Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Haïti VS République dominicaine: Réginald Boulos écrit à l’Union européenne


              Port-au-Prince, le 25 septembre 2015 Monsieur l’Ambassadeur, Nous avons été surpris de la déclaration du Chef de la Délégation de l’Union européenne en République dominicaine, M. Alberto Navarro, relative aux mesures prises par notre gouvernement aux fins de régulariser le commerce entre Haïti et la République dominicaine et, du coup, freiner la contrebande qui prive notre pays de fonds nécessaires et indispensables à son développement endogène.

Dans une déclaration largement relayée dans la presse internationale, M. Navarro s’insurge contre cette mesure, prétextant qu’elle entrainera une augmentation des prix des produits de plus de 40%. Permettez, Monsieur l’Ambassadeur, que je vous dise qu’aucune donnée ne supporte une telle affirmation pour le moins irréfléchie et disproportionnée.

Cette sortie alarmiste nous semble participer d’une démarche visant la défense exclusive et la protection du secteur dominicain des affaires au détriment des intérêts économiques vitaux d’Haïti. Nous en sommes d’autant plus surpris qu’elle est en net décalage par rapport aux prises de positions de plusieurs instances de la communauté internationale sur la nécessité pour Haïti d’élargir son assiette fiscale et d’intensifier la lutte contre la corruption et la contrebande.

Contrairement aux allégations du Chef de la Délégation de l’UE en République voisine, les données à notre disposition ne suggèrent nullement que les mesures correctives annoncées par le gouvernement haïtien induiront des effets inflationnistes. Cette flambée éventuelle des prix dont parle M. Navarro supposerait que : 1) Les contrebandiers d’aujourd’hui passent à leurs clients les économies de taxes et de droits de douane découlant de la contrebande.

La corruption et la contrebande ont un prix qui bénéficie principalement aux corrompus et aux corrupteurs ; 2) Le coût du transport par les points de passage frontaliers clandestins ne peut être évalué ; 3) Le coût du transport maritime est, sera et restera plus élevé que celui lié au transport terrestre clandestin. Je vous fais remarquer, par ailleurs, que ces mesures s’inscrivent dans une perspective de relance et de promotion de la production nationale, la seule politique viable à même de garantir à notre pays l’autosuffisance alimentaire et une baisse substantielle du coût de la vie.

La réduction de la contrebande et la régularisation du commerce transfrontalier permettront au Trésor public d’augmenter ses revenus et de se donner les moyens indispensables au financement de projets d’envergure dans les secteurs de l’agriculture, de l’agro- industrie et du tourisme. Les retombées positives toucheront également le social par l’amélioration de la qualité des services offerts aux couches vulnérables et la multiplication des opportunités d’emploi.

Ce parti pris implicite de M. Navaro en faveur de la contrebande au désavantage d’Haïti a tout l’air d’un déni d’humanité qui ne reconnaît aux chômeurs et aux nécessiteux haïtiens de tous ordres, lesquels il feint de défendre, le droit à un emploi durable, à un logement décent, à une éducation de qualité et à des soins de santé adéquats.

Il est de mauvais ton que des membres de la communauté internationale interviennent pour défendre le commerce illicite de marchandises. L’Union européenne joue, depuis plusieurs années, un rôle clé d’accompagnateur dans les processus de développement économique, d’apaisement social et d’institutionnalisation démocratique en Haïti.

Cet effort remarquable d’accompagnement doit continuer dans l’engagement durable et la promotion d’initiatives binationales soutenables équilibrées entre Haïti et la République dominicaine. Les amis européens des deux nations sœurs qui se partagent l’île d’Haïti doivent favoriser, en toute équité et sans esprit partisan, la recherche de solutions communes aux problèmes qui constituent des irritants majeurs dans les relations qu’elles entretiennent entre elles.

Faute de quoi, l’aide au développement de l’UE à Haïti ne produira les effets transformateurs escomptés. Recevez, Monsieur l’Ambassadeur, mes salutations distinguées.

Réginald Boulos

Citoyen haïtien et entrepreneur

Monsieur Vincent Déger Ambassadeur de l’Union européenne en Haïti

le nouvelliste, article,150327/

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Comment comprendre Les journalistes 2.0 et les nouveaux intellectuels 2.0


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

De façon globale et ce au niveau international, le journalisme actuel fait face à de véritables problèmes de qualité, de rigueur et d’éthique. Il n’existe plus de distinction entre le citoyen et les journalistes autant que l’un parle comme l’autre.

Avec les nouvelles technologies de communications, la paresse envahit les salles de presse et les journalistes de la presse parlée, web-radio-web-télé-diffusée, écrite et radio télédiffusée ne font aucun effort pour offrir des services journalistiques de qualité à travers leurs reportages, leurs discussions, leurs débats et leurs interviews.

On ne les trouve plus sur des terrains pour faire leurs enquêtes et leurs investigations.  Plusieurs font du copinage avec les principaux acteurs économiques, politiques, culturels, financiers et militaires. Ils ont surtout tendance à mélanger les genres comme s’ils étaient toujours en transition pour aller faire carrière dans les autres secteurs plus particulièrement vers la politique.

D’ailleurs, en parlant de trasition ou de passage du journalisme vers la politique, nombreux sont les journalistes qui sont devenus de vrais politiciens et on peut même voire toujours se demander à quel moment ils n’étaient plus journalistes et qu’ils avaient des idéologies de Parti à défendre autant que les changements se font rapidement.

Du matin au lendemain, ces journalistes, ces chroniqueurs et souvent des vedettes de radio, de télévision et de journaux écrits deviennent des politiciens. C’est là un véritable problème d’éthique que souffre le domaine de l’information et du journalisme en particulier.

En France, en Haïti, aux États-Unis, au canada, en Afrique du Sud, au Brésil, au Japon, en Russie ou en Norvège le constat est pareil, les journalistes sont très médiocres et ils abusent des médias sociaux et des facilités de l’internet.

Les grands groupes de presses, je veux parler de ceux qui produisent du contenu à l’échelle mondial, régional et national sont en connivence avec les grands groupes d’intérêts financiers et politiques mondiaux et trafiquent la quasi totalité des informations produites dans le monde afin de permettre ou de faciliter la manipulation des masses.

De l’autre côté, on retrouve également les corporations et les syndicats de propriétaires de médias et de journalistes qui perpétuent la médiocrité à travers leurs conventions collectives afin de protéger leurs boulots et qu’ils avaient obtenus par le favoritisme et leurs ascendances.

Tous les syndicats de la communication et des médias développent et entretiennent la médiocrité qui se traduisent par des presses assujetties qui s’oppose à tout changement dans les sociétés et dans les pays. C’est le principal cancer qui ronge l’intelligence des masses à l’échelle mondial.

Je me souviens tout dernièrement, lorsqu’on voulait faire état de la qualité mais surtout de la médiocrité de certains journalistes haïtiens, lors d’une rencontre qui s’était tenu à l’institut français de Port-au-Prince, un actuel candidat à la présidence de Haïti et ancien journaliste de surcroit, avait associé la mauvaise qualité du journalisme en Haïti avec l’usage du créole haïtien.

Comme si pour cet aspirant à la plus haute magistrature de l’État haïtien, s’exprimer en créole ou faire du journalisme en créole était la cause fondamentale de cette mauvaise qualité.

En faisant ces affirmations cet ancien journaliste a montré son manque de jugement et ses faibles capacités intellectuelles, qui est de mon point de vue, sans fondement et complètement idéologique mais surtout il a fait ressortir son esprit de colonisé qui l’habite et qui l’a toujours habité.

Que voulez-vous, c’est l’expression de l’aveuglément qui caractérise la quasi totalité des politiciens et des intellectuels haïtiens.

Ce sont des gens dépourvus de raison et complètement déconnecté de la réalité de Haïti mais surtout, qui ne maitrisent même pas leurs propres domaines où ils devaient être censés maitriser. Ils croient tous qu’avoir une voix radiophonique est synonyme de connaissance et de compétence.

Et, comme le disait le grand chanteurs haïtien de tout les temps, Antoine Rossini Jean-Baptiste, alias ti Manno, ancien musicien de Dipi express et de Gemini All Stars: Le parler en Français devient un Métier.

On peut avoir un très bon journalisme en Français, en Créole et dans n’importe quelle langue. Les langues sont des médiums de communication et ce ne sont pas les principales et essentielles caractéristiques du bon journalisme.

La langue est juste un support et on doit se le rappeler toujours à chaque fois que l’on parle de journalisme et de communication.

D’ailleurs, en dehors de la langue verbale, il y a des journaux qui se font également avec la langue et le langage des signes et cela n’enlève rien à la qualité des informations qui sont offertes aux groupes des malentendants.

Également, il faut se rappeler et noter qu’il y de très bons journalistes qui s’expriment difficilement bien alors même qu’ils écrivent très très bien et vice versa, il y a des  journalistes qui ont une écriture très médiocre mais qui s’expriment très bien et leurs reportages sont souvent impeccables.

Ceci dit, ce que dans l’ensemble le candidat à la présidence de Haïti et ancien journaliste ignore c’est que nous sommes passés d’un journalisme où les textes cités et rapportés étaient bien travaillés et bien traités à un journalisme verbal, où il n’y a plus de textes écrits travaillés et traités.

En ce sens, les journalistes s’expriment comme n’importe qui, ils n’écrivent pas leurs textes comme cela se faisait autrefois. Et le pire dans tout cela, c’est qu’ils ne font aucune recherche poussée et ils se contentent seulement de ramasser quelques textes éparpillés par-ci et par-là.

Ils sont abonnés à tous les blogues comme le mien et ils prennent à leurs comptes toutes les analyses et tous les textes des blogueurs comme si c’était leurs propres écrits ou leurs propres productions.

La meilleure façon de découvrir leur manque d’éthique journalistique c’est de les voir changer d’idées plusieurs fois, ce dans une même journée et au cours d’une même émission ou d’un débat.

À entendre, lire et écouter ces journalistes paresseux et médiocre, on pourrait dire qu’ils sont intelligents mais ce sont de véritables cancres qui, si on les enlevait leurs téléphones intelligents, leurs Ipad et leurs ordinateurs ainsi que tout accès à internet ils n’auraient aucune opinion et rien à dire.

Alors, ce qu’il faut retenir ici, c’est que le journalisme actuel est intellectuellement corrompu. Dépourvu d’éthique où les journalistes sont des parasites qui vivent et qui dépendent des autres penseurs, plus particulièrement de nous autres les blogueurs qui formons la principale alternative à leurs médiocrité.

Ils se nourrissent de nos idées et de nos productions. C’est un journalisme d’opinions verbales et discursives très spontanées comme une sorte de rencontres entre amis dans un salon ou dans un bar.

Cela étant, les reportages, les débats se font dans un langage et avec une langue populaire où il n’y a plus de style ou de règles de grammaire, les journalistes ne se différencient plus des masses parce que empruntant et utilisant une langue et un langage dépourvus de toutes les qualités académiques.

Évidemment, de façon globale, à cause du copinage et du favoritisme qui se pratiquent dans les médias, on recrute de moins en moins sur la base de compétence, et l’on se retrouve avec des journalistes parachutés parce enfant d’untel ou proche parent d’untel.

Bien entendu, depuis toujours et ce, presque partout dans le monde, le métier de journaliste, a souvent été un domaine de refuge pour les gens

Dire que le journalisme actuel s’est assez bien adapté aux diverses transformations que les technologies de l’informations lui ont imposées est une chose que l’on pourrait qualifier d’incontestable.

Cependant, on ne peut pas parler d’adaptation réussie des journalistes avec les nouvelles technologies de l’information. Au contraire, les journalistes actuels semblent devenir de plus en plus médiocres par rapport à ceux d’avant les nouvelles technologies de l’information.

Il n’y a plus de compétences réelles, plus de savoirs et de connaissances vraies tout est superficiel et les lectures sont absentes. Je dirais même que les journalistes ne lisent plus car ils se contentent des résumés et des abstracts, pour prendre les deux mots et bloquer les interprétations, ce qui correspond parfaitement aux deux minutes successives que durent leurs trois ou quatre interventions que les animateurs les accordent, je parle ici des journalisteux des radios et télévisions.

La grande majorité des journalistes actuels n’ont aucune culture spécifique ou générale de quoique ce soit pourtant ils interviennent sur quasiment tout: de la politique à l’économique en passant par la science, la poésie, le cinéma le théâtre et les relations internationales.

Il y en a même qui se disent et qui se réclament des spécialistes du droit et des stratégies militaires et de défenses militaires  jusqu’à la philosophie et les pratiques religieuses.

De même, puisque leurs cultures et leurs connaissances même générales sont très faibles, il s’en suit que leurs vocabulaires restent et demeurent très pauvres et leurs explications ne mesurent que deux petites phrases extrêmement simples et simplistes pour être plus proche de la vérité.

Évidemment, on ne demande pas à un journaliste de tout savoir puisque avec une bonne base méthodologique, tout journaliste devait être en mesure de développer n’importe quel sujet et qu’avec des recherches pointues, ils seraient en mesure de bien informer quiconque sur un sujet donné. Malheureusement, là n’est pas seulement les diverses critiques que je formule contre la médiocrité des journalistes actuels.

Bien sûr tout cela fait partie des faiblesses des journalistes et du métier de journaliste actuellement. par contre ce qui dérange le plus avec les journalistes et les recherchistes à l’ère des technologies de l’information c’est sans contester les abus qu’ils font de ces nouvelles technologies.

En effet, si vous suivez plusieurs émissions de radio et de télévision vous constaterez comme moi, que le métier de journalisme est devenu un lieu par excellence d’improvisation systématique où les journalistes ne lisent plus rien et ne se préparent pas vraiment.

Aucune recherche de fond sur des sujets pourtant très controversés qui ne favorisent aucunement le jugement et la remise en cause des spectateurs et des auditeurs.

En fait, il n’y a plus de sens critique puisque ces journalistes ne font que lire et relire des textes d’opinion qui sont souvent dépourvus de sens et de logique.

Les mêmes sujets se reproduisent à l’infini et aucun censeur pour sanctionner cette pauvreté intellectuelle qui rabaissent terriblement la profession de ce qu’on appelle abusivement le quatrième pouvoir.

En parlant du côté intellectuel de la chose journalistique, il faut noter également que même les spécialistes, ceux qui se nomment malhonnêtement tels en font pareil.

De la même façon que les journalistes ouvrent leurs portables, leurs cellulaires pour vous lire n’importe quoi de n’importe comment, les soi-disant experts en font pareil.

Tous ont recours aux moteurs de recherches de façon spontanée sans préalablement pris le temps d’aller faire des recherches sur leurs sujets, parfois, ils se réfèrent à n’importe quel site car il leur suffit tout simplement de se trouver des réponses plus ou moins appropriées pour pouvoir dire quelque chose.

Je me souviens plusieurs fois d’écouter des journalistes et des experts qui étaient en direct d’émissions dites de grandes écoutes qui se disaient être en voyage à l’étranger comme enquêteurs et rapporteurs et à qui on avait posé des questions qui lisaient en même temps que moi des sites internet que j’étais en train de lire mais qui faisaient passer leurs lectures pour des textes qu’ils avaient eux-mêmes travaillés mais qui étaient de textes publiés tels quels sur ces sites.

à suivre…

Hermann Cebert


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Comment comprendre l’intérêt des grandes puissances à combattre les narcotrafiquants: des investissements très rentables, un essai de théorisation sur la criminalité internationale


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

Voici un autre sujet de grande utilité pour mieux comprendre pourquoi les grandes puissances comme les États-Unis procèdent régulièrement à l’arrestation des dealers de drogues des petits pays comme Haïti.

Il s’agit d’un sujet d’une très grande actualité mais que je décide de publier maintenant même si cela fait longtemps déjà que je l’avais commencé après avoir lu plusieurs textes sur le blanchiment de l’argent au niveau international et également à l’époque où l’on parlait des lois sur ce même dossier en Haïti.

Avec les diverses arrestations qui ont eu lieu dans le pays et plusieurs autres qui s’en viennent dans les prochaines jours, je décide de publier ce texte tel quel avec pour objectif de le revoir plus tard et peut-être au cours de cette semaine.

Les petits trafiquants et dealers de drogue haïtiens ne comprennent pas les divers enjeux qui se cachent derrière ces arrestations dans le pays. Même les politiciens ont de la misère à comprendre les gros intérêts cachés derrière ces luttes par les grandes puissances.

Voici le début de ce texte:

L’ancien Casque bleu haïtien, ancien diplomate également et surtout grand communicateur, Serge Beaulieu répétait souvent lorsqu’il voulait parler des principales valeurs et les grandes valeurs américaines: Le peuple Américain c’est un peuple Moral.

Et moi, lorsque je l’entendait répéter ces mantras, je me disais, qu’il doit être payé pour parler en bien des américains lorsque l’on considère que les américains ont une très mauvaise réputation dans le monde et qu’ils étaient en arrière de plusieurs crimes et de dictateurs dans le monde.

Cependant, au bout d’un certain temps, je finissais par comprendre Serge Beaulieu et ce sens, qu’il disait autre chose de ce que je croyais comprendre. Il ne parlait pas des individus américains ni non plus des administrations américaines, mais , il parlait plutôt du Système Américain.

En disant que les Américains étaient un peuple Moral, il voulait dire que le système américain avait des institutions assez fortes et solides qui le rendait moral et capable de comprendre les peines à infliger lorsqu’il le faut et les récompenses qu’il faut accorder lorsque c’était également nécessaire et dans les cas des abus dont il était responsable.

Voilà en quelques lignes comment je voulais introduire ce sujet sur la rentabilité des luttes contre la criminalité, contre le banditisme, contre les narcotrafiquants par les grandes puissances et en particulier les grandes puissances dont on pourrait dire qu’elles investissent beaucoup d’argent.

Cependant, ce que je vais m’efforcer de démontrer à travers ce texte, c’est que loin d’être dépenses pour les grandes puissances, les luttes contre les crimes, le banditisme, les narcotrafiquants, ce sont des investissements extrêmement rentables.

En d’autres termes, en arrière de toutes les luttes contre le crime à l’échelle national et international, il y a des principes très anciens du capitalisme mondial.

Les dealers de drogue, les bandits, les criminels sont des fédérateurs de capitaux, des accumulateurs de capitaux. En ce sens, les grandes puissances les connaissent et les suivent pas-à-pas dans leur processus d’accumulation de capitaux et de richesses.

Ces criminels sont systématiquement surveillés dans leurs moindres gestes voire protégés par les grandes puissances dans la mesure qu’ils maintiennent leurs richesses dans les pays où ils ont ou avaient commencé à devenir criminels. C’est le principe de base et les conditions fondamentales pour qu’un criminel soit protégé par une puissance ou du moins une très grande puissance.

En revanche, un seul manquement à ce principe ou règle de base va sceller la fin de vie de ce criminel. Aucun criminel ne peut avoir deux ports d’attache ou deux pays d’adoption. Moins encore, aucun criminel ne peut régner sur deux continents en même puis être protéger par deux puissances régionales en même temps.

Il doit être un très bon chrétien, une façon de dire, il ne peut pas avoir deux maîtres à la fois ou servir tout simplement deux dieux à la fois. Il se doit d’être monothéiste pour exploiter outrancièrement le concept religieux.

Toute richesse accumulée sur un continent appartient au continent où elle a été accumulée voire même, appartenir au pays où elle a été accumulée.

Par conséquent, tout criminel qui a su accumuler de grandes richesses se doit de demeurer fidèle au pays, et au continent où il s’est prospéré.

Aucun criminel ne peut se permettre d’avoir donc deux idéologie si ce n’est pas pour l’idéologie du pays, du continent ou de la grande puissance d’origine de ses accumulations de richesses.  Il ne peut pas être capitaliste et communiste à la fois. Il se doit d’être l’un ou l’autre et jamais les deux en même temps.

Malheureusement pour les criminels, leur mégalomanie et leur excentrisme les poussent souvent à avoir la panse trop grosse et veulent en même avoir le beurre, l’argent du beurre et le contenant du beurre.

Voilà pourquoi, ils finissent tous par se faire attraper et assassiner puis exposer en plein jour comme trophée afin de marquer les esprits. On se souvient de la fin abrupte de Pablo Escobar. Ce dernier était devenu inconscient des diverses protections qu’il jouissaient par la grande puissance du monde mais en même temps il ignorait les principes de base de la criminalité mondiale et internationale. On peut se rappeler également de manuel Noriega cet ancien dirigeant panaméen que les puissances occidentales

Il est vrai que personne n’est contre la vertu en ce qui concerne les effets négatifs que les drogues ont sur la santé cependant, que l’on nous prenne pas pour des idiots en nous faisant croire qu’il n’y a que le côté vertueux de la lutte et des luttes contre les crimes dans le monde.

En Arrière de chaque action de moralité internationale, il y bien sûr et avant tout de grands intérêts économiques et financiers.

Malheureusement, c’est surtout les grandes puissances qui commencent ou qui initient des politiques de luttes contres les problèmes apparemment moraux dans le monde et que l’on trouve des petits pays, souvent dirigés par des êtres et des individus corrompus pour accepter sans aucune remarque ni de contre interrogation de ces politiques de moralité au niveau international.

De même personne ne peut contester l’intérêt d’un pays ou d’une puissance à lutter contre le banditisme à l’intérieur de ses frontières et , tout en collaborant également aux côtes des autres pays et en complicité avec les autres gouvernements pour éradiquer les groupes criminels qui font beaucoup de crimes dans le monde.

Néanmoins, peut-on dire et reconnaitre vraiment des intérêts moraux seulement dans les luttes contre le banditisme international ou régional ou local.

Est-ce qu’il ne s’agit pas avant tout des intérêts économiques qui se cachent en arrière des politiques de luttes contre le banditisme et la criminalité et plus particulièrement les narcotrafiquants?

Essayons de démêler les divers nœuds qui enveloppent les programmes de luttes des grandes puissances contre les narcotrafiquants, le blanchiment de l’argent, les trafics d’armes et la vente clandestine des armes, le tout sous la gouverne des grandes puissances hégémoniques comme les États-Unis.

Disons d’abord que derrière toute lutte sous fond moral il y a principalement des intérêts économiques et financiers. En ce sens, au delà de l’idée de rendre le monde plus moral, les pays entretiennent entre eux des guerres froides économiques, des guerres froides financières ainsi que des guerres froides hégémoniques ce, que ces pays se retrouvent à l’intérieur de grandes alliances régionales ou internationales et idéologiques, économiques et politiques et militaires parce que outre les intérêts et les valeurs qui structurent ou cimentent ces alliances voire ces coopérations, les pays sont comme les êtres humains, fondamentalement individualistes et tournés vers ou avec pour seule ambition le contrôle et la domination du monde.

Il est à noter qu’ici je parle surtout des pays-puissances et des pays-systèmes qui ont et qui savent qu’ils ont une influence dans le monde.

Entendons-nous ici que les pays-système sont des pays qui ont une idéologie dominante mais c’est tout le pays par ses structures, ses institutions les unes indépendantes par rapport aux autres et également stables faisant en sorte que les individus et les dirigeants ont très d’influence pour faire bouger ou modifier ces structures et ces institutions.

C’est le cas de la Grande Bretagne, des États-Unis, du Canada, de la France, du Japon de La Russie, l’Inde et la Chine Actuellement. Alors que les Pays comme l’Allemagne, le Brésil, l’Afrique-du-Sud, l’Espagne, l’Italie sont des pays-semi-systèmes.

Et enfin des pays Haïti, le Chili, l’Argentine, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Congo, la Birmanie, etc sont ne sont que pays et il n’ont aucune influence sur le système mondial et ils sont même à la merci des puissances et des systèmes dominants.

On peut donc comprendre, en dépit des amitiés que les pays se développent entre, il y a toujours de petites et de grandes luttes et de grandes guerres qui se font.

Plus particulièrement, ces guerres entre pays amis se font dans les domaines comme la science, les armements, les informations, les technologies et le principal terrain de prédilection c’est la fiance.  Malheureusement, les criminels ne comprennent pas ce genre de luttes et ce genre de guerres entre pays amis.

En fait pour bien comprendre les raisons d’intervention des pays contre les criminels et les trafiquants et les narcotrafiquants en particulier, il est à reconnaitre que dans toutes les sociétés et donc toutes les sociétés tolèrent et admettent un pourcentage de crimes et de criminels comme groupes de tampon et d’équilibre social.

C’est comme en économie, on a toujours besoin d’un pourcentage de la population qui ne soit pas au travail afin de faire la pression à la baisse sur les salaires.

C’est une réalité du capitalisme et toute société capitaliste se doit d’avoir des groupes marginaux qui servent à maintenir un niveau de pression et également un niveau de délinquance comme par exemple les toxicomanes, les droguées, les voleurs, les bandits, les criminels.

Cependant, aucune société et aucun politicien ne vous dira clairement quelles politiques qu’ils mènent pour encourager et maintenir ces groupes et ces catégories de marginaux dans ces sociétés.

Ils vous diront qu’ils combattent les crimes et formulent des politiques de luttes contre ces groupes pourtant ils font le contraire dans la réalité.

Par ailleurs, il faut reconnaitre pour que les politiques gouvernementales et étatiques arrivent à maintenir ce équilibre très fragile entre le seuil de ce qui est toléré, il doivent et de fait, ils ont pour objectifs de lutter en permanence contre les groupes criminels et amener des politiques pour réduire le nombre de consommateurs des drogues.

La justice, la police, les groupes communautaires, les services sociaux sont en quelques sorte les principaux intervenants que les politiques publiques ciblent et à qui elles ont des provisions financières pour les financer.

Les notions et bien et mal sont les deux faces d’une même réalité et lorsque des intellectuels et des philosophes essayent de nous les opposer c’est un vrai mensonge. Ce qui est bien peut être mal et ce qui est mal peut être bien.

Dans un texte sur Eichmann à Jérusalem dont j’avais publié un résumé sur ce blogue vous pouvez vous rendre compte de la difficulté qu’il y a à établir une nette différence entre ces deux concepts.

Mais étant donné que nous nous sommes donnés pour principes sociétaux un choix avec pour option le bien, il s’en suit que nous défendons ou du moins nous avons choisi de  défendre le bien contre le mal mais dans la vrai vie, où nos décisions sont prises dans des zones plutôt grises, le bien que nous semblons défendre s’inter change plus souvent avec le mal et c’est en effet le cas de plusieurs grandes décisions prises par les autorités, les gouvernements et les États. Personne ne vous le dira ainsi.

Ceci dit, vous allez donc comprendre pourquoi derrière toute politique et de luttes contre le crime, les narcotrafiquants par les grandes puissances, il y a toujours et avant des intérêts financiers. Malheureusement les criminels et les trafiquants ne comprennent pas cette réalité.

Même les dirigeants des petits pays ne le comprennent pas non plus puisqu’ils se font toujours arrêtés pour des niaiseries et de façons très vulgaires.

Ils se prennent pour des maîtres et de personnes très intelligentes pourtant ils oublient qu’ils ont pour ennemis des puissances, des pays-systèmes qui ont des lois , des règles et des valeurs qui peuvent les pourchasser même en enfer.

En d’autres termes, peu importe l’intelligence d’un criminel, une fois que les grandes puissances veulent les arrêter rien ne pourra les empêcher de le faire.

Cela peut durer très longtemps mais comme plusieurs autres criminels avant eux, les puissances finiront toujours par les arrêter ou les assassiner c’est leurs destins de se faire prendre.

Pourquoi et comment une grande puissance finit-elle par se décider de mettre la main sur un criminel donné?

Dans quelles circonstances un criminel devient un danger pour un pays ou plus précisément une grande puissance donnée?

Pour répondre à ces questions , je dois revenir sur un point que j’avais mentionné plus haut car c’est l’élément fondamental qui va pousser un pays ou une puissance voire plusieurs puissances à lancer une chasse contre un criminel donné, tout est une question d’argent et de la finance en général.

En effet, l’argent c’est le principal nerf de ces guerres contre les criminels par les grandes puissances.

Tout le reste c’est du détail. Je veux surtout parler des questions de moral et de santé public comme des détails qui servent à masquer les gros intérêts financiers derrière les luttes contre le blanchiment de l’argent, les luttes contre les narcotrafiquants, le banditisme international, la vente des armes sur le marché noir international etc.

Par ailleurs, on pourrait même ajouter comme autre intérêt derrière les luttes contre le crime en général c’est un certain racisme et une logique très suprématiste des hommes blancs qui veulent contrôler les crimes au niveau mondial.

Certains parlent des mafias italiens, ceux de la russes, ceux des français etc. Néanmoins une chose demeure c’est que le crime au niveau international est avant de l’argent.

Les criminels deviennent dangereux dès le moment ils essayent de sortir leurs richesses dans leurs pays de naissance, dans leurs pays adoptifs mais également dès qu’ils décident de sortir leurs argents de leurs continents vers un autre ou vers d’autres.

C’est le principal signe de faiblesse des criminels. Ils oublient que les services secrets les avaient en vue et savaient tout ce qu’ils faisaient.

Les gouvernements et les États en particulier les grandes puissances connaissaient tout ce qu’ils faisaient mais on les avait toléré dans la mesure qu’ils rapportaient ces argents à l’intérieur du pays protecteur mais il ne faut en aucun cas essayer de transférer ces sommes, souvent colossales, vers un autre pays et moins encore vers un autre continent.

En fait le principe de base est que les capitaux appartiennent à des puissances, à des pays, à des continents même s’ils sont collectés à travers le monde, ils ont un pays propre, un continent propre celui du pays et du continent d’origine du début de la vie mafieuse.

Ainsi la mafia italienne en Italie appartient à la mafia italienne de l’Italie et tous les vols et les sommes volées en Italie appartiennent à l’Italie.

De même tous les vols et toutes les sommes volées par la mafia italienne dans les pays européens appartiennent au continent européen.

Cela étant, cette mafia italienne ne peut en aucun cas décider de transférer leurs argents vers l’Amérique ou l’Asie ou l’Afrique. En fait, je devais dire dans une certaine mesure de préférence car certains pays et certains groupes mafieux sont des organisations multinationales et transnationales et transigent dans plusieurs pays.

Par conséquent, certains parlent de très grandes facilités pour la mafia italienne de transférer de l’argent de l’Europe vers l’Amérique cependant je doute que les facilités soient identiques pour transférer de l’argent des Amériques vers l’Europe aussi facilement. Toutefois, cela se fait entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

à suivre….

Hermann Cebert


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Comment se rajeunir sans utiliser les produits cosmétiques


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

Voici enfin la meilleure méthode la plus efficace pour se rajeunir et rester jeune, pour avoir une peau plus douce, plus seine et plus fraiche contrairement aux divers produits cosmétiques qui brûlent les peaux et détruisent la texture de la peau. Avec ce produit, vous allez vous enlever toutes les rides du visage.

Toutefois, il revient à vous de vous modérer dans son utilisation et mon rôle ici reste et demeure de vous faire part de ce que je crois comprendre plus efficace pour vous permettre d’avoir une belle peau en santé.

Je décline donc toutes responsabilités en ce qui concerne les effets négatifs dans l’utilisation de ce produit. Cependant, je sais que plusieurs nouvelles mamans en profitent souvent lorsqu’elles nourrissent leurs enfants plus particulièrement avec cette vieille formule des mamans: Une bouchée pour toi, une autre pour maman.

Les femmes noires vont arrêter d’utiliser les germicides qui les transforment en montres ambulants. Elles ne seront plus multicolores avec des dommages irréversibles dont le cancer de la peau qu’elles subissent et qui aggrave leurs situations.

En effet, historiquement le seul endroit où l’on utilise ce produit dans le but d’éclaircir la peau et de maintenir une peau saine c’est dans les pays du Sahel , plus particulièrement en Mauritanie où les femmes se font blanchir leur peau, tout en voulant garder leurs jeunesses.

Toutefois, dans la majorité des cas, ce sont les parents qui obligent leurs jeunes filles de vouloir blanchir leurs peaux et non des initiatives personnelles de ces jeunes filles.

Ces femmes n’utilisent aucun produit cosmétique, qu’ils soient naturels ou non. Elles ne font que consommer du lait. On dit même que certains parents leur font gaver le lait avec force et les jeunes filles subissent de véritables tortures.

On les attache parfois et bien souvent avec des cordes et on les frappe très sévèrement jusqu’à avoir de grandes cicatrices sur leurs corps. Évidemment, il faut reconnaitre derrière toutes ces souffrances, il y a les intérêts financiers de la famille de ces jeunes filles en question.

Néanmoins, les résultats sont spectaculaires car les jeunes filles développent des peaux vraiment saines comme celles des bébés. Et, les femmes qui sont plus foncées deviennent plus claires et il n’y a aucune tâche sur le visage.

C’est beaucoup mieux que n’importe quel produit cosmétique fabriqué par les industries chimiques.

En fait, sans les intérêts financiers des familles qui imposent cette médecine par la force et la violence cela aurait été une très bonne façon pour résoudre les problèmes de cicatrices dont certaines peuvent avoir.

Par ailleurs, lorsque l’on considère les sommes astronomiques que les femmes dépensent régulièrement pour s’acheter des produits de beauté qui leur donnent le cancer et qui grugent surtout leurs comptes en banque en comparaison avec le lait pour enfants et pour les bébés qu’elles peuvent elles-mêmes consommer, il y a tout un monde de différence.

Et voilà, c’est bien le produit que je tiens à vous proposer d’essayer pour avoir une peau plus saine et moins ridée, le fameux lait pour bébés et les nourrissons.

Hermann Cebert


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Valoriser, Décongestionner, Embellir et Enrichir Port-au-Prince: Evans Paul risque de ne rien laisser comme héritage en tant que Premier Ministre d’Haïti


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

L’actuel premier Ministre de Haïti, Evans Paul, risque de ne rien laisser comme héritage à la postérité en tant que premier Ministre de Haïti puisqu’il n’a encore rien fait comme œuvre ou institution qui pourrait porter son empreinte.

On se souvient de lui lorsqu’il était Maire de Port-au-Prince, pour n’avoir  rien fait non plus s’il était mort, il n’y aurait aucune institution que l’on aurait pu attribuer à ses réalisations.

On peut donc comprendre qu’il n’a jamais eu de projets ou de véritables ambitions pour le pays. Néanmoins, comme je l’ai déjà mentionné dans un autre article qui faisait sa biographie, il avait des projets pour construire des logements sociaux au moins dans ses ambitions pour les zones de bel-air, de poste marchand et de fort-national dans le but de masquer la misère du pays que représente ces zones de bidonvilles à tous les visiteurs qui sont accueillis au Palais Nationale de Haïti.

Ses idées de projets étaient de construire des logements sociaux pour ces populations comme il le disait, comme des tiroirs c’est-à-dire, on construit un bloc d’appartements et ensuite on fait entrer un groupes de familles ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les populations de ces zones aient un véritable toit sur la tête qui changerait du coup la sale photo que ces bidonvilles offrent aux visiteurs du pays.

malheureusement, depuis qu’il est devenu premier Ministre du pays, Evans Paul n’a jamais fait mention de ces grandes idées de projet qu’il avait pour ces quartiers pauvres du pays. Évidemment, il n’y a rien d’étonnant chez le politicien Evans Paul puisque c’est pour le gouvernement de Joseph Michel Martelly qu’il a accepté d’être chef du gouvernement des Têtes Rasées (Tèt kale) ce gouvernement qui a volé quasiment les terrains des masses populaires du centre-ville de Port-au-Prince plus particulièrement les familles modestes des rues de la Réunion, de l’enterrement, de Chareron, de rue Joseph Janvier et Monseigneur Guilloux.

Dans l’opération de destruction des maisons des gens de petites fortunes du centre-ville de Port-au-Prince, le régime Martelly s’était montré extrêmement violent et criminel par le fait qu’il dépossédait les plus démunis de la société au profit des plus riches.

Martelly et son gouvernement arrachaient les propriétés de la petite classe moyenne de Port-au-Prince sans aucune récompense pour ces pauvres propriétaires qui étaient déjà les victimes du tremblement de terre de 2010.

Par ailleurs, au delà de ces deux références que l’on pourrait traduire par à la fois l’absence de projet chez les politiciens haïtiens et plus précisément encore, l’absence de plan global qui devaient tous avoir pour vision, à côté de l’esthétique nécessaire à la Grande région Métropolitaine de Port-au-Prince, celle de valoriser, d’enrichir, de décongestionner et d’embellir cette belle ville avec sa plus belle baie du monde.

Évidemment, on ne peut pas exiger davantage au régime actuel ainsi qu’aux politiciens exécrables que nous continuons d’avoir dans le pays et qui s’apprêtent à occuper les grandes fonctions décisionnelles du pays.

Ni les Partis politiques, ni les nombreux candidats aux élections actuelles n’ont offert des projets viables et ambitieux pour le pays. C’est en quelque sorte la triste réalité dans laquelle plonge continuellement le pays et qui l’empêche de se développer et de progresser.

Néanmoins, tout ce que cela demande pour orienter le pays vers son dépassement c’est une véritable intégration des citoyens à la fois dans les processus décisionnels que ceux des élaborations des divers projets de développement à travers une vraie démocratie participative dont des forums citoyens, des bureaux d’audiences et d’études de politiques publiques.

En parlant de la démocratie participative, vous connaissez déjà très bien mon grand intérêt pour la réforme fondamentale du système politique d’Haïti ainsi que ma proposition pour le remplacement de ce système dit républicain par un système qui a existé au temps des Amérindiens de Haïti, peuples autochtones qui avaient été exterminés par les colons espagnols et qui furent remplacés par des africains réduits en esclavage.

Alors, si l’on voulait faire quelque chose de bien et de mieux pour le pays on aurait dû tout simplement modifier la façon de faire et les résultats auraient donc été complètement différents.

Voyons voir. Essayons de comprendre et d’utiliser mes quatre concepts placés dans le titre de cet article pour montrer comment on pourrait faire mieux à partir des décisions prises par le régime de Port-au-Prince.

Dans le cas des expulsions forcées par exemple, le gouvernement aurait pu faire mieux et rendre plus riches les propriétaires des maisons du centre-ville de Port-au-Prince et ce en comparaison avec le projet du viaduc du carrefour de l’aéroport et de Delmas.

Sans vouloir dire que le viaduc de Delmas en question n’est pas utile mais en comparaison avec la construction de deux gares routières, il faut admettre que les gares auraient été plus économique et plus utiles pour le pays avec des retombées  énormes pour le centre-ville, pour les propriétaires, pour l’esthétique de la ville et pour la circulation.

Ceci dit, il faut imaginer que si le gouvernement avait décidé de construire une gare du nord dans la zone de Titanyen où serait une zone de transite entre les départements du nord et la capitale et une gare du Sud pour les régions du Sud , du Sud-Est et Sud-ouest dans la zone de Gressier par exemple et enfin une autre gare routière à Croix-des-bouquets c’est toute une grande transformation que la grande région métropolitaine de Port-au-Prince aurait connue. Voilà donc un type de projet que Evans Paul aurait pu réaliser comme Premier ministre de Haïti.

À ce propos, on aurait une grande valorisation du territoire de Port-au-Prince puisque, volontairement, les marché du centre-ville auraient été déplacés en dehors du centre-ville dont les marchands se seraient rapprochés des différentes gares centrales et ainsi avoir seulement au centre-ville seulement quelques centres commerciaux, quelques grandes boutiques, des tours à bureaux.

De plus en déplaçant tous les marchés du centre-ville vers les zones périphériques du Nord, de l’Est et du Sud on aurait plus d’espaces pour développer d’autres spécialisations avec des quartiers d’affaires spécifiques capables d’attirer des clients internationaux.

Entre autre aussi, si nous poussons plus loin cette idée de transformation l’urbanisme de Port-au-Prince, on pourrait même imaginer de déplacer l’APN et le Wharf de cité soleil et de varreux et développer un système maritime interne plus moderne à Léogâne ou à Petit-Goâve et Grand-Goâve et même à Saint-Marc  faisant en sorte que les gens voyagent en bateau pour se rendre dans toutes les régions alors les marchandises seraient transportés et débarqués proche des gares centrales.

Ainsi, seulement les grands navires de touristes arriveraient à Port-au-Prince tandis que les commerçants débarqueraient dans les ports régionaux proches des gares.  Port-au-Prince serait alors la grande ville touristique avec tout un réseau de tramway ou de train sur rails reliant tous les quartiers de Port-au-Prince entre eux et avec les régions périphériques ou les banlieues.

Étant donné la géologie et la géographie du département de l’Ouest, il aurait intéressant d’introduire les trains de banlieue ou régionaux qui partiraient des différentes gares centrales vers les autres villes ce qui aurait réduit le gaspillage des énergies qui se font actuellement dans le pays.

Le peuple haïtien mérite mieux, mais qui est assez audacieux pour lancer les grands projets. Le secteur privé qui accumule les capitaux dans les banques privées et à l’étranger pourrait bien commencer par financer ces projets.

à suivre…

Hermann Cebert


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L’absence d’un plan global pour développer le tourisme en Haïti: Stéphanie Villedouin Balmir pourrait faire mieux


Avec plusieurs constructions de Grands hôtels en Haïti dont l’hôtel Oasis, le Mariotte aux côtés des autres hôtels déjà existants dans le pays dont le Holiday Inn, et les petits comme Le Marcelin et plus particulièrement du grand groupe Cameron du Mexique, le Club Med, Moulin Sur Mer tout le long de la côte des Acadins, au Nord-Ouest de Port-au-Prince on peut dire qu’il y a des efforts qui se font actuellement pour attirer les grands opérateurs du tourisme de masse en Haïti.

Et en ce sens, il y a bien sûr le travail de la Ministre du tourisme Stéphanie Villedouin Balmir et son équipe technique. On a vu également la ministre dans le projet de l’Île -à-vache qui a encore du mal à prendre son véritable envol bien qu’il y ait un peu d’effort déployé pour faire avancer les choses dans cette région Sud du pays.

Cependant malgré cet effort que je pourrait qualifier de très faible à moyen, on peut se rendre compte du maigre résultat obtenu par la ministre du tourisme et de l’absence d’un véritable projet de développement du tourisme dans le pays.

Ce serait donc la plus grande faiblesse de la ministre du tourisme et ce qui constitue de fait les principales causes de ses maigres et très maigres résultats en termes du nombre d’opérateurs attirés par les avantages comparatifs qu’offre le pays pour un réel développement du tourisme de masse et du tourisme de qualité.

Pour bien comprendre le côté plus ou moins sévère de mes critiques du travail actuel de la ministre du tourisme, il faut comprendre dans quel modèle de développement touristique que fonctionne madame Villedouin Balmir.

En effet, selon les actions menées et entreprises par madame Balmir jusques là, on peut voir et comprendre par la même occasion que la ministre du tourisme évolue à l’intérieur d’un modèle de développement touristique extrêmement archaïque tourné et orienté vers les plages comme cela se faisait autrefois dans le pays et dont on connait les conséquences à cause bien sûr de sa disparition qui en était suivie.

L’ancien modèle de tourisme qui existait au pays était axé sur la plage et rien d’autre. Il n’y avait aucune infrastructure de support pour accompagner ce modèle de tourisme. Le pays offrait les bords de mer du pays en particulier, les côtes des Acadins, celles du Cap haïtien et une partie de la côte Sud jusqu’à Léogâne, sans oublier un peu plus tard, celles de la ville de Jacmel. On offrait donc des kilomètres de plages aux touristes et c’était tout.

De nos jours, l’offre touristique est différente et implique plusieurs éléments fondamentaux pour qu’elle soit profitable aux pays qui l’offre le service touristique sur son territoire. Premièrement, il est important qu’un projet de développement de tourisme comprenne les divers types de tourismes que les plaisanciers, les hommes d’affaires, les familles , les jeunes et les jeunes adultes recherchent lorsqu’ils voyagent à l’étranger.

Deuxièmement, tout projet de développement du tourisme doit avoir un ensemble de services touristiques qui forme un véritable paquet de services touristiques.

À côté des belles plages, des beaux et luxueux hôtels qui constituent la base de l’offre de services touristiques, il faut également d’autres services connexes tout en tenant compte des nouvelles réalités du tourisme actuel qui se veut être également écologique avec sa caractéristique particulière d’impacts faibles et très faibles sur l’environnement et de plus en plus coopératif et contributif au pays et à la population locale.

Parmi les services connexes ou du moins, les autres services qui entrent dans le service offert il y a les bibliothèques, les musées, les saveurs locales, la musique et le festival de musique, le festival de comiques et du rire, les sites historiques, l’architecture et l’histoire.

Or, notre constat c’est que la quasi totalité de ces services ne font pas partie du projet de madame Stéphanie Balmir tout simplement parce qu’elle n’a jamais monté un véritable projet global pour le développement du tourisme dans le pays.

Tout ce qu’elle fait présentement c’est de la poudre aux yeux comme si elle voulait épater la galerie alors dans le fond elle ne se contente que d’annoncer des chantiers et encore des chantiers et jamais un paquet complet de projet global et d’ensemble pour un véritable développement intégré de ce secteur prometteur pour le pays.

Évidemment tout projet de développement réal du secteur touristique pour le pays devait comprendre des programmes et des projets de revitalisation des sites touristiques compte tenu que chaque millimètre carré du territoire de Haïti est un site touristique.

En ce sens, ce projet de développement du tourisme en Haïti, pays qui est bordé par des centaines de kilomètres de plages et de côtes aurait dû inclure le développement et le réaménagement de toute la baie de Port-au-Prince et plus particulièrement également toutes les côtes du pays. Rien a été fait pour valoriser et enrichir le potentiel touristique du pays.

Et par conséquent comme l’annonce le groupe Cameron qui entend commencer à accueillir des touristes dès le mois de novembre 2015, on a n’a pas grand chose à offrir aux prochains touristes qui vont arriver en plus de ces plages.

Pourtant il suffisait d’avoir un projet d’ensemble pour construire des haltes routières sur les principales routes nationales, des services de location d’autos pour les touristes qui comptent rester aux bords de la mer sur les côtes Acadins, offrir des croisières aux touristes pour aller visiter les quelques îles ou qui voudraient traverser vers les côtes du Sud du pays pour visiter Petit-Goâve, Grand-Goâve, Léogâne etc.

Autrement dit, pour des touristes qui arriveront en groupe, on a pas d’autres offres de services pour les prochains touristes. Plus particulièrement pour Port-au-Prince, il n’y a aucun effort déployé pour embellir la capitale nationale.

À titre d’exemple,  il aurait été mieux et très bénéfique pour le développement du tourisme dans le pays que la ministre et tous les autres ministres et ministères soutiennent notre projet de transformation de la Fameuse prison Fort Dimanche en centre des sciences, des technologies et de l’entreprenariat et où nous espérons créer également un musée des sciences et des technologies.

Alors, vous imaginez que ce lieu historique aurait pu constituer un autre service à offrir aux touristes qui visitent Haïti. Malheureusement, bien que un tel projet a de véritables potentiels économiques pour le tourisme pour le développement réel du pays, personne ne semblent pour l’instant manifester un grand intérêt pour ce projet alors qu’ils parlent de développement du tourisme dans le pays.

Les autorités de Haïti manquent de vision et refusent de penser grand, beau et merveilleux. Certainement, j’espère que le travail de la ministre puisse continuer mais que ses projets puissent être réévalués en tenant compte des stratégies de développement à la fois durable et intégral de l’ensemble des secteurs du pays. Tout développement doit être un développement intégré avec effets multiplicateurs sur l’ensemble de la société.

Nous devons éviter les erreurs du passé et tenir compte de l’échec et des réussites des autres peuples.

Nous devons penser différemment les choses actuels car leurs impacts vont au-delà de notre actualité présente. Les grandes institutions financières, les secteurs privés et publics à qui nous allons solliciter leurs cotisations, leurs supports dans le cadre de notre projet de création du centre des sciences, des technologies et de l’entreprenariat seront les principaux bénéficiaires de notre projet doivent nous supporter dans le financement de notre projet et les principaux bénéfices qu’ils vont tirer de notre nouvelle institution du savoir et des connaissances seront énormes et nous allons frapper à leurs portes pour voir dans quelle mesure ils pourront nous aider à financer ce projet sans profit au profit de la jeunesse du pays.

Hermann Cebert