Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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le chemin vers l’égalité entre les femmes et les hommes: incarner les pouvoirs


Imaginons qu’on est actuellement au vingt-et-unième siècle, en l’an 2016, qu’il n’y a pas encore 100 ans depuis que nous commençons à reconnaître que tous les êtres humains sont égaux entre eux mais différents sur plusieurs points l’un de l’autre.

Imaginons encore, et encore, que le monde actuel est divisé et subdivisé en plusieurs classes d’hommes et de femmes : des riches et des pauvres, et, que nous acceptons même qu’il puisse exister l’idée que nous puissions catégoriser les hommes en des sous hommes, des hommes et femmes en déchets, des hommes finis, alors que nous nous ventons du progrès et du développement sur les divers plans et dans les différents domaines comme les technologiques, la finance, les armements, les communications, la robotique, la navigation etc.

Si nous pouvions avoir juste un peu de conscience de nous mêmes et de tous les autres, alors il nous serait impossible d’arriver avec ces idées et ces opinions sur nous mêmes et sur les autres êtres qui sont comme nous et que nous sommes seulement des être différents les uns les autres.

Malheureusement c’est la seule unité de mesure que nous nous sommes donnés jusqu’à présent pour bien évaluer notre soit disant évolution en tant qu’êtres dits évolués. Nous sommes encore, ou du moins certains parmi nous, sont encore très  très loin de ce que nous pouvons appeler êtres évolués.

Comment sommes-nous parvenus à développer des idées racistes, des préjugés, de la ségrégation raciale entre nous les Hommes et entre nous les Hommes et les Femmes?

Entre des hommes dits Blancs et des hommes dits Noirs et Latinos et Asiatiques, des Hindous, des Aborigènes et Autochtones, à part des mots qui nous servent à nous catégoriser, à nous différencier et à nous identifier, je ne vois rien qui puisse me permettre de les appeler autre que des humains puisqu’ils sont tous des humains.

Et au delà de ce que je peux accepter comme mon point de vue et ma compréhension, je me demande tout simplement en constatant les effets de nos préjugés, de nos croyances dans nos rapports avec les autres et surtout avec nous mêmes, puisqu’il s’agit de nous qu’il est véritablement question, comment se fait-il que nous ayons maintenu ces pensées et ces idées pendant très longtemps de telle sorte qu’elles puissent régir nos relations entre humains et humains et entre les hommes et les femmes, entre blancs et noirs, entre blancs et arabes et maghrébins, entre blancs, noirs, asiatiques, autochtones, latinos et aborigènes?

Je vais vous laisser ces questions en suspend et d’aller directement vers les principales questions de cet article mais, je veux bien que vous gardiez à votre esprit ces deux questions tout le temps que vous allez lire cet article car en les ayant en arrière pensée comme toile de fond, vous comprendrez mieux les arguments que je décide d’utiliser pour démonter et défaire l’un des préjugés les plus féroce que l’homme a utilisé pour établir les rapports entre les êtres humains entre eux.

Bien entendu, je tiens à avertir les gens qui ont la peau trop sensible de ne pas me suivre en abandonnant cette lecture parce qu’ils risquent de se heurter à quelque chose qui pourrait les réveiller brusquement de leur sommeil ou de leur somnolence que les morales de l’église et de la société les ont gardé pendant très longtemps. Sinon, si ce sont des gens ouverts d’esprit, je les invite à poursuivre le bout de chemin en ma compagnie jusqu’au bout de cet article. Bonne lecture.

Cela étant dit, vous comprenez mes chers lecteurs, je vais tenter d’ouvrir l’un des sujets les plus actuels dans toutes nos sociétés, du Nord au Sud et de l’ouest à l’Est. Dans les pays riches comme dans les pays pauvres car il s’agit des deux groupes de genres humains que nous formons sur cette terre actuellement comme les principaux êtres pensants que nous reconnaissons seulement jusqu’à présent, je veux parler des hommes et des femmes.

En effet, malgré tous les progrès que nous avons réalisé jusqu’à présent sur le plan scientifique, sur le plan technologique et malgré les grandes découvertes qui nous permettent d’aller et d’envoyer des vaisseaux sur les autres planètes voir nos reconnaissances des exo-planètes, il y a encore des préjugés entre nous les humains: les hommes croient encore en tant que être humain mâle, il est supérieur à la femme en tant également être humain femelle et femme.

Je sais pertinemment que vous vous demandez si je vais oublier toutes les luttes des femmes pour leurs égalités dans les années 1940, 50 60, 70, 80 et 90 de telle sorte que je devais tenir compte de toutes ces grandes réalisations pour arriver à une certaine égalité entre les hommes et les femmes, cette égalité actuelle entre ces deux groupes d’humains.

Non , je ne vais pas les oublier mais je veux tout simplement m’en passer de ce que jusqu’à présent l’on considère comme réalisation dans l’émancipation et l’égalité entre hommes  et les femmes.

De plus, je veux vous déranger, et vous décevoir à la limite, en disant aucune des luttes que les femmes ont mené jusqu’à présent ne visait à donner un certain pouvoir aux femmes ni non plus à les rendre égales aux hommes pour la seule et bonne raison, ces luttes des femmes, des féministes, pour être encore plus catégorique, n’ont été des luttes pour le pouvoir. Par conséquent, elles ne pouvaient pas rendre les femmes égales aux hommes étant donné ce qui est fondamentalement en jeu dans la question d’égalité entre hommes et femmes c’est le pouvoir.

Autrement dit, tout ce qui semble définir selon moi la supériorité de l’homme par rapport à l’infériorité des femmes c’est le pouvoir. Et le pouvoir que tiens à noter ici  se définit comme la capacité à faire et à faire faire, la capacité à avoir et multiplier ou à avoir toujours plus et beaucoup plus, la capacité à changer et à changer pour soi-même et pour ses propres intérêts, la capacité à dire et à faire dire.

Ce sont donc ces pouvoir que les hommes ont et que les femmes n’ont pas. Or, en considérant toutes les luttes que les femmes ont mené dans le but d’atteindre leurs égalités avec les hommes il n’y avait rien qui offrait ou qui pouvait donner du vrai pouvoir aux femmes. Tous les types de pouvoirs qui donnent aux femmes leurs pleins rôles par rapport aux hommes doit être effectifs et réels. En ce sens, tout pouvoir qui ne donne pas de pouvoir et donc de la capacité n’est pas pouvoir.

À titre d’exemple, voyons quelques unes des luttes que les femmes ont mené qui nous ont conduit à ce qu’elles ont comme pouvoir actuellement. En effet, lorsque nous considérons les luttes des femmes pour le droit à l’avortement,  c’étaient plutôt des droits inhérents aux diverses fonctions biologiques du corps des femmes, quelque chose qui avait seulement rapport avec le corps de la femme et non quelque chose d’immatériel comme le sont les pouvoirs en général.

Ces  droits ce sont Ce furent des demandes de reconnaissance des capacités propres au corps des femmes. Celles qui ont rapport avec ses capacité de tomber enceinte et de porter ou non à terme un embryon en gestation dans son utérus et c’est une fonction qui correspond à sa capacité à porter ce fœtus.

Autrement dit, ces luttes dites luttes pour l’égalité des femmes avec les hommes n’en étaient pas vraiment des luttes de pouvoir. Elles n’enlevaient aucun pouvoir d’enfantement aux hommes qui ne sont pas non plus faits pour une telle chose, une telle fonction. Les femmes ont donc confondu ces demandes de reconnaissance en droit alors que ces reconnaissances ne l’étaient nullement.

Évidemment, je pourrais citer ou évoquer également les divers amalgames que les mouvements féministes ont toujours fait dans leurs démarche vers leurs égalités avec les hommes, celui de mélanger leurs luttes avec les droits de l’homme, les demandes de reconnaissance de certains genres et d’orientation sexuelle de certains individus que la nature a prédéfini pour des raisons inconnues par la science aujourd’hui encore.

À certains moments de la durée, certains féministes englobaient tous dans leurs luttes pour expliciter ma précédente phrase comme par exemple les homosexuels, la lutte des noirs aux États-Unis par exemple, et un peu plus proche de notre temps actuel, les bisexuels, les transgenres, les non genres etc.

Toutes ces causes qui n’avaient rien à voir les droits des femmes sont venues dopées les luttes des femmes pour par la suite, affaiblir ces mêmes luttes puisque ces causes devenaient de plus insaisissables pour les seules causes des femmes  et donc sous la seule responsabilité de quelques militantes activistes et féministes.

Et comme coup de grâce à tout mouvement féministe, à travers le monde et, dans plusieurs pays dits développés et avancés sur le plan beaucoup plus économique que social et politique,  le mouvement des homosexuels allait arriver avec diverses théories sur les reconnaissances identitaires qui seront associées et transformées en droits humains voire actuellement en valeurs libérales et sociétales alors que nous savons tous qu’il n’y a aucun lien avec ces domaines et moins encore avec ces modes de vie et ces idéologies.

Comme le disent si bien ces deux dictons pour en dire la même chose, pierre qui roule, n’amasse pas mousse; qui trop embrasse mal étreint. Les mouvements des anciens féministes embrassaient trop de domaines et trop de groupes voilà pourquoi à l’heure actuelle parler de féministe à femmes et à des jeunes femmes devient une certaine tare dans nos sociétés.

Le mouvement des gais a planté les luttes des femmes à travers le monde et voilà pourquoi, les femmes sont encore considérées comme inférieures aux hommes dans beaucoup de pays. Dans les pays africains, dans les pays arabes, en Asie et en Amérique latine et les caraïbes, les femmes sont sous valorisées et, elles sont inférieures aux hommes. Tout le mode trouve cela normale, comme pour dire ça s’est un peu amélioré par rapport aux années 1940 et 1970.

D’ailleurs, le féminisme s’est tellement dégradé en termes de causes profondes à défendre, celle du pouvoir que les femmes doivent et méritent d’avoir, en contraste avec le mouvement des exhibitionnistes des Femen qui ont ramené les droits des femmes à l’usage des corps des femmes comme panneau publicitaire, une vieille définition qui nous renvoie à la lutte des femmes pour reconnaitre l’usage qu’elles peuvent faire avec leurs corps. Évidemment, ces féministes ou plus précisément, ces pseudos féministes des temps modernes oublient que l’habit est une convention sociale qui a été transformée en valeurs morale sociétale et nullement, qu’il ne peut être partie intégrante de l’homme en tant qu’être humain.

Hermann Cebert

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Pourquoi il y a toujours un seul et un unique immigrant qui réussit en Occident: comment comprendre


L’un des sous-systèmes et des sous-structures qui assurent  le progrès, le développement et la pérennité des valeurs occidentales demeure le modèle des exemples de réussite personnelles des individus et des sociétés. En ce sens, la société, donc les sociétés occidentales ne ratent aucune occasion pour célébrer et offrir des récompenses et de la reconnaissance à tous ceux qui réussissent dans leurs domaines de spécialisation.

C’est le cas pour l’ensemble des secteurs d’activités et ce, qu’il s’agisse du domaine du spectacle, des sports, des sciences, de l’éducation, de la science, de la technique, de l’entreprenariat, et également que ce soit pour des jeunes, des adultes, des enfants, des retraités, des militaires, des policiers, des journalistes toutes les catégories d’individus et toutes les activités sont et doivent être reconnues pour leur contribution et leurs actes exceptionnels au sein de leur société.

Cependant, force est de reconnaitre que ces mêmes sociétés occidentales ne mettent pas ces structures de reconnaissance et de célébration des talents au service des immigrants et des enfants des immigrants parce qu’elles ne veulent pas que ces groupes puissent se développer en comparaison avec des modèles établis de réussites. Voilà donc pourquoi, dans l’ensemble et pour ne pas dire de façon systématique, on ne laisse pas fleurir et germer en même temps plusieurs modèles de réussites au sein des communautés immigrantes.

C’est la situation des noirs et les latinos aux États-Unis, les communautés arabes, noires et maghrébines en Europe sans oublier les différentes compétions qui existent entre certaines communautés entre-elles. En fait en Occident on cherche toujours à voir un membre de chaque communauté ethnoculturelle réussir et surtout, on veut seulement une seule et une unique personne par communauté qui soit considérée comme réussie dans un domaine , dans une spécialisation donnée.

C’est seulement une seule réussite à la fois, une première personne seulement à réussir et, il faut que cette personne soit l’unique personne de sa propre communauté à connaître cette réussite. On les appelle les premiers a avoir fait un exploit, les premiers a avoir remporté une victoire. De plus il faut que cette personne qui arrive à réussir ou à avoir été exceptionnel le demeure jusqu’à sa mort sinon les tenants de ces systèmes vont les détruire par des accusations, en les piégeant dans des dossiers de justice et de moralité.

On ne cherche pas leur exemplarité ni leurs actes et leurs réalisations d’exception mais, de simples modèles de réussite dans le sens d’intégration voulue des autres immigrants et non, dans le sens que ces individus d’exception le soient ou deviennent pour leurs propres communautés, c’est-à-dire des agents et des modèles à suivre par les jeunes de leurs propres communautés. On les veut seulement comme des agents et des vendeurs des systèmes locaux et des valeurs locales, de cultures, d’attitudes et de comportements jugés inhérents au système dominant de la société d’accueil occidental en question.

De façon ironique, on les désigne surtout avec l’expression de leurs véritables rôles dans ces sociétés occidentales, les nègres de service. Au Québec, il y a toujours un noir, un arabe, un latino, un asiatique qui joue régulièrement ce rôle de nègre de service. Ce sont des individus qu’on a facilité une certaine réussite: sociale, économique ou politique et qui sont utilisés pour vendre les mérites des systèmes et des valeurs des sociétés locales occidentales.

Voilà pourquoi, il y aura toujours un seul et l’unique Dany Laferrière a avoir réussi comme romancier et d’entré à l’académie Française, Une seule Michaelle Jean à devenir Gouverneur du Canada et devenir Secrétaire général de la Francophonie, une seul Luke Merville à gagner le prix du Patriote de l’année (bien qu’il lui ait été réclamé par la suite), un seul et l’unique Bruny Surin a avoir été aux jeux olympiques etc…

Il en est de même pour le joueur de l’impact de Montréal, Patrice Bernier qu’un humoriste avait même décrit l’un de ses but avec des images, ce qui serait une description dite à l’haïtienne, comme pour se moquer de tout un peuple.

On a également Emmanuel Dubourg qui est le député de Bourassa et ayant été également député provincial, l’ancien maire de Amos Ulrick Chérubin qui est décédé dernièrement après un long règne font tous partie des modèles types que l’on tolère de la communauté haïtienne au Québec.

Ce sont des exemples qui témoignent le mode et le type de représentants que les sociétés d’accueil occidentales recherchent et permettent, pour le reste il n’y a aucun véritable projet d’intégration qui vise à faciliter la vie des personnes immigrantes.

On a qu’à se questionner sur le nombre de cas de racisme dans les écoles et dans les universités du Québec, bien que ces informations ne sont pas connues ni étudiées afin de ne pas soulever la colère chez les immigrants, pour se rendre compte combien il est difficile pour les immigrants de se faire une place dans ces pays dits ouverts aux étrangers.

Combien d’immigrants qui aujourd’hui sont en train de supporter les régimes de retraites avec les prêts aux études mais qui ne trouvent pas d’emplois dans leur domaine d’étude? Ou encore combien d’entre ces gens qui ont été à l’université mais à qui l’on refuse encore un bon emploi parce que deux à quatre professeurs racistes ont paralysé leurs notes avec des moyennes de passage?

Chaque communauté immigrante en occident a besoin d’avoir leurs propres représentants de gens qui réussissent et non des nègres de service comme qu’on leur imposent le sont habituellement. Des modèles de réussite dans tous les secteurs qui peuvent transmettre leurs grandes valeurs aux plus jeunes et aux nouveaux arrivés. Malheureusement, la grande majorité des gens des communautés immigrantes qui réussissent se transforment en nègres de service et lorsqu’on en veut plus d’eux on les accusent et on les piège dans la honte et dans le désespoir.

suivre….

Hermann Cebert


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Le secteur populaire a failli prendre le pouvoir en Haïti: les politiques de destruction des administrations américaines en Haïti


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

Avant de commencer je veux me permettre de faire ressortir un vrai mensonge qui se cache derrière les appellations que l’on donne souvent à une frange de la classe politique haïtienne, la gauche haïtienne.

En effet, selon mes expériences de luttes et de militance dans la politique haïtienne et pour avoir rencontré et côtoyé plusieurs politiciens haïtiens de près, je peux affirmer sans aucun doute qu’il n’y a aucun politicien haïtien de gauche y compris des artistes qui se disent de gauche et je pourrais vous donner  plusieurs exemples mais je vais me contenter de vous les faire découvrir à travers cet article au moment où ils devaient montrer leur idéologie de gauche.

Bien entendu, certains confondent également le fait d’avoir quelques opinions de gauche ou de communisme, de social démocratie et de socialisme avec le fait d’avoir des convictions, des croyances, des programmes et des visions idéologiques de gauche.

Or, malgré tous les vocables que l’on utilise pour identifier une frange de la classe politique haïtienne, il y a un véritable flou qui règne dans le milieu politique de Haïti puisque c’est à tort que l’on reconnaisse idéologiquement la classe politique haïtienne comme étant une classe politique complètement de gauche.

Pour pouvoir catégoriser les politiciens haïtiens on devait avoir à la portée de la main des projets que ces politiciens proposent ou avoir réalisé dans le pays. Malheureusement, aucun politicien haïtien n’écrit ou publie sa vision du pays secteur par secteur et domaine par domaine ainsi que leur programme et leur projet pour le long terme. Voilà pourquoi, personne ne peut se permettre de bien les catégoriser.

Mes expériences de militance active de 13 ans à 30 ans au sein des organisations populaires et principalement les comités de quartier et les organisations étudiantes et universitaires m’ont permis de rencontrer beaucoup de politiciens haïtiens, les voir en personne et discuter avec eux.

J’ai rencontré des diplomates, des chargés politiques, des espions et des mercenaires, des hommes et femmes d’affaires, des commerçants et des industriels voilà pourquoi, je peux affirmer sans un nombre de doute que très peu de gens sont de gauche en Haïti y compris les gens du peuple.

La seule personne bien qu’il soit mort que je crois qui avait une vision de la gauche haïtienne a été Gérard Pierre Charles et personne d’autre. Malgré tout je n’ai pas eu de grandes discussions avec lui pour pouvoir enlever tout doute dans ma tête par conséquent, je dois ajouter un bémol à cette affirmation en attendant de trouver des preuves qui contesteraient son exemple.

Évidemment, pour les rares qui arrivent à s’exprimer, on ne peut que noter chez eux une certaine idée de gauche qui ne peut pas être assimilée avec leur idéologie véritable.

D’abord, il faut noter que nombreux sont ceux qui reconnaissent l’échec flagrant des groupes et des Partis politiques à tendance idéologique de gauche en Haïti.

Cependant, peu nombreux sont ceux qui peuvent expliquer véritablement l’échec de la gauche haïtienne à telle enseigne, bien souvent les journalistes et les analystes associent l’échec de quelques individus avec toute la gauche haïtienne.

Si les politiciens haïtiens qui se réclamaient de gauche étaient de vrais politiciens de gauche et s’ils avaient également de profondes convictions de gauche, à l’heure actuelle le secteur populaire et les masses populaires auraient  vingt ans au pouvoir dans le pays.

Bien entendu,  cette tranche de l’histoire actuelle du pays est méconnue par la grande majorité du peuple haïtien et, même les principaux acteurs de cette période ignoraient le rôle historique   qu’ils jouaient et qu’ils ont failli remplir dans le devenir de ce pays.

En quoi et comment les masses populaires haïtiennes allaient-elles prendre effectivement le pouvoir dans le pays et, pourquoi elles ont échoué en lien avec la manière et les moyens que les américains utilisent pour résoudre les problèmes en Haïti?

Avec les élections des collectivités territoriales de Avril 1997 où les membres des organisations populaires et les comités de quartier tout en participant à ces élections ont pu gagner ces élections, le pouvoir a failli tombé entre les mains des masses populaires.

Même si les membres de ces organisations populaires étaient plus ou moins divisés entre eux, cela n’a pas empêché qu’au moment de constituer les assemblées municipales des compromis et des ententes avaient été trouvés permettant par la suite d’éviter toutes les formes de tensions et de divisions qui auraient pu venir compromettre l’unité du secteur populaire du pays, plus particulièrement entre les membres des diverses organisations populaires du pays.

En fait, l’une des particularité de ces élections de 1997 a été de constater la grande unité du secteur populaire contrairement aux divisions qui continuent d’exister au sein des groupes et de Partis politiques, habituellement identifiés comme étant la gauche d’Haïti.

Cependant malgré l’unité ou les diverses unités du secteur populaire et plus particulièrement des leaders des organisations populaires, ce sont les personnalités reconnues et identifiées pour l’extrême gauche haïtienne et les ambassades étrangères du pays qui ont charcuté de façon très chirurgicale le secteur des organisations populaires du pays.

D’abord, les maires au pouvoir dans les villes à cette époque là dont Joseph Emmanuel Charlemagne par exemple n’avait pas compris cette mouvance des membres des organisations populaires dans le pays, il avait peur de perdre son autorité qui était beaucoup plus de l’autoritarisme.

Manno gérait la Mairie et les divers services de la mairie avec des mains de fer à la manière de Franck Romain un ancien Maire qui avait imposé une très grande peur sur la ville de Port-au-Prince.

Manno déplaçait les gens et les petits marchands de la ville sans aucun projet alternatif et se prenait vraiment pour l’ancien Colonel Franck Romain qui battait les gens et ses miliciens et tontons macoutes volaient les marchandises des commerçants lorsqu’ils ne les faisaient pas payer des taxes qui n’allaient pas dans les caisses de la villes.

À la rue Champs de mars par exemple, Manno avait même une fois brisé et jeté à la poubelle toutes les marchandises de ces petits commerçants tandis qu’il brisait leurs tentes et leurs abris.

Pourtant, alors qu’il avait cette grande occasion de légitimer ces jeunes des organisations populaires en leur donnant tous les pouvoirs que les lois sur les collectivités leur donnent.

Certes, il les avait reçu à la Mairie et avait même montré une certaine ouverture pour laisser exercer leurs rôles et leurs fonctions mais il se sentait tellement menacé qu’il n’avait jamais donné suite à ces engagements qu’il avait pris auprès au près de ces représentants de proximités avec le peuple. Il a échoué.

Néanmoins avec les discours de gauche que Manno se faisait connaitre, on s’attendait à ce qu’il ait compris cette étape majeur dans la lutte pour la prise du pouvoir par le peuple. Il n’avait pas cette intelligence pour agir sur l’histoire et c’est dommage qu’il ne l’ait pas saisi à cette époque.

Par ailleurs, il vrai de reconnaitre que l’Opération chirurgicale que les intérêts étrangers ont mené contre la prise du pouvoir par le secteur populaire a surtout été rendue possible à cause de la grande misère qui frappe les masses populaires et, dans laquelle végétaient les leaders communautaires des organisations populaires du pays, plus précisément tous ceux qui constituaient les états major du mouvement populaire de cette époque.

Il est toujours très difficile de faire des changements avec des gens qui végètent dans la misère et la misère qui rongeait ces jeunes leaders du mouvement populaire du pays. Remettons-nous un peu dans le contexte pour bien comprendre le cours de cette tranche d’histoire de Haïti.

En effet, à Port-au-Prince par exemple c’est le règne des Groupes très influents et respectés comme le PROP: Pouvoir du Rassemblement des Organisations Populaires ( mon défunt ami Jean-Poix était le grand architecte de cette organisation; JPP: Jeunesse Pouvoir Populaire ci-devant: définition en français: advienne que pourra (jan l pase l pase); Kokok – Cocoq : Confédération des Comités de Quartier et plusieurs autres organisations représentant le cité soleil, petite place cazeau, carrefour feuilles, Delmas, martissant, Pétion-ville, fontamara etc…

Ainsi, depuis le 17 mai 1997 et un peu plus tôt de cette année-là, les groupes populaires comme ceux que j’ai mentionnés plus haut avaient commencé de grandes mobilisations un peu partout dans le pays avec des grèves et des manifestations de protestation de tout genre pour exiger certains changements dans le pays mais également, ce sont des manifestations contre la corruption du pouvoir en place ( le pouvoir des lavalasses et plus particulièrement de ceux qui se trouvaient et rôdaient autour du pouvoir du président René Garcia Préval.

Or pour contrer ces mobilisations et casser ce mouvement qui commençait à donner confiance aux jeunes leaders de ces organisations populaires, deux groupes rétrogrades et anti changement dans le pays allaient renverser cette tendance et cette mobilisation. Il s’agit de l’extrême gauche gauchisante et de l’ambassade américaine.

Si pour la gauche gauchisante, la grande figure emblématique demeure Joseph Emmanuel Charlemagne en revanche, le département de l’ambassade qui allait agir et couper la tête du mouvement sera le Service Culturel de l’ambassade américaine de Port-au-Prince.

D’abord avec l’extrême gauche pacotille, nous avons un discours de gauche qui poussait à la révolte et au soulèvement mais qui dans la réalité, faisait plus peur par le bruit que dans l’action. À ce propos, on avait un Manno Charlemagne qui chantait et dont les messages étaient vraiment conscientisant car il correspondait aux élans de la jeunesse qui veut toujours changer les choses au pays.

Pour le reste, en tant que Maire de Port-au-Prince, il a véritablement été un obstacle majeur à la prise du pouvoir par les organisations populaires et révolutionnaires du pays. Si manno n’avait pas associé d’une part, les organisations populaires et principalement les jeunes leaders du secteur populaire au mouvement et à l’obédience de jean-Bertrand Aristide et d’autre part, s’il avait seulement compris le grand mouvement en marche celui de la participation effective et de la prise du pouvoir par les structures à travers les assemblées des sections communales et municipales, les asec et les casec, le secteur populaire aurait pris le pouvoir.

Notons avec un certain bémol cette affirmation parce qu’il y avait beaucoup plus une certaine contradiction chez le chanteur troubadour qui se veut de gauche sans aucune idéologie véritablement de gauche. De plus il faut noter et surtout se rappeler de deux collaborateurs qui décidaient à sa place pour ne pas dire les pires administrateurs qui soient passés à la mairie de Port-au-Prince.

Un peu de recherche sur ces anciens administrateurs qui régnaient à la mairie de Port-au-Prince sous Manno Charlemagne vous permettra de trouver les noms de ces derniers. Seulement comme indication, il y en a un qui était devenu Maire principal également de Port-au-Prince et qui avait mal géré le tremblement de terre de 2010 et Joseph Michel Martelly l’avait mis dehors avec des coups de pieds.

De son côté, l’ambassade Américaine par l’intermédiaire de leur service culturel et d’une femme qui était affecté à ce travail de détruire le secteur populaire, presque tous les membres des assemblées municipales de Port-au-Prince recevaient des visas de trois mois, de un an et de cinq ans.

Ainsi, au fur et à mesure, tous les élus des collectivités territoriales quittaient le pays et ne revenaient plus au pays. De plus, la grande majorité des jeunes leaders des organisations populaires qui ne faisaient que militer avaient des possibilités pour quitter définitivement le pays, ce qu’ils ont tous fait puisqu’il s’agissait des gens qui n’avaient pas d’autres moyens pour pouvoir aider leurs familles

à suivre…

Hermann Cebert


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La République dominicaine est le pays le plus corrompu du monde selon un ambassadeur américain: les américains exécutent leur plan d’occuper Haïti et Saint Domingue


Convié au déjeuner organisé par la Chambre américaine de commerce de la République dominicaine (AMCHAMDR) à l’occasion du jour de l’Action de grâce (Thanksgiving), le 25 novembre dernier, l’ambassadeur américain à Santo Domingo, James W. Brewster, dans ses propos de circonstance, a évoqué des sujets brûlants de la vie nationale en République dominicaine, telles la corruption, la dénationalisation et les élections.

Le moins qu’on puisse dire c’est que le diplomate n’y est pas allé de main morte et, à aucun moment dans son discours intégralement retranscrit par la quasi-totalité des médias de l’autre côté de la frontière, il n’a tenté de dorer la pilule.

Pire, l’ambassadeur Brewster assume la gravité de ses déclarations et nie que ses considérations ainsi que ses actions violentent la souveraineté dominicaine.

Ce dernier dit noter que « quelques politiciens [dominicains] critiquent l’ambassade et son personnel, leur reprochant d’être trop impliqués dans les affaires dominicaines».

Cependant, les lourds investissements et les relations étroites entre les États-Unis et la République dominicaine, selon lui, leur donnent ce droit. Il exhorte les mécontents à « se rendre à l’ambassade pour nous retourner leur visa. »

Le diplomate américain affirme que chaque entrepreneur, qu’il soit américain ou dominicain, mentionne la corruption comme étant le plus grand problème en République dominicaine, et la qualifie de cancer qui retarde la croissance, affecte le commerce et empêche l’application correcte de la loi.

« En tant que promoteur du commerce bilatéral, j’ai entendu plusieurs fois les doléances des investisseurs américains potentiels qui se plaignent d’un traitement injuste, qu’ils seraient tenus de payer des pots-de-vin, ou qu’ils seraient injustement exclus du marché.

Les chefs d’entreprise qui sont dans cette salle savent que cette perception continue de saper la compétitivité de la République dominicaine, et j’invite instamment chacun d’entre vous à continuer à rejeter la corruption comme un problème aux plus hauts niveaux du gouvernement [dominicain] », avance le diplomate, soulignant que la corruption imprègne tous les niveaux de la société dominicaine.

En ce qui concerne les élections qui auront lieu en 2016, James W. Brewster estime que c’est un événement unique, une période très excitante qui va être vécue à la fois en République dominicaine et aux États-Unis.

Aussi, réitère-t-il un message souvent prononcé par les politiciens: «Il n’existe pas d’argent propre provenant de gens corrompus».

Il a demandé aux membres de l’AMCHAMDR de soutenir le peuple de ce pays en s’alignant seulement avec les personnes crédibles et fiables qui partagent leurs valeurs.

En plus des élections, une autre question importante ayant reçu une large couverture dans les médias est le processus de naturalisation en République dominicaine.

Le diplomate soutient que les citoyens dominicains devraient être garants de certains de leurs droits les plus fondamentaux – le droit de se marier, de déclarer leurs enfants comme des citoyens dominicains, le droit d’ouvrir un compte bancaire, d’obtenir des soins de santé, l’accès à l’enseignement supérieur, et le droit de voter.

« Ce n’est pas une question technique, mais une question de droits humains.

Chaque homme, femme et enfant qui vit en République dominicaine doit avoir ses papiers, un statut et de la sécurité. Tout le monde mérite d’avoir un endroit qu’il peut appeler sa patrie », a signalé James W. Brewster.

En ce sens, il promet que l’ambassade des Etats-Unis, de concert avec l’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies, continuera de discuter de la question avec le gouvernement dominicain pour veiller à ce que tous les Dominicains puissent jouir de leurs droits inaliénables. « Les actions de quelques-uns ne doivent pas nuire à une nation », fustige-t-il.

Par ailleurs, bien que la croissance économique de la République dominicaine ait été phénoménale, le diplomate constate que des niveaux élevés d’inégalité, invisibles à première vue, envahissent la société dominicaine.

Les pauvres, les handicapés, les personnes vivant avec le VIH / sida, les travailleurs sans papiers d’origine haïtienne et des membres de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou intersexes) souffrent d’une large et profonde discrimination et d’exclusion de la société dominicaine.

Alors que le tourisme reste un pilier important de l’économie dominicaine, ce pays, indique l’ambassadeur Brewster, devra prouver qu’il est une destination sûre pour les visiteurs étrangers.

Malgré les progrès réalisés jusqu’ici, notre section de services aux citoyens continue de recevoir des rapports de fraude, d’abus de prix, de corruption, de prostitution, de vol et qui peuvent malheureusement renvoyer une image négative de ce beau pays.


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At the beginning of my americans dream story


Here I am, a fifteen year old in the United States. A Haitian immigrant looking for a second chance in the land of opportunity.

I lived in Haiti for the first nine years of my life until I moved after the devastating earthquake of 2010.

I went to one of the top rated kindergartens in my area and it wasn’t cheap for my mother. Then finally I went to an elementary school called “Chez les Freres de Petionville” or The House of the Brothers of Petionville. I did not finish the 4th grade due to January 12, 2010 and so I finished in America. In my homeland, I usually scored in the top five students of my grade.

But now that I live in the U.S. my performance seems to have decreased a bit. In America, things are much easier, maybe a little too easy. Education is free which is great for my mother who now worked two jobs to care for me. There is no effective punishment for bad academic results.

There are constant cuts to the budget of education and many teachers are just plainly horrible at their job. In my schools, my mother had to pay for my education. You were most likely whipped for getting anything lower than a three-fifths ratio.

Considering Haiti’s economy, my kindergarten and elementary school were pretty nice. I hated how my elementary school in Haiti was boys only. Sometimes, some of the students turned gay which is odd because I thought because one was born gay, not chose to be.

But anyway it helps to decrease the risk of teenage pregnancy because sex seems to be on every teenage American’s mind these days.

I have also noticed that in my current school, Waltham High School, foreign students from the Eastern Hemisphere apply more to school than those from the West.

This could possibly be because the foreign students went through struggles in their homeland and now they take advantage of their new options or American students are quite simply getting lazy.

Sébastien Aymard Paul


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How I see the violence in United States: Blacks Violent or Not


Throughout my entire life, I have heard many things about my race. I have heard that we are stupid, ugly, poor, and violent. According to crime rate statistics from 2009, 47% of incarcerated adult males were black men.

The incarceration rate was at 4,749 per 100,000 U.S. residents. That means 4.7% of the U.S. population were black men in jail. You might be thinking that it is not a lot, but that is 35% of the black population at the time. So that means approximately for every three black men, one goes to jail. Now let us add in the factors that make this so.

Around 25.8% of people living in poverty in the U.S. are blacks and it is common sense that the poor will most likely commit a crime than the middle-class or the wealthy would. Gangs work the same as the Taliban. Both recruit young uneducated men who seek power or just want to be “cool”.

What better way to feel powerful when you can be judge, jury, and executioner by pointing a gun’s barrel at someone begging you not to kill them. When you are young and foolish, you can easily be manipulated and you do not have the proper morals to fully understand right or wrong.

There is also the unexplained anger towards whites for slavery which ended long ago. Blacks are very hypocritical themselves. We throw around names for whites, we make stereotypes about them as well. Racism works both ways.

Then there are also the citizens of Baltimore who blame the police based on racist assumptions, but yet to make a statement they destroy their own city.

Even though there is evidence of violence among blacks, I truly believe that it is not their skin color, but the situations they were and are placed in. I think if any other race was placed in those same situations, they would also be called stupid, ugly, poor, and violent.

Sébastien  Aymard Paul


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« Dire ces choses-là » de Paulson Pierre-Philippe


A tout cela, l’Haïtien s’ajuste, il s’adapte et trouve les moyens d’exister… de subsister. Il se résigne et ne fait rien de réellement concret pour renverser cette situation. Il ne résiste pas, il accepte ce qui est souvent considéré comme les voies du destin.

On s’arrange tout simplement pour ne pas être la prochaine victime. Juste prendre ses précautions. Ne pas circuler trop tard le soir, éviter certaines zones dites chaudes ou « rouges » pour reprendre le jargon des « étrangers-expatriés » qui, eux-aussi, trouvent les moyens de s’inventer une certaine normalité dans ce chaos auquel la plupart se croient étrangers.

Il faut avoir bon pied bon œil. Prêt à détaler au quart de tour. Prompt et agile à se mettre à plat ou à l’abri au premier coup de feu. Décamper et vider les lieux à la première panique. C’est ça le mode d’emploi de la vie à l’Haïtienne.

Chacun se dit que tant que «ces choses-là» n’arrivent qu’aux autres, à quoi bon en faire des drames personnels. On apprend à se détacher, à être résilient et savoir tourner la page.

Après tout, il ne faut pas se mêler des affaires des autres. Sinon on ne survivra pas.

D’ailleurs, n’avons-nous pas tous nos propres drames, nos propres problèmes et nos propres malheurs? Pourquoi alors en rajouter?…

L’égocentrisme est à son zénith!

Extrait de l’article: « Dire ces choses-là »
de Paulson Pierre-Philippe

paulson@genglobe.com

Décembre 2015

A étudié Leadership and Development à Harvard Kennedy School