Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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L’une des filles de Jocelerme Privert se serait mariée à Las Vegas avec un jeune américain blanc


Selon certaines rumeurs qui circulent présentement et qui pourraient se révéler vraies concernant l’actuel président de facto de Haïti, Jocelerme Privert, l’une de ses filles qui vit aux États-Unis dans l’État du Kentucky se serait mariée avec un jeune blanc américain à Las Vegas sans la présence de son père et de sa mère.

Cette initiative de la fille de Jocelerme Privert de se marier sans inviter le président et de sa femme serait liée à l’autoritarisme qu’exerce le président provisoire d’Haïti qui, selon cette même rumeur, n’était pas d’accord avec l’idée que l’une de ses filles soit mariée avec un jeune blanc américain.

Pourquoi un tel refus de la part du président qui attend toujours un vote du parlement pour savoir si c’est lui ou un autre président provisoire qui va finir par organiser la reprise des élections dans le pays?

S’agirait-il du noirisme de Jocelerme Privert qu’il veut exprimer par ce refus de voir sa fille se marier avec un jeune blanc d’une famille américaine très modeste mais qui aurait étudié pendant plusieurs années à la même école que sa fille aux États-Unis?

Ou et encore, serait-il un désaveu du président issu du coup d’État parlementaire de février 2016 contre les réclamations de 1.000.000.00$ de l’administration de Barak Hussein Obama pour les montants de l’aide des américains aux dernières élections générales en Haïti qui n’avaient pas été utilisée?

Sur le plan politique, nous savons qu’actuellement le président Jocelerme Privert est en train de manifester son intérêt, sous la dictée de Jean-Bertrand Aristide qui semble gouverner Haïti à partir de son palais national de Tabarre, de couper toutes les relations diplomatiques avec les Américains surtout lorsqu’il a décidé de trouver l’argent dans les caisse vides de l’État haïtien pour financer les prochaines élections en Haïti.

Évidemment, si en ce qui concerne le financement des élections en Haïti est l’une des expressions de la souveraineté nationale haïtienne que nous étions les premiers à envisager pour rapatrier l’indépendance du pays qui, trop longtemps déjà, prise en otage par le cadeau de l’aide internationale empoisonnée.

Néanmoins, l’idée pour Jocelerme Privert de se fâcher avec sa fille parce celle-ci décide de se marier où elle veut, quand elle veut et avec qui elle veut ne devait pas être une préoccupation pour l’actuel président dont le statut est actuellement, inconnu et non défini puisque en attente toujours d’une décision du l’assemblée nationale de Haïti.

Je veux croire, comme n’importe quel autre citoyen ordinaire que cette affaire du mariage de l’une des filles de Jocelerme Privert qui vivrait actuellement au États-Unis va rester et demeurer toujours une rumeur parce que le nationalisme de Jocelerme Privert ne devait pas l’emporter sur les choix de sa propre fille de se marier dans les ivresses du plaisir qu’offre toujours la grande ville du Péché des américains qu’est Las Vegas.

Les mentalités noiristes du duvaliérisme de Jocelerme Privert doit s’adapter aux ouvertures qui animent de nos jours, nos jeunes et qui les poussent davantage à s’ouvrir au monde en faisant tomber les préjugés qui constituaient hier encore d’énormes barrières entre les peuples et les cultures.

Par ailleurs, je trouve très regrettable que ce soit dans un contexte pareil que l’on puisse parler des enfants de Jocelerme Privert où le président provisoire actuellement de Haïti ne semble pas jouer le bon rôle. Ainsi donc, si c’est le clan de Privert qui aurait décider de faire circuler cette rumeur sur sa famille, je veux douter qu’il n’y ait pas une volonté de manipuler les opinions publiques haïtiennes et internationales parce qu’il y aurait quelque chose que le gouvernement et le régime de Jocelerme Privert voudrait bien nous cacher à tous.

J’espère dans les heures et les jours qui vont suivre, que le gouvernement et la présidence vont nous informer de cette situation en présentant publiquement les filles de Jocelerme Privert en donnant surtout, si la rumeur se confirme réellement, le nom de sa fille qui s’est marier sans la présence de ses parents ainsi que le nom du nouveau gendre du président Privert.

Nous voulons toute la vérité sur cette rumeur, quitte à ce que celle-ci demeure ce qu’elle semble être dont nous n’avons qu’à attendre les confirmations du régime actuel de Port-au-Prince. Si le président sans statut a vraiment envoyé ses enfants étudier aux États-Unis et que l’une d’elle se serait mariée là-bas, que cette vérité dans sa totalité ou peu importe sorte enfin pour que la rumeur cesse immédiatement. C’est notre souhait.

à suivre…

Herman Cebert

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La création du Congrès International des Haïtiens


 Ce texte a été déjà publié mais je tenais à le publier pour montrer le retard du pays par rapport à mes idées.

Dans le but de constituer le comité d’initiative pour la création de l’organisme  de défense et de promotion des droits des Haïtiens dans le monde, et qui portera le nom de Congrès International des Haïtiens, tous les haïtiens qui vivent à l’étranger et désireux de faire partie peuvent soumettre les noms des personnes susceptibles de faire partie de la direction de cet organisme d’haïtiens.

NB:  Vous pouvez nous soummettre des comités représentatifs régionaux par ville au complet si vous auriez pris l’initiative dans votre ville ou dans une province ou dans un État.

L’essentiel est que chaque comité soit représentatif  et que l’initiative soit prise par des gens qui veulent défendre les intérêts des haïtiens et de Haïti.

Nous demandons à chaque groupe ou à chaque personne qui veut prendre l’initiative de constituer un comité représentatif dans une ville, dans un État, dans une province de n’importe quel pays de nous faire part afin de permettre à d’autres personnes de la même région de se joindre à eux et entre eux.

Communiquez avec nous pour plus de détails. Merci pour votre intérêt dans ce projet.

J’invite tous mes lecteurs haïtiens de la diaspora et tous les amis de Haïti à supporter financièrement mes projets pour Haïti:

1- la création d’un centre des Sciences et des technologies

2- le financement de la construction du Palais national de Haïti

3- La création du Congrès International des Haïtiens

4- Le financement des élections de Haïti, celles qui vont être organisées pour 2017 et suivants.  ce point est cours de réalisation actuellement dans le pays.

Nous devons passer de la parole aux actes et votre contribution à ces projets exprimera votre amour pour Haïti.

Je vais enregistrer une fiducie au nom de ces projets et je m’assurerai par appel d’offre pour former les équipes de gestions.

DES DÉTAILS SOUS PEU VOUS ARRIVERONT

Hermann Cebert

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LES 36 CORDES SENSIBLES DES QUÉBÉCOIS


En fouinant sous la poussière du grenier, au fond du coffre aux souvenirs, j’ai mis la main sur un bouquin publié en 1978 ! Je n’ai pas été le seul à le lire passionnément puisqu’il s’en est vendu 35,000 exemplaires. Un succès ! Surtout à cette époque ! Intitulé les 36 Cordes Sensibles des Québécois. L’auteur Jacques Bouchard : celui qui a crée la première agence de publicité québécoise soit BCP et qu’on surnommait le père de la publicité. Le résultat d’un travail acharné quotidien de bénédictin pendant 10 ans, depuis 1968. Ce qu’on appelle aussi un travail sur le terrain. Sur son bureau, il y avait six filières qui représentaient les six racines du peuple soient (1)ancêtres paysans, vivant en (2)Amérique du Nord dans une position((3) minoritaire, (4)Français-latin(5) d’origine, encore tous(6)Catholiques à cette époque.

Au cours de cette décennie, il ajouta six chemises dans chacune : elles correspondaient aux cordes sensibles à l’origine de sa grille d’analyse. Toutes les enquêtes, les manchettes de journaux, les reportages, tout sur le comportement des consommateurs, tout aboutissait dans une de ces chemises. Ce dossier devint l’étude magistrale d’un homme de terrain, rien de scientifique.  Mais une documentation bien étoffée.  Toutes ses campagnes publicitaires à succès s’inspiraient de ce savoir. Jacques Bouchard disait que le secret, c’est de connaître les consommateurs. Toutes les réclames devaient ressembler aux consommateurs, leur dire ce qu’ils aimaient. Le Québécois a certes un besoin de fierté, de convivialité, d’enracinement et d’hédonisme.

Si vous êtes âgés de plus de 50 ans, vous vous souvenez certes de « On est 6 millions, faut se parler » pour Labatt ou  « On est 12012 pour vous servir » pour Hydro-Québec ou «Qu’est-ce qui fait chanter les p’tits Simard » pour Laura Secord ou « Dominion nous fait bien manger » ou « Mon bikini, ma brosse à dents » pour Air Canada. Toutes des publicités à grand succès de son cru.  À ces quelques slogans qui ont survécu plusieurs décennies, il a toujours associé des vedettes. Que ce soit Dominique Michel, Juliette Huot, Olivier Guimond. Les Québécois entretiennent une relation unique avec leurs artistes. Ceux-ci sont des dieux et des membres de la famille. Il est payant pour les publicitaires de jouer sur cette corde.  Peut-on penser à Bell sans leur Benoit Brière (100 messages) ou Pepsi sans Claude Meunier (75 messages en 20 ans). Ils font partie de la famille. Un phénomène très québécois dira notre auteur. Donc, un élément indispensable à la publicité..

Je n’ai pas ici l’espace pour énumérer les 36 cordes, mais je ne ferai mention que de quelques unes, en les surlignant, et tenterai de discerner leur évolution durant les 45 années qui ont suivi. Tout le chemin parcouru. Certaines ont disparu pour laisser place à de nouvelles. Un exercice intéressant pour les 50 ans et plus qui permet d’identifier les cordes sensibles de 2013 à partir de 1968-78 pour esquisser le nouveau portrait du Québécois alors qu’il vit une crise identitaire. En vous invitant à dénicher le bouquin original dans les bibliothèques publiques, il y a des sites sur l’internet qui abordent le sujet, vous pourriez faire l’exercice suivant que je propose.

Tout au long de cette période, il est évident que la racine du catholicisme a perdu des poils et même beaucoup, mais, au grand dam, l’élection récente d’un pape a semé tout un émoi passionnel. La spiritualité  et le mysticisme  se terrent à l’ombre.  Le célèbre bas de laine qui a longtemps décrit le volet économe du Québécois est largement percé avec de grands trous. Nous dépensions 75% de notre salaire à cette époque alors qu’aujourd’hui nous nous endettons de 60$ à chaque gain de 100$ et sommes devenus des boursicoteurs et de super consommateurs. Il fut un temps où l’anti-mercantilisme a connu des ratés, où le monde des affaires a commencé à fleurir, mais on voit revenir la hantise du capitalisme, du privé et de la grande richesse. Toujours une subtile relation avec l’argent. C’est au Québec où on retrouve le moins d’entrepreneuriat.

La vieille corde terrienne du gros bon sens s’est envolée pour faire place aux opinions instantanées qui manquent totalement de recul et d’expériences. Tout comme la simplicité terrienne remplacée par la forêt électronique. Nous ne sommes plus les perpétuels porteurs d’eau à la solde de l’establishment anglophone, mais des audacieux capables de leadership et d’audace. Notre complexe d’infériorité issu de notre racine de minoritaire bat de l’aile pour être remplacé par la fierté. L’esprit de clocher a pris un virage avec le « pas dans ma cour » en flirtant avec le fanatisme politique et un patriotisme belliqueux. L’étroitesse d’esprit et le commérage ont pris une envergure avec les réseaux sociaux.

Le matriarcat prend de plus en plus du gallon avec la présence importante des femmes dans toutes les sphères de la société et la grande cohorte majoritaire qui sortira des écoles et universités prochainement. Doit-on aussi conclure que nous aimons moins les enfants parce que nous en faisons moins ? Le confort se trouve une place à grande enjambée. D’inventeurs créateurs nous sommes devenus des scientifiques créateurs. Le conservatisme et l’attachement aux traditions a fait place à un intérêt porté sur le monde au détriment de notre histoire, à un hédonisme et un super confort qui ont volé la vedette traditionnelle  à la discipline. L’individualisme a fait un bond en avant. La sentimentalité dans les téléromans a fait place aux événements-chocs et brutaux. Les hommes y exhibent un modèle masculin plus tatas.   La joie de vivre a ouvert la porte à l’humour à outrance.  Ou est-ce cette dernière qui est le symptôme d’un changement plus important et insidieux?  L’immigration galopante modifiera la souche française et les cordes sensibles, d’autant plus que la natalité est à la baisse. Le racisme a presque disparu pour laisser place à une xénophobie modérée.

Mais à votre tour de sortir votre pinceau pour brosser le portrait des consommateurs d’aujourd’hui et surtout d’en souligner les changements ou la continuité.  Écrivez vos commentaires en indiquant votre âge, un détail qui me semble primordial.

Publié le 24 avril 2013 par

• 30 mai 2006

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La pub est en deuil

Le père de la publicité au Québec, Jacques Bouchard, est décédé hier matin, à 75 ans, des suites d’un cancer.

Le Québec lui doit notamment la création de BCP, première agence de publicité francophone d’ici, d’où sont sorties les premières grandes campagnes québécoises; la naissance du Publicité Club de Montréal (PCM); et la parution du fameux livre « Les 36 cordes sensibles des Québécois ».

Une citation, tirée d’une entrevue qu’il a accordée à Infopresse il y a trois ans, résume bien sa pensée: « Les publicitaires ont écrit l’histoire des Québécois probablement comme aucun historien et aucun sociologue ne l’auraient pu. »

En 1963, en pleine Révolution tranquille, Jacques Bouchard a cofondé BCP, à une époque où la plupart des agences au Québec n’étaient que des succursales d’agences anglophones.

La fondation de BCP a jeté les bases de l’industrie québécoise de la publicité grâce à sa fameuse théorie « des lits jumeaux ». Selon ce principe, les annonceurs ne doivent pas s’adresser de la même manière aux anglophones et aux francophones. Ce discours, l’évidence même aujourd’hui, était à l’époque un point de vue tout à fait nouveau, que Jacques Bouchard s’est employé à vendre et défendre.

Avant de créer BCP, Jacques Bouchard avait été, tour à tour, traducteur chez Vickers & Benson, rédacteur publicitaire chez Steinberg et directeur de la publicité chez Labatt. C’est d’ailleurs alors qu’il était chez Labatt qu’il a fondé, en 1959, avec quelques collègues, le PCM, premier regroupement de publicitaires francophone en Amérique du Nord.

À la tête de BCP, Jacques Bouchard a contribué à créer les premières grandes campagnes québécoises, avec des images et des slogans dont on se souvient, à commencer par « Lui, y connaît ça », pour Labatt avec Olivier Guimond, en 1965. Suivront, entre autres: « Mon bikini, ma brosse à dents », pour Air Canada, avec Dominique Michel, « Dominion nous fait bien manger », pour Dominion, avec Juliette Huot, « Pop-sac-à-vie-sau-sec-fi-copain » pour Desjardins, avec une Marie-Josée Taillefer encore enfant, « Qu’est-ce qui fait chanter les p’tits Simard? » pour Laura Secord, et « Il fait beau dans le métro » pour la STCUM. Passionné de communication politique, Jacques Bouchard a aussi travaillé étroitement à la création de la « Trudeaumanie » à la fin des années 60.

En 1978, Jacques Bouchard publie son oeuvre phare, « Les 36 cordes sensibles des Québécois », un livre qui a fait autorité pendant des décennies. Dans ce volume, avec la collaboration du photographe Antoine Désilets, Jacques Bouchard analyse dans le détail les racines des Québécois et démontre, d’une manière presque anthropologique, notre spécificité culturelle.

En 1981, Jacques Bouchard fonde le Centre international de publicité sociétale pour promouvoir les différents types de publicités qui s’adressent davantage aux citoyens qu’aux consommateurs. Il a aussi mis sur pied en 1985 avec Yves Gougoux, actuel président et chef de la direction de BCP, le programme UQAM BCP Jr, qui a mené à la création du programme de la Relève publicitaire.

C’est aussi sous l’initiative de Jacques Bouchard et d’Yves Gougoux que le Mondial de la publicité francophone a été créé en 1987. En 1984, Jacques Bouchard avait choisi Yves Gougoux pour prendre sa relève à la tête de BCP. « Tous ceux qui ont croisé Jacques Bouchard, par amitié ou par affaires, ont toujours apprécié sa grande culture, son dévouement, sa tendresse et sa grande humilité, note un communiqué émis par BCP. Jacques Bouchard était de ceux qu’on n’oublie jamais. »

Jacques Bouchard a pris sa retraite de la publicité en 1989. Il a vécu en France, où, en compagnie de son épouse, Caroline Maranda-Bouchard, il avait acheté et rénové un château dans la région de la Loire. Jacques Bouchard et Caroline Maranda-Bouchard, ont d’ailleurs tiré, de cette expérience, un ouvrage coloré et révélateur (La vie de château: splendeurs et misères de deux Québécois en France, éditions Québec Amérique, 2003).

Il a prêté son nom aux prix Jacques-Bouchard, décernés par l’Office de la langue française depuis 1998 pour souligner la qualité de la langue dans la publicité. Jacques Bouchard se retrouve aussi sur la liste des 100 personnalités québécoises qui ont marqué le XXe siècle du magazine L’actualité. Il est membre de l’Ordre du Canada depuis 1999 et il a été fait Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2002.

De retour au Québec en 2002, Jacques Bouchard a continué de s’intéresser aux enjeux qui touchaient les communications au Québec, de même que la société québécoise dans son ensemble. « On perd la bataille du nombre, déclarait-il dans la dernière entrevue qu’il a accordée à Infopresse en 2003. Aux débuts de la publicité québécoise, on pouvait compter sur un marché équivalant au tiers de la population canadienne, aujourd’hui, on est en dessous du quart. C’est très préoccupant. »

Jacques Bouchard laisse dans le deuil son épouse, sa fille Véronique, son gendre Nicolas Delforno et son petit-fils, Léon, et sa famille au Québec. BCP souligne que la famille Bouchard souhaite vivre ce deuil en privé. Ceux qui souhaiteraient faire parvenir un témoignage à Mme Maranda-Bouchard et à la famille sont invités à se rendre sur le site de BCP, www.bcp.ca, ou à le faire sous pli cacheté à l’attention de Jean-Louis Dufresne, 393 St-Jacques, bureau 900, Montréal, H2Y 1N9.

En collaboration avec BCP, Infopresse invite tous les membres du milieu des communications au Québec, qu’ils aient côtoyé Jacques Bouchard ou qu’ils aient été, dans une quelconque mesure, influencés par lui, à nous faire parvenir leurs témoignages, réflexion et commentaires en cliquant ici. Nous les publierons dans les prochaines éditions du quotidien Infopresse.

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l’éducation des soumis, comment apprendre les hommes à devenir des soumis


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

L’éducation est considérée comme la principale pierre angulaire de nos sociétés contemporaines et, dès notre naissance, la société et nos parents sont les premiers qui se donnent pour mission de nous éduquer et de nous enseigner à la fois des manières de vivre ensemble mais surtout nous donner des compétences pour mieux gagner nos vies personnelles.

Toutefois, bien que nous nous donnions ces objectifs dits bien pensants nous nous heurtons le plus souvent à des décrochages de nos jeunes qui dès l’adolescence en particulier se révoltent contre nous et contre la rigidité des valeurs que nous leur transmettons.

Pourquoi cette cassure entre nous et nos enfants? Et surtout, pourquoi nous arrivons toujours à cette opposition entre nous et nos enfants?

Évidemment, sans prétendre que certaines réponses que je tenterai de donner à ces questions permettront d’élucider définitivement ces questions, dans les lignes qui suivent je vais profiter pour inverser les buts visés par les systèmes éducatifs et la nature même de tout enseignement dans une perspective négative de l’éducation.

Il est vrai que j’ai souvent tendance à procéder à la déconstruction des logiques, des méthodes, des principes par un cynisme de contradiction compte tenu selon moi, toutes nos sociétés se construisent et se développent sur la base contradictoire de nos systèmes combinatoires.

Autrement dit, c’est très précisément parce que je constate que tout dans l’univers existe selon des structures de combinaisons simples et multiples établis par des liens de dépendance et d’interdépendance de leurs éléments constitutifs prédéfinis par leurs sources d’origine communes  fondamentalement géo spatialisées et infiniment perceptibles compte tenu de la nature même de la méta réalité de l’univers lui-même qui les a engendré.

Il faut bien reconnaitre que je ne vais pas aller aussi loin dans tous les détails que requièrent une si longue formulation que Einstein aurait bien voulu comprendre pour nous donner sa théorie générale de l’univers. Néanmoins, je vais juste me contenter d’aller au simple et à l’essentiel en ce qui concerne les intérêts cachés et inavoués de ce que nous semblons appeler l’éducation et l’enseignement à savoir que toute éducation et tout enseignement a pour objectif premier la destructions des identités naturelles des êtres humains c’est-à-dire, de stériliser chez chacun de nous tout ce que nous avons en nous comme programmation naturelle et génétique, notre identité naturelle, réelle et vraie.

Ceci dit je prends donc pour acquis que vous acceptez d’emblé et d’entrée de jeu que les notions Éducation et Enseignement ne signifient plus dans le cadre de ce sujet, transfert de connaissance, de savoirs et de compétences ni non plus, transferts de normes, de valeurs, de principes parce qu’ils signifient de préférence des techniques de manipulation extrêmement violentes qui visent à rendre les individus que nous sommes, ce dès notre naissance, en des être soumis.

Dès lors que vous reconnaissez avoir accepté ma définition de ces techniques comme étant violentes et que leur utilisation s’inscrit dans un besoin constant et permanent de fonder nos sociétés avec deux groupes d’individus les soumis et les oppresseurs, vous êtes donc obligés d’admettre que nos sociétés et nos familles sont de véritables enclos où les parents et l’État imposent à nous tous des conduites de dépendance, d’obéissance par des contraintes multiples, par la force dans le but de produire des êtres doux, dociles, assujettis, tranquilles.

Conséquemment, il en résulte que toutes les institutions, toutes les structures qui seront créées dans la société seront des instruments qui visent à perpétuer ce système de soumission de tous les nouveaux membres afin que ces derniers puissent s’adapter aux exigences de cette dite société.

En ce sens, les écoles, les entreprises, l’armée, la police, les écoles, les universités, les églises, les usines, les administrations publiques, les clubs de sports, les compétitions, les concours, la musique, la poésie, l’histoire, les hôpitaux, la prison, etc. sont tous des espaces et des moyens pour modeler les individus de façon à ce qu’ils apprennent les comment, les pourquoi, les quand, les où, les quoi faire et savoir pour mieux se soumettre à leurs oppresseurs.

À vrai dire, aucun individu ne peut se permettre d’essayer de se soustraire à la rigidité du système qui a été mis en place par les familles et l’État car, chacun à le devoir de se faire se soumettre en commençant par toujours se plier devant tous les caprices de ses oppresseurs sinon, il est obligé de se rapporter à ses oppresseurs en vue de réclamer son dressage sociétal tout en exigeant les punitions nécessaires à ses manquements du vivre ensemble de la société.

Par ailleurs, il revient à toutes les personnes en position d’autorité de développer des attitudes, des comportements et des gestes qui correspondent à son de dominant dans la société qu’elles vivent.

À titre d’exemple, les personnes en autorité doivent être méprisants vis-à-vis des personnes qui lui sont soumises en les ignorant, en développant et en maintenant toutes les distances nécessaires vis-à-vis de ces personnes sans oublier de les rappeler à chaque occasion comment elles sont nulles, qu’elles n’ont aucune valeur à leurs yeux. Les personnes en autorité et en position de dominant doivent empêcher que les soumis les regardent droit dans les yeux en les forçant à se baisser les yeux devant elles et surtout à se reconnaitre comme étant faibles et soumis.

En tant que dominant par rapport aux sous êtres, les dominants doit développer chez les soumis de profonds sentiments de culpabilité en les accusant continuellement d’être responsables de tout ce qui ne se fait pas bien ou de tout ce est en en eux et chez eux car, c’est en les poussant à se détester, à se haïr, à se dénigrer que les soumis comprendront qu’ils sont nés pour être des soumis et des faibles et que c’est dans leur nature profonde qu’ils doivent être des soumis.

Autrement, c’est en développant chez les soumis, des attitudes de faibles, de soumis, de chose et d’objet qu’ils finirons par assimiler les comportements dont ils dans leurs gênes et dans leur nature. Grâce à la honte, au mépris, à l’humiliation, à la culpabilité tous les soumis comprendront que leur vraie culture c’est d’être des faibles, des misérables, des pauvres, des pouilleux.

De même, en enlevant dans les esprits et dans le cerveau des soumis toutes les traces de leur culture, de leur mémoire, de leur histoire, de leur religion, de leur croyance, de leur identité qu’il finirons par absorber les valeurs des raisonnements, les cultures, les habitudes, les comportements, les mentalités, les croyances, les dieux, les attitudes, les gestes de leur maitre et de leur dominant. Et enfin, c’est le modèle que les maitres imposent qui doit être leur but et leurs objectifs, c’est-à-dire faire tout pour essayer de ressembler à leur maître.

à suivre…

Hermann Cebert

la dictature du Financiarisme: la financie


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

En ce 21ième siècle, il n’est plus un secret pour personne que nous sommes désormais sous l’empire du nouveau vieux système politique, économique, social et culturel qui est dominé par l’argent à travers le pouvoir des banques, des opérateurs financiers, des capitaines d’entreprises ainsi que des individus et des familles extrêmement riches du monde entier.

Ce nouveau vieux système c’est le Financiarisme qui procède par l’attribution à chaque individu que nous sommes, une valeur financière qui se définit en terme de dossier de crédit et par lequel nous sommes devenus des soumis et des esclaves modernes. Car, c’est ce fameux dossier de crédit, notre cote de crédit qui a été inventé pour nous définir notre identité actuelle.

Pourtant, dans les faits, notre dossier de crédit n’est rien d’autre qu’une véritable arme psychologique qui a été inventé. pour nous torturer en lieu et place du fouet, de la chaine et du bâton qui servaient autrefois à nous faire accepter nos conditions de servitude. Il est également la cause de certaines de nos souffrances conjugales, des conflits entre parents et enfants, entre frères et sœurs jusqu’à nous rendre invivables avec nous mêmes et avec les autres.

Dans certaines situations, Notre dossier de crédit nous pousse à devenir extrêmement égoïstes et méchants pour nos semblables car avant même de prendre le temps de penser aux autres nous commençons par nous défendre. Pire encore, à cause de nos dossiers de crédits, nous arrivons mêmes à nous suicider si ce n’est pas pour enlever la vie à d’autres qui ne sont souvent pas responsables de nos maladies financières.

Par ailleurs, j’entends souvent les médecins dire que les principaux maladies dont souffrent la grande majorité des gens c’est le cancer, le mal de dos et de la dépression mais pour moi, la principale maladie que les souffrent actuellement c’est au sommet de cette pyramide la maladie du dossier de crédit.

Dans la grande majorité des cas, je serais curieux de savoir après enquête si tous ceux qui souffrent du cancer, du mal de dos, de la dépression et même ceux qui se suicident et qui divorcent n’ont pas d’abord eu des problèmes de crédits et de finance personnelle.

Comme le dit régulièrement un jeune analyste économique et financier sur les ondes de radio canada, au même titre que l’on consulte pour des problèmes de santé et de juridique, on devait s’éduquer et consulter pour nos maladies financières.

La finance est le principal responsable de la grande majorité de nos déboires actuelles pourtant, aucune mesure gouvernementale n’est prise voire envisager pour nous aider à nous enlever le poids hautement psychologique qui pèse sur chacun de nous.

Malheureusement, la financie ou le régime créé par la financiarisation de nos vies et qui nous impose toutes les peines et tous les châtiments psychologiques que nous vivons actuellement est très ancienne et, elle remonte jusqu’à l’origine même de la monnaie ainsi que le développement incessant des moyens pour échanger les biens à travers le temps. Pour bien comprendre tout le processus par lequel nous nous sommes laissés assujettir au cours de ces deux derniers millénaires, il suffit de faire un retour sur les diverses transformations que les dieux de la finance dont les banques, les courtiers, les assurances, les riches et les gouvernements ont opéré dans ce fameux instrument d’échange qu’est la monnaie et le crédit.

Voyons globalement les poids social et psychologique que les maîtres du monde ont pu incorporer à la monnaie et au crédit et plus particulièrement les dossiers de crédit.

En effet, depuis l’invention de la monnaie et le développement du commerce entre les individus et les communautés, plusieurs améliorations et transformations se sont produites dans notre compréhension de ce que nous considérons comme argent et de cette monnaie en particulier.

Car, à travers toutes ces transformations que la monnaie a connues, donc de l’argent et moyens pour conserver celle-ci, un grand nombre parmi nous a déjà cessé de faire la différence entre ce qu’est l’argent véritablement et ce qu’elle représente en terme de pouvoir et de moyens  de contrôle sur chacun de nous à l’heure actuelle.

Et, cette monnaie comme instrument d’échange et pilier des systèmes économiques et financiers du monde, en lieu et place du troc qui est la forme primitive des échanges de biens entre les individus et les sociétés entre-elles, a été et est encore l’arme qui a connu les plus grandes sophistications idéologiques, mécaniques, scientifiques, technologiques, culturelles et militaires parmi toutes les choses que les hommes sont parvenus à créer.

Depuis le troque qui est l’échange des biens contre des biens en passant par les coquillages, les lingots de métaux précieux, la monnaie scripturale qui est la confiance dans une écriture sur un morceau de papier soit, les chèques et les billets de banques, par la monnaie de billion ou les pièces sonnantes vers les cartes de crédit, les marges de crédits et de la monnaie électronique et virtuelle, la monnaie a toujours été modernisé par tous les acteurs des systèmes économiques et financiers ce, à la fois les secteurs privés que par les États mêmes.

Si donc la monnaie a eu autant d’attention par tous, c’est non seulement parce qu’il est un instrument d’échange qui facilite le commerce entre les nations et le mécanisme de progrès, de développement et d’enrichissement des peuples et des communautés humaines mais c’est parce qu’elle est aussi et surtout l’arme la plus destructrice qui puisse exister et que les hommes ou certains humains disposent en leur possession actuellement.

Notons par ailleurs, que si la monnaie a permis à l’amélioration des conditions de vie de certains peuples, en revanche, elle est aussi responsable de la misère et de la souffrance de plusieurs autres peuples. Car c’est non seulement à cause du pouvoir qu’elle offre mais également aux diverses facilités de son entreposage et de sa conservation qu’elle est source de menace et de destruction pour plusieurs peuples dans le monde.

Évidemment, qui dit attention suscitée et intérêts accordés à la monnaie dit également la valeur qu’elle représente dans les rapports entre les êtres humains et plus particulièrement dans nos systèmes sociaux tandis, dans les faits c’est cette monnaie qui définisse nos attitudes, nos comportements tout étant pour la majorité d’entre nous le but fixé, l’ultime objectif de la vie puisque sans elle, malgré des expériences de son élimination, nombreux parmi nous seraient moins motivés dans leurs sphères d’activités.

Compte tenu des divers progrès, des diverses transformations que la monnaie a connue et vu les nombreux intérêts qui son associés à la fois à ce qu’elle est et n’est pas en soi   dont tout le pouvoir qu’elle possède sur nous et particulièrement dans les rapports humains et à travers nos collectivités humaines, en quoi la monnaie tue t-elle l’homme rationnel que nous sommes supposés d’être?

C’est ici que nous reviendrons à notre thèse de départ, notre idée qu’en nous associant et en nous définissant comme des valeurs économiques et financières structurées autour de notre dossier de crédit, nous devenons esclave de ce que nous ne sommes pas réellement. Cela s’explique de la façon suivante, puisque nous existons désormais parce qu’on nous connaît et qu’on nous reconnaît, nous troquons notre capacité de penser à de la connaissance et de la reconnaissance.

Or, cette reconnaissance nous n’en avons pas vraiment besoin pour exister mais puisque nous l’avions intégré dans notre subconscient, il nous devient indispensable pour être et exister toutefois, dans notre vraie vie, sans cette valeur psychologique que nous avions involontairement attribuée à notre dossier de crédit on pourrait parvenir à nous libérer de la grande majorité de nos souffrances actuelles.

Malheureusement, ceux qui profitent de notre aveuglement, de notre inconscience ne veulent pas que nous puissions parvenir à notre réveil car c’est dans notre état de servitude qu’ils puisent toutes les puissances que nous les attribuons et les reconnaissons.

Imaginons un seul instant que chacun serait forcé de consommer en fonction de ses richesses et de l’ensemble de son pouvoir, une telle codification du pouvoir d’achat réel réduirait énormément les écarts de puissances fausses que certains se sont appropriés par la force et par l’assujettissement des uns et des autres. Ça il ne faut même pas y penser actuellement, même si c’est la meilleure solution à prendre pour pouvoir garantir la liberté de tous et l’égalité entre tous les humains.

Tout compte fait, nous devons admettre que depuis près de deux milles ans, nous sommes sous un régime dénommé la financie qui est issue de la financiarisation de nos vies à travers des valeurs financières que les grands acteurs de la finance nous attribuent comme étant notre identité.

Cette identité se fonde non pas sur notre capacité de penser par nous mêmes mais en fonction de certaines reconnaissances des structures de ce système faisant de chacun de nous, des esclaves psychologiques modernes.

Nous renonçons donc à nos pouvoirs créateurs, en acceptant de renoncer à nos propres logiques, nos propres facultés de penser au non de certaines reconnaissances des autres.

à suivre…

Hermann Cebert

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Comment comprendre l’esclavage moderne: lorsque l’homme cesse de penser par lui-même, il devient esclave


Selon René Descartes, l’homme existe parce qu’il est doué de capacité de penser. Cependant, qu’arrive-t-il lorsque l’homme ne pense pas? Peut-il être et exister en étant incapable de penser?

Je n’irai pas par quatre chemins pour essayer de répondre à ces questions en disant au prime abord que cela fait déjà très longtemps que l’homme a cessé de penser par lui-même plus particulièrement depuis qu’on lui a fait comprendre qu’il ne pouvait être que rationnel rejetant ainsi toutes ses autres facultés pensantes comme son intuition, ses perceptions, sa mémoire biologique et physique ainsi que ses facultés d’absorption et de communication subatomique et extrasensorielle.

Ce qui signifie, lorsque l’homme est donc réduit à sa plus simple faculté de penser, disons plutôt, lorsqu’il cesse de penser par lui-même, il devient esclave avec un ou plusieurs maîtres qui définissent qui il est, comment il est et pourquoi il est. En d’autres termes, l’homme qui ne pense pas par lui-même, n’existe tout simplement pas. Tout est pensé pour lui et contre lui car, tout cela se fait sans lui et en dehors de lui.

Évidemment, plusieurs d’entre nous doivent se demander actuellement s’ils pensent par eux-mêmes ou encore s’ils sont pensés eu égard à leurs qualités de vie, leurs niveaux de vie et leurs espérances de vie par rapport à d’autres personnes qui semblent venir au monde avec des cuillères en Or dans leurs bouches.

Toutefois, là n’est pas seulement la question fondamentale mais de l’humanité de l’homme lui-même qui est donc remis en question puisque sans ses facultés de penser, l’homme ne peut être que l’objet de son maitre et de tous ses maitres en général.

Ceci dit, essayons ensemble de voir comment et pourquoi l’homme a cessé d’exister et d’être à travers sa vie et depuis plus de deux milles ans. En effet, toutes les organisations qui s’occupent de la vie de l’homme sont en quelque sorte ses maîtres et ces organisations pensent pour l’homme et disons qu’elles pensent pour l’homme et à la place de l’homme.

On peut citer par exemple les organisations et les institutions sociales, toutes celles qui quêtent au non de l’homme démuni, les pauvres, les abandonnés, les laisser-pour contre etc. Toutes ces organisations et toutes ces associations qui parlent au nom des uns et des autres participent à la servitude de l’homme en prenant sa place pour penser pour lui.

Toutes ces organisations se croient en devoir de défendre l’homme en quêtant en son nom alors que derrière toutes ces organisations se cachent quelques individus qui se réalisent eux-mêmes pendant même que ceux qu’ils se disent défendre et représenter continuent de vivre dans les mêmes conditions que ces gourous du social se cachent en arrière.

Les organisations syndicales occidentales, les associations de locataires de logement, les associations d’étudiants en Occident peuvent être comptés parmi les institutions qui se disent défendre les groupes marginaux, les groupes défavorisés, les groupes d’assistés sociaux etc. pourtant, à bien y voir les problèmes que les associations sociales prétendent défendre, on peut facilement se rendre compte qu’il n’y a dans les faits aucun changement dans les conditions de vie de ces catégories sociales les plus démunies et les plus défavorisés.

De même, il ne faut pas oublier tous les services marchands d’économie sociale qui se donnent à la fois pour missions et pour objectif celui de penser à la place de l’homme sans aucun gêne. De telle sorte que l’homme recourent continuellement à ces services sans se questionner sur leur propre capacité de penser.

C’est ainsi, que se développe toute une économie de services conseils marchands qui s’occupent de répondre quasiment à tous les besoins de l’homme. L’homme n’a plus donc besoin de penser par lui-même car on peut lui offrir tous les services nécessaires à son bien-être et à son affirmation.

Il a les conseillers matrimoniaux, les conseillers financiers, les conseillers en orientation professionnelle, conseillers d’exercices physiques et d’activités de plein air,  les conseillers pédagogiques, les planificateurs financiers, les conseillers juridiques, et mettez y d’autres types de conseillers qui s’assurent de prendre la vie de l’homme en main vous ne pouvez plus vous arrêter autant qu’il y a de services conseils qui décident de réfléchir et de penser à la place de l’homme.

Or malgré toute cette liste infinie de conseillers divers et multiples, vous ne trouverez nul part un seul conseiller ni de service conseil qui voudrait aider l’homme à penser par lui-même car l’homme ne peut pas et ne doit pas penser par lui-même.  Ce serait détruire le système des économies de services conseils qui se sont donnés la responsabilité de penser pour l’homme et à la place de l’homme.

Par ailleurs, comment pourrait-on imaginer une telle catastrophe en permettant à l’homme de se prendre en main, de penser par lui-même et pour lui-même?

Les campagnes publicitaires pour lesquelles les grandes entreprises dépensent énormément de milliards de dollars feraient faillite avec des hommes qui penseraient par eux-mêmes. À qui s’adresseraient alors les publicités qui visent à créer et susciter des faux besoins et des faux désires chez l’homme. C’est donc impensable d’imaginer l’homme se reprendre en main et penser par lui-même et pour lui-même.

Vous imaginez un seul instant que des membres d’un syndicat en Occident qui se réveilleraient un bon matin pour aller questionner les dirigeants de leurs syndicats sur ce qu’ils font avec leurs argents et de toutes leurs contributions de 10, 15 ou 30 à 40 ans de cotisation. Non, les organisations syndicales qui se réunissent pour collecter nos argents ne seront pas prêts pour accepter de rembourser les cotisations syndicales de leurs membres.

Pourtant, nous savons et nous avons constaté qu’il a de nos jours des villes qui se ferment parce que les quelques grandes compagnies qui donnaient de l’emploi à ces communautés ont dû fermer leurs portes.

Pourquoi les syndicats n’entreprennent pas des initiatives de remboursement des cotisations syndicales à travers des prêts à leurs membres pour que ces derniers puissent se financer leurs maisons, leurs transitions et leurs adaptations aux divers changements du marché de l’emploi.

Malheureusement, ce que les centrales syndicales se préoccupent seulement à gaspiller les cotisations des simples membres en se donnant toutes sortes de faveurs et d’avantages. Ces centrales syndicales préfèrent placer l’argent de leurs membres dans des grandes banques et offrir à des gens déjà très riches ces pitances des masses populaires.

Voilà donc pourquoi, aucune forme d’organisation syndicale acceptera que les travailleurs commencent à penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Ces syndicats sont comme tous les autres les principaux maîtres de l’homme qui se dit moderne.

Par ailleurs, là où l’homme est véritablement devenu esclave en cessant de penser par lui-même c’est dans le domaine financier où chaque individu est devenu un numéro mais surtout, chaque homme est devenu son dossier de crédit de telle sorte que le vieille formule de Descartes Je pense donc je suis est remplacée par On me connait, donc je suis ou encore, j’ai un bon dossier de crédit, donc j’existe.

On comprend donc, que l’homme n’a plus besoin de penser par lui-même pour exister et être, il a seulement besoin d’être reconnu, connu par son banquier, son médecin, son avocat, son notaire, son pharmacien pour pouvoir exister car tout ce système de reconnaissance a été mis en place par les dieux de la rationalité, ceux qui ont la raison et le bon sens et le calcul.

Autrement dit, dans les valeurs dites humaines, seuls ceux qui possèdent le jugement et l’art du calcul peuvent penser pour les autres. Pour le reste des mortels que nous sommes, nous devons nous contenter de faire ce que l’on nous demande puisque nous ne possédons pas les compétences et les talents pour penser par nous-mêmes. Nous sommes des objets, des esclaves de la minorité des illuminés du rationalisme et de la raison tout simplement.

à suivre…

Hermann Cebert

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La complexité de l’impérialisme moderne: la nouvelle manière de dominer par les grandes puissance


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

Je me souviens d’une histoire choquante qu’avait vécue une jeune amie québécoise en participant comme bénévole-coopérant à un programme de coopération internationale entre le Canada et le Mali dans les années 2000.

Mon amie Marie-Ève était à l’époque que l’on se côtoyait régulièrement une vraie militante écologiste qui rêvait de changer le monde en apportant toute sa contribution dans l’amélioration des conditions de vie des personnes les plus démunies et les laisser-pour compte.

C’est avec ce grand élan et l’enthousiasme qui la caractérisait qu’elle s’était finalement inscrite comme bénévole et coopérant d’autant qu’elle était vraiment intéressée et ouverte à la culture africaine jusqu’à inscrire sur son agenda son intérêt de visiter un jour un pays de l’Afrique. Alors que bien souvent les organismes de coopération internationale prennent du temps pour appeler quelqu’un parmi une très longue liste de bénévoles qui attendent d’être appelés.

C’est ainsi, s’estimant très chanceuse, en Février 2003 Marie-Ève avait reçu une lettre d’acceptation de l’organisme lui informant qu’elle allait faire partie d’un Groupe de Bénévoles Coopérants qui devront se rendre au Mali. Marie-Ève était très contente de pouvoir enfin participer à un programme de coopération internationale et mieux encore elle allait se rendre au Mali pour pouvoir véritablement ces personnes très pauvres qu’elle ne voyait à la télévision que dans le cadre des émissions publicitaires de Vision Mondiale.

Durant tout un mois, le voyage au Mali a été le principal sujet de conversation que Marie-Ève avait avec moi. Elle faisait toutes les recherches sur la culture, les valeurs, les ethnies, les langues et les coutumes du peuple Malien car, elle ne voulait pas se heurter ni blesser les gens avec qui elle allait vivre pendant deux périodes de six mois. D’ailleurs, en très peu de temps, grâce à Marie-Ève j’étais devenu moins ignorant du peuple Malien et de la culture malienne et elle aimait surtout la devise du peuple Malien qui est:« un peuple, un but, une foi ». Elle trouvait cette devise unificatrice, forte et puissante en comparaison à la devise québécoise qui est « Je me souviens ». Une fois arrivée sur place, Marie-Ève m’avait promise de garder le contact avec moi tout en me promettant qu’elle m’enverrait de belles photos et des cartes postales.

Évidemment, le plus grand intérêt de Marie-Ève en faisant ce voyage c’était très particulièrement de pouvoir aider directement et personnellement un peuple qu’elle trouvait qui avait besoin beaucoup et beaucoup d’aides de la part des peuples riches comme les québécois car en comparant la vie qu’elle avait au Québec et ce qu’elle voyait à la télévision les samedis matin et les dimanches durant les heures achetées et payées par vision mondiale.

Marie-Ève croyait vraiment que sur place, au Mali, elle allait pouvoir faire la différence  en aidant directement les populations appauvries du Mali, dont les jeunes enfants toujours orphelins, deux ou trois se retrouvant seuls suite au décès de leurs mères où c’est souvent le plus vieux qui s’occupe tout seul de ses autres petits frères et sœurs.  C’est au moins ce qui était restait dans sa mémoire de jeune adulte qui se sentait toujours interpellée par la pauvreté qui rongeait le continent africain. Voilà pourquoi, son rêve d’aller faire quelque chose pour ces jeunes orphelins qu’elle voyait souvent à la télévision les samedis et les dimanches.

Après plus de deux mois de préparations et d’attente soutenue, juste après la fin de la session printemps -hiver soit le 15 mai 2003, Marie-Ève avait pris l’avion pour se rendre au Mali dans la plus noble intention d’aller aider directement le peuple malien. Je me souviens encore de la joie qui reflétait sur son visage et le contentement qu’elle éprouvait car, selon elle, l’heure tant attendue était enfin arriver pour elle et elle se disait qu’enfin elle allait pouvoir découvrir la Grande Culture Africaine mais surtout, qu’elle allait pouvoir sortir de la pauvreté les jeunes enfants orphelins qui étaient obligés de prendre soin de leurs petits frères et sœurs. Mon amie était joyeuse et elle était très heureuse.

À son arrivée à l’aéroport du Mali: «L’aéroport international Modibo Keïta (anciennement, aéroport international de Bamako-Sénou jusqu’en décembre 2015)», Marie-Ève qui avait été reçue par les responsables du projet de coopération Québec-Mali, toutes ces personnes responsables permanentes étaient d’origine québécoise, avait trouvée la possibilité pour m’envoyer un courriel par Hotmail m’informant qu’elle était bien arrivée à destination et que toute sa délégation avait été accueillie comme des princesses et des rois tout en me promettant qu’elle me téléphonera dès qu’elle aura la possibilité de le faire. Cependant, elle en avait profité pour m’envoyer en pièces jointes des photos qu’elle avait déjà prises dès son arrivée à Bamako.

En effet, chose promise, chose due. C’est ainsi, deux semaines plus tard, j’avais reçu un appel en provenance du Mali et c’était Marie-Ève qui m’avait appelé pour me faire un bilan de ses deux premières semaines au pays des Dogons, l’une des multiples ethnies qui composent la population malienne. Bien entendu, sans perdre une seconde, Marie-Ève s’était mise à me citer les différentes ethnies du Mali tout en me détaillant les différentes particularités de chacune de ces ethnies sans oublier les ressemblances qu’elle avait trouvées entre certains Peuls et moi jusqu’à trouver un certain Moussa qui me ressemblait beaucoup. Il en était de même pour un Bozo qu’elle me disait qui avait une grande intelligence et les manières de réfléchir de ce dernier lui rappelait beaucoup ma manière de poser et d’analyser des problèmes.

Évidemment, comme cela nous arrive presque souvent à tous, de nous sentir en compétition lorsque quelqu’un que nous admirons et pour qui nous avons de grands sentiments n’arrête plus de nous comparer avec d’autres personnes que nous ne connaissons pas, par moment j’avais quelques pincements au cœur mais, je connaissait trop bien Marie-Ève pour savoir ce qu’elle était capable de faire et ce qu’elle ne ferait jamais. C’est ce genre de jalousie à distance que les amoureux tendent à se développer lorsqu’ils vivent à des distances éloignées et plus particulièrement à l’Étranger

D’un autre côté, en l’écoutant je pensait qu’elle essayait de me trouver parmi les maliens cependant en suivant très attentivement sa manière de m’expliquer et de me rapporter son quotidien au Mali, je me suis rendu compte qu’elle ne me cherchait pas vraiment et, compte tenu de mon origine africaine ainsi que la situation minoritaire de Marie-Ève au sein d’une population quasiment noire, ma belle amie recourrait souvent à son passé et à sa mémoire pour se retrouver au sein de la population malienne par le fait que sa perception s’entrechoquait avec sa réalité. En tant minoritaire sein d’une population noire, les maliens la voyaient partout qu’elle passait et comme elle me le disait, je me sentais souvent dévisager, cela me rendait parfois intimidée mélangeant en moi des drôles émotions. 

Bien entendu, cela nous arrive à tous, en ignorant souvent que nos perceptions ont tendance à nous modifier la réalité de telle sorte que nous parvenions mêmes à prendre nos perceptions pour cette réalité. Comme le dit un blogueur: «nos perceptions colorent la réalité car c’est elles qui nous permettent d’être conscient de notre réalité». Entre autre, il faut bien reconnaitre que lorsque nous sommes très imprégnés par notre ambiance, par notre environnement, par notre réalité nous avons tendance à laisser tomber nos critères logiques jusqu’à perdre nos distances par rapport à notre rôle plus particulièrement lorsque nous sommes plongés dans nos euphories.

Dans les faits, même de grands scientifiques avec des esprits cartésiens peuvent se laisser tromper par leurs euphories, leurs satisfactions personnelles en cessant de garder leurs distances par rapport à leurs rôles pour finalement se laisser tromper par leurs propres perceptions. Très certainement, au delà de tout préjugé qui a tendance à caractériser un grand nombre parmi nous, universitaires ou non, certaines situations euphorisantes et euphoriques peuvent bien souvent affecter notre jugement de telle sorte que nous pouvons même rejeter toutes objections à notre entendement perceptuel pour ne pas accepter les évidences en situations hautement logiques.  

Il est vrai que j’ai beaucoup essayé pour arriver à expliquer à Marie-Ève ce qu’elle vivait là-bas à la fois l’euphorie de la réalisation de son rêve de voyager en Afrique que sa condition de minorité visible qui poussait les maliens à toujours plonger leurs regards sur elle, ce qu’elle n’avait jamais connu auparavant. Cependant, en ce qui concerne sa condition de minorité très visible, je vivais déjà cela au Québec en tant que minorité très visible où je me sentais souvent coupable de je ne sais pas quoi et surtout sans oublier des québécois qui me disaient souvent et sans cesse, quand est-ce que vous retournerez chez vous, pourquoi vous êtes ici etc. Tout cela mélangé ensemble créait en elle et chez elle ces drôles émotions qu’elle me disait avoir développées.

à suivre…

Hermann Cebert