réunions du parti ; fournit des formulaires

d’inscription ;

 

 

_

 

Collabore avec le trésorier pour recevoir les cotisations des membres ;

 

_

 

Tient à jour des listes courantes des membres.

 

_

 

Certifie le passage d’informations tels que des nouvelles résolutions à

travers le procès verbal des réunions.

 

 

􀂾

 

Trésorier

 

_

 

Etablit le budget du parti et s’assure de la promptitude des paiements

des coûts ;

 

 

_

 

Assume la responsabilité entière de la gestion des fonds ;

 

_

 

Effectue la coordination de la collecte des cotisations avec le secrétaire

du parti ;

 

 

_

 

Effectue la liaison avec le trésorier de la circonscription électorale ; et

 

_

 

Collabore avec le secrétaire du parti pour le rapport financier.

Il existe d’autres positions clées dans l’administration d’un parti, telles que les

 

directeurs des communications, des finances, de la recherche, de la formation,

 

de l’organisation et du recrutement des membres et dans les affaires

 

juridiques et légales. Il y a aussi des associations spécifiques comme les

 

regroupements de jeunes, de femmes ou d’ouvriers. Au niveau local, où les

 

ressources sont souvent limitées, une seule personne peut assumer les

 

responsabilités associées à plusieurs de ces positions.

 

 

 

De plus, dans de

nombreux parti politiques à travers le monde, tous les responsables au

 

sein du parti sont volontaires, et non des employés salariés.

 

 

15

Chapitre 3

EXERCICE 1

COMMENT EST CE QUE MON PARTI EST REGROUPE ?

Dessinez un Organigramme du parti qui explique la structure du

parti. Voici un exemple :

PARTI

Commission Sect. Comm.

dans chaque SC

 

Commission Communale

 

dans chaque commune

(1 délégué de chaque SC)

 

Commission Departementale

 

dans chaque Dept.

(1 délégué de chaque commune)

 

Commission Territoriale

 

(1 Rep de chaque Département)

 

Comm. Sect Comm pour le Secteur

 

Comm. Communale pour le secteur

 

(1 délégué de chaque SC)

 

Commission Dept pour le secteur

 

(1 délégué de chaque commune)

 

Commission Sectiorielle

 

Rep. des differents Départements

 

Conseil Exécutif

 

Président/Secrétaire Général

Vice Président, Trésorier,Secrétaire

Secr. pour les différents groupes sectoriels

 

Assemblé Générale ou le Congrès National

 

(Délégués du pays)

 

16

 

FEUILLE DE TRAVAIL/NOTES :

 

17

 

Les Individus dans le Parti

 

U

n parti politique est un groupe de personnes qui s’organisent autour

d’une idéologie et des intérêts politiques. Les membres du parti jouent

 

différents rôles. Par exemple, on y trouve des fonctionnaires qui

 

travaillent dans le gouvernement, des dirigeants politiques du parti, des

 

techniciens ou des experts qui portent un appui spécifique tel que dans

 

le secteur économique ou la santé, ainsi que des organisateurs aux

 

différents niveaux du parti, des membres et des sympathisants. Toutes

 

ces personnes ont des rôles et des responsabilités définies et

 

complémentaires au sein du parti. Ici, nous allons étudier le rôle des

 

membres, des sympathisants et des dirigeants.

 

 

A. Les Membres

 

Les membres sont des personnes affiliées au parti politique. Il existe

différents niveaux de participation. Par exemple ;

Membre Actifs dans l’Organisation

: Il existe des membres très actifs.

Ces personnes peuvent être des organisateurs ou des membres qui :

 

 

_

 

collaborent dans l’exécution de projets et les activités partisanes,

 

_

 

participent dans les organismes de direction du parti,

 

_

 

font de la propagande pour attirer de nouveaux membres,

 

_

 

écoutent les intérêts des populations locales

 

_

participent dans des réunions quand ils y sont convoqués, parmis

d’autres activités.

_

Paient leurs cotisations régulièrement.

Chapitre

 

 

 

 

 

4

 

 

 

18

 

Membre non-actif

: Il y a des membres qui se sont inscrits sur la

liste du parti mais qui ne participent pas dans les réunions ou les

 

activités organisées par le parti. En s’inscrivant avec le parti, ces

 

personnes normalement s’engagent à voter pour le parti lors des

 

élections, mais pour plusieurs raison – soi un choix personnel ou

 

un manque de temps, de motivation et d’engagement – elles ne

 

sont pas actives dans l’organisation du parti. Parfois, ces

 

personnes participent plus dans le financement du parti en donnant

 

des cotisations et des dons.

 

 

 

Représentativité des Membres au Niveau Local

 

Les membres actifs sont la force d’un parti politique car se sont eux qui

agissent au niveau local, là où les populations ont plus d’accès au parti

politique. Pour être démocratique, inclusif et gagner plus de vote, un parti

doit être représentatif de la société. Les membres sont les représentants

du parti à la base. Quand le parti est représentatif –quand il a une

participation interne des différents secteurs de la société, tels que les

femmes, les jeunes, les personnes âgées – le parti a un meilleur rapport

avec la population et peut mieux répondre aux intérêts des électeurs.

 

Représentativité des Membres au Niveau Départemental

 

Les membres actifs au niveau départemental coordonnent les activités des

différents groupes à l’intérieur du département. Leur travail relie les

délégués des différentes communes et sections communales pour assurer

la concertation des activités dans tout le département et ne pas créer de

duplication. Ces représentants sont aussi responsable pour la consultation

des membres locaux et pour incorporer leurs intérêts dans la prise de

décisions au niveau départemental.

 

Représentativité des Membres au Niveau Nationale

 

Les membres actifs au niveau national coordonnent les activités de tous les

groupes de membres dans le pays. Ils sont des délégués qui représentent

chaque département du pays pour incorporer les intérêts et les réalités de

tous les membres dans les décisions et les projets qui sont développer au

niveau national.

 

Démocratie Interne – Activation et Participation des membres

 

La démocratie interne demande la participation et l’activation des membres.

Cela veut dire que les membres sont inculpés dans la prise de décision du

parti, tels que le choix des candidats aux élections, qu’ils peuvent euxmêmes

être candidats, et qu’ils participent dans l’exécution de projets

partisans.

Le parti politique a un devoir envers ses membres de les garder motiver en

leurs offrants des opportunités pour participer à l’oeuvre du parti. Les

membres doivent se sentir importants et écoutés. S’il existe seulement des

petits groupes de leaders qui sont hors de contact avec les réalités

quotidiennes de gens ordinaires, les membres ne sentiront pas que le parti

appartient à tous les membres à tous les niveaux. Une fois activés, les

membres actifs, avec une bonne compréhension de la mission et des

objectifs du parti, ainsi que la capacité pour passer le message du parti,

pourront renforcer le parti à l’intérieur de lui-même ainsi qu’à l’extérieur.

􀂾

A l’intérieur, ils pourront former les autres membres dans

l’idéologie du parti

, les motiver à jouer un plus grand rôle dans

le parti et servir de leader au niveau local, départemental ou

national.

􀂾

A l’extérieur, un membre actif peut exprimer le message du parti

pour élargir la base du parti ou pour participer dans des débats

 

Les femmes peuvent jouer un très grand rôle dans la vie d’un

 

parti politique. Elles représentent plus de la moitié de la

 

population, qui est aussi est la plus grande partie des électeurs.

 

Il faut donc les encourager à participer dans le parti à tous les

 

niveaux. Elles peuvent servir de formatrice, de candidates,

 

d’organisatrices et de militantes.

 

20

 

dans la société. De même, un membre motivé, qui peut bien

s’exprimer, est une personne qui représente bien le parti et qui

lui donne une bonne image. Il ou elle pourra par la suite

consulter les populations locales pour mieux comprendre leurs

préoccupations ainsi que leurs ambitions. Ces informations

permettront au parti de développer une stratégie électorale et

politique qui pourra gagner de nouveau électeurs et membres.

 

B. Les Sympathisants

 

Il existe toujours des personnes qui ne sont pas encore membres d’un

parti politique mais qui supportent l’agenda politique du parti. Ces

sympathisants peuvent être une grande ressource pour le parti car ils

peuvent être des bénévoles et éventuellement devenir membre du parti.

Alors que les membres du parti représentent le vote « dur » du parti,

cela veut dire le vote qui est quasiment assuré, les sympathisants sont

encore des indécis – cela veut dire que leur vote n’est pas encore

assuré pour le parti lors des élections. Pour les attirer, le parti peut

démontrer sont intérêt envers ces citoyens locaux et ouvrir un dialogue

avec eux pour qu’ils adhèrent au parti. Les sympathisants aussi

peuvent donner de leur temps pour mieux connaître les membres du

parti en participant dans l’organisation de projet locaux.

 

C. Les taches des membres et des sympathisants

 

Chaque personne a le droit de choisir dans quelle capacité il ou elle

veut participer dans la vie d’un parti politique. Il existe des personnes

avec différentes forces et expertise, différents emploies du temps et

donc différents niveaux d’engagements envers le parti. Ceci dit, chaque

membre et sympathisants est une grande ressource pour le parti et les

dirigeants doivent connaître les forces de chaque membre et

sympathisant pour les déployer dans leurs meilleures capacités. Par

exemple :

 

Un artiste peut dessiner des posters pour les campagnes de

propagande pour le parti dans le département.

 

 

 

21

 

 

Un chauffeur de tap tap peut prêter son tap tap au parti pour aider

les membres du parti à assister à une réunion ou aller au bureau de

 

vote.

 

 

 

Une famille peut offrir leur maison pour des réunions du parti dans

leur section communal.

 

 

Une étudiante peut être une organisatrice du parti dans une

commune et être une observatrice du parti le jour du scrutin.

 

A SE SOUVENIR:

 

D. Les Dirigeants

 

Par définition, les leaders sont aussi des membres du parti politique et

dans beaucoup de circonstances, ils sont la face la plus visible du parti

– par exemple, ce sont eux qui sont les porte-paroles du parti au niveau

national, départemental ou municipal et de ce fait ils ont un véhicule de

 

LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DOIVENT :

 

Posséder des rôles et des responsabilités définies,

complémentaires au sein du parti.

 

Comprendre la mission du parti, ses objectifs et ses

strategies

 

Posséder des méthodes bien établies pour le rapport

d’information au leadership du parti, et

 

Posséder la capacité d’engager les leaders du parti

dans un échange d’idées et dans les processus de

 

prise de décisions.

 

22

 

communication avec une plus grande couverture. Ceci dit, une

organisation comme un parti politique ne consiste pas que d’une

personne. Un parti politique est comme une équipe. Les dirigeants font

parti d’une structure organisatrice qui les appuient et d’une stratégie

organisatrice. Plus important, ils parlent au nom du parti, pas à leurs

propres noms. Cela veut dire qu’ils expriment les intérêts de tous les

membres du parti.

Un leader est une personne qui a fait preuve des capacités et la vision

nécessaire pour pourvoir guider le parti dans les zones incertaines et de

faire la gestion des relations avec les autres acteurs politiques,

économiques et sociaux, ainsi qu’avec les membres de son propre

parti. Le leader fait parti d’une structure de pouvoir au sein du parti. Le

leader ne travaille pas seul mais avec une organisation plus ou moins

stable qui sert à communiquer avec les militants.

Les leaders de parti et les organisateurs ne doivent pas oublier

l’importance capitale du membre individuel. Sans membres, les leaders

 

Selection de la Direction

 

La sélection des leaders du parti et des candidats du parti à la fonction

publique – est généralement faite par l’intermédiaire d’une forme d’élection

directe ou indirecte. Les partis doivent organiser des conventions

périodiques dans le but d’élire des leaders nationaux du parti et de

développer la politique du parti. Dans certains cas, les conventions sont

ouvertes à tous les membres du parti. Les membres du parti ont des

opportunités régulières de prendre part au processus de sélection de

leaders du parti a tous les niveaux. Afin d’assurer qu’un parti n’est pas

dominé par un seul individu ou par un petit groupe, certains statuts de partis

stipulent que les leaders du parti ne peuvent servir qu’un période de fonction

à terme limité. Ainsi, il y a un changement régulier dans la direction du parti

qui est institué par les membres du parti. Tous ces règlements et

procédures sont conçus pour promouvoir l’inclusion et la responsabilité dans

l’opération du parti.

 

23

 

d’un parti, quel que soit leur éloquence ou leur intelligence, sont

condamnés à être en marge de la vie politique démocratique de leur

pays. De plus, les leaders du parti ne peuvent se permettre d’oublier

que l’autorité ultime en politique est, et devrait toujours demeurer,

l’effectif du parti si le parti veut être authentiquement démocratique.

 

Chapitre 4

 

EXERCICE 1

 

NOUVELLE CIRSCONSCRIPTION

 

Vous avez pris l’initiative, avec trois personnes – Jean Louis, Joël

 

et Elianne – de rassembler 20 personnes dans votre commune

 

pour créer une nouvelle circonscription de votre parti. Parmi les

 

20 personnes, sont les 6 membres et 2 sympathisants avec les

 

caractéristiques suivants :

 

MEMBRES :

 

􀂃

Jean-Louis : Un chauffeur de tap tap ; 35 ans ; travaille la

journée

􀂃

Joel : Etudiant en Economie à l’Université

􀂃

Marjorie : Médecin ; Travaille à PAP et rentre dans la commune

les weekends.

􀂃

Elianne : Institutrice dans un lycée

􀂃

Alain : Ne travaille pas. Analphabète ; Très motivé dans le parti.

􀂃

Frantz : Gérant d’un restaurant. Vient de rentrer des USA ;

connaît beaucoup de monde. 60 ans.

 

SYMPATHISANTS

 

􀂃

Sophie : Journaliste à la radio.

􀂃

Joseph : Paysan ; 40 ans. Fondateur d’une Organisation de

base.

 

24

 

Avec ses 8 personnes, vous devez maintenant organiser les

 

projets suivants :

 

1. Elire un Comité de Direction de 3 personnes

2. Organiser une réunion avec les leaders départementaux

3. Organiser une réunion avec les leaders nationaux

4. Organiser un projet de formation pour les membres et

sympathisants

5. Organiser une campagne de vulgarisation du message du parti

6. Organiser un débat sur le développement économique de la

commune avec les autres partis politiques dans la commune.

􀂃

Répondez les questions suivantes :

1. Comment allez vous décider quel membre et/ou sympathisant va

être chargé d’organiser chaque projet ? Quels sont les critères

que les personnes doivent avoir ?

2. Décidez qui va s’occuper de chaque projet. (Pour le premier

projet, décidez comment le comité va être élu et qui sont les

meilleurs candidats pour les postes. Pour les autres projets,

décidez qui va être responsable pour l’organisation et la gestion

du projet.)

3. Comment avec vous pris votre décision – tout(e) seule(e), en

concertation avec qui ?

4. Pourquoi avez vous choisi la personne responsable pour chaque

projet ?

 

Les Règlements et

 

Mécanismes d’Organisation

 

dans le Parti

 

P

 

 

our bien fonctionner, un parti politique doit organiser ces membres en

répartissant leurs taches et leurs fonctions. Cette organisation

représente la structure du parti et permet le fonctionnement et la

réussite du parti politique. La communication et le partage d’information

sont nécessaires pour l’organisation des membres. Comment peut-on

organiser des projets si on ne sait pas ce qu’il se passe ou si quelqu’un

d’autre essaye de faire la même chose en même temps ? Chaque

leader, organisateur et membre doit donc connaître ses devoirs et ses

responsabilités, ainsi que sa position dans les canaux de

communication du parti.

 

Un parti doit posséder de bons canaux de communication non

 

seulement du niveau local au niveau national, mais également du

 

niveau national au niveau local.

Pour être efficace en tant que visage

et voix du parti, les organisateurs locaux requièrent des sources

d’information fiables, régulières provenant du leadership du parti, qui

comprennent :

Des informations concernant la position du parti sur de points

particuliers ;

Des conseils sur la façon de débattre les questions difficiles

Des informations d’actualité concernant les évènements

politiques et les développements au sein du parti et du pays.

 

Chapitre

 

 

 

 

 

5

 

 

 

26

 

La communication verbale est nécessaire mais pas suffisante. Elle peut

mener à la confusion et n’offre pas de moyen de créer une archive du parti.

Un parti bien organisé a donc également un moyen de communication

écrite tel qu’un bulletin qui sort régulièrement avec des éditions

hebdomadaires ou mensuelles. Les procès verbaux de réunions ainsi que

les rapports de différentes commissions ou organismes dans le parti

servent à tracer l’histoire du parti politique et offrent une bonne référence

pour le future.

 

A. OUTILS D’ORGANISATION

 

Toute structure a besoin d’outils et de mécanismes d’organisation tels que

des organigrammes qui expliquent les relations entre les composantes de

la structure, comme les liens de communication et de responsabilité. De

même, une liste des personnes impliquées dans un organisme facilite le

travail d’équipe. Cette section du manuel discute de quatre outils qui

peuvent aider le parti à se renforcer.

 

1. ORGANIGRAMME DE COMMUNICATION

 

Une communication efficace est basée sur le développement de

relations de la transmission de l’information. Les organisateurs et

militants à tous les niveaux devraient connaître le nom de la personne

avec laquelle ils communiquent de façon régulière, et de ce fait, qui leur

fournit les informations.

Dans un organigramme de communication et de transmission

d’information, chaque leader du parti, organisateur et membre actif, à

tous les niveaux de la section communale jusqu’au siège du parti, est lié

à une autre personne à laquelle l’information est transmise et, de

même, qui la leur transmet.

 

L’échange de communication se fait sur une base personnelle –

 

chaque personne est donc un élément instrumental de

 

l’organisation du parti !

 

27

 

Chapitre 5

 

EXERCICE 1

 

ORGANIGRAMME DE LA STRUCTURE DE COMMUNICATION

 

Dessinez un organigramme qui représente vos canaux de

communication. Faites attention de bien vous mettre dans

l’organigramme. Voilà un exemple :

Cannaux de Communication

Resp. Section Comm.

(Nom)

Contact:

Resp. Section Comm.

(Nom)

Contact:

Resp. Commune 1

(Nom)

Resp. Section Comm.

(Nom)

Contact:

Resp. Section Comm.

(Nom)

Contact:

Reps. Commune 2

(Nom)

Resp. Section Comm.

(Nom)

Contact:

Resp. SectionComm.

(Nom)

Contact

Resp. Commune 3

(Nom)

Responsable Dept. Nord

(Nom)

S.G. Adjoint Communication Interne

(Nom)

Direction Nationale

(Nom)

Secrétaire Générale

 

2. LISTE DES MEMBRES

 

Pour mieux s’organiser, un parti a besoin d’une liste de membres dans

tout le pays. Des listes bien organisées tenues à jour peuvent être

utilisées pour une variété d’objectifs, qui comprennent la collecte des

fonds, le recrutement des membres et la participation aux élections.

De même qu’il est inconcevable de se représenter une société

démocratique sans citoyens actifs, il est également impossible de

concevoir un parti démocratique sans membres actifs. Pour motiver les

membres, il faut tout d’abord les connaître. Le mieux le parti connaît ses

membres, le mieux il peut utiliser les forces et les capacités de ses

membres pour élargir sa base et développer sont message politique.

 

28

 

Chaque membre peut apporter le meilleur de lui-même. De même

 

chaque sympathisant peut donner de son temps ou de son habilité

 

et participer dans les activités du parti.

 

Chaque personne a des capacités, des qualités et des contacts qui peut

aider le parti à progresser. Le parti doit savoir comment les exploiter

pour assurer la meilleure organisation possible.

Les listes de membres doivent non seulement être tenues à jour

méthodiquement, mais elles doivent être conservées avec le caractère

le plus confidentiel.

 

Chaptire 5

 

EXERCISE 2

 

Liste des Membres

 

Renforcez le registre des membres en travaillant avec les leaders

 

de votre parti. Cette tache demande que vous partagez les leaders

 

les noms des membres et des sympathisants que vous

 

connaissez. De même, pour mieux motiver ces personnes, il faut

 

les connaître et passez des informations spécifiques sur chaque

 

personne aux leaders.

 

Ce projet est un projet à vie car un registre de membre doit

 

toujours être mis à jour.

 

3. ORGANISATION DE REUNION

 

Pour que des réunions soient performantes, elles doivent être bien

organisées.

C’est important aussi que les réunions cherchent non

seulement à identifier des problèmes et étudier la situation

 

politique, mais qu’elles servent à chercher des solutions et

 

identifier des objectifs

.

Voilà quelques recommandations pour rendre les réunions plus

performantes:

 

1.

La date, l’heure et le lieu de la réunion doivent être fixées à

l’avance. Essayez de trouver un jour de la semaine (par exemple

le premier` mercredi du mois) ou a peu près tout le monde est

 

29

 

disponible. Ainsi, chacun ne pourra se plaindre de ne pas avoir

été averti de la réunion.

 

2.

Les participants doivent être informés à l’avance des thèmes qui

y seront abordés.

 

3.

Le leader de la réunion doit présenter un ordre de jour aux

participants. Cela veut dire qu’il explique les thèmes qui seront

discuter et combien de temps sera réservé pour chaque sujet.

Ceci peut être fait oralement.

 

4.

Une personne, normalement le secrétaire, est chargée de

prendre des notes pour créer un procès-verbal ou un petit

rapport sur le développement de la réunion. Ce rapport sera lu

lors de la prochaine réunion.

 

5.

La réunion doit réserver une période de temps pour que les

participants puissent exprimer leurs intérêts ou les

préoccupations. Cela permet une vraie participation.

 

6.

Les participants doivent se mettre d’accord sur la date et le lieu

de la prochaine réunion avant de partir.

 

7.

Les participants partagent les frais de la réunion.

1. Rapports et Archives des Activités et Prise de Décision

 

Il est important pour un parti que ses groupes de circonscription garde une

archive des activités et des prises de décision du parti à tous les niveaux.

En écrivant un rapport des activités et des réunions organisées, les comités

de direction et les membres écrivent l’histoire du parti. Si certains membres

ont des questions sur des décisions qui ont étés prises dans le passé, ou

s’ils font face à un problème qui a déja apparu, les membres peuvent

consulter les anciens rapports pour trouver des informations et des leçons

de bonne pratique.

Un rapport sert à :

􀂃

Assurer le Suivi

30

 

􀂃

Donner des Comptes Rendus : Si les membres ou les comités

doivent présenter un rapport, ils feront quelque chose !

􀂃

Garder un registre des développements du parti.

31

 

Organisation Interne

 

dans le Groupe de

 

Travail

 

L

 

 

e Formateur est un leader au sein de son groupe de

travail. De ce fait, il ou elle a une responsabilité de

 

renforcer la démocratie à l’intérieur de son groupe et

 

d’assurer un bon travail d’équipe. Cette partie du module

 

examine les qualités d’un bon leader et la cohésion

 

d’équipe.

 

 

A. UN LEADERSHIP DEMOCRATIQUE ET EFFICACE A

 

TOUS LES NIVEAUX

 

Un leader, c’est quelqu’un qui planifie, organise, contrôle, communique

et délègue la responsabilité de réalisation des objectifs de l’organisation

avec de l’autorité et des moyens permettant de les atteindre. Le leader

est tenu responsable des résultats.

Le leadership, c’est le processus d’influence sur les activités de groupe

pour la réalisation des objectifs fixés. Deux concepts dérivent de cette

définition :

(1) le leadership implique une relation entre le leader et ses partisans là

où le pouvoir et l’autorité sont inégalement repartis ;

 

Chapitre

 

 

 

 

 

6

 

 

 

32

 

(2) les leaders n’existent pas dans l’isolement : les personnes dans les

postes de leadership doivent être conscientes de celles qui sont sous

leur leadership.

 

B. QUALITES FONDAMENTALES D’UN LEADERSHIP

 

EFFICACE

 

Application:

Les leaders efficaces sont profondément conscient de la

plupart des situations et utilisent, de manière prompte, leur

connaissance, expérience, talents et capacités lorsqu’ils le jugent

nécessaires. Ils ne se retirent pas facilement et restent attachés aux

besognes jusqu’à ce qu’elles soient achevées. Ils sont prêts à essayer

de nouvelles idées.

 

Motivation

: Les leaders efficaces sont très motivés. La réalisation d’un

objectif sert de motivation pour les membres du parti. Généralement, ils

ne dépendent pas des autres pour leur motivation. Ainsi, ils sont très

axés sur la réalisation des objectifs.

 

Axes sur les populations

: Les leaders efficaces sont capables de

travailler avec les populations dans différentes situations. Ils respectent

ceux avec qui ils travaillent et réalisent que pour accomplir les taches, ils

doivent prendre les autres en considération. Ils écoutent et représentent

les intérêts de la population et des membres du parti.

 

C. ELEMENTS D’UN LEADERSHIP EFFICACE

 

Soutien:

Prendre en considération les besoins des subordonnés, faire

preuve d’une véritable préoccupation pour leur bien-être et créer un

climat de travail amical.

 

Direction:

Laisser les subordonnés savoir ce qui est attendu d’eux, leur

donner des directives spécifiques, leur demander de respecter les

instructions, règles, réglementations et emplois du temps, coordonner

leur travail et fixer les normes.

 

Participation:

Consulter les subordonnés et toutes autres personnes

concernées par les questions, prendre en considération leurs opinions

et suggestions dans les prises de décision. La participation est

caractérisée par la communication à double sens, la confiance et le

respect mutuels. C’est une question de consultation.

 

33

 

Succès:

Fixer des objectifs stimulants, rechercher les améliorations

dans la performance, mettre l’accent sur l’excellence et se rassurer que

les subordonnés atteindront des niveaux de performance élevés.

 

Attitude:

On peut dire que c’est l’élément le plus important. Les

leaders efficaces feront preuve d’attitudes positives envers les taches

assignées.

 

Donner l’exemple:

Le responsable est le donneur d’exemple. En tant

que donneur d’exemple, le responsable doit être ponctuel et régulier,

être respectueux vis-à-vis de tout son personnel et être très motivé. Il

ou elle doit faire preuve d’un grand niveau de dévouement et

d’engagement vis-à-vis de l’organisation.

 

Communication:

Toutes communications orales et écrites provenant

du responsable devraient être clairement comprises part toute personne

à qui elles sont adressées. La langue doit être compréhensive, le

véhicule de communication approprie au terrain et le ton ne doit pas être

offensif.

 

Renforcement de la Cohésion de l’équipe

: Le responsable doit être

en mesure de constituer une équipe qui fonctionne avec les membres

du personnel.

 

D. CE QUE CHAQUE LEADER EFFICACE DOIT SAVOIR :

 

Pour être un leader efficace, on devrait faire ce qui suit :

 

Se connaître :

 

 

Chaque leader efficace doit toujours s’évaluer

constamment. Quelles sont mes forces et faiblesses ? Suis-je en train de

 

faire preuve d’enthousiasme, de vision et de caractère décisif ? Suis-je

 

engagé vis-à-vis des objectifs et idéaux du parti ? Suis-je en train de faire

 

de mon mieux ?

 

 

(Regardez Exercice 1)

 

 

Connaître sa situation :

 

 

Chaque leader efficace essaye toujours de

comprendre la situation dans laquelle il travaille. Pourquoi faisons-nous ce

 

que nous faisons ? Que voulons-nous réaliser? Que devrons-nous faire

 

pour obtenir le maximum de nos collaborateurs ? A quelles

 

pressions

pourrais-je probablement être confronté ?

 

 

Utiliser des styles de leadership appropriés :

 

 

en faisant une évaluation

de soi-même et son équipe, le leader efficace choisi son style de

 

leadership approprié. Il décide de quand il faut consulter, quand informer,

 

quand discuter et quand agir.

 

 

34

 

Assigner les taches aux membres de l’équipe :

 

 

Les leaders efficaces

savent où ils vont, comment ils vont y arriver et ce qu’ils vont réaliser tout

 

au long du chemin. Ils savent également les rôles que chacun doit jouer

 

dans le processus et qui ils doivent consulter au niveau plus haut dans leur

 

parti.

 

 

Répondre aux besoins de l’équipe :

 

 

Les leaders efficaces s’assurent

que la communication passe librement entre les membres de l’équipe. Les

 

différences d’opinion sont reconnues. Les conflits sont identifiés et

 

résolus.

 

 

Répondre aux besoins individuels

 

 

: Les leaders efficaces reconnaissent

les réalisations individuelles faites par les membres de l’équipe et louent

 

publiquement leur succès. Le succès de chacun, c’est le succès de

 

l’équipe.

 

 

35

 

Chapitre 6

 

EXERCICE 1

 

Se Connaître – Les Caractéristiques de la Personnalité

 

Encercler les Caractéristiques que vous pensez vous décrivent :

 

Toujours fatigué Se plaint toujours Toujours à l’heure

Agressif Essaie toujours de

faire mieux

Sous-estime la

performance des

autres

Calme Négligent Plein d’égards pour les

autres

Ne sait pas écouter N’aide pas les autres à

aller de l’avant

Ne tolère pas les

critiques

N’a pas de

considération pour les

autres

N’affiche pas de

capacités de gestion

des personnes

Energique

Facilement énerve Embarrasse les autres Enthousiaste

Aide les autres Travaille dur Honnête

Aide les autres à

avancer

Impatient Est souvent en retard

Paresseux Loyal a l’organisation Aime les gens

Méthode Motive les gens Nerveux

Patient Boude Poli

Agréable Calme Impoli

Crie sur les autres Lent Bavard

Désordonné Indifférent Impartial

Source : « Question de Gestion », NDI,

 

36

 

E. Travail d’Equipe

 

Comme le dit la devise nationale Haïtienne, « L’Union fait la force. » Si

tout le monde travaille ensemble, le travail est moins lourd et l’on

peut faire beaucoup plus de choses. Les membres de l’équipe

cherchent ensemble les solutions, dialogue et se mettent d’accord

dans leurs prises de décisions. Leur travail est basé sur la

participation des membres et de ce fait reflète leurs intérêts et leurs

pensées politiques.

Dans toute équipe, les personnes ont différents rôles à jouer de

façon à ce que les objectifs du groupe soient atteints. Comme dans

le football, chaque joueur ou membres de l’équipe a une fonction

principale quand il est sur le terrain. Tous les joueurs doivent agir en

coordination, ce qui est plus facile si les joueurs sont bons et ont une

mentalité d’équipe. Ainsi, le gardien et les défenseurs défendent le

goal. Et les attaquants essaient surtout de faire de goals, parfois

tout en attaquant et en défendant. Il faut que tout le monde travaille

ensemble. Chacun a sa tache mais cependant, le but général de

l’équipe, c’est de gagner le match. Ainsi, l’entraîneur analyse la

performance de l’équipe et fait des suggestions qui sont destinées à

l’améliorer, cherchant toujours à maximiser la contribution de chaque

membre de l’équipe pour le bénéfice de l’ensemble de l’équipe. La

cohésion de l’équipe est un processus qui met l’accent sur

l’amélioration des relations de travail. Généralement, elle comprend

plusieurs éléments :

 

Evaluation:

 

 

Le leader de l’équipe évalue le statut du groupe. Ceci

s’effectue en faisant des interviews individuelles avec chaque membre de

 

l’équipe. De cette manière, le leader gagne une meilleure connaissance du

 

profile de chaque membre. Le groupe est-il stable ? Les membres

 

d’équipe sont-ils à l’aise les uns avec les autres ? Chaque membre de

 

l’équipe comprend-il son rôle, responsabilité et fonction ? Chaque membre

 

de l’équipe comprend-il ce que le groupe essaye de réaliser ? Ce sont là

 

des questions importantes qui évaluent la perception du groupe par rapport

 

à la tache qui les attend.

 

 

Résultats de l’Evaluation :

 

 

Apres l’évaluation, l’information recueillie est

arrangée et présentée au groupe. Cela permet au groupe de voir les

 

problèmes qui existent et de chercher de possibles solutions.

 

 

Plan d’action :

 

 

Une fois que les problèmes ont été identifiés, le groupe

imagine un plan permettant d’effectuer un changement positif. Une bonne

 

 

37

 

façon de trouver des solutions créatives, c’est d’avoir une session de

remue-méninges, en laissant le groupe identifier toutes les solutions

possibles, arriver à un consensus par rapport aux solutions possibles et

s’accorder sur un programme d’action et d’évaluation des résultats.

 

EXERCICE 2

 

QUESTIONNAIRE SUR L’EFFICACITE DE L’EQUIPE

 

Ce questionnaire vous sera donné en plusieurs exemplaires pour que chaque personne dans votre

groupe de travail puisse répondre de manière confidentielle. Il est copié ci-dessous pour vous

donner une ressource pour le future. Encerclez le carré approprié.

1. Les objectifs de votre équipe sont-ils clairs ?

Pas clairs Clairs dans

quelque domaine

Assez Clairs Très clair

2. A quel degré sommes-nous impliqués dans ce que nous faisons ?

Très peu Impliqués dans

certains domaines

Très impliqués Profondément

impliqués

3. Comment faisons-nous face aux problèmes ?

Les éviter Peu d’attention Grande attention Faire face

ouvertement

4. Comment traitons-nous les contributions provenant des membres du groupe ?

Ne pas en tenir

compte

Leur accorder une

légère attention

Leur accorder une

grande attention

Les mettre à profit

5. D’habitude, comment prenons-nous les décisions ?

Par personne Par minorité Par majorité Par consensus

6. Utilisons-nous nos ressources efficacement pour réaliser nos objectifs ?

Ressources

inutilisée

Utilisation

Minimale

Utilisation

raisonnable

Utilisation

complète

7. Comment décrivez-vous la relation de travail entre les membres du groupe ?

Pas satisfaisante Bonne Très bonne excellente

 

38

 

F. ELEMENTS A PRENDRE EN CONSIDERATION DANS

 

LE PROCESSUS DE COHESIONS DE L’EQUIPE

 

La communication personnelle est importante pour créer un esprit de

solidarité, partenariat et identité de groupe. Les relations

personnelles solidifient les membres dans leur travail partisan. Afin

que le processus de cohésion de l’équipe parvienne aux résultats

désirés, les éléments suivants doivent être pris en considérations:

S’assurer qu’une bonne consultation a été faite avec chacun

avant

de s’embarquer dans le plan d’action. Faire beaucoup d’efforts pour y

 

impliquer tous les membres avant de commencer.

 

 

Ne pas assigner un blâme collectif pour les échecs.

Les échecs

devraient être perçus comme des défis pour une meilleure performance.

 

Mettre l’accent sur les forces et succès de l’équipe. Adopter une approche

 

positive et constructive quand il s’agit de l’échec.

 

 

Les conflits au sein des groupes sont inévitables

, cependant, si le

groupe entier est engagé à la cohésion de l’équipe, ces conflits peuvent

 

être résolus sans conséquence majeure.

 

 

 

S’assurer que les actions et décision de l’équipe sont diffusés et

comprises

 

 

 

.

 

 

CARACTERISTIQUES D’EQUIPES EFFICACES

 

Objectifs: Claires, réalistes, stimulants et mutuellement acceptés par tous.

 

Quand cela arrive, l’engagement devrait très important.

 

Communication: Elle circule ouvertement dans tous les sens. Les réactions sont

 

requises et manifestées volontairement. Les sentiments et faits sont partages

 

librement.

 

Collaboration: Les membres de l’équipe collaborent et acceptent l’aide de façon

 

volontaire. Un climat de soutien et d’interdépendance existe. Ceci a tendance à

 

encourager la confiance et l’ouverture.

 

Leadership: Chaque membre fait preuve de leadership en assumant ses

 

responsabilités.

 

Innovations: Une volonté de suggérer et d’essayer de nouvelles idées.

 

39

 

EXERCICE 3

 

ECHELLE DE CLASSEMENT POUR EVALUER LE TRAVAIL D’EQUIPE

 

CRITERES

 

(1) Pas d’accord du tout (2) Pas d’accord (3) Non décidé

(4) D’accord (5) Entièrement d’accord

 

Choisissez un critère qui vous convient le mieux sur une échelle de 5 à 1 et mettez

 

un chiffre dans à côté de chaque point. Cette échelle vous sera donnée en

 

plusieurs exemplaires pour les membres de votre groupe de travail.

 

1. Coopération : « Les membres de l’équipe travaillent bien ensemble »

 

2. Communication : « Notre capacité de donner et de recevoir les

 

informations nécessaires constitue une de nos forces »

 

3. Objectifs « Fixez les objectifs est réellement une activité d’équipe et

 

non seulement d’une personne»

 

4. Créativité : « L’innovation est encouragée et récompensée. »

 

5. Conflits : « Nous faisons face aux désaccords et s’assurer de les régler »

 

6. Appui : « La performance des membres est louée et reconnue de façon

 

enthousiaste »

 

7. Respect Mutuel : « Les membres d’équipe s’apprécient les uns les autres et

 

évitent le sarcasme et les moqueries ».

 

8. Engagement : « Tout le monde est dévoué à l’avancement des

 

objectifs de l’équipe ».

 

9. Atmosphère : « Le climat est tel que les gens sont prêts à faire de leur

 

mieux »

 

10. Cohésion : « Les membres de l’équipe se voient comme un groupe dont les

 

membres sont étroitement liés »

 

11. Fierté : « Chacun est fier d’être membre de l’équipe ».

 

40

 

REFERENCE

 

Hed, Hartmut. Materiales para el trabajo partidoario. Bonn : Friedrich Ebert Stiftung, 1985.

Hernandez Valle, Rubén, « La Democracia interna de los partidos políticos », in Partidos Políticos :

democracia interna y financiamiento de precampa

ňas by María del Pilar Hernandez, Mexico :

Instituto de Investigaciones Jurídicas, 2002.

Koonts, H., O’Donard et al. Essentials of Management. New York : McGraw Hill Book Co. 1986

Liberal University, « Comment créer une association de circonscription active et efficace ».

National Democratic Institute for International Affairs « Question de Gestion », Module de

Formation Sénégal, 2001.

National Democratic Institute for International Affairs « Political Parties and the Transition to

Democracy ». 1997.

 

41

 

ANNEXE

 

-GUIDE DE DISCUSSION ET D’ACTIVITES

Note

: Ce document est un outil de discussion et d’activités pour les membres du parti.

 

Pour une meilleure compréhension et participation, discutez les points suivants

 

ensemble en faisant une réflexion sur votre parti politique.

 

I. L’ORGANISATION INTERNE D’UN PARTI POLITIQUE

 

C’est la manière qu’un parti s’organise et se structure intérieurement pour

permettre à ses membres et sympathisants de travailler ensemble dans le

contexte partisan, prendre des décisions, ainsi que transmettre les idées, objectifs

et projets du parti aux autres membres et aux citoyens.

L’organisation d’un parti politique doit toucher tous les membres – les jeunes, les

personnes âgées, les femmes. Elle doit être sensible au gendre – nous ne parlons

pas que « d’Homme politiques », mais aussi de « Femmes politiques ».

 

II. ASPECTS IMPORTANTS DE LA DEMOCRATIE INTERNE

 

1. La sélection démocratique de leaders du parti

2. Le choix des candidats électoraux

3. La définition de la plate-forme politique du parti

4. Le contrôle financier et les mesures contre la corruption

5. La représentativité des ses membres

6. Le respect des droits humains fondamentaux des membres.

 

Un parti politique est comme un arbre – les membres sont tous liés

 

et représentent la vie de l’arbre. La base d’un parti politique, tout

 

comme les racines de l’arbre, doit être solide si le parti veut croître

 

et réussir. Pour cela il faut que les membres participent à la vie et au

 

développement parti et que le parti écoute les membres et la

 

population locale.

 

42

 

III. LE STATUT, CONSTITUTION OU CHARTE DU PARTI

 

POLITIQUE

 

Le STATUT, la CONSTITUTION ou la CHARTE du parti établie les valeurs et

principes fondamentaux du parti politique. Voici les différentes fonctions du

statut :

􀂃

Définir l’idéologie, les principes et les objectifs du parti

􀂃

Définir l’éligibilité des membres

􀂃

Etablir les positions de direction

􀂃

Etablir les méthodes de sélection des dirigeantes

􀂃

Etablir le rôle et la relation entre les différentes unités administratives et

direction au niveau national, régional et local ou sectorielle.

 

****EXERCICE****

 

IV. LES STRUCTURE D’ORGANISATION DU PARTI

 

Le travail du parti politique peut être divisé en trois différentes structures codépendantes

:

1. La Structure Territoriale : Le parti a une structure de membre qui

correspond à la division du territoire national et généralement aux

différentes circonscriptions électorales du pays – Il y a donc généralement

une représentation de membres dans les départements, les communes et

sections communales.

2. La Structure Sectorielle : Le parti peut avoir une structure qui correspond

aux intérêts spécifiques des membres tels que des intérêts sociaux,

économiques, culturelles, professionnelle, etc. Exemple : organisations de

jeunes, femmes, personnes âgées, ouvriers, paysans, étudiants

universitaires, etc.

3. La Structure Electorale : Quand il y des élections le parti se structure

temporairement pour gérer les différentes activités électorales.

 

****EXERCICE****

 

Avec l’aide de votre Formateur, faites une analyse de votre statut pour

 

bien comprendre les principes, valeurs et mécanismes de votre parti.

 

Dessinez ensemble, avec l’aide de votre formateur, un

 

organigramme de votre parti qui explique la structure de votre

 

parti.

 

43

 

VI. LES MEMBRES DU PARTI POLITIQUE

 

Les Membres sont la force du parti. Il faut bien les connaître pour les mobiliser et

les aider à travailler en équipe.

Les Membres peuvent jouer de différents rôles et devenir de bons représentants

et leaders à tous les niveaux du parti. Il y des MEMBRES ACTIFS, MEMBRES

PAS ACTIFS et des DIRIGEANTS. Il existe aussi des SYMPATHISANTS qui

représentent un potentiel de croissance pour le parti.

 

LES MEMBRES ACTIFS:

 

Ces membres sont la force et la présence du parti au niveau local, départemental

et national. Ils font vivre et agir le parti. Sans eux le parti ne peut rien faire. Un

parti qui fait la promotion de la participation active et démocratique de ses

membres aura plus de chances de croître et mieux représenter les intérêts de ses

membres et de la société.

Les membres actifs :

1. Collaborent dans l’exécution de projets et les activités partisanes ;

2. Participent dans les organismes de direction du parti ;

3. Font des activités de propagande et prosélytisme ;

4. Ecoutent les intérêts des populations locales ;

5. Participent dans des réunions et activités du parti ;

6. Paient leur cotisation régulièrement.

 

LES MEMBRES PAS ACTIFS

 

Ces gens sont des membres inscrits sur la liste du parti mais qui pour manque de

temps, de motivation, d’engagement ou autre raison personnelle ne participent

pas dans les réunions ou les activités organisées par le parti. Ils représentent

néanmoins un atout pour le parti puisqu’ils votent pour le parti dans les élections,

parlent bien du parti avec leurs amis, peuvent contribuer au financement du parti,

etc.

 

LES DIRIGEANTS

 

Les dirigeants sont les leaders du parti au niveau local, départemental et national

qui planifient, organisent les activités et actions du parti, prennent les décisions,

coordonnent le travail à l’intérieur et extérieur du parti, intègrent le travail de tous,

 

44

 

expriment à la population les points de vue du parti. Ils sont les visages visibles du

parti.

 

LES SYMPATHISANTS

 

Les sympathisants sont des personnes qui ne sont pas membres du parti mais qui

supportent l’agenda politique du parti. Ils sont une grande ressource pour le Parti

car ils peuvent aider financièrement, faire la propagande, du prosélytisme,

défendre le vote et devenir membres du parti. Une partie importante des votes que

le parti reçoit provient des sympathisants.

 

VI. Responsabilités des Membres

 

Tout comme la force d’un système démocratique vient de la participation des

citoyens et citoyennes, la vie d’un parti politique dépend de l’engagement de ses

membres et de leur relations ensemble à tous les niveaux : A la base, et

verticalement avec les dirigeants.

Des membres bien formés, qui comprennent bien les valeurs, principes et projets

de leur parti sont en meilleure capacité de travailler pour leur parti, d’écouter les

populations locales, de trouver de nouveaux membres et de contribuer aux projets

du parti pour qu’il réponde aux besoins d’une large partie des citoyens.

 

****EXERCICE****

 

VII. TRAVAIL D’EQUIPE

 

Si tout le monde travaille ensemble, le travail est moins lourd et l’on peut faire

beaucoup plus des choses.

Le travail d’une bonne équipe est basé sur la participation libre et démocratique,

ainsi que le respect mutuel des points de vue de chaque un pour que les décisions

reflètent mieux les intérêts et les pensées politiques des membres de l’équipe.

 

En discussion, quelles sont vos responsabilités et vos engagements

 

envers votre parti politique ?

 

45

 

Dans toute équipe de travail, comme dans une équipe de football, nous tous nous

devons travailler ensemble, avec des objectifs précises, réalistes, taches

concrètes, partage des responsabilités et activités, avec un seul but, faire bien

notre travail et gagner.

 

VIII. Mécanismes d’Organisation dans le Parti – Comment

 

mieux s’organiser ?

 

􀂾

La Communication est nécessaire pour une bonne organisation.

L’échange de communication se fait sur une base personnelle – chaque personne

est donc un élément instrumental de l’organisation du parti !

 

Dans une structure de communication et de transmission d’information,

 

chaque leader de parti, organisateur et membre actif, à tous les niveaux de

 

la section communale au siège du parti, est liée à une autre personne à

 

laquelle l’information est transmise et, de même, qui la leur transmet. Voici

 

des exemples d’informations importantes pour les membres à tous les

 

niveaux du parti :

 

Des informations concernant la position du parti sur de points

particuliers

 

Des conseils sur la façon de débattre les questions difficiles

Des informations d’actualité concernant les évènements politiques et

les développements au sein du parti et du pays.

 

****EXERCICE****

 

􀂾

LISTE DES MEMBRES

 

Pour mieux s’organiser, un parti a besoin d’une liste de membres dans tout

 

le pays. Des listes bien organisées tenues à jour peuvent être utilisées pour

 

Discutez ensemble les canaux de communication de votre parti. Dans

 

votre groupe, qui est la tête de pont qui communique avec le niveau de

 

direction

au-dessus de vous ?

46

 

une variété d’objectifs, qui comprennent la collecte des fonds, le

 

recrutement des membres et la participation aux élections.

 

****EXERCICE****

􀂾

ORGANISATION DE REUNION

Pour que des réunions soient performantes, elles doivent être bien

 

organisées. C’est important aussi que les réunions cherchent non

 

seulement à identifier des problèmes et étudier la situation politique, mais

 

qu’elles servent à chercher des solutions et identifier des objectifs.

 

Votre formateur va vous offrir quelques recommandations pour rendre

les réunions plus performantes.

 

C’est important que vous connaissiez les membres qui participent dans

 

votre formation et dans les autres activités du parti. Qu’est ce que vous

 

pouvez faire pour aider votre parti à créer ou mettre a jour la liste des

 

membres ?

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Port-au-Prince menacée par un séisme bien plus dévastateur: Mais le régime martelly-lamothe ontinue de piller les rihesses du pays et vendre tous les biens miniers d’haïti


Des risques grandissants

Aujourd’hui, le système de failles qui se situe au sud du pays n’a toujours pas libéré ses charges car le 12 janvier vient d’une petite faille inconnue. Les menaces demeurent donc, toujours plus proches de la capitale. Sans compter qu’aucune méthode ne permet de prévoir quand la Terre tremblera de nouveau :

Les autorités ont-elles déjà entendu ces avertissements ? Jusqu’à quel point ? Et les Haïtiens se sentent-ils eux aussi concernés alors qu’ils continuent encore à déblayer ?

Réponse en demi teinte d’Eric Calais qui souligne l’importance des fonds avancés pour cela mais aussi du contexte électoral :Enfin, les enfants ont-ils déjà appris certains réflexes, sont-ils sensibilisés aux gestes qui peuvent sauver ? Et les médias diffusent-ils des messages de prévention ?

http://www.franceculture.fr/2010-11-26-port-au-prince-menacee-par-un-seisme-bien-plus-devastateur.html#.UtVmErzIWIY.facebook

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Jean Dominique a été assassiné par des dirigeants Lavalas selon Manno Charlemagne: Pourquoi maintenant? Les agents de la CIA-KGB, Manno chalmay ancien conseiller de Michel Martelly


 La Propagande EST une ARME à tranhant divers

L’ex maire de Port-au-Prince, Joseph Emmanuel Charlemagne a révélé que Jean Dominique a été assassiné parce qu’il était un potentiel candidat à la présidenc…e aux élections de 2000.

 
PhotoPhotoPhotoPhoto
 

Conseiller spécial du président Préval au pouvoir, Jean Dominique était l’un des fers de lance de l’organisation Kozepep. Cette organisation jouissait d’une grande popularité dans les milieux ouvriers et paysans et était supportée par le président Préval.

M. Charlemagne explique que les dirigeants de la Fondation Aristide avaient qualifié d’ingrat, l’agronome Dominique qui n’avait pourtant pas annoncé publiquement sa candidature.

Photo de Viktwa Pepla.

Intervenant à l’émission Métropolis de Nancy Roc, l’ex maire de Port-au-Prince a soutenu que Jean Dominique n’avait pas été tué pour ses prises de positions en tant qu’animateur vedette et commentateur politique de radio Haïti Inter. Selon M. Charlemagne, la mort de Jean Dominique était devenue inéluctable à partir du moment ou la haine avait envahi le  » Lumpen Proletariat qui accompagnait Aristide ».

Interrogé sur les accusations contre Dany Toussaint, l’ex maire de Port-au-Prince juge qu’elles sont non fondées.  » C’est tomber dans la solution facile d’accuser Dany », martèle M. Charlemagne.

Pour montrer l’importance de Kozepep, M. Charlemagne a fait remarquer que cette organisation s’est transformée en 2006 en la Plateforme politique Lespwa

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Oxfam une ONG : les ONG qui s’enrichissent avec nos mines deviennent des Macoutes Rose de Joseph Michel martelly


Dans un communiqué parvenu à la presse, l’organisation non gouvernementale Oxfam note qu’il y a eu des avancées significatives et positives vers la reconstruction et le développement malgré le travail qu’il reste à accomplir. Quatre ans après le 12 janvier 2010, 89% de la population déplacée n’habitent plus dans les camps, a noté l’organisation internationale qui souligne qu’il reste toutefois 172 000 personnes qui vivent toujours sous des tentes, avec un accès limité aux services essentiels comme l’eau et l’assainissement. Deux ans de cela, on croyait que c’était une chose impossible. Un défi relevé par le président Martelly qui avait fait de cette étape un cheval de bataille durant la campagne électorale.

 

« Oxfam reconnait les efforts consentis par l’Etat Haïtien pour assumer son rôle de leader, elle souligne cependant le besoin de parvenir à un processus participatif qui intègre des organisations de la société civile, des communautés et des citoyens », poursuit le communiqué.

La participation des citoyens et des organisations locales est très importante pour construire des structures de gouvernance effectives où la population haïtienne peut influencer les décisions politiques et les processus qui l’affectent. Bien qu’il y ait des progrès en termes de construction de logements permanents, les investissements dans les quartiers doivent augmenter pour fournir des services de base à la population, renchérit l’organisation.

« Cette quatrième commémoration nous rappelle l’importance de la normalisation des codes de construction et des engagements qui ont été pris depuis le tremblement de terre. Nous reconnaissons que le gouvernement a fait des efforts pour produire des guides et des codes par rapport à la reconstruction. Toutefois, ils doivent être renforcés et suivis strictement. Les Haïtiennes et les Haïtiens ont droit à un logement sécuritaire, ainsi qu’à l’éducation, et à la sécurité alimentaire », revendique de plus la note d’Oxfam, signée par sa Représentante nationale, Yolette Etienne.

Divers médias locaux et étrangers ont reconnu dans leurs éditoriaux les efforts commensurables du Gouvernement Martelly-Lamothe qui, 4 ans après, a pu redonner espoir à un pays dévasté dans toutes ses composantes et permis un redémarrage sur des bases plus solides qu’avant le 12 janvier 2010; tant au niveau de la reconstruction physique qu’au niveau économique.

HJJ/HHN

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