Le projet de la démocratie à l’américaine pour Haïti: mode d’emploi pour une démocratie périmée


Le philosophe éveillé

J’exprime Dieu

À chaque fois que les américains parlent de Haïti, ils ne cessent de dire combien ils sont préoccupés par l’établissement de la démocratie en Haïti et surtout combien ils veulent participer au renforcement des institutions démocratiques du pays.

Cependant, comme c’est toujours le cas avec toutes les administrations américaines, dans les faits, les américains sont les premiers à saboter nos institutions qu’ils se disent pourtant travailler à renforcer.

Dans l’affaire de Guy Philippe, où des agents de FBI sont allés kidnappés un sénateur élu de la république d’Haïti en le menottant puis l’embarquer dans un avion pour la Floride, les américains montrent très clairement comment ils contribuent à renforcer les institutions haïtiennes de telle sorte, qu’ils expriment avec éloquence leur toute puissance le modèle de démocratie qu’ils ont pour Haïti et les haïtiens.

Pourquoi ils n’ont pas choisi d’aider le système judiciaire haïtien à procéder à l’arrestation de Guy Philippe s’ils tenaient à renforcer nos institutions démocratiques et plus spécifiquement le système judiciaire du pays?

Cela aurait de toute façon une autre preuve des impertinences américaines et le manque flagrant de respect pour notre indépendance et pour notre souveraineté nationale mais, beaucoup plus recevable par l’opinion publique nationale haïtienne. Malheureusement, ils ont préféré choisir la mauvaise manière en rendant encore plus fragile et plus faible le système judiciaire du pays.

Évidemment pour arriver à cette manière de faire, ils ont eu la complicité des dirigeants provisoires du pays dont leur ministre de l’intérieur de Haïti et le président Jocelerme Privert. De plus je dois admettre que cela a été rendu possible également, à cause de nos divisions internes entre Lavalas, Macoutes et Putschistes faisant en sorte que c’est l’étranger qui nous domine et qui nous gouverne véritablement.

D’ailleurs, juste en lisant les commentaires de plusieurs, je constate comment nous sommes incapables de nous entendre même sur certains principes qui sont supposés être les fondements de notre vouloir vivre ensemble, l’inviolabilité de notre territoire, l’inviolabilité de notre souveraineté et surtout la protection de notre liberté et de notre indépendance chèrement acquises.

Tout haïtien devait pouvoir exprimer clairement son refus à ces ingérences américaines mais surtout refuser de cautionner l’affaiblissement de nos institutions en construction.

Malheureusement, il y en a qui se disent, selon tout ce que j’ai pu lire, ce n’est pas notre affaire puisque Guy Philippe est notre ennemi et qu’il a été le chef du coup d’État de 2004.

Je regrette et je dénonce cette vue de l’esprit qui est fondamentalement nombriliste car demain, et je peux me permettre de l’affirmer, lorsque ce sera le cas d’un Aristide, d’un Martelly ou d’un Jocelerme Privert, d’un René Préval et qui d’autre encore,,,, moi je serai encore pour les défendre car je défends des principes supérieurs qui définissent Haïti comme pays Indépendant et État souverain.

Selon les politiques destructrices américaines qui visent à anéantir et à exterminer le peuple haïtien en général, les services secrets américains ont un dossier classé et des fichiers sur chaque haïtien qu’ils finiront pas sortir un jour pour justifier n’importe quelle arrestation dans le pays.

Je souhaitais voir chaque haïtien défendre n’importe quel haïtien lorsque notre statut de peuple, de nation et d’État est violé par une puissance ou par une quelconque grande puissance comme les États-Unis. Cela aurait été le signe de notre unité nationale face à l’agresseur américain dans un pays où l’on kidnappe chaque jour des citoyens paisibles sans que la justice puissent procéder à l’arrestation de ces bandits criminels.

On peut se demander si les américains ne sont pas toujours en arrière de ces kidnappings puisque c’est la même méthode qu’ils ont utilisé pour arrêter un citoyen haïtien. C’est une question très légitime même si, dans les faits, nous devons quand bien même, éviter de mêler les vertes et les pas mûres.

En fait, ce qui est répugnant dans cette manière américaine d’aller chercher, armes de points à la main n’importe quel citoyen dans leurs pays, dans ce cas ci, un sénateur élu du pays, ce que nous ne pouvons même pas imaginer réaliser au cas où la justice haïtienne se devait d’arrêter un citoyen américain.

Combien de violeurs américains qui ont abusé des jeunes haïtiens qui sont retournés chez eux sans que la justice haïtienne soit capable de les arrêter comme ça doit? Ils doivent être très nombreux, incluant les militaires qui avaient été déployés en Haïti.

Nous sommes ici, face au modèle de démocratie à l’américaine que les différentes administrations américaines veulent imposer à Haïti et aux Haïtiens en général. Une démocratie des arrières cours américaines où Haïti serait leur pâturage porcin.

Mais nous ne pouvons accepter une telle démocratie car celle-ci est surtout malodorante pour l’ensemble de la stabilité du pays. En outre, cette démocratie à l’américaine son mode d’emploi des années 1950 est déjà périmée et les américains doivent commencer à s’interroger sur leur compréhension du monde actuel puisqu’ils semblent dépassés par les progrès actuels.

à suivre…

Hermann Cebert

Publicités