la dictature du Financiarisme: la financie


Le philosophe éveillé

J’exprime
Dieu

En ce 21ième siècle, il n’est plus un secret pour personne que nous sommes désormais sous l’empire du nouveau vieux système politique, économique, social et culturel qui est dominé par l’argent à travers le pouvoir des banques, des opérateurs financiers, des capitaines d’entreprises ainsi que des individus et des familles extrêmement riches du monde entier.

Ce nouveau vieux système c’est le Financiarisme qui procède par l’attribution à chaque individu que nous sommes, une valeur financière qui se définit en terme de dossier de crédit et par lequel nous sommes devenus des soumis et des esclaves modernes. Car, c’est ce fameux dossier de crédit, notre cote de crédit qui a été inventé pour nous définir notre identité actuelle.

Pourtant, dans les faits, notre dossier de crédit n’est rien d’autre qu’une véritable arme psychologique qui a été inventé. pour nous torturer en lieu et place du fouet, de la chaine et du bâton qui servaient autrefois à nous faire accepter nos conditions de servitude. Il est également la cause de certaines de nos souffrances conjugales, des conflits entre parents et enfants, entre frères et sœurs jusqu’à nous rendre invivables avec nous mêmes et avec les autres.

Dans certaines situations, Notre dossier de crédit nous pousse à devenir extrêmement égoïstes et méchants pour nos semblables car avant même de prendre le temps de penser aux autres nous commençons par nous défendre. Pire encore, à cause de nos dossiers de crédits, nous arrivons mêmes à nous suicider si ce n’est pas pour enlever la vie à d’autres qui ne sont souvent pas responsables de nos maladies financières.

Par ailleurs, j’entends souvent les médecins dire que les principaux maladies dont souffrent la grande majorité des gens c’est le cancer, le mal de dos et de la dépression mais pour moi, la principale maladie que les souffrent actuellement c’est au sommet de cette pyramide la maladie du dossier de crédit.

Dans la grande majorité des cas, je serais curieux de savoir après enquête si tous ceux qui souffrent du cancer, du mal de dos, de la dépression et même ceux qui se suicident et qui divorcent n’ont pas d’abord eu des problèmes de crédits et de finance personnelle.

Comme le dit régulièrement un jeune analyste économique et financier sur les ondes de radio canada, au même titre que l’on consulte pour des problèmes de santé et de juridique, on devait s’éduquer et consulter pour nos maladies financières.

La finance est le principal responsable de la grande majorité de nos déboires actuelles pourtant, aucune mesure gouvernementale n’est prise voire envisager pour nous aider à nous enlever le poids hautement psychologique qui pèse sur chacun de nous.

Malheureusement, la financie ou le régime créé par la financiarisation de nos vies et qui nous impose toutes les peines et tous les châtiments psychologiques que nous vivons actuellement est très ancienne et, elle remonte jusqu’à l’origine même de la monnaie ainsi que le développement incessant des moyens pour échanger les biens à travers le temps. Pour bien comprendre tout le processus par lequel nous nous sommes laissés assujettir au cours de ces deux derniers millénaires, il suffit de faire un retour sur les diverses transformations que les dieux de la finance dont les banques, les courtiers, les assurances, les riches et les gouvernements ont opéré dans ce fameux instrument d’échange qu’est la monnaie et le crédit.

Voyons globalement les poids social et psychologique que les maîtres du monde ont pu incorporer à la monnaie et au crédit et plus particulièrement les dossiers de crédit.

En effet, depuis l’invention de la monnaie et le développement du commerce entre les individus et les communautés, plusieurs améliorations et transformations se sont produites dans notre compréhension de ce que nous considérons comme argent et de cette monnaie en particulier.

Car, à travers toutes ces transformations que la monnaie a connues, donc de l’argent et moyens pour conserver celle-ci, un grand nombre parmi nous a déjà cessé de faire la différence entre ce qu’est l’argent véritablement et ce qu’elle représente en terme de pouvoir et de moyens  de contrôle sur chacun de nous à l’heure actuelle.

Et, cette monnaie comme instrument d’échange et pilier des systèmes économiques et financiers du monde, en lieu et place du troc qui est la forme primitive des échanges de biens entre les individus et les sociétés entre-elles, a été et est encore l’arme qui a connu les plus grandes sophistications idéologiques, mécaniques, scientifiques, technologiques, culturelles et militaires parmi toutes les choses que les hommes sont parvenus à créer.

Depuis le troque qui est l’échange des biens contre des biens en passant par les coquillages, les lingots de métaux précieux, la monnaie scripturale qui est la confiance dans une écriture sur un morceau de papier soit, les chèques et les billets de banques, par la monnaie de billion ou les pièces sonnantes vers les cartes de crédit, les marges de crédits et de la monnaie électronique et virtuelle, la monnaie a toujours été modernisé par tous les acteurs des systèmes économiques et financiers ce, à la fois les secteurs privés que par les États mêmes.

Si donc la monnaie a eu autant d’attention par tous, c’est non seulement parce qu’il est un instrument d’échange qui facilite le commerce entre les nations et le mécanisme de progrès, de développement et d’enrichissement des peuples et des communautés humaines mais c’est parce qu’elle est aussi et surtout l’arme la plus destructrice qui puisse exister et que les hommes ou certains humains disposent en leur possession actuellement.

Notons par ailleurs, que si la monnaie a permis à l’amélioration des conditions de vie de certains peuples, en revanche, elle est aussi responsable de la misère et de la souffrance de plusieurs autres peuples. Car c’est non seulement à cause du pouvoir qu’elle offre mais également aux diverses facilités de son entreposage et de sa conservation qu’elle est source de menace et de destruction pour plusieurs peuples dans le monde.

Évidemment, qui dit attention suscitée et intérêts accordés à la monnaie dit également la valeur qu’elle représente dans les rapports entre les êtres humains et plus particulièrement dans nos systèmes sociaux tandis, dans les faits c’est cette monnaie qui définisse nos attitudes, nos comportements tout étant pour la majorité d’entre nous le but fixé, l’ultime objectif de la vie puisque sans elle, malgré des expériences de son élimination, nombreux parmi nous seraient moins motivés dans leurs sphères d’activités.

Compte tenu des divers progrès, des diverses transformations que la monnaie a connue et vu les nombreux intérêts qui son associés à la fois à ce qu’elle est et n’est pas en soi   dont tout le pouvoir qu’elle possède sur nous et particulièrement dans les rapports humains et à travers nos collectivités humaines, en quoi la monnaie tue t-elle l’homme rationnel que nous sommes supposés d’être?

C’est ici que nous reviendrons à notre thèse de départ, notre idée qu’en nous associant et en nous définissant comme des valeurs économiques et financières structurées autour de notre dossier de crédit, nous devenons esclave de ce que nous ne sommes pas réellement. Cela s’explique de la façon suivante, puisque nous existons désormais parce qu’on nous connaît et qu’on nous reconnaît, nous troquons notre capacité de penser à de la connaissance et de la reconnaissance.

Or, cette reconnaissance nous n’en avons pas vraiment besoin pour exister mais puisque nous l’avions intégré dans notre subconscient, il nous devient indispensable pour être et exister toutefois, dans notre vraie vie, sans cette valeur psychologique que nous avions involontairement attribuée à notre dossier de crédit on pourrait parvenir à nous libérer de la grande majorité de nos souffrances actuelles.

Malheureusement, ceux qui profitent de notre aveuglement, de notre inconscience ne veulent pas que nous puissions parvenir à notre réveil car c’est dans notre état de servitude qu’ils puisent toutes les puissances que nous les attribuons et les reconnaissons.

Imaginons un seul instant que chacun serait forcé de consommer en fonction de ses richesses et de l’ensemble de son pouvoir, une telle codification du pouvoir d’achat réel réduirait énormément les écarts de puissances fausses que certains se sont appropriés par la force et par l’assujettissement des uns et des autres. Ça il ne faut même pas y penser actuellement, même si c’est la meilleure solution à prendre pour pouvoir garantir la liberté de tous et l’égalité entre tous les humains.

Tout compte fait, nous devons admettre que depuis près de deux milles ans, nous sommes sous un régime dénommé la financie qui est issue de la financiarisation de nos vies à travers des valeurs financières que les grands acteurs de la finance nous attribuent comme étant notre identité.

Cette identité se fonde non pas sur notre capacité de penser par nous mêmes mais en fonction de certaines reconnaissances des structures de ce système faisant de chacun de nous, des esclaves psychologiques modernes.

Nous renonçons donc à nos pouvoirs créateurs, en acceptant de renoncer à nos propres logiques, nos propres facultés de penser au non de certaines reconnaissances des autres.

à suivre…

Hermann Cebert

Publicités