Le règne des charognards: radio télévision caraïbes rtvc


Ne cherche pas à ce que les événements se produisent comme tu le veux, mais dispose-toi à vouloir qu’ils se produisent tels qu’ils se produisent. Alors, tu seras heureux. » (Épictète)

L’arrivée au pouvoir de l’actuelle équipe qui avilit la  République d’Haïti  et ses dignes et honnêtes citoyennes et citoyens n’est pas un parcours accidentel de l’histoire. Les États-Unis, la France, le Canada, l’Allemagne, l’Angleterre, etc.,  y ont joué les rôles essentiels. Ratent-ils une seule occasion de se moquer des Haïtiens quand ils se rencontrent  dans les corridors de la politique internationale? Pour eux, cette population de la Caraïbe est composée de sous-humains, comme Hitler qualifiait les Juifs et les Roms. Ils sont les descendants des « nègres » africains qui furent vendus en Amérique à partir du XVIe siècle et exploités cruellement dans les plantations coloniales de Saint-Domingue en vue d’enrichir la métropole.

Le territoire qu’ils occupent est réduit, certes,  mais  le sous-sol cache des trésors inestimables et considérables. Alors, les grandes puissances du G7 ourdissent et peaufinent les complots perfides afin de matérialiser leur dessein machiavélique: reprendre l’île par n’importe quel moyen et à n’importe quel prix.

Elles ont déjà tracé le plan de faillite qui mènera tôt ou tard à la destruction de la Nation qui s’est révélé au seuil du XVIIIe siècle « maîtresse » et « championne » de la Démocratie, celle qui remonte à la genèse des droits et libertés liés à l’État de nature, tel qu’il est conceptualisé, élaboré par Thomas Hobbes, Jean-Jacques Rousseau, John Locke et d’autres grands penseurs et théoriciens politiques.

C’est en étranglant graduellement les masses urbaines et rurales que les États diaboliques arriveront à la « pompéisation » de cette République antillaise. Ils ne visent pas à courte vue. Mais misent sur le long terme.

Au rythme où se fait la dégringolade, on se demande à quel niveau sera rendue Haïti dans deux cents ou trois cents ans sur l’échelle de la mobilité sociale descendante? La misère et la maladie viendront probablement enrichir les pages de l’histoire universelle d’un autre cas de « démocide »…!

Aux yeux de la communauté internationale, que représente un amoncellement de misérables analphabètes qui se déploient sur une bande de terres arides, dans une porcherie – comme elle le dit si mal –  aménagée sur  27750 kilomètres carrés?

Aujourd’hui encore, les « cosmocrates » n’arrivent pas à s’expliquer comment une poignée de « va-nu-pieds » est effectivement parvenue à exterminer une armée dirigée par des généraux formés à la prestigieuse École Royale Militaire de Brienne.

Entre-temps, malheureusement, l’évidence s’impose par le constat navrant : l’avion de la République d’Haïti est détourné de sa destination de développement économique, de progrès social et d’épanouissement culturel.

Les « néocolons » ont bel et bien gagné leur pari. Disons, jusqu’à cette heure… Car la nature réserve son lot de surprises. Les vents violents peuvent se lever d’un coup et déclencher les pires et meurtrières tempêtes que le « Sud ait portées jusque-là dans ses flancs (1)». Et ce jour-là, gare à « celui dont la tête est voisine du ciel! (2)»

Ma grand-mère répétait toujours, sans imiter le bouffon couronné : « Que tu appelles le diable papa, il te mangera quand même. Alors, tu le désignes par son nom…! » La République d’Haïti est actuellement tenue en otage par l’Organisation des Nations Unies (ONU), certaines instances de l’Organisation des États Américains (OEA) maintenues sous l’influence des États-Unis, du Canada, du Mexique… et un groupuscule d’individus crapuleux qui ne rêvent que de « fortune personnelle » et ne parlent que de « priapisme » ou de « clitorisme » dans les conseils des ministres.

Ô Miragoâne, ville de Saint Jean le Baptiste,  l’ « idiotie » et la « goujaterie » ont jeté de la honte à tes yeux!

Avec lucidité et tristesse, il faut admettre que le pays, après avoir gravi les plus hautes marches de l’histoire, vautre en ces temps de « bêtise humaine » dans une boue de puanteur et de dégradation insupportable. 

Président, première dame, premier ministre, ministres, directeurs généraux – qu’ils se nomment Jules, Paul ou Marie  – vont dans le même panier de déchets.

Ce sont tous des êtres amoraux. Des créatures immondes. L’ « université » s’incline devant l’ « inculture » flagrante et l’appelle « Son Excellence »…?

Pour émoluments et privilèges, les fonctionnaires opportunistes ont choisi de suivre le petit « diable » dans les enfers de l’immoralité  choquante.

Les missions diplomatiques accréditées à Port-au-Prince, qui soutiennent ces « galapiats » évadés de la planète des singes, en valent-elles mieux?

Les bergers ne transpirent-ils pas l’odeur de leurs chèvres ou de leurs moutons? On se souvient encore de cette ambassadrice maigrichonne, à l’allure de la méchante belle-mère de Cendrillon, venue de la « montagne constellée » et ensorcelée qui déambulait dans la cité bras dessus bras dessous avec le « patron » de la primature, l’ « argentivore » déchu, humilié, rejeté  de la bande des « crânes rasés », et recherché pour fraudes dans plusieurs pays africains.

Une proximité étonnante qui aurait pu soulever un « doute pervers » dans l’esprit de l’opinion publique.

Haïti, depuis 28 juillet 1915, n’a donc pas cessé d’avancer dans la nuit lugubre de sa déchéance. Mais jamais situation n’a paru si avilissante pour les familles qui n’ont pas voté la « cochonnerie » en 2011.

En Haïti, à cause de la trahison lâche et assassinat crapuleux de Charlemagne Péralte,  difficile de sauter sur des individus qui portent le nom de Conzé.

Par sentiment de rejet, de gêne ou d’embarras, ils l’ont changé pour quelque chose d’autre. Nous pensons que tôt ou tard, lorsque des personnalités conséquentes et responsables parviendront à prendre le pouvoir – et ceci, d’une façon ou d’une autre – la nouvelle constitution devra stipuler sur  l’urgente nécessité de remplacer la « République d’Haïti » par la « République de Kiskeya ».

Cette dénomination est trop lourde de souffrance, de souillure, de déshonneur, de félonie, d’indignité, de malédiction, d’ignominie, de déloyauté, de salissure, d’assassinat, d’analphabétisme, de paupérisme, de misère, de corruption, de vol…

Presque tous les États du monde condamnent l’agression verbale et le harcèlement sexuel. Les sanctions peuvent aller de l’emprisonnement à l’indemnisation des victimes. Ou les deux à la fois. Les tribunaux sévissent toujours contre les « malfrats » coupables de ces « incivilités » grotesques et obscènes.

L’ « empereur des cancres » qui s’est offert pitoyablement en spectacle dans la ville de Miragoâne doit être poursuivi pour injures graves, diffamation, violences verbales et harcèlement sexuel. Le « loser » de la présidence ne devrait en aucun cas s’en tirer à bon compte.

L’affront mérite « sanctions » et « dédommagements ». Nous croyons aussi qu’il est du devoir des policiers qui montaient la garde autour de l’odieux personnage – car nous les avons remarqués dans la vidéo – de dresser le procès verbal de l’incident et de le mettre à la disposition de la « Justice » à toutes fins que de droit. 

Ils sont avant tout des gardiens de l’ordre et de la paix, des agents de la sécurité publique…Donc au service de la protection citoyenne. Traiter en public – et même si c’était en privé – une malheureuse femme de prostituée, d’objet de jouissance sexuelle d’un soi-disant député du peuple est une entorse impardonnable au respect des libertés et droits individuels.

Nous espérons que les avocats qui œuvrent dans le domaine des « droits humains » ont déjà contacté la Miragoânaise et qu’ils lui ont conseillé d’engager la disgracieuse affaire sur le terrain intra-légal.

Il s’agit dans ce contexte précis d’un crime de lèse-humanité au détriment d’une citoyenne qui exerçait son droit d’opiner librement sur les causes fondamentales du pourrissement des organes de l’État et du dépérissement de l’économie nationale.

Les mandataires ont des comptes à rendre aux mandants. Car, comme le conçoit Platon, « La République est la chose du peuple. » C’est toujours un geste irresponsable et un acte irrationnel de la part d’un peuple lorsqu’il confie la gouvernance de son pays à des « novices » orgueilleux, des « malotrus » entêtés et des « voyous de grand chemin » qui ne possèdent pas « le politique » et qui ne maitrisent pas « la politique ».

Et puis, quel « toupet »

Des « caméléons » qui ont encouragé la nomination et l’installation de ce régime gouvernemental corrompu, qui l’ont défendu hier encore du bec et des ongles se disent aujourd’hui révoltés par le scandale de Miragoâne.

Ils ont critiqué ouvertement leur « poulain » indiscipliné et hideux dans les colonnes des quotidiens et sur les ondes des médias parlés et télévisés.

Quel désaveu  hypocrite! Et surtout quelle désolidarisation tardive!  Pourtant – par peur maladive d’un retour éventuel du lavalassisme au pouvoir – n’ont-ils pas  inventé, expérimenté toutes les « combines » politiques avec le cardinal de l’Église catholique, instigateur et organisateur principal du festival des négociations burlesques de 2014 à El Rancho, pour préserver la «présidence  » ridicule, malade de la peste, mise en place frauduleusement par l’OEA et à laquelle est associée une nuée d’universitaires dépravés, parachutés sur des fauteuils ministériels.

Ces « sorbonnards » ou « harvardiens » sans cervelle – qui ont étudié sans réfléchir –  n’ont-ils pas encore contribué à démobiliser la population qui manifestait dans les rues pour révoquer  l’autorité des « satrapes » et obtenir le départ des forces de la Minustah?

Les « diplômes universitaires » n’accordent pas automatiquement le monopole de l’intelligence. Diriger une Nation exige un long processus de préparation théorique et pratique. Sans la théorie, il est impossible de comprendre et d’expliquer les phénomènes qui commandent aux  comportements des objets d’étude.

L’activité sociale, politique, économique et culturelle ne peut pas être coupée de l’univers utile d’un certain niveau de maitrise de la connaissance théorique.

Avant de conduire un véhicule, il faut suivre les cours appropriés qui permettent d’appréhender les notions fondamentales qui régissent la circulation routière. Seulement ainsi que la pratique pourra se révéler sans danger pour les piétons et les autres automobilistes.

Les princes, les princesses bénéficient de leurs précepteurs d’un enseignement riche, extrait d’un puits profond de savoirs généralisés.

Ils sont appelés, selon les règles et principes de la monarchie, à régner après le décès de la « reine » ou du « roi », et en cas d’abdication du trône. 

L’apprentissage s’étend du transfert des connaissances intellectuelles à l’inculcation  des éléments comportementaux maniérés, basés  sur les « savoirs être et vivre ».

On ne peut pas se hisser au sommet de la société, devenir la première citoyenne ou premier citoyen d’un État sans passer par les filières de formation adéquate et nécessaire. La place des ânes est à l’étable.

Et même là encore, il faut leur apprendre à ne pas braire à n’importe quel moment du jour et de la nuit. Donc, le bétail aussi doit être dompté. Une façon de dire qu’il existe des humains qui ne sont pas comparables aux animaux dressés!

Franchement décevant

Le calvaire des Haïtiens, semble-t-il, est loin d’être terminé. Que de  « noms bizarres » et de « têtes de linotte »  n’avons-nous pas répertoriés dans la liste des candidats à la présidence publiée par le Conseil Électoral Provisoire! 

Ces « chefs de bouquement » n’entretiennent aucun courant idéologique. Et sont incapables de réfléchir à l’élaboration d’un projet de société. D’ailleurs, la plupart de ces « ostrogoths » de la politicaillerie ne savent même pas quelle est la définition classique du concept de « politique ».

Nous parlons tout simplement d’un agrégat de « chômeurs » plus ou moins alphabétisés qui cherchent à accéder à la fonction publique par les portes légales et constitutionnelles, dans l’intention de sortir du bidonville qui les a vus vagir et de faire enfin bouillir la marmite quotidiennement.

C’est avec tristesse que nous les avons observés dans les locaux du Conseil Électoral Provisoire. Ils réclamaient, presque avec des larmes aux yeux, le misérable chèque promis par l’État, sous prétexte  qu’ils étaient en retard sur les échéances d’un soi-disant plan bidon de campagne électorale.

N’est-ce pas surprenant de constater que l’affaire de Miragoâne n’a pas entraîné le départ immédiat des parasites qui souillent la fonction présidentielle depuis 2011? Elle a plutôt suscité des réactions sans lendemain sur fond de palabres émotionnelles (ou émotionnels).

En aucun cas, la faction raisonnable de la classe politique haïtienne ne devrait accepter de poursuivre le processus électoral avant qu’un gouvernement provisoire crédible ne soit installé à la tête du pays.

Comment une présidente ou un président élu, citoyenne ou citoyen respectueux et respectable, mère, père de famille ou non, pourrait l’une ou l’autre envisager de participer à une cérémonie de passation de pouvoir avec un « charognard » inculte qui débite çà et là des « âneries » et des « obscénités » comme un perroquet mal éduqué?

Ne lui faudrait-il (ou elle) pas penser aussi à se faire confectionner une nouvelle écharpe de circonstance afin d’éviter de contracter des puces?

La presse locale aurait dû se mettre d’accord sur un point : refuser leur micro à certains membres de ce gouvernement. Laisser le soin à la Radio Télévision Nationale le soin de faire le sale boulot d’encenser les « forbans » du palais et des ministères qui est le sien.

Ôtez-moi d’un doute

Et si le prochain « chef » de la présidence était encore un « Ti ceci » ou un « Ti cela »? Pire… Et s’il avait la gueule plus sale, et la tête plus cochonne que son prédécesseur?

Alors là, il ne resterait plus qu’à  supplier le cardinal Chibly Langlois afin qu’il intercède auprès du Père, du Fils et du Saint-Esprit en faveur de la pauvre Haïti!

Nous entendons la voix grave et limpide de Maurice Sixto, le Molière haïtien, qui émerge des profondeurs des ténèbres :
« QUELLE AFFAIRE! »

Robert Lodimus
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Références
1 et 2.- Jean de La Fontaine, Le chêne et le roseau.

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