Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Finalement c’est Fritz Alphonse Jean Qui a été véritablement choisi comme Premier Ministre provisoire par Jocelerme Privert


Contrairement à tout ce qui avait été décidé jusqu’à très tard dans la soirée du 25 février 2016 et c’est la raison pour laquelle semble-t-il finalement c’est Fritz Alphonse Jean qui a été véritablement choisi comme Premier Ministre provisoire par Jocelerme Privert.

Selon plusieurs personnes dignes de foi, ce sont Madame Honnorat et Kenneth Merten qui auraient imposé Fritz Alphonse Jean comme le nouveau premier ministre provisoire en lieu et place de Edgard Leblanc Fils.

Ce sont les étrangers qui continuent de nous imposer leurs commandeurs et nous sommes assez imbéciles pour ne pas décider de nous révolter même dans notre conscience. Bien entendu, nous sommes encore dans le fond du puits et nous n’avons quasiment rien pour empêcher que ces profondeurs ne se referment sur nous.

C’est le pire choix du président de facto issu du coup d’État parlementaire. Car, dans un article précédent, j’avais déjà dénoncé la médiocrité de ce ex gouverneur de la banque centrale de Haïti la BRH plus particulièrement  lorsqu’il avait affirmé de façon catégorique que la meilleure façon pour résoudre le problème de l’inflation et de la dégringolade de la gourde nationale, monnaie de Haïti face au dollar américain c’était de fermer le programme social Ti Manman Chérie.

Je ne voulais pas à l’époque citer son nom mais j’avais pourtant bien indiqué qu’il s’agissait bel bien des propos d’un ancien gouverneur de la BRH. Or, malgré ces déclarations et le crétinisme que Fritz Jean avait fait preuve nombreux oublieux sont en train de vanter les compétence de ce dernier en confondant du coup être diplômé et avoir de la compétence.

Je ne connais pas vraiment le nombre de diplômes qu’il a pu obtenir  mais une chose est certaine c’est qu’il n’a pas été en mesure de formuler des solutions appropriées pour revaloriser les faiblesses de la gourde par rapport au dollar américain.

Par conséquent, je suis d’avis que Jocelerme Privert a choisi Fritz Jean comme premier ministre provisoire dans le seul but de faire prolonger son mandat d’autant qu’une branche importe du parlement ne semblait pas avaliser ce mauvais choix en la personne de Fritz Jean.

Ceux qui applaudissent et qui vantent les compétence de ce faux économiste doivent pourtant faire un peu d’effort en allant réécouter les différentes déclarations de ce dernier sur les problèmes économiques et financiers qu’il a faites sur les ondes des stations de radio de Port-au-Prince plus particulièrement Radio Kiskeya.

Où sont les vrais journalistes du pays et pourquoi ils ne sont pas capables de sortir ces cassettes et ces enregistrements pour montrer les incompétences de Fritz jean?

 J’ose espérer qu’un journaliste prendra le temps de faire ces vérifications en vue de donner plus d’arguments aux députés et aux sénateurs qui contestent ce choix idéologique de Privert en la personne de Fritz jean.

Malheureusement, comme c’est toujours le cas dans ce pays, on combat un groupe au pouvoir pour pouvoir le remplacer par son partisan. Voilà pourquoi, le manque d’éthique fera défaut aux journalistes haïtiens en les empêchant d’aller fouiller dans le passé de ces gens qui veulent gouverner le pays.

De ce fait, nous risquons de ne pas voir des journalistes s’intéresser aux dossiers de Fritz Alphonse jean comme premier ministre désigné du pays.

Hermann Cébert

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Ma vie, quelle belle vie! par Jhonny Victor ( auteur/compositeur, guitariste, poète)


Photo de Jhonny Victor.

Quelle belle vie!!!

C’est vraiment indescriptible d’exprimer ma joie quand se réveiller et être capable de voir le soleil, de pouvoir humer l’oxygène de la nature et écouter la voix merveilleuse du tout-puissant en moi.

C’est une vraie bénédiction après toutes ces années d’être en mesure d’assister le processus de mes filles vers leur vie d’adulte ; Voir petit à petit comment elles comprennent la nécessité de réparer leurs propres erreurs et prendre les mesures nécessaires pour devenir des femmes responsables et réussies avec l’aide de Jéhovah et leur mère dévouée.


Gracieusement, j’ai pu recevoir pour mon anniversaire la gloire, la richesse, la santé et la profusion du monde venant de la plus haute divinité. Et il m’a été donne cette sacrée mission d’utiliser ma belle voix et mon meilleur ami, ma guitare pour étendre ces bénédictions à travers l’univers tout entier.


Par la faveur du grand créateur j’ai pu recevoir l’amour de tous les membres de ma famille. L’amour de mes chers amis qui se souviennent de mon anniversaire et ont eu la gentillesse d’appeler ou m’envoyer un texte via Facebook, whatsapp ou Messenger.

Il n’y a pas de meilleure façon d’être reconnaissant à vous tous, car vous n’allez accepter quoi que ce soit d’autre que cette belle phrase: « THANK YOU SO MUCH » je me saurais jamais débarrasser de la pensée, ceux qui n’ont pas oublié cette journée spéciale mais, soit en raison de la pression de la vie ou pour d’autres raisons personnelles n’ont eu pas assez de temps ou le courage pour me montrer à quel point ils s’en soucient.

Cependant, j’en suis sûr qu’ils s’en soucient. L’amour et l’amitié que nous avons partagé et nous partagerons toujours restent et demeurent amalgamés avec notre âme pour toujours.

Quand on vit ou fait l’expérience véritable d’un amour réel et pur, des mots durs, la distance, les difficultés de la vie, les erreurs de jugement ou même notre personnalité difficile et même le silence indésirable ne pourront pas faire disparaitre l’immesurable lien existant entre nous…


22 février c’est mon jour et chaque jour est le jour d’un ou de l’autre. Ainsi, nous allons célébrer la vie, nous allons rêver grand, nous allons essayer de rendre la vie plus facile pour l’autre, nous allons vivre en paix et nous allons partager l’amour.

Nous allons rendre la vie belle et nous allons en profiter dans toute sa plénitude.

Jhonny Victor, JV🎸

(Auteur/compositeur, guitariste, poète)

What a beautiful life!!!
It’s really indescribable to express my elation when waking up and being able to see the sunshine, to feel the oxygen from the nature and to hear the marvelous voice of the almighty within me.

It’s a real blessing after all those years to be able to witness my daughter’s process toward their adulthood; to see little by little how they understand the need to fix their own mistakes and take necessary steps to become responsible and successful women with the help of Jehovah and their dedicated and lovely mother.


Amazingly, I was able to receive on my birthday the glory, the wealth, the health and the profusion of the whole world from the highest divinity. And I will be continuing as a sacred given mission to use my beautiful voice and my best friend, my guitar to expand these blessings to the entire universe.


It’s a blessing to receive the love of every member of my family. The love from my dear friends who remember my birthday and were kind enough to call or text through Facebook, whatsapp or messenger. There is no better way to be grateful to you for you will accept anything else than this lovely sentence:
“THANK YOU SO MUCH “


I would never get rid in my thought those who didn’t forget that special day but, either because of the pressure of life or for other personal reasons did not have enough time or courage to show me how much they care. However, I know they do care.

The love and friendship we have shared and we’ll always share remain bounded with our soul forever. When we feel or experience real or pure love, harsh words, distance, unwanted silence, difficulties of life will never daunt the connection existing between us…


February 22nd is my day and every day is one’s or other’s day. Thus, let’s celebrate life, let’s dream big, let’s make life easier for each other, let’s live in peace, and let’s share love. Let’s make life beautiful and let’s enjoy it in its fullness. JV🎸

Jhonny Victor, JV🎸

(Auteur/compositeur, guitariste, poète)


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La Gonave , zone franche commerciale : par Me Sonet Saint Louis. Doctorant en droit


La Gonave , zone franche commerciale et financière internationale ou le pari de l’État haïtien pour inscrire son économie dans le marché mondial.

Lorsque en 2013 , j’ai entamé mes études doctorales en droit a l’Université du Québec A Montréal ( UQAM), j’ai pris la décision de travailler sur les zones franches haïtiennes, suite a la promulgation par le gouvernement de Jean Bertrand de la loi de juillet 2002 sur les zones franches.

Entre 2008 et 2011 le congres des États unis a vote des lois Hope l et ll et la loi Help en vue de permettre les multinationales américaines du textile de venir s’implanter en Haïti. Cette loi votée par le congres américain a une portée extra territoriale, puisqu’elle est d’application d’emblée en Haïti.

En effet les États- unis dans ses relations avec le reste du monde ont toujours défendu la portée exterritoriale de sa législation.

La formation des zones franches une question juridique assez complexe qu’il n’est pas permis au commun des mortels d’en débattre. Il faut éviter le débordement de tout nationalisme de mauvais goût, et du populisme juridique qui, depuis un certain temps a pris le dessus sur le savoir scientifique organisé dans ce pays.

C’est un sujet qui se situe au carrefour de plusieurs disciplines comme : le commerce international, le droit économique international, les relations économiques internationales, le droit du travail national et enfin le droit international du travail.

Donc, un sujet extrêmement compliqué même pour les juristes chevronnés. Pour le saisir, il convient de faire appel à une approche multidisciplinaire.

Qu’est qu’une zone franche? Une zone franche est une partie totalement enclavée du territoire d’ un pays qui est soumis à un régime juridique fiscal , douanier particulier, différent du reste du territoire géographique national.

En effet, le concept de zone franche couvre une multiple de réalités connexes. On dénote plusieurs types de zones franches: il y a les zones franches industrielles, les zones franches commerciales et financières et les zones économiques spéciales.

Ces créations juridiques ne sont pas nouvelles en Haiti. On se rappelle qu’en 2002 , sous le gouvernement de Jean Bertrand Aristide, avec l’appui de la Banque Mondiale, et du Fonds monétaire International , Haiti a créé plusieurs zones franches avec l’adoption de la Loi du 24 juillet 2002 portant sur les zones franches et du même coup a mis en place un nouveau code d’investissement.

L’objectif de cette loi est identique à celui du décret de Martelly: attirer les investissements, créer les emplois et dynamiser l’économie nationale. Il ne fait aucun doute avec ces deux lois, Haiti se trouve immédiatement placée sous l’Empire de la loi du marché et adhère à l’économie libérable.

L’idée de la création de cette zone franche commerciale à la Gonave n’est pas mauvaise. Ce projet a été introduit au Parlement en 2008 par l’honorable député Elou Saint Louis Fleurine. Cependant, on regrette l’opacité et le manque de transparence qui accompagnent le projet. En effet, la création d’une zone franche précède toujours une période de publicité.

Le gouvernement de Martelly aurait du rentrer en consultation avec les communautés gonaviennes afin d’expliquer le bien fondé du projet et les retombées économiques sociales et technologiques pour les gonaviens et le reste du pays.

Dans ce type de projet, il y a toujours une logique interactive entre le droit de l’État et les règles du commerce international. C’est pourquoi, il y a des termes utilisés dans le décret qui font peur et font monter les enchères nationalistes.

Précisions tout d’abord le sens de ces différents concepts : le terme étranger ou international ne veut nullement dire la soustraction d’une partie du territoire. Le terme international associé souvent a l’investissement qualifie son origine par rapport a la territorialité de l’établissement.

Le concept ou terme exterritorialite signifie il y a deux territoires dans l’État: le territoire dit douanier ou national régit par le droit commun et un territoire dit non douanier. La zone franche gonavienne est soumise a un régime juridique, douanier , fiscal et administratif différent de celui du reste du pays. C’est une sorte de dérogation au droit commun.

Me Camille Leblanc dans ses explications au cours d’une entrevue à RCH 2000 parle de régime dérogatoire pour qualifier cette situation juridique. Cependant, compte tenu de la faiblesse de l’État, de l’économie, les entreprises multinationales qui ont la maîtrise des leviers économiques et juridiques peuvent imposer des situations juridiques qu’elles considèrent favorables a leurs intérêts.

Mais , l’État haïtien à travers le ministère des finances a un toujours un rôle fondamental a jouer dans ce type de contrat commercial. C’est pourquoi, Me Camille Leblanc, de concert avec un groupe de professionnels gonaviens évoluant dans plusieurs domaines , à cote de l’État central qui a une fonction de dépositaires des valeurs de démocratie, des droits de l’homme, de valeurs culturelles, essaient de voir comment orienter le projet dans le sens des intérêts du pays , et notamment les communautés gonaviennes.
Avec la question des investissements directs étrangers, on est plus à l’époque de la souveraineté dure de l’État. Le territoire de l’État devient un élément de compétitivité économique. La formule qui veut que l’État protégé son territoire à partir des menaces de l’extérieur semble perdre tout son sens avec les investissements internationaux.

Il nous semble que dans ce type de contrat commercial comme celui de la Gonave, de par sa spécificité, révèle les limites de l’État haïtien à fonder exclusivement sa compétence normative. En effet, il n’y a pas de quoi s’arlamer pour répéter le docteur Guerilus Fanfan, gonavien de sang.

La construction de cette zone franche n’est pas un panacée ou un remède qui va aider a résoudre toutes les difficultés économiques de l’État. Tout dépend de la façon dont l’État négocie le territoire et le met en compétition.

En attendant que le Parlement prenne position et apporte les modifications nécessaires qui seront suggérées par ce groupe de travail, et d’autres patriotes haïtiens, je souhaite que ce décret soit debout.

Me Sonet Saint Louis. Doctorant en droit. Sous les bambous de Nan café , 3eme section communale de grande source, La Gonave.

Me Sonet Saint-Louis


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Liste des des noms des personnes qui sont proposées pour devenir premier ministre de Haïti


Flash Flash Flash de dernière heure!!!

Selon certaines rumeurs qui circulent actuellement concernant les principaux candidats et les principales candidates pour le poste de premier ministre du régime provisoire de Jocelerme Privert, il y aurait déjà plus d’une douzaine de candidats potentiels.

Selon des proches de Privert,  tous les groupes qui ont rencontré Privert ont proposé leurs propres candidats pour le poste de Premier ministre provisoire du pays ainsi que plusieurs noms de personnes qui pourraient éventuellement devenir ministres de ce prochain gouvernement.

C’est ainsi que le parti Fanmi Lavalas aurait fait trois propositions pour le poste de Premier Ministre. Il s’agirait de Jean-Bertrand Aristide, de Mildred Trouillot et de Yves Crystalin.

Le groupe des trente ou G-30 pour leur part aurait proposé Maitre Newton Junior Saint-Juste et madame Mirlande Manigat.

Le groupe G-8 aurait proposé Maitre Samuel Madistin qui est présentement le principal porte parole du groupe.

Le groupe OPL aurait proposé Edgar Fils Leblanc, qui est un ancien président de l’assemblée nationale de Haïti et principal candidat pour le poste de président provisoire du pays. selon certains membres de l’entourage de Privert et du mouvement lavalasse, Leblanc aurait plus de chance que plusieurs autres étant donné que c’est Privert lui-même qui lui aurait encouragé à prendre part à cette mascarade électorale de l’assemblée nationale qui a bien élu Privert à la tête de l’exécutif provisoire.

Le parti Konba ou Parti Combat de son côté aurait proposé deux noms celui de l’homme d’affaire Charles Henri Backer et de Evans Lescouflaire un ancien ministre des sports de jean-Bertrand Aristide et de René Garcia Préval.

Outre ces personnes qui veulent ou que l’on propose comme premier Ministre du régime Provisoire de Jocelerme Privert, il faut noter des individus comme Evans Paul actuel Premier ministre de facto et grand collaborateur de Joseph Michel Martelly qui cherche à convaincre le président provisoire de le garder en poste en multipliant les rencontres avec ce dernier.

On parle du choix de Dejean Bélizaire qui aurait reçu une certaine proposition de Privert d’accepter de diriger avec lui le prochain gouvernement provisoire à titre de premier ministre intérimaire.

Enfin, il semble que les principaux vrais candidats de Privert soient quelques membres de la bourgeoisie commerciales et avec qui l’actuel président provisoire aurait des relations de très longues dates qui remontent au tout début de sa carrière comme vérificateur interne à la DGI. Plusieurs parlent de la période de son enrichissement par ces familles et de plusieurs autres aussi.

Certains journalistes ont rapporté que Grégory Brandt était présent à la cérémonie de l’entrée en fonction de Privert ce qui pourrait, peut être considérer comme un signe des alignements que devra prendre Privert dans le cadre de son mandat de président provisoire du pays.

Évidemment, nous savons que ceux qui décideront finalement du choix du prochain premier ministre du pays ce sont les ambassades comme celle des États-Unis, de la France et du Canada et du Mexique.

Voilà pourquoi, en tant qu’observateurs attentifs, nous attendons pour voir un peu plus clair dans cette tragédie haïtienne.

à suivre…

Hermann Cebert

 


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Les richesses de Joseph Michel Martelly et de Jean-Bertrand Aristide: 1 milliards 666 millions de dollars pour martelly et 1 milliard 17 millions pour aristide


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Plusieurs sont en train de se demander actuellement à combien s’élèvent les richesses de Joseph Michel Martelly et sa famille. Et, c’est donc tout a fait normal que le peuple qui vit dans la pauvreté cherche à savoir la grande fortune de la famille des Martelly puisque plusieurs admettent qu’avant de devenir président de Haïti, Michel Martelly avait une fortune qui ne dépassait pas 2 millions de dollars.

En effet, selon les gens les plus pessimistes, durant ces cinq dernières années, Joseph Michel Martelly auraient dans ses comptes bancaires plus de 1 milliards 666 millions de dollars américains tandis que d’autres plus optimistes affirment que l’ex-président Martelly auraient accumulé une richesse de 866 millions de dollars.

Selon certaines sources qui se réclament proches du clan des Martelly et du régime des Têtes Kale, Martelly et ses proches auraient investis plus de 400 millions de dollars  américains en Espagne, 245 millions au Brésil et 327 millions seulement en République Dominicaine sans oublier des terrains qu’ils auraient également acheté sur la côte des Acadins en Haïti, plusieurs hectares de terres à la Gonâve et à Île – à- Vache ainsi que plusieurs condos à Miami et à New-York.

S’il est vrai que Martelly et sa famille auraient accumulés toutes ces richesses en si peu de temps, on peut se demander quelle serait la somme astronomique que toute l’équipe de Martelly aurait ensemble accumulée dans un si court laps de temps. On pourrait de ce fait et sur la base de cette estimation supposer qu’il y aurait des détournements des fonds publics haïtiens pour un total de plus de 17 milliards de dollars américains.

Par ailleurs, alors que plusieurs s’accordent de dire que Jean-Bertrand Aristide en plus de n’avoir rien fait pour le pays en termes de projets et de nouvelles constructions publics dans le pays durant ces deux mandats, aurait pillé les fonds publics haïtiens pour un montant global de plus de 566 millions de dollars.

Évidemment, ces mêmes sources qui enquêtent sur Aristide depuis plusieurs années croient que Aristide aurait à son tour caché par l’entremise de plusieurs de ses amis des sommes équivalentes à plus de 445 millions de dollars américains, des sommes d’argent qu’il aurait récolté par la drogue et la vente d’armes au pays.

Avec ces informations sur la valeur des richesses que possèdent Joseph Michel Martelly et sa famille ainsi que sur la valeur de la richesse accumulée par Jean-Bertrand Aristide, nous sommes devant les évidences qui nous permettent de bien comprendre pourquoi actuellement Jean-Bertrand Aristide n’a jamais accepté de partager sa popularité avec les autres militants lavalassiens dont Moïse Jean-Charles qui l’avait accusé de traite pour avoir trahi les causes populaires.

De même, cela nous permet de comprendre également pourquoi Aristide veut revenir au pouvoir avec la prise du pouvoir par Jocelerme Privert ce, même à titre de premier ministre du pays pour la période de 90 à 120 jours.

De l’autre côté, il faut bien comprendre en cela aussi, pourquoi, Joseph Michel Martelly en terminant son mandat avait affirmé qu’il était encore disponible et encore actif sur le plan politique. Ces deux hommes que j’ai souvent considéré identiques en terme de la façon de gouverner le pays, se ressemblent davantage puisqu’ils partagent la mégalomanie et la pouvoirtite.

 Il est vrai que cela n’enlève pas à Martelly un grand nombre de choses qu’il a faites en 5 ans par rapport aux lavalassiens de Jean-Bertrand Aristide et de Jocelerme Privert étant donné que Martelly a eu moins de persécution de la part de la bourgeoisie haïtienne que les différents précédents gouvernements qui ont dirigé le pays au cours de ces 30 dernières années.

D’ailleurs plusieurs citent le nombre d’école de métiers qui sont construites sous le régime de Martelly, le grand nombre de centres sportifs construits dans presque tous les départements géographiques du pays, le grand nombres de bâtiments gouvernementaux qui sont livrés sous le gouvernement de Martelly étant que la grande majorité de ces centres et de ces édifices faisaient partie déjà des programmes de la reconstruction du pays et financés également par les grands donateurs internationaux et dans le cadre de différents prêts contractés par le pays après le tremblement de terre de 2010.

D’autres relèvent plus particulièrement la construction de l’aéroport du Cap haïtien financé par le Venezuela dans le cadre du programme pétro caribe par Hugo Chavez, la construction de plusieurs routes par des programmes de financement français et Européen, de la reprise du tourisme en Haïti, du programme de scolarisation des enfants financé avec les prélèvements qui sont faits sur les envois d’argents des haïtiens de la diaspora, le programme d’aide aux familles monoparentales plus particulièrement les femmes avec enfants etc… malheureusement du côté des lavalassiens il n’y a pas grandes réalisations à mentionner étant donné qu’il y a rien et qu’ils n’ont rien fait non plus.

Comme me le disait un ami dernièrement, avec cette alternance à l’haïtienne la barre et très haute pour les lavalassiens même Evans Paul de son côté n’a même pas bâti une latrine durant son année comme premier ministre.

Attendons pour voir.

Ce pays de Haïti n’est vraiment pas chanceux pour avoir des dirigeants aussi sans vergognes.

à suivre…

Hermann Cebert


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Comment comprendre la nouvelle réalité politique de Haïti engendré par le choix de Jocelerme Privert président de l’assemblée nationale de Haïti


Dans l’article précédent sur le coup d’état parlementaire imposé par la fin de mandat de Joseph Michel Martelly. Un coup d’État qui est encouragé et supporté par les élites politiques du pays ainsi que de la communauté internationale ce qui signifie, Haïti semble désormais entrer dans une nouvelle ère politique, le parlementarisme exécutif.

D’ailleurs comme on le dit si bien, qui ne dit mot consent. par conséquent, puisque le groupe de Martelly a décidé de redonner le pouvoir aux lavalassiens les plus violents comme Jocelerme Privert qui est pourtant accusé d’avoir orchestré des massacres contre les populations de Petite Rivière de l’Artibonite lorsqu’il était ministre de l’intérieur. On peut se demander s’il n’y aura pas d’autres massacres dans le pays d’autant que les militaires de Martelly avaient reçus assez d’armes et de munitions pour engendrer la guerre civile dans le pays.

Évidemment, tout peut arriver dans le pays à l’heure actuelle comme par exemple, il pourrait s’agir donc de la fin du républicanisme de Alexandre Pétion ouvrant la voie à n’importe quoi. Un n’importe quoi qui peut être dictatorial  ou salutaire selon les directions que les élites voudront donner à ce nouveau régime politique. Mais une chose est certaine, nous entrons dans une nouvelle réalité qui va imposer ses propres éléments destructeurs c’est que j’appelle le nouvel dispositif discursif.

Avec ce nouveau régime politique, c’est le législatif qui renverse les classes politiques actuelles tout en assujettissant l’exécutif dominant et tout puissant qui existait sous le régime républicain haïtien. Malheureusement, on le remplace par un autre aussi corrupteur que le dernier en date. De même, par le renversement de la classe politique, nous semblons également assister au remplacement de la classe économique du pays, la vieille bourgeoisie en haillon des syriens, des juifs, des libanais.

Déjà, on peut se demander ce que cela pourrait avoir comme conséquence, dans le moyen ou le long terme, sur la configuration et sur le paysage politique haïtien au cas où une minorité du pouvoir législatif estimerait, que tel exécutif, je veux parler de la présidence et de la primature, ne conviendrait plus au corps législatif et déciderait unilatéralement, de les renverser puis s’approprier de cet exécutif.

Et qui pis est, les tenants de cet exécutifs n’accepteraient pas ce renversement ou ce limogeage. Je préfère vous laisser le soin de faire vos interprétations puisque je ne suis pas devin ni non plus magicien possédant une certaine boule de Crystal. Une fois de plus à vous de tout prévoir les dérives d’un tel régime politique qui pourrait bien devenir ou redevenir un instrument des gens riches du pays.

Y aura-t-il de la guerre civile et de la séparation ou du morcellement du pays comme ce fut le cas à l’époque de Henri Christophe et de Alexandre Pétion? Comment empêcher que telles choses se produisent sous le nouveau régime politique créé et qui sera supposément par le pouvoir législatif? Déjà sur la page Facebook de Guy Philippe, on peut voir certaines menaces sous couvert de celui qui avait renversé Jean-Bertrand Aristide en 2004. Qu’est-ce que cela voudrait dire: un fois, deux fois et trois fois???.

Est-ce que celui qui était sorti avec ses confrères et ses frères d’armes est en train de préparer quelque chose puisque avec Jocelerme Privert à la tête du pays c’est le retour en force des lavalassiens les plus violents. Seul l’avenir saura nous expliciter cette réalité engendrée par les députés et les sénateurs qui ont élu l’un de leurs membres comme nouveau président du pays.

Bien entendu, avec le silence de Evans Paul, actuel premier ministre de facto de Joseph Michel Martelly, il parait bien que les deux confrères Evans Paul et Martelly auraient lâcher leurs clientèles politiques que sont les macoutes et les duvaliéristes.  Et que décideront de faire ces duvaliéristes et ces jeanclaudistes avec un tel pouvoir aux mains des lavalassiens?

à suivre…

Hermann Cebert


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Le nouveau président provisoire de Haïti: Jocelerme Privert sénateur et président de l’assemblée nationale de facto de Haïti


 Âgé de 62 ans, élu au second degré président provisoire par le parlement réuni en Assemblée nationale tôt le dimanche 14 février, dirigera les destinées d’Haïti au moins jusqu’au 14 mai 2016, date prévue pour la prestation de serment du prochain président élu au suffrage universel. Le président Privert dispose cependant de 120 jours pour conduire le processus électoral.

Avant, il lui faudra nommer un premier ministre, monter un gouvernement et s’entendre avec les secteurs de la vie nationale sur les membres du Conseil électoral qui aura la haute main sur la conclusion des élections de 2015.

Le parcours de Privert Ancien directeur général de la Direction générale des impôts (DGI), ancien secrétaire d’État aux Finances, ancien ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, sénateur de la République, président du Senat et de l’Assemblée nationale, Jocelerme Privert est sans conteste un vieux routier dans le paysage politique haïtien.

Son intégration dans l’administration publique remonte à 1979, l’année où il est entré à la Direction Générale des Impôts à titre d’inspecteur comptable affecté au service de la vérification des états financiers, il a alors 23 ans. « Ma carrière a débuté le 1er octobre 1979, soit la dixième année de mon arrivée à Port-au-Prince, se souvient Jocelerme Privert comme pour vanter ses multiples efforts pour intégrer la cour des grands.

Avant d’être promu directeur de la DGI, j’ai gravi tous les échelons dans l’institution. J’y ai complété 23 ans de services. » Né à Petit-Trou de Nippes le 1er février 1954, Jocelerme Privert ne cache pas sa fierté d’avoir apporté sa touche à la réforme de la Direction générale des impôts.

Durant son passage à la DGI, sa présence était remarquable dans des grands forums visant la performance de l’administration fiscale. Sa connaissance du système fiscal haïtien et des dossiers fiscaux a même attiré l’attention d’une mission du Fonds monétaire international. Jocelerme Privert a donc alors été invité à participer au programme de formation en finances publiques organisé par le département des finances publiques et l’institut du FMI à Washington en 1992. Jocelerme Privert n’a néanmoins pas connu que de bons moments à la DGI. Il a eu aussi des déboires.

Sa nomination comme directeur général le 21 août 1995 a été accueilli par un mouvement de protestation enclenché par des employés et des cadres de l’institution. Son départ a aussi été précipité par un autre mouvement de protestation. « Il y avait des mains invisibles derrière ces mouvements de protestation contre moi, accuse-t-il aujourd’hui encore.

Après plusieurs semaines de tension, d’actes de violence, de dénonciations calomnieuses, d’interférences injustifiées, voire maladroites des plus hautes autorités du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), j’ai été démis de mes fonctions après 3 ans et 10 mois comme directeur général», rappelait-il dans un portrait d’Yvince Hilaire publié dans Le Nouvelliste en juin 2015. Des impôts au ministère de l’Intérieur Mais tout n’est pas resté là pour cet enfant monoparental, élevé en grande partie par sa grand-mère maternelle et par sa mère Any Privert dont il porte le nom.

Après environ une année sabbatique, Jocelerme Privert a été nommé secrétaire d’État aux Finances en mars 2001 sous l’administration Aristide/Chérestal. L’ancien patron de la DGI dit avoir fait sienne la lutte pour la décentralisation territoriale. Sa connaissance du domaine a interpellé le président Jean-Bertrand Aristide. Ce dernier avait fait appel à Jocelerme Privert pour animer un programme permanent de formation à l’intention des élus issus des élections de mai 2000.

Passionné de musique, de football et de lecture, Jocelerme Privert a été promu ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales en mars 2002, en pleine période de crise politique. « Le contexte politique de l’époque n’était pas incitatif pour une parfaite exploitation de mes capacités et mes compétences, regrette ce fin connaisseur du système fiscal haïtien. Je me suis retrouvé plutôt à éteindre des foyers de feu que de poser les vraies bases pour rendre effective la décentralisation, tâche que le gouvernement m’avait confiée.

À longueur de journée, ce sont des cartels de maires qui implosent, des mairies incendiées, des affrontements entre délégués départementaux et parlementaires pour le contrôle politique du territoire, des manifestations de rue d’employés municipaux réclamant des mois d’arriérés de salaires, des fonctionnaires publics assassinés par des assaillants, des juges qui désertent et dénoncent.

Bref, la crise s’envenime.» De son bureau de ministre au pénitencier national Après les évènements du 29 février 2004 qui ont vu partir en exil l’ex-président Aristide, Jocelerme Privert, marié et père de trois filles, est rentré chez lui pour s’occuper de ses activités professionnelles. Membre fondateur de l’Ordre des comptables professionnels agréés d’Haïti (OCPAH), de l’Association interaméricaine de comptabilité (AIC), et de l’Association haïtienne des économistes (AHE), Privert ne sera pas pourtant de tout repos.

Tandis que des proches du pouvoir déchu sont dans le maquis ou ont choisi le chemin de l’exil, Privert a été arrêté chez lui le 4 avril 2004 vers deux heures du matin. Motif de l’arrestation: participation présumée au massacre de La Scierie à Saint-Marc. « Se faisant accompagner du directeur général de la police nationale, le ministre de la Justice d’alors a en personne procédé à mon arrestation avec la complicité de deux diplomates étrangers », explique-t-il avec hargne et avec un luxe de détails. « C’étaient purement et simplement des persécutions politiques. Une sorte de chasse à l’homme.

Car aucun lien n’a été établi entre moi et un événement quelconque à Saint-Marc, si ce n’est mon appartenance au gouvernement Neptune », affirme-t-il, soulignant qu’il a passé treize mois au pénitencier national sans avoir reçu copie du mandat, voire être auditionné par un juge. « J’ai failli y laisser ma peau… » Au pénitencier national, Jocelerme Privert et l’ancien Premier ministre Yvon Neptune sont voisins. Les deux hommes pouvaient communiquer entre eux.

Le 12 avril 2005, en fin d’après-midi, une mutinerie, savamment préparée et probablement dirigée de l’extérieur, a éclaté au sein du principal centre carcéral du pays. Une évasion massive s’en est suivie. Privert révèle avoir été contraints de prendre la fuite (lui et Neptune) par un prisonnier notoire. « Avec tous les risques que cela comporte pour notre sécurité, le Premier ministre Neptune et moi nous nous trouvions en pleine rue, raconte Privert.

Nous avons arpenté les principales artères de la capitale avant de prendre refuge chez un autre détenu dont le domicile offrait une certaine garantie de sécurité. C’est à ce moment que le Premier ministre déclare à son protecteur improvisé que nous ne pouvons pas nous payer le luxe de nous évader.

Et en conséquence, il nous faut retourner d’urgence à la prison. » «Après avoir alerté par téléphone des têtes de pont de la communauté internationale de notre situation, poursuit Privert, un contingent de l’armée brésilienne a pris le contrôle du lieu où nous nous sommes réfugiés peu de temps après. Sur demande de Hérard Abraham, alors Premier ministre a.i., une délégation de la communauté internationale nous propose de ne pas retourner au pénitencier, mais de préférence à la prison de Pétion-Ville ou au siège de la UNPOL. « Propositions que nous avons systématiquement rejetées.

Car il s’agissait de toute évidence d’une machination de nature à accréditer la thèse des autorités haïtiennes d’évasion planifiée par les « chimères lavalas » pour libérer Neptune et Privert. Après plusieurs heures de négociations, nous avons été reconduits très tard dans la soirée au pénitencier national.

Entre-temps, la condition de détention des deux compères devient catastrophique. Pour contourner cette nouvelle réalité, une grève de la faim a été entamée par ces messieurs. Après plusieurs jours de grève, ils ont été transportés d’urgence à l’hôpital étant donné la dégradation de leur état de santé. Il a fallu attendre le 16 juin 2006 pour voir sa libération après 26 mois au pénitencier.

Selon Privert, l’ordonnance des juges Hugues St-Pierre, Mécène Jean-Louis et Grégoire Jean-Baptiste confirme bien qu’il n’a été ni plus ni moins qu’un prisonnier politique. Son incarcération au pénitencier national lui a cependant permis de développer son talent d’écrivain. Auteur de Décentralisation et collectivités territoriales, ouvrage qu’il a conçu à l’intérieur de la prison, Jocelerme Privert peut s’enorgueillir d’un tel exploit comme feu Claude Rozier avec son livre « Le triangle de la mort ». Il est également l’auteur de l’ouvrage intitulé Guide du contribuable haïtien.

Sénateur de son département Après avoir recouvré sa liberté, Jocelerme Privert rejoint en septembre 2006 le cabinet particulier du président René Préval à titre de consultant. Ensuite, il devient conseiller du président de 2008 à 2010. Véritable instigateur du projet d’élever les Nippes au rang de département alors qu’il était ministre, Jocelerme Privert s’est présenté candidat au poste de sénateur lors des sénatoriales partielles de 20

Nous avons arpenté les principales artères de la capitale avant de prendre refuge chez un autre détenu dont le domicile offrait une certaine garantie de sécurité. C’est à ce moment que le Premier ministre déclare à son protecteur improvisé que nous ne pouvons pas nous payer le luxe de nous évader.

Et en conséquence, il nous faut retourner d’urgence à la prison. » «Après avoir alerté par téléphone des têtes de pont de la communauté internationale de notre situation, poursuit Privert, un contingent de l’armée brésilienne a pris le contrôle du lieu où nous nous sommes réfugiés peu de temps après. Sur demande de Hérard Abraham, alors Premier ministre a.i., une délégation de la communauté internationale nous propose de ne pas retourner au pénitencier, mais de préférence à la prison de Pétion-Ville ou au siège de la UNPOL. « Propositions que nous avons systématiquement rejetées.

Car il s’agissait de toute évidence d’une machination de nature à accréditer la thèse des autorités haïtiennes d’évasion planifiée par les « chimères lavalas » pour libérer Neptune et Privert. Après plusieurs heures de négociations, nous avons été reconduits très tard dans la soirée au pénitencier national. Entre-temps, la condition de détention des deux compères devient catastrophique.

Pour contourner cette nouvelle réalité, une grève de la faim a été entamée par ces messieurs. Après plusieurs jours de grève, ils ont été transportés d’urgence à l’hôpital étant donné la dégradation de leur état de santé. Il a fallu attendre le 16 juin 2006 08. Sa candidature a été rejetée par le Conseil électoral pour faute de décharge.

Il revient à la charge deux ans plus tard et a enfin été élu aux élections législatives de 2010. «Au Sénat, j’ai toujours été guidé par l’obligation de résultat, affirme le président de la commission Économie et Finances, de la commission bicamérale de décharge et de plusieurs commissions bicamérales d’analyse des accords, traités et conventions internationaux, je réponds présent à toutes les séances statutaires, présent aux événements internationaux comme membre de plusieurs associations de parlementaires».

 Avant le dysfonctionnement du Sénat en janvier 2015, Privert souligne avoir déposé au bureau du grand Corps une dizaine de propositions de loi. Plusieurs d’entre elles, explique-t-il, ont été votées par l’assemblée des sénateurs.

Parmi elles se trouvent la loi sur la liquidation des affaires courantes par un gouvernement démissionnaire, celle sur la résidence et le domicile, celles établissant le cadre général de la décentralisation et l’autonomie des collectivités territoriales, créant le service public de base dans les sections communales, sur le blanchiment des avoirs et le financement du terrorisme, la modification du décret du 16 février 2005 portant sur la procédure d’élaboration et le contrôle de l’exécution du budget, la modification du décret du 16 janvier 1964 portant sur les procédures d’aliénation des biens du domaine privé de l’État. Il a en outre écrit plusieurs articles de réflexion, touchant les activités parlementaires tant dans les journaux haïtiens que dans les revues des réseaux parlementaires dont il est membre.

Une enfance modeste… Même s’il a pu aujourd’hui se tailler une place dans la société, Jocelerme Privert n’oublie pas les moments difficiles auxquels il a été confronté dans son existence. Il n’est pas gêné de répéter à gorge déployée qu’il a grandi dans une famille où les conditions de vie étaient très précaires. Il affirme avoir pu survivre grâce à la culture des champs que pratiquait sa grand-mère et du petit commerce de sa maman. Le jeune Jocelerme a passé le plus clair de son enfance à Petit-Trou de Nippes jusqu’à la fin de ses études primaires en 1969.

Après son certificat d’études primaires, ses parents n’avaient pas les moyens pour lui permettre de poursuivre ses études classiques. « À cette époque, il n’y avait pas encore d’écoles secondaires à Petit-Trou de Nippes, se souvient Jocelerme Privert 46 ans plus tard.

Ceux qui avaient les moyens financiers pouvaient se rendre dans des villes comme Anse-à-Veau, Miragoâne, les Cayes pour entamer leurs études secondaires. Moi, ce n’est que miraculeusement que j’ai été accueilli à Port-au-Prince par un bon samaritain. » Arrivé à la capitale, l’enfant martyr de Any a intégré le collège Moderne avant d’entrer au lycée Alexandre Pétion jusqu’en philo.

Jocelerme Privert se vante d’avoir fait partie de cette belle et dernière promotion de la section A où le latin et le grec étaient des matières obligatoires au baccalauréat. Vivre à Port-au-Prince n’était pas une partie de plaisir pour le Trounippois, il avait l’habitude de se nourrir uniquement de sa salive pour obtenir le pain de l’éducation, se rappelle-t-il.

Après son baccalauréat en 1976, il a fait une tentative infructueuse d’entrer à la faculté d’Agronomie et de médecine vétérinaire de l’Université d’État d’Haïti. À défaut de cela, le jeune homme est entré au département des sciences sociales de l’École normale supérieure, puis à l’INAGHEI pour des études en administration publique.

Entre-temps, il a décroché un diplôme en comptabilité chez Maurice Laroche. Ce qui lui a permis de participer avec succès au concours de recrutement organisé par le ministère de l’Économie et des Finances en 1978 à travers l’École nationale d’administration financière (ENAF).

Mettre Martelly K.O et prendre la présidence En janvier 2016, quand le sénateur Privert devient président su Senat, les observateurs de la classe politique haïtienne savent déjà que les choses ne seront pas faciles pour le régime de Michel Martelly. Sous ses airs de modéré, Privert n’est pas moins critique de la gouvernance Tet Kale. Son élection est d’ailleurs un camouflet pour Martelly et ses alliés.

C’est ce président Privert, l’un des sénateurs au carnet d’adresses le plus fourni du parlement, homme d’expérience et de réseaux qui débute les négociations avec Michel Martelly et la communauté internationale après le renvois des élections du 24 janvier, quand il est devenu évident qu’il faut sortir de Martelly pour qu’un jour des élections se tiennent dans le pays.

Fort de son mandat tout neuf et en connaissance des forces en présence sur le terrain et au parlement, Jocelerme Privert mène des négociations courtoises mais fermes avec Michel Martelly jusqu’au vendredi 5 février quand coincé de toutes parts le président sortant doit signer un accord qui ne lui accorde d’un discours de sortie devant l’Assemblée nationale.

C’est Privert qui recueille l’écharpe présidentielle des mains de Michel Martelly qui n’a pas le dimanche 7 février de successeur élu. Une semaine plus tard, après une séance marathon de plus de dix heures, au deuxième tour de scrutin Jocelerme Privert est élu président provisoire d’Haïti par le parlement haïtien réuni en Assemblée nationale au petites heures du matin, ce dimanche 14 février 2016.

C’est Cholser Chancy, vice-président de l’Assemblée nationale qui a proclamé les résultats du vote : 13 sénateurs et 64 députés ont voté pour Jocelerme Privert, Edgar Leblanc Fils a obtenu 9 voix des sénateurs et 33 voix des députés, Déjean Bélizaire le troisième candidat en course pour devenir président provisoire a lui obtenu 2 voix chez les députés et aucun des sénateurs.

La séance en Assemblée nationale a été très animée, emmaillée de motions et de suspensions en huis clos, même si depuis plusieurs semaines la capitale haïtienne bruissait de rumeurs sur les fortes chances de Jocelerme Privert d’être élu président en cas de vote au Parlement. Pendant une trentaine de minute, fort de l’appui des alliés du PHTK, le parti de Michel Martelly, le candidat Edgard Leblanc Fils, lui aussi ancien président du Sénat et de l’Assemblée nationale, a fait illusion.

Au premier tour du scrutin il a recueilli 46 voix des députés contre 45 pour Jocelerme Privert, mais 9 chez les sénateurs contre 13 pour Privert. A 3h 33 du matin ce dimanche 14 février, les choses étaient pliées et le résultat définitif de la première élection au second degré du 21e siècle haïtien complétée.

Jocelerme Privert a été élu président provisoire avec un mandat court, mais déterminant pour l’avenir de la démocratie en Haïti.

Jocelerme Privert, le président de la St Valentin, n’a pas une minute à perdre s’il veut marquer son passage et relever l’immense défi qui l’attend. Martelly avait eu cinq ans et n’a pas pu compléter un seul processus électoral. Privert, lui, dispose de 120 jours pour accomplir un miracle.