La nécessité de bien planifier la réaffectation des personnes victimes du racisme et de l’homophobie de la république dominicaine


Le philosophe éveillé

La pensée qui dérange

Le gouvernement haïtien doit se méfier de lancer des projets à la va vite en ce qui a trait ave les déportés et les expulsés que la république dominicaine.

Contrairement aux propositions du ministre des haïtiens vivant à l’étranger et du premier ministre Evans Paul qui veulent accorder des terrains ou du moins des lopins de terres à ces personnes pour pouvoir les aider à se réinstaller ou les réaffecter aux secteurs agricoles, je crois qu’une telle approche sera très dévastatrice pour le pays car ces dons viendront perpétuer la vieille culture de lotissement des terres agricoles du pays.

Ce que le pays a besoin c’est de vastes terres cultivables pour de la production industrielle capables de répondre aux demandes internes et plus tard pour l’exportation. Toute la faiblesse du secteur agricole du pays qui nous a conduit vers nos dépendances vis-à-vis de la république dominicaine, un pays raciste et homophobe, c’est l’émiettement constant et continu des terres agricoles sans oublier l’absence de sécurité et d’assurance pour le secteur et les gens qui y travaillent.

En Haïti, nous avons la tradition des familles qui partagent leurs terres à leurs enfants et leurs enfants à leurs petits enfants. Comme résultat de ces lotissements, c’est de moins en moins d’espaces agricoles disponibles et la culture de survie qui force donc à la diminution de la production agricole du pays.

Si autrefois les producteurs agricoles pouvaient manger et satisfaire leurs consommations personnelles tout en mettant sur les marchés locaux leurs surplus de production, avec l’augmentation et la poussée démographique que le pays a connu ces vingt et trente dernières années, cette production n’étaient plus en mesure de répondre aux demandes internes et nationales.

Voilà pourquoi aujourd’hui, nous avons une occasion en Or pour mieux faire et bien faire pour ce secteur combien et très longtemps négligés par les pouvoirs publics.  Dans tous les pays du monde qui se respectent, l’agriculture est un secteur stratégique et ces états aussi capitalistes qu’ils puissent être, ils le financent et le protège. Alors, en Haïti non seulement nous devons déclarer le secteur agricole priorité nationale mais aussi secteur stratégique et de la plus haute importance pour le pays.

Par ailleurs, bien que le gouvernement ait pu nous annoncer les milliers d’hectares de terres appartenant à l’État disponibles, nous pourrions exploiter également la savane désolée comme le font les israéliens et les espagnols qui exploitent des zones cent fois plus désertiques que notre savane désolée. Tout le monde sait que la savane désolée est l’une des plus grande réserve d’eau potable du pays et qu’il suffit simplement de creuser pour trouver l’eau.

De plus, pourquoi ne pas développer de la culture en serre pour augmenter les productions de légumes et de fruits afin de produire de façon industrielle pour le pays comme on le fait un peu partout dans le monde. Et comme mesures à prendre pour faciliter la production dans cette région c’est de construire des dortoirs bien équipés pour les travailleurs qui viendront travailler. Étant donné qu’il y a beaucoup de soleil et qu’il fait très chaud, une utilisation efficace des panneaux solaires pourrait faciliter ces production et permettre à d’autres zones de développer d’autres cultures comme l’élevage des animaux par exemple. Évidemment, il ne faut pas ignorer le secteur de la pêche qui fait partie de notre richesse.

En effet, alors que ce sont les japonais, les sud coréens, les français, les espagnols, les américains et les dominicains qui viennent pêcher dans nos eaux territoriales l’État haïtien aurait pu encourager les entreprises locales à mieux s’équiper pour faire de la pêche en haute mer étant donné que les pêcheurs haïtiens n’ont pas les compétences pour aller pêcher en mers profondes.

Tout dernièrement, les seuls efforts que j’ai entendu pour ce secteur ont été une aide de l’Espagne et plus rien. De même, j’avais entendu parler d’un industriel haïtien et de son fils qui voulaient fabriquer des bateaux et tout semble indiquer qu’ils voulaient fabriquer des bateaux de plaisance et non de pêche. Il est anormal que nous soyons une partie de l’Île avec des plages de mer que nous ne sachions pas nager ou pêcher en haute mer. Il y a assez de nourriture dans la mer pour répondre aux besoins du pays mais hélas, nous donnons tous nos droits aux autres et voilà pourquoi, aujourd’hui, nous somme la risée de tous les peuples de la terre.

Il est vrai que l’État haïtien n’a pas tous les moyens pour financer tous ses projets et qu’il nous faut la participation des haïtiens qui vivent à l’étranger. Au moins avec tous les fonctionnaires qui s’empilent l’un sur l’autre dans les bureaux comme des sardines, une affectation efficace de tous ces employés devait permettre l’élaboration de plusieurs projets et la quantification des voies et moyens en attendant des gens qui se cherchent des projets.

Bien entendu, j’ai déjà mentionné dans d’autres articles la nécessité bien répartir les employés de l’État qui passent des semaines et des mois à ne rien faire dans les bureaux et là encore malgré mes recommandations à ce sujet, et les politiques de réingénierie que l’on disait en cours d’exécution, aucun progrès n’a été réalisé.

à suivre…

Hermann Cebert

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