Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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L’île de la Gonave pourrait se séparer du reste de Haïti: un projet envisageable par Me Sonet Saint-Louis


L’option souverainiste de l’ile de la Gonave à l’heure du grand désastre national. Une utopie réaliste que tout Gonavien devrait apprivoiser.

Pourquoi Haiti, première République negre indépendante du monde s’est glissée a un niveau critique de sous développement chronique, et d’indignité, au point que la République dominicaine, à l’occasion du passage de ce puissant ouragan en Haïti trouve un prétexte négocié pour justifier sa présence sur le territoire haïtien.

La crise humanitaire actuelle née du passage du puissant ouragan Matthew révèle l’échec total de la gouvernance politique d’Haïti au cours de ces trente dernières années. Le départ désorganisé de Jean Claude Duvalier le 7 février 1986 a entraîné la déstructuration et la désorganisation totale de l’État haïtien.

Au lendemain du 7 février le pays était libéré de la dictature, mais aussi de ses symboles. Comme tous les pays ravagés par ces régimes féroces, Haïti disposait tant bien que mal de quelques infrastructures industrielles et matérielles qui auraient pu servir de support a son développement.

Dans les pays d’ Amérique latine et partout ailleurs, les infrastructures laissées par les dictatures même les plus sanglantes ont été consolidées durant les transitions démocratiques par les nouvelles élites politiques. Ces réalisation matérielles avaient servi de base pour lancer leur pays vers développement durable.

En Haïti, a cause de l’impréparation de nos élites dirigeantes, ç est tout le contraire qui s’est produit. Les maigres infrastructures laissées par les trente années de dictature des Duvalier ont été littéralement détruites par des régimes politiques populistes de gauche et de droite, lesquels ont organisé le pillage systématique des fonds publics. Trente de gouvernance politique ont laissé un pays en lambeaux. Les institutions n’existent plus. Les individus remplacent les institutions. Le territoire de l’État est émietté, c’est le règne des caciques et bêtes politiques.

Durant ces trente dernières années, l’économie haïtienne souffre de stagnation et s’enlise dans le chaos. Mais en même temps, il se développe parallèlement à l’économie nationale, une économie dite de la corruption. L’économie et politique étant intimement liées, il en résulte que tous les espaces politiques et de pouvoir sont contrôlés par cette nouvelle économie Des lors, le jeu politique n’est pas libre. L’ espace politique devient hermétiquement fermé aux secteurs progressistes de la société haïtienne. La politique chez nous est enfin décidée et contrôlée par ceux qui ont accès a ces ressources financières .

Cette course effrénée et la lutte sans merci au sein des classes dominantes pour l’accaparement des ressources du pays se font tout bonnement au détriment de l’État et des citoyens dépourvus de tous les moyens de substance. Exposés a toutes les vulnérabilités, tant sur plan économique, social qu’environnemental, ces haïtiens vivent dans une totale indignité. Leur dignité est extorquée et gardée violemment par ces seigneurs de la nouvelle économie de la corruption. En effet, les fonds de l’État qui auraient dû servir à la construction des infrastructures nécessaires pour lancer le pays sur la voie du progrès social et du développement économique sont détournés au profit des individus et des groupes d’individus.

La politique sociale brutale de  » papa bon coeur » des gouvernements qui se sont succédé a la tête du pays de 86 a nos jours a anéanti les espérances des masses populaires. Cette politique d’étranglement de la nation est l’oeuvre de l’oligarchie nationale et une partie de la classe politique haïtienne appuyées par les puissances occidentales qui exercent une influence politique en Haïti . Comme tous les pays occupés et contrôlés par la mafia locale, Haïti fait l’objet d’un pillage économique, humain, financier et même territorial.

Cette situation au delà de la responsabilité des élites nationales, nous donne l’opportunité de questionner l’aide américaine et sa stratégie politique en Haïti. La démonstration de force de la plus grande armée au monde sur le sol haïtien est inutile et se situe dans la logique de sa politique de domination qui a toujours caractérisé les rapports entre les deux nations. On exige plutôt des États unis un nouveau paradigme dans les rapports entre les deux peuples, un nouveau programme qui soit audacieux et qui mette les avantages de son avance scientifique, technologique, de ses progrès industriels et matériels au service de l’amélioration et de la croissance d’Haïti.

Et, c’est dans le cadre de la stratégie des puissances occidentales en Haïti, plus précisément des États unis, et c’est dans ce contexte qu’il faut situer et comprendre l’intervention humanitaire de la République dominicaine en Haiti dont l’objectif stratégique est de prendre le contrôle politique et économique d »Haiti Au cours des années 80, il se développe sur l’ile un impérialisme dominicain. Un impérialisme qui s’exerce par moment, et par étape à l’égard d’Haïti dont dénonçait le professeur Leslie Manigat dans un article fort intéressant qu’il a publié en 1982 sur les relations commerciales qu’entretient la République dominicaine avec Haïti, et dans lequel, il entrevoyait déjà le projet d’annexion de la République d’Haïti par la République voisine.

En 1999, l’historien politologue a écrit dans les cahiers du CHUDAC un article intitulé : les relations haitiano dominicaines, ce que tout Haïtien devrait savoir. Une véritable bible des relations haitiano dominicaines, où l’historien chercheur a tout expliqué sur les relations, les rapports entre ces deux peuples, leurs périphéries , leur douleur, leur solitude et la voie possible de l’avenir.

Cet article continue de faire l’objet de sérieuses discussions, d’études dans les milieux politiques et diplomatiques dominicains et sert encore de référence pour les étudiants en maitrise en sciences po et en histoire dans les universités dominicaines. Pourtant , cet article n’est pas lu ici et est presque ignoré de nos milieux politiques et universitaires. Oubli volontaire ou amenesie collective! En effet, l’histoire, quand elle est bien enseignée, elle devient une école de morale.

La notre, elle est confisquée ailleurs et racontée a nos jeunes de manière sélective. Les haïtiens par la force des choses perdent tous les repères moraux, parce qu’ils sont coupés, séparés de leur histoire et leur culture, leurs préoccupations, et de leurs espérances dans l’avenir. Un philosophe du 19e siècle écrivit :
Dieu prend bien soin de nous à de prendre soin de la patrie. Mais la notre, c’est la République dominicaine qui s’en occupe. Demandez à nos dirigeants, s’ils sont au courant du pourcentage de nos enfants se trouvant dans les zones frontalières et qui vont chaque matin en terre voisine pour recevoir l’instruction et la formation dont ils besoin pour accéder au marché global.

Demandez leur, s’ils détiennent les informations concernant le nombre de jeunes haïtiens qui fréquentent les universités dominicaines. Demandez leur, s’ils sont au courant de la pénétration de nos espaces publics par les services secrets dominicains

La majorité des jeunes diplômés haïtiens en République voisine préfère mourir sous les balles assassines des soldats dominicains que de retourner sur cette terre que les politiques néfastes des dirigeants haïtiens ont transformées en enfer.

Les jeunes qui sont allés a la recherche du bonheur vivrier partout sur la planète, savent qu’ils ne sont pas toujours les bienvenus dans certains pays d’accueil; mais ils y vont quand même. S’ils y vont, c’est parce que « lakay pa bon ». A notre avis, nos légitimes indignations auraient pu avoir un sens, et un échos favorable aux près de ces jeunes abusés par la vie , si nous avions pu définir des politiques publiques efficaces leur permettre de rester chez eux.

A la place d’un projet politique salvateur et inclusif, les conflits interminables au sein des élites dirigeantes haïtiennes pour le contrôle des ressources financières du pays nous ont conduits a deux occupations militaires étrangères dans l »espace de dix ans. Cela traduit non seulement, la faillite de toute une classe d’hommes, mais aussi la volonté de destruction de ce symbole de résistance negre que représente Haiti. Malgré tout, l’image d’Haïti en tant que symbole de résistance des opprimés, va au-delà du pillage, du vol et la trahison des élites haïtiennes

La présence des soldats dominicains et l’armée transnationale sur le territoire national ne pourra détruire ce symbole. Au contraire, cette suprême humiliation infligée aux haïtiens démontre une fois de plus que ces dirigeants ne sont pas dignes d’être les descendants de nos pères fondateurs.

Haiti, pays failli, nous en faisons tous le constat. Mais , il ne faut pas seulement déclarer faillite de l’entreprise qu’est l’ État haïtien, Il nous faut fixer les responsabilités des faillis, sinon nous risquons de répéter les mêmes expériences, les mêmes erreurs et avoir les mêmes résultats qu’on dénonce.

Cette faillite dont parlent Nesmy Manigat et Marie Carmelle Paul Austin dans leur article publie conjointement devient en vérité une véritable banqueroute. Quand la faillite est organisée et provoquée, quand les débiteurs qui sont nos gouvernants et qui par le vol, leur négligence, fraudes et corruption ont causé préjudice au créancier qui est le peuple haïtien, cela s’appelle tout simplement banqueroute .

Ainsi, nous leur demanderions et à certains de leurs collègues grands fonctionnaires de l’État, en quoi sont ils victimes de la perte de la souveraineté nationale et de la faillite de l’État haïtien ? en quoi, peuvent ils prétendre continuer et à exercer leurs droits civils, civiques et politiques, et pourquoi ils peuvent prétendre encore accéder à la gestion du bien commun. Le failli, quoique de bonne foi, a quand même des responsabilités qu’il doit assumer du fait de la faillite de l’entreprise.

C’est après qu’il eut fait face à ses responsabilités morales et judiciaires , il pourra obtenir une réhabilitation qui le réintègrera dans tous les droits dont il jouissait antérieurement. Ces arrogants hier et aujourd’hui sont aujourd’hui frappés d’incapacité temporaire et définitive de faire des propositions en ce qui concerne le futur d’Haïti.

Qu’on soit d’accord ou non, nos hypocrites indignations ne changeront rien dans la ligne qu’on a tracée pour Haïti, de même que les élections programmées pour le mois de novembre 2016 ne pourront que profiter, légitimer le vol d’un petit groupe de jouisseurs et aider à dissimuler en toute impunité les infractions financières et économiques dont ils sont rendus coupables durant ces trente dernières années. Il faut arrêter cette descente aux enfers.

Dans les circonstances présentes, nous apportons notre compassion aux victimes de l’ouragan Matthew. Nous encourageons la manifestation de la digne solidarité de tous les peuples en ces moments difficiles. Mais en même temps, nous dénonçons une certaine forme de violence de l’aide dite humanitaire dont l »objectif stratégique consiste à marginaliser des acteurs nationaux et a affaiblir l »État haïtien. Car, cette aide dans les circonstances actuelles constitue et représente un vecteur de dépendance et une érosion de la souveraineté de notre pays; quand celui-ci ne dispose d’aucun plan pour canaliser l »aide humanitaire et ultimement la faire profiter à ceux qui en ont réellement besoin.

face à l’effondrement de l »État haïtien, il est évident que les autorités en place ne peuvent contrôler véritablement l »aide sur le terrain, parce qu’ils ne contrôlent pas le territoire. Ce espace territorial de l’État sert uniquement de canal de transmission de la volonté du donneur d ‘aide et d’ordre. Le fait que les forces américaines et dominicaines puissent rentrer dans le pays sans avoir de comptes à prendre concernant leurs activités humanitaires et souterraines pose aussi la question de l’absence de l’État.

En effet, l’absence
du contrôle territorial de l’État permet de manipuler l’aide au profit des objectifs politiques. Cette absence crée aussi des espaces de pouvoir et des pôles de pouvoir, hors de l’État qui lui échappent totalement. Les citoyens se trouvent ainsi livrés aux forces étrangères par les dirigeants de leur propre État, desquels ils devraient espérer un minimum de protection et de sécurité. Ils plongent ainsi les masses populaires dans les campagnes et les villes dans la misère et l’indignité « .

Cette crise humanitaire, comme d’autres dans le passe placent Haiti sous la couple réglée des ONGs, des Fondations de charité, des armées internationales et de la générosité individuelle des caciques régnant, où l’État s’est vu totalement dépossédé de ses prérogatives régaliennes.

Ainsi, tenant compte de ces situations malheureuses dont vit Haiti actuellement, nous croyons que l’aboutissement normal de cette utopie collective, de cette aventure souverainiste est possible ; si les gonaviens se mettent ensemble, dans l’unité, et devant l’échec des élites corrompues et réactionnaires haïtiennes, pour définir une autre citoyenneté, une autre gouvernance politique sur l’ile de la Gonave qui viendrait résoudre de manière adéquate et définitive les nombreux problèmes auxquels nous y sommes confrontés depuis plus de deux siècles d’histoire.

La souveraineté de l’ile de la Gonave ne sera pas proclamée contre Haiti et nos compatriotes haïtiens, mais pour les Gonaviens. En attendant que s’éclaircisse la situation du pays, et qu’une autre génération de politiciens patriotes et progressistes prennent la direction d’Haïti, ne serait ce que pour débloquer une situation inhumaine qui a trop duré, l’option souverainiste de l’ile de la Gonave est mise sur la table et s’impose a la conscience citoyenne gonavienne, a la fois comme une alternative au débâcle, au grand désordre national, à l’échec, a la non réussite , a l’impuissance, a la disqualification des élites répugnantes haïtiennes et un droit dont dispose le peuple Gonavien de choisir librement son avenir et son droit a l’autodetermination.

Me Sonet Saint-Louis

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Comment le syndrome du petit frère pourrait nous permettre de comprendre le risque de l’établissement d’une dictature féroce par Jocelerme Privert


Le philosophe éveilléDès l’arrivée de Jocelerme Privert à la tête du pays, à travers plusieurs articles j’ai mis en garde le peuple haïtien contre les manœuvres que Jocelerme Privert pourrait mettre en place afin de garder le pouvoir en établissant l’une des dictatures les plus féroces dans le pays.

J’avais formulé mes réserves sur l’homme-caméléon qu’est Privert pour l’avoir rencontré et discuté en plusieurs occasions mais surtout pour avoir constaté ses agissements et plus particulièrement son manque de sincérité et ses magouilles de bas étage.

Malheureusement pour le peuple haïtien, tous les doutes que je formulais afin que l’on comprenne ce qu’il allait faire pour garder le pouvoir le plus longtemps possible. C’est ce qu’il a fait et c’est ce qu’il continue encore de faire cette fois-ci  avec plusieurs partisans lavalassiens dont les Partis politiques comme Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, mais aussi avec le conseil électoral provisoire qui allonge incessamment le calendrier électoral avec des dates insensées si l’on voulait vraiment tenir compte de l’entrée en fonction d’un gouvernement pour le 7 février 2017.

Or, en dépit de toutes ces manœuvres dilatoires, maintenant c’est avec les membres de la Cour de Cassation que le régime de Privert semble porter le dernier coup fatal à toutes les espérances d’avoir une nouveau gouvernement en place le 7 février prochain lorsque, ces membres ont soulevé le probable renvoi de Privert pour cause d’illégalité à un moment où plus de 50% du pays ont été ravagé par l’Ouragan Matthew de cette année 2016.

Évidemment, les objectifs de ces membres de la Cour de Cassation n’étaient nullement de renverser Privert et son régime mais au contraire, susciter un rejet de la proposition des membres de cette Cour par un appui involontaire à Privert et à son régime.

Autrement dit, c’est de commun accord avec Jocelerme Privert que les membres de la Cour de Cassation ont décidé de monté le soi-disant coup d’État juridique dans le but de créer un appui manipulé à Jocelerme Privert et à son régime alors que tout le monde sait qu’une grande majorité de la population haïtienne conteste la légitimité et la légalité de Jocelerme Privert comme président provisoire du pays.

Voilà donc en quelques mots ce que j’appelle le syndrome du petit frère que Privert et son régime veulent créer au sein de la population haïtienne pour créer des conditions d’un appui inconditionnel à lui  dans le but de précis de faire prolonger son mandat.

Bien entendu, il faut bien admettre qu’il y a syndrome parce qu’il y a les évidences dans les agissements de Jocelerme Privert« un ensemble de signes cliniques et de symptômes» propres à tous les dictateurs qui veulent se maintenir longtemps au pouvoir.

Pris séparément les éléments distincts qu’il arrive à réunir dans sa démarche dictatoriale on pourrait dire que Privert est de bonne foi par contre, réunis tous ensembles, il devient évident qu’il y a une démarche dictatoriale de la part de Jocelerme Privert lui-même que de l’ensemble de son gouvernement. 

En ce sens, lorsque l’on considère que Privert avait signé l’accord du 7 février 2016 pour assurer la présidence provisoire du pays pour seulement 120 jours et qu’une fois arrivé à terme de ces 120 jours il a sorti de son sac qu’il avait été choisi pour rendre le pouvoir à un gouvernement démocratiquement élu le 7 février 2017.

À noter ici, malgré nos mises en garde à la classe politique du pays, Privert a su manipuler tout le monde en commençant par acheter tous les votes des députés et des sénateurs pour créer une instabilité au sein des députés et des sénateurs afin d’empêcher toute rencontre en assemblée générale de l’assemblée nationale du pays.

De même nous avons vu comment Privert a procédé pour éclater complètement plusieurs groupes et Partis politiques de gauche en offrant des postes et des positions à quelques membres de ces Partis politiques. Le Parti politique Pitit Desalin est un exemple dont Assad Volcy a été acheté par le régime de Privert.

Il faut noter entre autre que plusieurs Députés et Sénateurs ont choisi d’affaiblir le parlement en acceptant des postes ministériels et des directions des entreprises autonomes de l’État. Il y a des anciens candidats à la présidence, bien que ces derniers ne valaient pas vraiment grand chose dans n’importe que vraie course présidentielle, des militants de vieilles dates qui se sont faits corrompre pour quelques petits privilèges.

De son côté, la Presse haïtienne que l’on connait très bien assez corrompue, non seulement elle collabore quotidiennement au renforcement et à la mise en place du régime de Privert, mais également, par personnes interposées, dans l’anonymat ou non, s’implique directement dans la mise ne place de ce régime sanguinaire de Jocelerme Privert. 

On doit citer à titre d’exemple Marcus Garcia que l’on croyait un exemple du monde journalistique haïtien ainsi qu’Antony Barbier, mari de Liliane Pierre-Paul dont la station Radio Kiskeya est beaucoup moins critique actuellement du gouvernement de Jocelerme Privert qu’elle l’était face au régime de Joseph Michèle Martelly.

Quant aux organisations de défense des droits humains, elles se sont tues quasiment sur l’ensemble des crimes et des injustices commis contre la population haïtienne sous le règne de Jocelerme Privert.

Aucune Mobilisation contre le gaspillage des fonds publics dont le fameux 1,50$ de la diaspora haïtienne sur les transferts d’argent vers le pays. Les enfants inscrits au programme de scolarisation de tous les enfants ne sont plus financés par ce fond puisque les écoles inscrites et les professeurs de ces écoles ne reçoivent plus leurs salaires. Plusieurs employés de l’État ne reçoivent plus leurs salaires depuis quasiment l’arrivée de Privert au pouvoir dans le pays. 

Les fonds du pétro-caribe ne sont plus disponibles ni pour payer les dettes de ces fonds alors que tous les robins des bois qui se disaient lutter contre la corruption de la famille des Martelly ne sont plus visibles dans les médias et ils n’organisent plus de manifestation de protestation. Où sont-ils passés ces leaders d’un jour qui jacassaient jour et nuit contre la corruption dans le pays. Ils sont au pouvoir dans le régime de Jocelerme Privert.

Enfin la communauté internationale à travers l’ONU, l’OEA, la CARICOM, l’Union Européenne dont leurs bras armés dans le pays, la MINUSTHA, se ferment les yeux sur les différentes violations du régime de Jocelerme Privert.

Nous avons là des signes et des symptômes de la corruption pour se maintenir au pouvoir. Mais les plus zélés opposants à la droite et à l’extrême droit ne se rendent pas compte de ces signes et de ces symptômes de la dictature naissante dans le pays.

D’ailleurs, ce sont ces mêmes attitudes qui ont favorisé la présidence à vie des Duvalier dans le pays. Mais, ils seront jugés par l’histoire tous ceux qui refusent de voir cette réalité en face.

En ce qui concerne le petit frère comme symptôme, en effet, nous avons connu tous un petit frère méchant qui pour un cric et pour un crac, il crie haut et fort à gorge déployée pour aller se plaindre à sa mère ou à son père comme si on lui a fait quelque chose de méchant alors qu’il est le véritable méchant. 

C’est donc le plus souvent le coupable qui s’en va le premier porter plainte en appelant le châtiment sur son grand frère ou sur un autre enfant de son âge. Ce sont souvent des individus qui restent accrochés au jupon de leurs mères et qui développent une très grande dépendance effective vis-à-vis de leurs mères ou de quiconque qui répond à leurs caprices ou qui leur donne la sécurité et la protection dont ils cherchent constamment.

Ces individus, si on les corrige pas ou si on leur met pas des limites, plus tard dans leurs vies, ils peuvent devenir très dangereux pour leurs proches et pour leurs confrères de travail parce que pour obtenir des faveurs, la sécurité et la protection dont ils ont toujours besoin, ils peuvent devenir de vrais traitres en dénonçant pour survivre.

S’ils s’impliquent dans un mouvement, ce n’est jamais par conviction mais par intérêt et par la recherche du profit personnel. D’autant plus, ils sont rarement généreux car ils ont su développer une sorte d’égoïsme qui frôle le non sens. Ce sont des envieux qui considèrent qu’on leur droit tout dans la vie alors qu’ils sont incapables d’offrir de façon naturelle quoique ce soit à autrui.

Évidemment, il s’agit là d’un comportement et non d’un âge qui permet d’identifier et de catégoriser un individu ou quelqu’un comme le petit frère car, le petit frère dont il est question dans le cadre du syndrome de petit frère c’est une attitude, un comportement que certains développent souvent en très bas âge ou dans certaines circonstances pour se faire passer pour la victime.

Ce sont des éternels insatisfaits dans la vie car incapables d’apprécier les petites réussites que la vie leur donne. Lorsqu’ils perdent leurs protecteurs, plus particulièrement leurs parents, parce qu’ils sont toujours accrochés à ces derniers, ils sont effondrés et il leur faut souvent plusieurs années avant de pouvoir se reprendre en main ou de rebondir.

Chaque perte est considérée par ces gens comme une très grande catastrophe qui tend à les paralyser énormément s’ils n’arrivent pas à trouver d’autres protecteurs pour combler les vides laissés par les précédents.

Ce sont des gens qui ne sont jamais en sécurité même lorsqu’on leur offre toutes les protections possibles. Et, c’est souvent à cause de cette insécurité qu’ils manifestent quotidiennement dans leurs rapports avec autrui qu’ils peuvent devenir arrogants et méchants car c’est de cette façon qu’ils ont pour cacher leurs propres faiblesses.   

À partir de toutes ces caractéristiques de ce nous pouvons appeler le petit frère et ci-devant, le syndrome du petit frère, et surtout en comparaison avec les gestes que pose Jocelerme Privert pour toujours allonger son mandat, tout nous indique clairement que toutes les démarches des membres de la Cour de Cassation visaient à forcer le peuple à défendre le régime de Jocelerme Privert contre les agissements de ces derniers.

Malheureusement pour cette stratégie et ce plan macabre de ces petits politiciens  nous sommes assez vigilants pour empêcher le peuple de s’enliser du côté de ces forgerons de la dictature en Haïti.

Nous nous  opposons à eux par notre intelligence  et par notre détermination.

à suivre …

Hermann Cebert

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La nouvelle dictature par la perversion de la manipulation: les raisons pour lesquelles il faut réclamer le départ de Jocelerme Privert


J’aurais aimé trouvé un autre titre pour cet article malheureusement j’ai finalement décidé de m’en tenir à celle-ci car, à la fois ce titre me permet de me manipuler  mais il me permet d’être aussi flou que je voudrais l’être pour pouvoir pousser chacun à se questionner sur la complexité des dernières les actions de la Cour de Cassation, ou du moins des juges de cette haute Cour de justice haïtienne.

Évidemment, par cette introduction, je ne laisse pas trop de place à mes lecteurs de saisir tous les angles sur lesquels je vais essayer d’aborder ce sujet. Non plus, je ne me laisse pas assez de marge de manœuvre pour faire dire à plus d’un ce qui devait nous paraitre comme inconcevable mais qui semble pourtant nous sonner vrai aux oreilles.

C’est donc de cette façon que j’entends trouver le meilleur couloir pour pouvoir faire passer mon opinion à travers notre confusion volontaire sur ce qui est néanmoins assez évident mais par nos jeux de refus et d’acceptation volontaire et involontaire qui nous pousse à prendre position mais alors même que nous vivons la réalité de la vérité évidente et véridique  de cette grande fausseté.

Quelle est donc cette vérité qui nous saute aux yeux mais que nous faisons exprès de ne pas reconnaitre? Voyons voir.

Je vous ai déjà parlé de la manipulation qui se fait de façon générale un peu partout et dans tous les aspects de notre vie et à des degrés divers. En politique, nous sommes toujours sujets à des manipulations par des amis, des ennemis, des partisans et des dirigeants.

Évidemment, au niveau de la politique internationale, c’est la grande jungle où tout le monde se croit plus intelligent que tout le monde en mettant tout en œuvre pour forcer les autres et chacun de nous à suivre telle ou telle tendance.

On a vu comment le gouvernement américain avait monté de toute pièce des données qui leur permettait de prouver que Saddam Hussein possédait des armes de destructions massives alors que aujourd’hui encore personne n’a jamais trouvé aucune preuve de l’existence de cette arme de destruction massive.

Cependant au moment où le Général Colin Powell présentait par devant le conseil de Sécurité de l’ONU ses arguments et ses preuves que nous savons maintenant qu’ils étaient faux, la grande majorité de la presse internationale reconnaissaient ces arguments et ses preuves comme étant très solides à tel point que l’on considérait les oppositions du gouvernement de la France et du Canada beaucoup plus  la France de Dominique de Villepin  que le Canada de Jean-Chrétien comme une sorte de trahison des français contre les États-Unis.

Dans cette histoire qui a effondré l’Irak par l’assassinat de Saddam Hussein ainsi que la Libye, l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen, la Tunisie et qui d’autres encore… tout le monde avait raison et tous les dirigeants de tous les pays, qu’ils étaient pour ou contre cette guerre et l’envahissement de l’Irak étaient des réalistes et ils avaient tous raison dans leurs positions respectives.

C’est la nature et l’expression même de la jungle des relations de pouvoirs et de puissances que les pays entretiennent entre eux. Du réalisme, de la prévention et de la logique. Pourquoi, chacun et tout le monde avait raison?

Les relations et les rapports internationaux sont des rapports et des relations d’intérêts qui cimentent les actions et les positions de chacun. Tout le reste c’est du détail auquel il ne faut jamais s’y accrocher étant donné que chaque détail est fragile et extrêmement flexible de part leur nature.

Le deuxième élément de la construction de mon argumentaire c’est l’expression de tout pouvoir. En effet, il n’existe aucun pouvoir concentré ou centralisé en un seul point donné et capable d’être identifié. Cependant, on reconnait très bien que les pouvoirs sont diffus et se retrouvent à tous les niveaux des structures qui l’expriment.

Delà à dire que le pouvoir c’est un ensemble de pouvoirs disséminés au travers des structures, des mécanismes, des zones multiples prenant le visage de toutes les chaines de production allant du plus simple au plus complexe de la hiérarchie organisationnelle qui forme le cercle fermé du pouvoir lui-même.

Étant donné que le pouvoir se définit comme la capacité à faire faire, à faire dire, à empêcher de faire et de dire dans l’intérêt de soi, il se dégage du pouvoir partout et il s’exprime en tout plus particulièrement à des endroits discrets et insoupçonnés.

Ainsi, le pouvoir peut s’exprimer dans le non pouvoir et dans l’absence de pouvoir. Il peut s’exprimer dans les apparences, dans la représentation, dans la présentation, dans les expressions et dans la fuite, dans la rage, la colère et le silence. Bref, le pouvoir est partout et il peut prendre toutes les formes et toutes les non formes existantes.

Parfois certains se croient plus malins que les autres décident vertement de se construire des alliances dans le but d’abattre ou de détruire ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis ou leurs adversaires. Ainsi en certaines occasions, ils gagne et arrivent même à vaincre.

Cependant compte tenu que toute alliance est circonstancielle donc éphémère par les intérêts qui la construisent, ces alliances tombent et des amis d’hier deviennent des ennemis d’aujourd’hui et de demain.

C’est en quelque sorte le sort qui est naturellement réservé à toute alliance quelque soit les pouvoirs de ceux qui les montent et également les causes, les objectifs et les contextes qui les donnent naissance.

Toute alliance est donc limitée dans le temps, dans l’espace et par les ambitions de ceux qui les construisent. Toute alliance est née pour se défaire.

Cela étant dit, on peut donc admettre que tout pouvoir créé ou construit à partir de n’importe quelle alliance est appelée à s’autodétruire car il est dans la nature même de ce pouvoir circonstanciel de ne plus être après avoir réalisé les objectifs de sa propre raison d’être.

Toutefois, il faut bien reconnaitre que les alliances produisent également certaines réalités dont les habitudes de faire ensemble qui donne naissance à certaines identités historiques capables de générer de nouvelles alliances.

Voilà pourquoi, il faut toujours se méfier des personnes et des groupes qui s’étaient préalablement alliés dans le passé parce qu’ils s’étaient développés une certaine confiance qui peuvent les maintenir soudés à cause des confiances mutuelles qu’ils pouvaient avoir développées ensemble.

Évidemment, Dieu merci que toutes les anciennes alliances ne se terminent pas toujours dans l’harmonie et qu’elles finissent bien souvent dans la discorde laissant souvent les amis d’hier dans une certaine hostilité réciproque.

Un exemple concret que nous avons actuellement est le cas du Royaume-Uni éternel allié des États-Unis qui a participé aux côtés des Européens à construire l’Union Européenne pour pouvoir se soustraire dernièrement avec le Brexit(British Exit).

Il semble avoir été évident que les Anglais ne pouvaient pas se permettre de se plier aux volontés des Allemands et des Français puisque ce sont tous peuples aux cultures conquérantes et dominatrices comme le sont également les Anglais.

De même, l’Union Européenne n’aurait pas pu non plus offrir à la Grande Bretagne toute la latitude égale à sa puissance qu’elle est capable de se donner elle-même ou en s’alliant avec les États-Unis qui a toujours permis aux anglais de profiter allègrement dans toutes les zones d’influence américaine.

En d’autres termes,  avec le Brexit, les anglais nous permettent de comprendre plusieurs aspects qui prédéfinissent le sort de toutes forme d’alliance mais également les divers comportements que peuvent avoir les membres de n’importe quelle alliance.

Et enfin cela nous permet de comprendre pourquoi il est nécessaire de procéder à l’éclatement de toutes formes d’alliances dans lesquelles nous ne sommes pas parties prenantes. C’est-à-dire, entrainer les membres de n’importe quelle alliance  à envisager et à développer de nouveaux intérêts plus importants que ceux développés avec les autres alliés et dans lesquels on y est pas membre afin de les arracher à leurs anciennes alliances.

En dépit de tout cela, comment reconnaitre et défaire les alliances inconnues lorsqu’on ne peut pas les identifier à cause du secret qui soude les membres de telles alliances? Aussi simple que cela puisse paraitre, la réponse est de toujours tester les alliés potentiels en développant continuellement de nouvelles alliances afin de savoir les diverses contrariétés qui empêchent un allié potentiel d’être disponible.

Survivre en société, donc la vie et l’existence, c’est une chaine continue d’alliances entre et avec son entourage et ses vis-à-vis qui sont continuellement en renouvellement.

Conséquemment, il faut toujours avoir l’esprit ouvert à rencontrer de nouvelles personnes pour pouvoir maintenir actualisé son registre d’alliances. À l’inverse, il faut également toujours être prêt à défaire toute alliance qui ne répond plus à ses objectifs, à ses intérêts et à ses but et objectifs. On appelle cela de l’intelligence d’adaptation et cette intelligence est l’une des intelligences les plus importantes chez les espèces.

Quel est donc à ce stade le principal lien entre les derniers agissements des membres de la Cour de Cassation d’Haïti et le fait d’exiger le départ de Jocelerme Privert?

Je ne répondrai pas finalement dans la formulation de mon hypothèse de cette question dans cet article parce que je décide de le développer dans un autre article intitulé Le syndrome du petit frère à qui les parents donnent souvent raison contre son grand frère.

Néanmoins je veux que mes lecteurs retiennent que bien souvent certaines personnes arrivent à s’entendre de façon indirecte alors qu’ils fomentent des projets et des plans extrêmement macabres.

C’est pour cette raison que nous devons croire que les membres de la Cour de Cassation par leurs actes de dénonciation de Jocelerme Privert participent dans un projet plus global visant à pousser les masses à défendre l’indéfendable Jocelerme Privert que j’ai considéré comme le plus dictatorial que François Duvalier n’aurait pu l’être à son époque.

La période était bien choisie par les membres de cette cour, crise humanitaire, désespoir de plus de 50% de la population du pays alors que ces derniers ont gardé leurs silence pendant plus de 8 mois tandis que tout le monde leur demandait de prendre position.

Privert les a tous acheté et nous saurons bientôt combien ils ont chacun reçu pour créer les conditions de cette nouvelle légitimité de ce dictateur. Un jour ils devront répondre par devant la justice haïtienne.

à suivre…

Hermann Cebert

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Comment comprendre le dilemme de nos projets de reconstruction d’Haïti: la nécessité d’innover de nouvelles stratégies locales et communautaire inclusive


Le philosophe éveilléUne fois de plus, et comme c’est toujours le cas à chaque catastrophe, à chaque crise, à chaque désastre, tout le monde veut sa grande part du gâteau de la misère du peuple haïtien.

D’un côté on a les grandes industries de la coopération internationale, dont les agences et les Organisations Non Gouvernementales (ONG); d’un autre côté, on a les gouvernements dont les ministres, les premiers ministres et les députés et les magistrats des villes, les sénateurs et les délégués départementaux sans oublier le président du pays.

En effet, parmi les questions qui se trouvent sur toutes les lèvres actuellement nous avons: Comment sera la reconstruction du pays? Est-ce que l’on va finir par faire quelque chose qui permet de régler une fois pour toute cette fragilité qui semble bien nous caractériser? Le peuple haïtien aura-t-il droit au chapitre? Est- ce que les fonds collectés et amassés seront véritablement acheminés vers les populations touchées et affectées par la catastrophe?

Évidemment, je pourrais en poser d’autres questions identiques et qui vont dans le même sens, mais ce ne sont plus ces questions qui m’intéressant dans ce présent article.

Car, toutes ces questions avaient déjà été posées et tout le monde connait également ce qu’il faut faire pour que celles-ci trouvent leurs réponses et leurs explications chez les décideurs et les autorités nationales et internationales qui ne rêvent qu’à s’enrichir sur le dos du peuple haïtien et plus particulièrement sur le dos des masses démunies du pays.

Très certainement, on doit toujours penser à tout inventer pour sortir Haïti de l’ensemble de ses difficultés malheureusement nous refusons également de bien utiliser nos méthodes traditionnelles mêmes si un grand nombre de ces méthodes avaient été mal exploitées voire utilisées pour détruire toutes nos formes de solidarités et de coopérations sociales et économiques.

Pourtant malgré tous les abus dont le peuple haïtien a été victime en ce qui concerne les organisations coopératives et sociales, nous sommes obligés aujourd’hui de les réactualiser afin de faire face à un grand nombre de défis qu’aucun individu ne peut prétendre résoudre tout seul.

Bien entendu, notre histoire récente de gestion des catastrophes ne semble nous apprendre rien de concret puisque ce sont les individus qui se remplacent tandis que les intérêts, les rôles et les fonctions demeurent intacts.

Nous avions observé impuissants les ONG se ruer vers Haïti lors du tremblement de 2010 avec des milliers de porte avions et d’hélicoptères créant un véritable blocus dans le ciel Haïtien sans aucune coordination entre ces offreurs internationaux d’aides aux victimes de 2010.

Aujourd’hui encore, ce ne sont plus les étrangers qui se font la queue-leu-leu dans les régions touchées mais, ce sont les politiciens qui se livrent un combat aux enchères comme pour montrer qu’ils sont en train d’aider le pays. Images par images, vidéos par vidéos se publient sur les réseaux sociaux montrant des politiciens en train de venir en aide au peuple haïtien.

Photo de Foxtrot Juliette Bravo.

Mais nous savons très bien qu’il s’agit bien d’une véritable guerre d’image qui se fait actuellement dans le pays compte tenu les enjeux électoraux actuels chacun essaye de se prouver meilleur que les autres. Et cette photo témoigne assez bien cette guerre et cette course à l’aide aux populations affectées par l’ouragan Mathieu.

Photo de Fondation Rose et Blanc.

Nous sommes là devant une catastrophe qui a ravagé plus de 50% du pays et nous affichons sans gêne nos divisions et nos préjugés sans respects pour tous les victimes ni à leurs mémoires. Pourquoi ne pas avoir décidé de travailler en commun accord et ensemble à travers une structure de rapprochement et de conciliation entre les groupes et les idéologies apparemment opposés.

« Nou pa dwe neglije sak pi fèb yo, yo bezwen lanmou ak sipò nou tout »

À constater la présence de tous les politiciens dans les zones et les régions sinistrés, tout devait pourtant indiquer de la disponibilité de tous. Par conséquent, pourquoi le gouvernement et la présidence n’avait pas choisi de former une commission de gestion de cette catastrophe mettant ensemble tous les anciens présidents comme Jean-Bertrand Aristide, Joseph Michel Martelly, René Préval.

Pourquoi ne pas faire appel à Michèle Bennett pour représenter Haïti en Europe en vue de collecter des fonds pour les victimes. Pourquoi ne pas faire appel aux anciens généraux comme Raoul Cédras, Henri Namphy, Hérard Abraham, Prosper Avril qui connaissent très bien les différentes régions du pays pour coordonner la planification et la gestion de cette catastrophe.

Ce sont là des rôles et des fonctions que ces personnes voudraient peut-être bien remplir pour pouvoir se faire pardonner mais surtout pour pouvoir assurer leur retour et leur réintégration à la vie économique et sociale du pays. Tant que nous ne décidons pas de trouver des solutions ensembles en nous impliquant les uns aux côtés des autres nous seront toujours retenus par nos divisions.

Cela étant dit et les images sont là pour prouver les luttes paroissiales que nous nous livrons entre nous et ce même dans le cadre des catastrophes qui détruisent et ravagent notre pays et nos populations haïtiennes.

Nous devrions avoir honte de nous montrer si divisés et terriblement égoïstes dans nos choix et à travers nos décisions. Nous alimentons  les préjugés que les autre ont et continuent d’avoir de nous. Pourtant nous aurions dû comprendre et utiliser ces catastrophes pour nous préoccuper de nos conditions de peuple fier et orgueilleux.

Car, somme toute, toutes ces calamités, toutes ces catastrophes veulent peut-être nous dire et nous montrer toutes les laideurs de notre pays; toutes les misères, les crasses, les insalubrités, l’archaïsme de nos institutions, de nos structures, nos retards comme peuple et comme société humaine de telle sorte que c’est la nature elle-même qui nous oblige à nous enfin nous prendre en main dans l’unité et par la fraternité.

Malheureusement, nous refusons d’apprendre ces belles leçons de cette mère nature même si nous ne sommes pas dupes que ce sont les conséquences de plusieurs facteurs qui nous peuvent également nous infliger ces leçons de nous unir et de nous solidariser entre nous en coopérant les uns avec les autres.

Reconstruire Haïti ne sera pas l’œuvre d’un gouvernement ni d’un président ou d’un premier ministre. Ça doit être l’action et la participation de tout un chacun à travers des organisations sociales économiques et communautaires issues de nos différentes régions.

C’est ce que je veux appeler la stratégie locale, communautaire  et inclusive de la reconstruction du pays.

Local parce que chez nous comme partout ailleurs évidemment, nous avons une forte appartenance régionale que le pays doit réactualiser en vue d’inciter les communautés haïtiennes à retourner vers leurs régions respectives pour y investir mais pour faire véritablement quelque chose que sa région natale peut profiter.

En ce qui concerne le communautaire, c’est le lieu du rassemblement de l’ensemble des idées, l’ensemble des projets afin d’évider les doublements de projet et mieux canaliser les énergies et les ressources au meilleur endroit.

Mieux encore, c’est grâce aux groupes communautaires, et associations régionales que les institutions étatiques peuvent assurer les diverses formes de spécialisations régionales à travers des politiques globales et nationales sur l’ensemble des régions du pays.

Enfin une démarche et une approche inclusive de tous les haïtiens qui permettent de surmonter les obstacles idéologiques qui nous tirent encore vers l’arrière. Il nous faut intégrer les communautés haïtiennes vivant à l’étranger dans les projets régionaux et communautaires. Non pas comme des observateurs mais comme partie intégrante et prenante de l’ensemble de la reconstruction.

Il est vrai que la seule chose que veulent les politiciens locaux haïtiens c’est le financement et l’aide de la diaspora sans aucune présence effective dans les affaires du pays sous prétexte de ne pas bien connaitre le pays ou également sous prétexte d’avoir perdu ou oublié la réalité de terrain du pays. Mais

à suivre…

Hermann Cebert

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Nouveau coup d’État Juridique par la Cour de Cassassion de Haïti après avoir été rencontré et convoqué par la maison blanche (l’Obamaisme appliqué)?


Est-ce vrai qu’il y a un autre coup d’État en Haïti?

J’attends la confirmation pour me prononcer sur le nouveau impérialisme américain selon Barak Hussein Obama. Hier Brésil, actuellement le Venezuela et aujourd’hui Haïti.

C’est le sort qu’on nous inflige et le destin

qu’on nous construit en permanence.

Que Dieu Veille sur nous tous les haïtiens.

 

Photo de Rousseau Otarice.

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Reflection Dans Le Cadre De La Commémoration De La Mort De L’Empereur Jean Jacques Dessalines: Jhonny Victor


Photo de Jhonny Victor.

Marchand Dessalines, une importante commune du department de l’Artibonite fut le Grand Quarier General du liberateur de notre chère patrie HAITI. Ce qui constitue la plus grande fierté des Haitiens en genérale et plus particulièrement des gens venant de Marchand Dessalines.

Jean Jacques Dessalines né le 20 septembre 1758 à Grande Rivière du Nord et fut assassiné le 17 octobre 1806 á Port-au-Prince, au Pont Rouge. Dessalines est toujours consideré par les français comme un cruel, un inhumain.

Nous sommes tous d’accord qu’Il en sera toujours ainsi car les vaincus ne puissent voir les vainceurs que de cette manière. Pourtant, en réalité il n’etait qu’un libérateur, un revolutionnaire, un ardant defenseur des droits les plus entiers de l’homme opprimé.

En effet, L’Empereur Dessalines, un visionnaire, un combattant pour l’emancipation de l’ile D’haiti et par extension pour celle de la race noire au niveau mondial.

Cependant, qu’avons nous fait de cette vision? Une reflexion sur la condition de la commune de Marchand Dessalines peut être considerée comme un cas d’espèce de notre situation entant que peuple;doù une tentative de response.

Compte tenu du but et de l’objectif de l’Empereur en ce qui a trait á la réforme agraire dont l’Etatisation des biens fonciers, le controle de l’Etat sur le commerce, la fiscalite ect, Marchand fut le centre commercial ou de stockage des produits importés et exportés D’haiti.

D’où la nécéssité de l’érection des Forts á Marchand Dessalines en guise de prévention et de renforcement de securité de l’Etat.

Map frekante Machan Desaline trè lontan, men mpat Janm rive fe yon gran refleksyon ke dezan desa. Leum komanse al Machan vil la te en terre battue kom preske tout lot vil nan Epok sa yo. Mte gen a peu pré 23 ou 24 lane, jeune ti gason.

Leum pral nan bal nan fêt Sainte Claire map soti Kay Herode, Pastè, kalaplas poum al nan Septan ou Tropicana a pie, Bon pousiè ou labou, menm Jan leum pral borin. Se te yon aspè ki te fem kwè nan Hospitalité moun Machan Desaline.

Dayeur Dessalines li menm pat Moun Machan. Realize ke des fwa yon etranje Ka Respekte ou proteje Kay ou pi bien pase menm manamnw ou yon fanmiw.

Se normal pouw proteje territoir si moun ap vin vasalizel men si intansyon moun nan bonne , nou ta dwe konsidere sa kom yon faveur. Men se pa tout moun ki gen dimension sa. Domaj !!!!

Se vre rout prinsipal vil la ak kek rout adjascente yo kounyea fêt, se vre plas piblik la reamenaje, se vre gen efor ki fêt gen yon Hotel ki plus ou moins, se vre gen anpil moun Machan ki wè nesesité pou yo rebati Kay yo te fêt, yo te leve ladan.

Men Nou paka bat lestomak nou pou sa paske se eleman de base pou tout yon kominote ki nomal nan siecle nap viv kounyea e kote yon sosiyete ki gen yon leta ki respekte Moun.

Poutan, malgre ti efor sa yo, vil Machan Desaline pa gen yon mache piblik, vil Machan Desaline pa gen yon bel hotel de ville nou ka rele « La Mairie ». Gade leu fêt Machan kouman plas la ye, ki plan d’assegnisement pou yon ti vil kon sa?

Ou chwazi al few biznis Machan, ou bien yon bel Maison ou pa gen aucune garantie foncière pwiske pa gen titre de propriété. Ki travay d’archives notaire yo te fè? E eske soit disant intelectiel te souleve problem nan e menm panse a pale ak depite avan yo e sa ki la pou yon projet de loi sur la propriété foncière?

Gade fort Machan yo , Moun ap monte al bati tou pré for yo, preske tounen yon bidonvil, malgre jefo Asosyasyon AGBAVED nan Machan ap fè pou rebwazman Kalapas .men Menas debwazman toujou rete. Anpil nan moun Machan pa panse ak sa. Kisa otorite yo di.? Anyen!!!

Gade Kay l’anperè? gade Kay Charlotin Marcadieu!! Gade la sous , nap bat lestomak nou chanté pou sa felicite fe pou nou, ki sa nou Bali an retou? Gade eta Bwa Mari ki gen yon bote naturel, chak kile nou fe netoyaj nan basin borin, la sous? Yo tout Ki ta konstitue kom Site touristique vil la. Donk ki tap yon source de Revenue pou Machan. Yon vil historikman si inpotan konsa.

Jeune yo ki sa yo fe? ki aveni yo? Anpil ladan yo ap tan yon diaspora ou bien yon lot kap travay pou fe yo faveu ou bien abuze yo,utilize yo pou yon monin . Nan ki klas lycee a rive? Anpil nan nou te oblije al pase Mize Nan lot vil paske lekol pat rive nan klas avanse, li rete menm Jan an 2016 mezanmi?

Nou menm diaspora, nou menm swa dizan elite intelectiel ou ekonomik! Sa ki docktè, sa ki avoka, depite, vice delegue, magistrat, comptable ki refleksyon nou fe e ki Jan nou we nou dwe aji pou Machan Desaline ke nap di nou fiere de li. Kote fierte sa ye la?

Lopital Machan, famasi ya? Si pandan fêt Machan nou gen yon Urjans eskel gen kapasite poul sove nou?

Leu nou jeune nou gen fos poun travay fok nou panse ak Alma Mater nou, si gen yon siklon ki menase grand nord la, kijanw reflechi pouw rebati selon standard kont catastrophe naturel Kay manamnw, papaw,gran ou gran papaw te redi fe a e ou te grandi ladan?

Paske lew refel se fiertew au moins ou akonpli yon bagay e non seulman sa ap leve bote vil la men sa ap permet lew deside vin fe vakans, ou bien retrete si yon tranbleman ou bien siklon pase au moins ou pa pral nan domi Kay moun.

Se la poun montre Orgeuil nou, se pa nan fe won’t sevi kolè.Prepare demenw , leu nou tout mete ansanm poun ameliore situation nou sa permet fanmi nou ak kominote a benefisyel. Men kijan nou ka pale de fierté Dessalinnienne. Se vre se bien de la terre, se vre yo ka detwi nan yon ti moman, men sa paka anpechew nou fel man menm.

Menm Jan nou ka antre chak ane vin fete depanse kale kow nou , abiye ,bwe tafia ect… Konsa nou ka fe asosiasyon poun ede Fe bel action nan Machan, nou pa oblije vin kandida, ou bien nou ka oriante pep Machan vote moun ki gen vizion, ki se yon vrè leader.pou yo sispan vote pouw plat Manje ou bien pou 1000 Gdes.

Ki distraction jeune yo genyen? Pa gen Danse folklore anko, pa gen theatre anko. Ki lekol mizik ki gen Machan? Ki yes kap pran initiative pou fe projection film Machan?

Seulman Raboday, Kleren, Boze… Respè pou tout sak pran lot bonne direction yo menm leu pa gen lot alternative.

Anpil nan nou gen foil Fierté, alorske nap aji yon fason yo deja we anba nou. Nou pa fe diferans ant fierte ak Fausse Orgeuil. Gen moun nou pè adrese, gen moun nou pè fe konpromi avek yo alorske gen lot nap Rabese nou devan yo.

Gen lot si nou fe kek tan nou pa tande yo nou Mande mouri e nou pa pè al kontre yo aloske gen lot nou panse nou pap mache deyè yo peut etre nou Estime yo paka fe anyen pou nou ou bien yo pa important, that’s ok .

Men pandan se tan tout bouda nou deyô . Pandan tan sa si yon moun ta promet yo lor ak diaman Bon yo pre pou yo fe menm konpromisyon, paske nou pa viv selon keu nou anko, men pou interêt paske anpil nan nou pa kwè nan potentialité nou genyen poun akonpli rev nou.

E gen nan nou ki pa menm gen rev, ki chwazi viv au jour le jour. sa valable pou attitude nou anver youn lot antan ke moun e anver lot peyi antan ke nation.

Tout sa yo valab pou tout lot vil peyi dayti. pa seulman Machan Desaline… E Se exakteman konpotman sa dirijan politik peyi dayiti genyen. Tout leader pa gen problem ak militè Americain, yo tout bezwen bien ak anbasadeur Americain ou bien yon consul.

Anbasadeur ap pase lod nan parleman Tann dap troup Americain ap rantre monte sou fyel nou. Minustah viole nou , ban nou kolera nou al nan L’ONU nou pè di yo responsab , au moins Privert te fel recemment. Tandisque Dominicain pote Aide li ban nou nap bat lestomak Nou… Ohhhh Jesus. Hmmmmm Hmmmmm

Nou dwe konte sou fos nou, pandan nou jeune se poun travay poun prepare viellesse nou. Nou tout nan yon moman nou bezwen moun e se pa lajan seulman ou kon bezwen nan men yon moun. Gen konsey, gen Jan yon moun tretetew, gen sal bawou , tankou tanl, enerjil support moral sa yo pa gen pri.

An nou tout met men yon fason ou yon lot poun bati yon ayiti miyô. An sispan di nou fier alorske tout deyè nou chiré moun ap li anba nou San nou pa ran nou Kont. An honet ak tête nou. An prepare demen nou. Konsa nap repete menm poeme Ignace Nau:

« Dessalines, à ce nom, ami, découvrons-nous ! Je me sens le cœur battre à fléchir les genoux. Et jaillir à ce nom un sang chaud dans mes veines. Suspendez vos plaisirs, recueillez votre cœur, Songez à nos héros, songez à l’Empereur ! Et Jean-Jacques, semblable à quelque esprit de Dieu, Dicta l’indépendance à la lueur du feu !… »

Fin de citation… Alors agissons-nous tous individuellement et collectivement de manière d’être fier de notre Empereur valablement et dignement.

Ainsi, aurions nous le courage de répéter indéniablement que nous sommes le premier peuple noir libre dans le monde. JV🎸

Photo de Jhonny Victor.

Jhonny Victor

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La Naissance d’une Nation – The Birth of a Nation (written, produced, and directed by Nate Parker)


The Birth of a Nation (2016 film).png

The Birth of a Nation est un film dramatique historique américain écrit, produit et réalisé par Nate Parker, sorti en 2016.

Le réalisateur-scénariste, interprète l’esclave afro-américain Nat Turner qui a mené une révolte d’esclaves en 1831, remporte le Grand prix du jury dans la catégorie « U.S. Dramatic Competition » au Festival du film de Sundance 2016[1].

The Birth of a Nation is written, produced, and directed by Nate Parker, who also stars as Nat Turner. Parker wrote the screenplay, which was based on a story he co-wrote with Jean McGianni Celestin.[6]

Parker learned about Turner from an African-American studies course at the University of Oklahoma. He began writing the screenplay for a Nat Turner film in 2009 and had a fellowship at a lab under the Sundance Institute. While he got writing feedback from filmmakers like James Mangold, he was told that a Nat Turner film could not be produced.

The Hollywood Reporter said, « But what he heard instead were all the reasons a movie about Nat Turner wouldn’t work: Movies with black leads don’t play internationally; a period film with big fight scenes would be too expensive; it was too violent; it wouldn’t work without a big box-office star leading it; Turner was too controversial—after all, he was responsible for the deaths of dozens of well-off white landowners. »[7]

After Parker finished his acting role in Beyond the Lights in late 2013, he told his agents he would not continue acting until he had played Nat Turner in a film. He invested $100,000 of his money to hire a production designer and to pay for location scouting in Savannah, Georgia. He met with multiple financiers, and the first to invest in the film were retired basketball player Michael Finley (who invested in the film The Butler) and active basketball player Tony Parker (no relation). Parker eventually brought together 11 groups of investors to finance 60 percent of the $10 million production budget, and producer Aaron L. Gilbert of Bron Studios joined to cover the remaining financing.[7]

In November 2014, development was underway, and Armie Hammer joined the cast.[11] By April 2015, Aja Naomi King and Gabrielle Union joined the cast.[12] In subsequent months, Penelope Ann Miller, Jackie Earle Haley, and Mark Boone Junior also joined the cast.[13] Filming took place in Georgia in May 2015 and lasted 27 days.[7] Parker used the a cappella choir from Wiley College on the soundtrack. Parker had previously been part of a cast that portrayed historical figures from Wiley in The Great Debaters.[14

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