Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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La guerre du citoyen contre l’État: Harry James Fils LOISEAU


Nous vivons quotidiennement une guerre à l’intérieur du pays. Une guerre aussi subtile que cruelle dans laquelle tous les coups sont permis. Une guerre qui se lit non seulement dans le discours ordinaire de l’Haïtien, mais aussi derrière chaque jet de pierres d’un citoyen mécontent. Ce conflit féroce n’est autre que celui de l’État et du citoyen.

Les théoriciens du contrat social nous présentent la société comme le fruit d’un contrat synallagmatique entre l’État et les citoyens. Un contrat qui contraint la liberté de l’individu en lui dictant ce qu’il doit et ce qu’il peut faire, mais aussi, un contrat qui lui offre des garanties. Garanties qui forment les droits du citoyen. Qu’en est-il de ces droits chez nous ? Droits qui constituent des prérogatives constitutionnelles du citoyen haïtien.

Dans un pays ou environ 77 % de la population vivent dans la pauvreté, l’Haïtien subit quotidiennement la violation de ses droits. Il est tout à fait probable en Haïti de passer toute sa vie au chômage. Nombre d’Haïtiens peinent à trouver les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école alors que le droit à l’éducation est garanti. Regardons la situation des services publics en Haïti.

Prenons par exemple les services de santé, la Constitution stipule que l’État a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la santé. Mais qu’en estil des faits ? Il est clair que la majeure partie de la population ne peut se payer les services d’un hôpital privé et le fonctionnement des hôpitaux publics quant à eux est sans cesse déstabilisé par des crises et des grèves.

En ce qui concerne les droits civils et politiques, les scandales de fraudes électorales disent déjà tout. S’il faillait discuter de la violation des droits fondamentaux en Haïti il faudrait à coup sûr un livre de plusieurs tomes. En définitive les droits du citoyen haïtien n’existent que sur du papier.

Face à de telles conditions de vie, il est normal dans un premier temps qu’on accuse les gouvernants, qu’on leur reproche de ne pas avoir pris les bonnes décisions et même de ne pas agir dans l’intérêt général. Mais, lorsque l’insatisfaction persiste et devient chronique comme dans notre cas, elle se désindividualise et retombe sur les institutions. C’est ainsi que chez nous, l’État est devenu « persona non grata ».

 En Haïti on entend tous les jours parler de l’État comme étant la bête noire, le grand responsable de tous nos malheurs. Mais, a-t-on déjà vu l’État ? Tous ces discours hostiles envers cette fiction juridique qu’est l’État ne s’arrêtent pas là. Le citoyen cherche à se venger. Il est clair que si l’on pouvait croiser l’État déambulant dans les rues il serait aussitôt agressé, volé, lapidé et brulé. Mais, faute de pouvoir croiser la personne à abattre, on s’attaque à tout ce qui le représente et porte ses marques.

Ainsi, dans cette guerre civile du citoyen contre l’État il y a ceux qui attendent le moindre incident pour saisir l’occasion de bruler quelques véhicules de fonction ou encore lapider les bâtiments publics. Il y en a qui achètent des postes politiques (stratégie d’infiltration) dans le but d’aller piller l’ennemi. Les entreprises publiques deviennent la proie des citoyens (EDH, DINEPA …). Il y en a qui cogitent leur stratégie de fraude fiscale pour ne citer que ça. Tout ce qu’on fait à l’État est justifié.

Si la guerre justifie l’attaque, l’attaque quant à elle entraînera inévitablement la contre-attaque. Par conséquent, on a pu constater une augmentation des organismes de contrôle qui semble avoir pour but de pallier l’inefficacité de ceux qui les précèdent. Toutefois, il y a toujours le risque que ces organismes soient infiltrés par l’adversaire. Attaquer les réserves d’armes et de munitions de l’ennemi a toujours été une bonne stratégie de guerre. Ainsi, on peut l’empêcher de contre-attaquer et avoir raison de lui.

 Qui sera le gagnant ? Ou encore peut-il y avoir un gagnant ? Si l’homme a créé l’État, on peut aussi dire que c’est l’État lui-même qui a créé le citoyen, car c’est lui qui confère à l’homme son statut de citoyen. Il ne peut exister de citoyens sans État ni d’État sans citoyens.

Cette guerre n’a ni sens ni finalité. L’objectif ne peut être de gagner une telle guerre, mais plutôt de gagner la paix. Il faut repenser le rapport du citoyen haïtien et de l’État en Haïti. Il nous faut un nouveau contrat social. Un pacte État-citoyen suffisamment satisfaisant pour permettre à la nation de s’affirmer en tant que principe spirituel de l’État. Dans notre situation actuelle un cesser le feu s’impose et elle doit commencer dans l’esprit du citoyen.

Harry James Fils LOISEAU

Fonctionnaire stagiaire à

l’ENAF

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La responsabilité intellectuelle d’un immigrant du Québec: de la haine d’Alexandre Bissonnette au Québec que je connais


Le 29 janvier 2017, date à laquelle un jeune québécois âgé de 27, Alexandre Bissonnette, a pu commettre l’un des plus horribles attentats dans une mosquée de la ville de Québec en assassinant plusieurs musulmans maghrébins et deux noirs africains de la Guinée pendant que ces derniers faisaient leur prière habituelle.

Tout le Québec était sous le choc de cette tuerie lâche, sauvage et barbare qui laisse dans le deuil plus de six femmes veuves et, plus de dix sept enfants orphelins de leurs pères. Sans oublier, cinq autres pères de familles gravement blessés dont trois parmi eux continuent de recevoir des soins intensifs tout en luttant terriblement pour rester encore en vie.

C’était un véritable choc pour plusieurs citoyens québécois et canadiens plus particulièrement, pour tous les immigrants qui ont toujours considéré le Québec comme l’une des provinces canadiennes les plus sécuritaires. D’ailleurs, un très grand nombre d’immigrants choisissent de vivre au Québec pour le français mais également pour sa situation sécuritaire étant donné que certain immigrants ont déjà vécu des situations d’extrêmes violences dans leurs pays d’origine.

Évidemment, et c’est tout à l’honneur des dirigeants des divers paliers de gouvernements du Québec, du Canada et des Maires des deux grandes villes québécoises que sont Montréal et la Ville de Québec, qui ont tous fait preuve d’efficacité, de compassion, d’empathie dans la gestion de cet acte de racisme, de suprématisme et de très grande haine contre des immigrants qui avaient trouvé le Québec comme l’endroit où ils seraient hors de tous les dangers y compris ces actes terroristes du jeune Alexandre Bissonnette.

Par ailleurs, nous ne devons pas ignorer les diverses affirmations des autorités politiques qui semblent dans l’ensemble reconnaitre ou confirmer le côté multiethnique et multiculturel du Québec et du Canada particulièrement lorsqu’ils disent que les immigrants maghrébins sont chez eux puisqu’ils ont choisi de vivre au Québec. Les leaders ont vanté également l’intégration de ces victimes compte tenu que ces derniers en plus d’avoir été des universitaires, ils avaient tous et chacun un très bon emploi qui leur permettait de bien vivre.

Ces victimes du racisme et de la haine d’Alexandre Bissonnette, étaient-ils trop naïfs de croire, qu’en fuyant pour la plupart d’entre eux leurs pays en guerre, les régimes autoritaires de leurs pays d’origine, l’absence de débouchées et d’opportunités à la fois pour eux et pour leurs progénitures?

Mieux encore, et un autre aspect du même problème, pourquoi le Québec a-t-il été choqué par cet attentat contre les musulmans noirs et maghrébins?

N’y avait-il pas des signes très visibles dans la capitale nationale du Québec depuis plusieurs années qui pouvaient laisser croire et comprendre que quelque chose de très monstrueux qui prenait forme et qui devait tôt ou s’éclater comme extrême violence contre les immigrants, les noirs, et les arabes et les musulmans en particulier?

Si certains se taisent pour le noter, ou le cacher, moi, de mon côté, qui ai vécu plus de deux sessions académiques dans cette ville, il y a 19 ans de cela, je n’avais aucun doute sur ce qui allait arriver, le seul problème c’était de savoir seulement quand. Et ce quand, ce fut le 29 janvier 2017.

Toutefois, ce ne sont pas les simples discours de circonstance, aussi émouvants qu’ils aient tous été, qui peuvent garantir qu’il n’y en aura pas d’autres cas similaires à se reproduire encore dans la ville de Québec, à Montréal ou dans n’importe quel autre ville du Québec.

Néanmoins, il faut bien le reconnaitre, que le Canada et le Québec peuvent, à partir de ces tristes événements corriger les divers problèmes auxquels font face depuis toujours toutes les minorités visibles qui vivent au Québec en particulier, les noirs, les arabes et les musulmans.

Autrement, dit, tous les problèmes qui ont donné naissance ou qui ont favorisé le développement de cette haine contre les non-blancs, les non caucasiens, donc contre les noirs, les arabes et les maghrébins, demeurent entiers et ce sont eux qu’il faut attaquer afin d’arriver à une véritable paix et  une harmonie entre ceux qui sont arrivés il y a plusieurs siècles et ceux qui ont seulement quelques décennies au Québec et au Canada.

En vue de tenter de répondre à ces questions et bien d’autres encore que je risque d’évoquer, permettez-moi de faire un retour en arrière dans ma mémoire plus ou moins lointaine bien que dans ma réalité si banale qu’elle puisse être actuellement sur cette tranche de mon vécu au Québec, plus particulièrement dans la Ville de Québec, cette ville où il y a eu lieu le carnage des noirs et des musulmans.

En effet, si je me souviens bien, je crois que c’est Thucydide qui nous faisait savoir ce que représente le récit, ses récits pour être plus personnalisé, pour l’humanité, surtout lorsqu’il nous disait : Mes récits constituaient un trésor pour toujours. Et plus près de nous, Émile Chartier, dit Alain, nous montre toute la puissance du récit lorsqu’il écrit:« La raison est virile devant l’objet, puérile devant le récit».

Voilà, en quelque sorte, comment je voulais introduire le récit de ce que j’ai vécu au Québec, plus précisément dans la ville du Québec, la Capitale Nationale des Québécois. Se faisant, je voulais que mes lecteurs saisissent l’importance de ma démarche méthodologique qui procède à l’instrumentalisation de mes récits en outil d’analyse, capable d’élucider l’origine et les causes profondes de la haine raciale qui ont poussé Alexandre Bissonnette a terroriser et surtout, à assassiner plusieurs musulmans dans la Grande Mosquée du Québec.

Ce retour en arrière, ce clin d’œil dans le rétroviseur, alors que toute mon attention est déjà dirigée vers l’avenir et même vers mon au delà,  vise à élucider l’état d’esprit, un climat de haine raciale qui naissait déjà au Québec que plusieurs voudraient  éluder compte tenu de l’image de la ville paisible que l’on a toujours voulu que soit la vieille capitale nationale du Québec.

Il va y avoir de ça près de 19 ans depuis que j’ai choisi de vivre au Québec dont plus de deux sessions dans la ville de Québec en tant qu’étudiant et en tant que nouvel arrivant. Régulièrement et de temps en temps, je vais à Québec ce, depuis 1998 date à laquelle je suis arrivé dans la province de Québec, jusqu’à tout dernièrement qui remonte quand bien même à quelques mois.

Architecturalement et ethniquement, le paysage de la Ville de Québec a beaucoup changé, contrairement à il y a près de 19 ans où nous étions quelques rares noirs qui circulaient dans cette ville de plusieurs pentes très abruptes dont les côtes de Lauriers, ou le carré Saint Louis dans le vieux Québec.

La ville de Québec est très belle, je disais souvent à mes amis, lorsque je vivais à Québec, qu’elle était un bouquet de fleur Blanche remplissant un très beau vase transparent, placé sur une très grande table recouverte d’une grande nappe rouge qui attire dès le premier regard.

Quelque soit le chemin que vous choisissez pour entrer dans la ville de Québec, les images sont belles. Étant donné que je prenais le plus souvent Allô Stop, un service de transport social et de coopération qui reliait les voyageurs avec les automobilistes qui font le même trajet Montréal-Québec ou Québec-Montréal.

Grâce à ce service de Allô Stop j’ai pu découvrir toute la beauté et toutes les laideurs à la fois de la ville de Québec que du peuple québécois lui-même. Autrement dit, grâce à ce moyen de transport, j’ai pu vivre les plus beaux et les plus mauvais moments dans la vieille capitale nationale québécoise.

Évidemment, je ne peux pas oublier mes entrées à Québec soit par l’autoroute 40 ou soit également par l’autoroute 20. Où la nuit, la ville est lumineuse, féérique, festive compte tenu de ses pluies de lumières qui éclairent la ville tout autant qu’elle offre des images magiques avec toutes les identifications pour accéder aux divers endroits de la ville voire traverser la ville pour aller beaucoup plus à l’Est. Pour tous ceux-là qui se rendent plus à l’Est, ils ont la possibilité d’admirer de très beaux paysages qui resteront gravés dans leurs mémoires.

D’ailleurs, tous les immigrants devaient régulièrement visiter toutes les belles régions du Québec telles l’Est et le Nord, surtout de profiter de traverser le fleuve en bateau ou encore, de profiter du plein air dans le Nord du Québec en louant un chalet ou encore de prendre des forfaits de chasse et pêches auprès des pourvoiries du Québec afin de bien découvrir les rivières, les lacs et la forêt de la belle province.

Néanmoins, je suggère aux immigrants comme moi de se faire inviter ou de construire son propre chalet dans un camping car, c’est le meilleur endroit pour retrouver les québécois et mieux comprendre la vraie culture québécoise où les québécois sont moins gênés et plus ouverts car ils sont dans leurs monde dépourvus de tous les masques et de toutes les contraintes qu’ils se donnent généralement en ville ou dans les blocs d’appartement.

Je reviendrai plus spécifiquement sur cet aspect dans un autre article car il crucial dans la compréhension de la culture québécoise et de ce qui différencie ce que certains journalistes projettent comme image du Québec et des québécois et de ce que sont véritablement les québécois et la culture québécoise. J’ai eu et je continue de vivre de belles occasions de rencontrer les québécois et les québécoises dans ce qu’ils ont de chaleureux et de vivant contraire à tout ce que les téléromans, quelques professeurs de Cégep, d’universités et les médias rapportent et transposent comme la culture du Québec.

Hermann Cebert

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Les haïtiens à Montréal: la communauté la moins intégrée au Québec et qui a le dos le plus large


Dans cette série d’articles sur les haïtiens qui vivent à Montréal je profiterai pour faire d’une pierre plusieurs coups. Un, concernant ma position par rapport à tous ceux qui voudraient que je m’intéresse à la diaspora haïtienne du Canada et de deux, concernant ma position par rapport à mon choix de me préoccuper davantage de ce qui se passe en Haïti.

Il s’agit de mon choix personnel d’accorder plus d’importance à ce qui se fait et à ce qui ne se fait en Haïti car,  je n’ai trouvé personne en Haïti qui pourrait le faire à ma place et de la façon que je le fais. Je sais que c’est très prétentieux de ma part de dire cela ainsi, mais ce que je constate c’est que nous les haïtiens nous ne sommes pas assez présents sur le web ni non plus sur les réseaux sociaux et que c’est juste un petit groupe qui essaye de mettre le pays sur la scène international.

Si ce n’est pas le New York Time, le Miami Herald ou le Washington Poste qui écrivent sur nous avec nos idées et contre nous on en parle pas de nous. Pourtant, nous sommes un peuple d’écrivains, de grands orateurs, de grands tribuns, de grands artistes et de poètes. Nous devons mettre notre pays sur la carte en nous forçant à nous dépasser dans tous les domaines et il faut le dire tout haut et sur les places publiques que sont les réseaux sociaux.

D’ailleurs, combien de fois que les autres parlent de nous en bien, jamais. À chaque fois que l’on parle de nous c’est dire que nous sommes le pays le plus pauvre de l’Amérique et du monde,  que les dirigeants haïtiens sont les plus corrompus, que nous sommes la plaque tournante de la narco trafique, que nous sommes les déportés ou les boat people, que nous sommes les refoulés et les clandestins, que nous sommes un peuple maudit comme se nommait un documentaire du journal de Montréal dernièrement alors que tout le monde sait très bien que cette thèse de malédiction de Haïti est une thèse raciste que les évangélistes blancs américains développent contre Haïti.

Bref, je suis prétentieux parce que j’estime que nous devrions être plus nombreux à écrire sur Haïti en bien ou en mal mais de façon désintéressée. Et même si nous milles blogueurs à écrire sur Haïti, nous ne serions pas assez pour offrir ce que nous devons offrir à notre pays tel que dénoncer les thèses racistes que les suprématistes et les xénophobes développent contre nous et contre notre pays.

Très certainement, entre ceux qui voudraient mon implication au sein de la communauté haïtienne de Montréal et l’idée d’être directement sur le terrain, je suis encore déchiré entre des amis qui me demandent également de retourner au pays parce qu’ils estiment que je serais plus efficace en étant directement au pays que d’être à l’extérieur malgré que je n’ai aucun objectif politique personnel en Haïti.

Devant tous ces choix multiples et mon intérêt à aider beaucoup plus dans l’ombre que d’être en avant scène, ce sur quoi je suis en train de réfléchir présentement car il va falloir que je décide finalement d’affronter mon destin et ma destinée en commençant par me préoccuper des haïtiens qui vivent à Montréal ce, même si je me retrouve en Haïti car avec assez de distance je pourrai voir mieux les conditions de vie des haïtiens de Montréal et de la diaspora haïtienne en général.

Évidemment, j’aurais pu choisir de ne pas répondre à ces critiques et continuer mon bonhomme de chemin comme je le fais habituellement. Mais, après avoir réfléchi assez longtemps sur divers aspects de ces critiques, je suis parvenu à me convaincre qu’il y a certains changements que je pourrais formuler pour aider les haïtiens de Montréal et du Canada à mieux s’intégrer.

Bien entendu, ce que je redoutais à faire,  je n’aurai pas d’autre choix que de le faire c’est-à-dire être très critique concernant les organisations de la communauté haïtienne de Montréal, du Québec et du Canada en général. De même je ne m’empêcherai pas non plus de critiquer les haïtiens vivant au pays qui forment et qui développent des poches de misères au pays.

Par ailleurs, étant donné que la politique, le social et l’économique m’intéressent,  je profiterai pour dénoncer certaines hypocrisies et certaines politiques des trois paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal) par rapport à la communauté haïtienne. En cela, je pourrai donc appeler à forcer les haïtiens à revoir leur confiance habituelle en certains Partis politiques, à certaines personnalités et figures politiques en vue de se prendre en main différemment.

Entre autre, tout en bousculant les jeunes de la communauté haïtienne de Montréal et du Canada dans son ensemble en vue de les forcer à développer de vraies stratégies pour s’approprier des techniques et des modèles de réussites canadiennes, je n’hésiterai pas non plus pour critiquer ceux qui se vantent d’être les seuls grands leaders de la communauté haïtienne de Montréal et du Canada alors qu’ils sont tellement loin de la réalité dans laquelle vit cette diaspora haïtienne du Québec et de Montréal.

Je sais très bien que cela va pousser mes détracteurs à s’en prendre à mes textes mais souvent ça commence par là pour que les gens arrivent à se prendre en main et à se réaliser. Et de ce point de vue, que l’on me critique  ou que l’on me déteste ça m’est égale. En fait, ce que je constate au sein de la communauté haïtienne de Montréal oblige que les haïtiens arrivent à se décider pour rehausser leurs niveaux de vie et leurs conditions financières et économiques au Canada dans son ensemble.

Tout compte fait, c’est sur la base de ce qui précède que je vais de temps en temps essayer de produire un texte sur les haïtiens  qui vivent à Montréal, sur les politiques gouvernementales qui touchent ou qui ne touchent pas les communautés haïtiennes de Montréal, du Québec et du Canada. Mais surtout, je vais me mettre à essayer de réfléchir sur plusieurs irritants de la société canadienne dans son ensemble, sur les irritants de la société québécoise dans son ensemble et sur la société montréalaise dans son ensemble par rapport à l’ensemble des communautés haïtienne vivant dans ces juridictions.

Enfin je décide d’élever ma voix pour les sans voix de la communauté haïtienne vivant partout au Canada. Je vais dénoncer là où il faut  dénoncer, je vais apprécier là où il apprécier. Dans tous les cas je prendrai parole là où c’est nécessaire.

Hermann Cebert

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Tentative d’assassinat sur Jean-Bertrand Aristide à Port-au-Prince, Haïti: le régime de Jovenel Moïse – Guy Lafontant veut éliminer les lavalassiens


Le cortège de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide a essuyé des tirs au bas de Lalue, lundi après son audition devant le juge Jean Wilner Morin, a confié au journal Joël Vorbe, membre du directoire du parti Fanmi Lavalas. « Jean-Bertrand Aristide est indemne mais un agent de sécurité a été blessé ainsi qu’au moins un des sympathisants lavalas », a poursuivi Vorbe. Me Gervais Charles, avocat du parti, a indiqué au journal que le juge Poyo a été requis pour faire le constat de traces de sang remarquées sur la voiture de l’ex-président quand il est arrivé chez lui.

Dans des photos publiées sur les réseaux sociaux après l’incident on peut voir une grosse 4×4 grise maculée de taches de sang, mais pas d’impact de balle visible sur la carosserie. « L’incident a eu lieu entre Piyay Market et l’ancien immeuble de Châtelain Tour (Lalue). Il y a eu des tirs, on en ignore l’origine », selon une source de la PNH interrogée par Le Nouvelliste. Le cortège de l’ex-président revenait du Bicentenaire où Jean Bertrand Atistide avait répondu à une convocation à titre de témoin. Il était composé de plusieurs véhicules dont deux tout-terrain du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO) de la PNH, à l’avant et à l’arrière.

Les policiers ont essuyé des jets de pierres après l’incident, a expliqué la source policière interrogée par Le Nouvelliste. « Je ne suis pas au courant, je vais me renseigner » a répondu au journal un membre de l’entourage du président Jovenel Moïse. L’ex-président Jean Bertrand Aristide dont les sorties publiques sont rarissimes, a été auditionné à titre de témoin par le juge d’instruction Jean Wilner Morin dans le cadre du dossier de blanchiment des avoirs concernant Jean Anthony Nazaire, ex-commissaire de police et proche de l’ex-chef d’Etat.

Ce dernier a été un fonctionnaire affecté aux services de sécurité et de logistique au palais national durant la présidence de JBA. L’ancien prêtre de St Jean Bosco était accompagné de ses avocats Mario Joseph et Gervais Charles, et de l’ancienne candidate aux élections présidentielles de novembre 2016, Maryse Narcisse. Plusieurs parlementaires lavalas, notamment le sénateur Nenel Cassy, les députés Printemps Bélizaire et Bertrand Synal, et l’ancien sénateur Yvon Feuillé ont également été remarqués.

Le représentant national de Fanmi Lavalas n’a pas fait de commentaires à sa sortie du tribunal. Toutefois, Me Mario Joseph a indiqué que l’audition s’est bien déroulée. Selon lui, Jean-Bertrand Aristide a répondu à toutes les questions. « C’est fini. Il n’y a pas d’autres rendez-vous qui ont été pris, car Jean-Bertrand Aristide a été entendu comme témoin. Aussi simple que ça ! », a-t-il dit.

http://lenouvelliste.com/article/169356/le-cortege-daristide-essuie-des-tirs

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L. Vygotski. Conscience, inconscient, émotions Paris : La Dispute Katia Kostulski p. 339-340 Bibliographical reference Préface de Yves Clot Paris : La Dispute


1« Conscience, inconscient, émotions », réunit trois textes de Vygotski parus entre 1925 et 1932. Ceux-ci – d’une étonnante actualité – traitent de questions majeures en psychologie : le problème de la conscience, celui de la vie psychique et de l’inconscient, et enfin celui du développement des émotions. On ne peut donc que se féliciter de l’initiative d’une telle publication. Cela d’autant plus que l’ouvrage n’en est pas moins original : sa longue préface – que signe Yves Clot – constitue en effet un important développement des thèses vygotskiennes. C’est pourquoi après une présentation succincte des problèmes ouverts dans ces trois textes, nous reviendrons sur quelques-unes des perspectives proposées dans cette préface.

2« La question de la nature psychologique de la conscience est laissée de côté dans notre littérature scientifique de manière opiniâtre et délibérée ». Voilà le constat qui initie La conscience comme problème de la Psychologie du comportement. Dans ce texte, Vygotski développe, au plan des théories et des méthodes de la psychologie scientifique de l’époque, les causes et les conséquences d’une telle omission. Le grain d’observation du comportement permet-il d’élucider les phénomènes de conscience ? Les méthodes utilisées, fondées sur les réactions observables, s’avèrent « inconsistantes » pour l’étudier, de sorte que ce qui chez l’humain oriente et organise le comportement échappe à la psychologie. C’est alors le comportement qui perd sa composante psychologique. Il n’est ainsi pas étonnant, dans ce cadre, que le comportement de l’animal et celui de l’homme soient relégués au même rang, précipitant alors la psychologie dans une subordination au physiologique : « La biologie engloutit la sociologie et la physiologie engloutit la psychologie ». Pourtant, avance l’auteur, la conscience est une composante inaliénable du comportement : « l’homme pense toujours dans son for intérieur ; cela ne manque jamais d’influer sur son comportement ». Plus encore, observe-t-il, « la conscience est un problème de structure du comportement ». Étudier le comportement, c’est étudier sa structure, son contenu, ses formes, son histoire. C’est dans les rapports du comportement à l’expérience du sujet que Vygotski élabore une définition de la conscience humaine : la conscience est l’expérience vécue d’expériences vécues. Naît alors la possibilité de distinguer les formes de conscience animale de la conscience humaine, par la variabilité des champs d’expériences de l’homme : l’expérience sociale, le langage. La proposition de l’auteur ne manque pas d’audace : la conscience humaine serait « en quelque sorte » un rapport social à soi-même.

3Psychisme, conscience, inconscient, désignent selon Vygotski des questions « touchant aux principes de constitution de la science psychologique elle-même ». C’est pourquoi il examine dans ce texte la façon dont les courants de la psychologie s’expliquent ces trois mots. Il reprend pour cela différents courants de son époque du point de vue des rapports qu’ils construisent avec ces trois termes, telles la réflexologie, la phénomènologie, la psychanalyse, et en dégage trois systèmes psychologiques très différents fondés, respectivement, sur le refus d’étudier le psychisme, l’étude du psychisme par l’intermédiaire du psychique, et la connaissance du psychisme par l’inconscient. Chacun de ces courants, avance l’auteur, mène à sa manière à une impasse, notamment dans la façon dont ils posent les rapports entre le psychique et le physiologique. Pour Vygotski, le psychisme n’est pas un processus à part, en dehors, au-dessus ou complémentaire, il est une caractéristique qualitative des fonctions supérieures du cerveau. Il en déduit la nécessité de développer une psychologie dialectique qui, sans confondre les processus physiques et psychiques, reconnaisse que le psychologique est l’unité dialectique du physique et du psychique. C’est de ce nouveau point de vue que l’auteur examinera les trois termes dans la suite du texte. Le psychisme est-il la conscience ? La conscience est-elle un processus linéaire ? La vie psychique est-elle continue ? Que déduire dès lors sur l’inconscient, du constat omniprésent en psychologie : certains éléments de la vie psychique, qui ont cette particularité d’être dissociés des mots, continuent d’influer sur le comportement alors qu’ils sont hors du champ de conscience ?

4Enfin, dans Les émotions et leur développement chez l’enfant, Vygotski ne cherche pas tant à décrire le développement des émotions qu’à affirmer l’idée même d’un développement de ces émotions, à identifier leur siège et leur origine somatique ou psychique, pour enfin examiner sur cette base la façon dont les processus émotionnels peuvent prendre une place dans le fonctionnement psychologique. Sommes-nous affligés parce que nous pleurons ou pleurons-nous parce que nous sommes affligés ? Les réactions somatiques sont-elles spécifiques à des émotions particulières ? Les émotions peuvent-elles exister indépendamment de réactions végétatives ? Ces réactions végétatives sont-elles causes, conséquences ou simplement parties des émotions ? Vygotski examine ces questions en reprenant l’histoire des théories des émotions en psychologie expérimentale, et en discutant les théories du développement phylogénétique et ontogénétique des émotions. L’auteur en déduit le caractère nomade des émotions dans la vie psychologique : les émotions n’ont pas « de place fixée à tout jamais ». Un état émotionnel se transforme en un autre, un affect s’insère dans n’importe quelle structure à laquelle il est lié, les émotions non résolues continuent d’exister. La psychopathologie constitue dès lors le champ dans lequel le statut des émotions et le processus de leur développement dans la vie psychologique peut être défini. La névrose apparaît comme un modèle de vie psychique « bouleversée par suite de perturbation de l’activité émotionnelle ». La psychose révèle une modification pathologique des rapports entre les processus intellectuels et émotionnels. Dans la pensée réaliste, les émotions accompagnent les processus intellectuels dans la pensée. Dans la pensée autistique, c’est tout le système de pensée qui est structurellement désorganisé. Les émotions ont perdu la place structurelle qu’elles occupaient auparavant : les idées sont gouvernées, non par les processus intellectuels, mais par des tendances émotionnelles. La pensée est alors subordonnée à la logique du sentiment.

5Le texte d’Yves Clot, Vygotski : la conscience comme liaison, enfin, n’est une préface que dans sa première partie. Il y présente les trois textes qui constituent l’ouvrage au sein de l’œuvre dense – 180 textes connus – de Vygotski. La seconde partie de la contribution justifie le choix de ces trois textes. En effet, Yves Clot y prolonge et renouvelle une réflexion sur la conscience dont ces textes constituent les fondations. L’auteur poursuit le dialogue initié par Vygotski avec la psychanalyse, en reprenant les développements plus récents des théories psychanalytiques, ouvrant ainsi des perspectives nouvelles et riches sur une conceptualisation de la vie psychique. La conscience apparaît ici fondamentalement comme un rapport réel de transformation de l’expérience ou d’échec de cette transformation. Yves Clot ouvre une alternative à la conceptualisation freudienne de l’inconscient, cet « inaccompli qui insiste », qui est défini ici comme « une réalisation en gésine, une activité en mal de liaison ». Deux idées fondamentales sont avancées sur cette base par Yves Clot. D’abord, les conflits inconscients pourraient avoir d’autres sources que les conflits de l’enfance : « le sexuel infantile n’a pas le monopole du pulsionnel ». Ensuite, réinterrogeant la place du social dans la vie psychique du sujet, l’auteur avance que le social, loin d’être à côté ou au-dehors du sujet, « est aussi là quand le sujet est seul ». Plus encore, agir sur le social serait peut-être le moyen le plus sûr d’agir indirectement sur la vie subjective.

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References

Bibliographical reference

Katia Kostulski, « L. Vygotski. Conscience, inconscient, émotions », L’orientation scolaire et professionnelle, 33/2 | 2004, 339-340.

Electronic reference

Katia Kostulski, « L. Vygotski. Conscience, inconscient, émotions », L’orientation scolaire et professionnelle [Online], 33/2 | 2004, Online since 10 November 2009, connection on 21 March 2017. URL : http://osp.revues.org/2188

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Katia Kostulski

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Comment interpréter l’absence de Jean-Bertrand Aristide aux funérailles de l’ex président René Préval?


Au simple regard et  au simple constat de l'attitude et du comportement de jean-Bertrand Aristide concernant l'annonce de la mort de l'ex président René Préval, on serait tenté de porter plusieurs blâmes à celui qu'on a souvent considéré comme étant le jumeau politique du défunt président.

Heureusement tout le monde ne peut pas comprendre la politique haïtienne de la même façon d’autant, tout le monde ne dispose pas les mêmes informations. Bien entendu, au delà de cette différence de point de vue, une chose est évidente dans le comportement de Jean-Bertrand Aristide, c’est que son orgueil a triomphé sur son réalisme et son humanisme.

En  ce sens, malgré son narcissisme, il aurait dû pleurer avec la famille de Préval ainsi qu’avec le peuple haïtien la mort de celui qui aura été le premier Premier Ministre de son régime mais également son grand bienfaiteur. C’est-à-dire, celui qui aura fait de Jean-Bertrand Aristide le président d’Haïti qui, contrairement à ce tout le monde croyait que c’était Aristide qui avait mis René Préval en politique lorsque Jean-Bertrand Aristide l’avait choisi comme Premier Ministre.

Évidemment, ce n’était pas nouveau dans le comportement et l’attitude de Jean-Bertrand Aristide puisqu’à la mort de Ernst Erilus, ancien Maire adjoint de Delmas, celui qui avait été chercher Aristide sur ses épaules pour l’emmener s’inscrire comme candidat de FNCD en lieu et place de Victor Benoit, Jean-Bertrand Aristide n’avait pas non plus fait mention de la mort de ce grand militant des organisations populaire qu’il connaissait très bien.

Tout ceux qui étaient dans le mouvement populaire de l’époque peuvent témoigner comment Jean-Bertrand Aristide était devenu président en 1990 à savoir, que c’était en particulier grâce à René Préval, quelques prêtres, et plusieurs autres grandes figures du FNCD que je ne citerai pas ici.

Cela ne veut pas dire qu’Aristide n’avait pas sa popularité et que plusieurs cellules d’organisations populaires comme SAJ, VEYE YO, TKL (ti kominote legliz) n’étaient pas en train de réfléchir à ce scénario et sur cette alternative mais, les complications administratives n’auraient pas permises à Aristide de s’inscrire à temps pour affronter les candidats vedettes de la droite et de l’extrême droite en Haïti, Roger Lafontant et Marc Louis Bazin.

Tout ceci dit, venons-nous en aux diverses interprétations que l’on pourrait tenter de faire ressortir dans cette affaire puisque, comme nous le disons fréquemment sur ce blogue, nombreuses situations ont souvent des causes inter-reliées qui échappent à plus d’un. De plus, l’analyse politique étant l’art et la technique qui permettent de décoder les contradictions, il doit y avoir un fil d’Ariane qui lie et relie les diverses contradictions qui traversent les attitudes et le comportement de Jean-Bertrand Aristide. C’est ce que nous allons tenter de découvrir dans les prochaines lignes de ce texte.

En effet, pour nous, ce n’est pas un hasard que Jean-Bertrand Aristide ne se soit pas présenté ou assisté aux funérailles de René Préval. Car selon tout ce que nous sommes parvenus à comprendre dans cette affaire, il a failli lui-même laisser sa peau au Cap haïtien lorsqu’on lui avait empoisonné.

Et, il très était chanceux d’avoir été conduit dans un hôpital public mais, tout le monde sait, s’il était à Port-au-Prince on l’aurait conduit dans un hôpital privé où plusieurs autres personnes avaient perdues la vie pour des cas similaires.

Autrement dit, Aristide sait très bien que ses jours peuvent être comptés compte tenu qu’il y a un groupe de criminels qui fonctionne dans le pays au profit et dans le cadre d’une vision et d’un plan très défini qui visent à nettoyer le terrain de tous les hommes influents du pays.

Nous l’avions déjà signalé pour Jean-Claude Duvalier alors même que nous mettions les politiciens influents du pays en garde contre ce nettoyage de la scène politique haïtienne. On a qu’à faire le recensement du nombre de personnes qui sont mortes dans le pays au cours de ces dix dernières années pour se rendre compte qu’il y a  plusieurs liens qui existent entre ces personnes décédées.

Plusieurs de ces personnes là étaient impliquées dans la vente des biens de l’État, je veux surtout parler de la Téléco en particulier.  Ce sont des personnes qui peuvent proposer ou imposer un ministre, un premier ministre ou un directeur. Ce sont des juges, des directeurs de banques, des chroniqueurs, des journalistes, des chefs de sécurités, des dealers de drogues qui brassaient de grosses affaires. Entre autre, c’est des gens qui avaient du pouvoir réel dans le pays qui sont assassinées soit sur une autoroute, soit à Pétion-Ville, soit à Port-au_prince, soit à Léogâne mais jamais dans les zones plus profondes du pays.

Par ailleurs, selon l’une des rumeurs les plus crédibles qui circulent concernant la mort de Préval,  c’est celle qui concerne son choix et la proposition de son choix au nouveau président du pays, Jovenel Moïse. Et comme nous le savons, le président a véritablement choisi Jacques Guy Lafontant comme nouveau Premier Ministre désigné contrairement aux autres candidats que voulait le camps de Martelly. Toujours selon cette même rumeur, l’ex président Préval aurait conseillé également à Jovenel Moïse de faire un gouvernement de consensus avec plusieurs groupes des oppositions et que cela aurait divisé le camps des PHTK et de Joseph Michel Martelly.

Alors, avec l’indifférence de Jean-Bertrand Aristide dans la mort de René Préval, devant ces incertitudes concernant le choix de Lafontant comme premier ministre désigné, devant ces rumeurs concernant la mort et le possible empoisonnement de Préval parce qu’il aurait conseillé au président Jovenel Moïse le choix de Jacques Guy Lafontant ami de vieille date de Préval, si on en croit des sources crédibles, il apparait comme normal que Jean-Bertrand Aristide n’ait pas été  pour aller assister aux funérailles de Préval par peur de se faire empoisonner.

Par contre, quand bien même qu’il ait eu des problèmes avec Préval concernant une certaine collaboration avec la CIA ou l’ambassade des États-Unis pour maintenir Aristide en exil ce qu’il a fait finalement, Jean-Bertrand Aristide se devait de sortir une note ou de dire publiquement son chagrin de la mort de Préval.

Également, s’il est vrai que Aristide commence à se rendre compte que sa vie est menacée, de toute évidence, ce qu’il savait déjà compte tenu que nous avions analysé cette possibilité, lorsque nous disions que sa grande chance était qu’il ne sortait pas beaucoup et ne mange chez personne non plus, nous devrions reconnaitre qu’il y a des mains invisibles qui tuent des personnes très connues dans les domaines bancaires, journalistiques, et de la politique.

La pire dans ces assassinats, c’est que ces personnes sont mortes comme s’il s’agissait de la foudre qui les avait frappée. C’est des problèmes cardiaques, des étouffements, des embolies pulmonaires comme furent les complications de Joseph Michel Martelly. C’est donc un poison extrême du genre de gaz sarin.

On a vu dernièrement comment le frère du président de la Corée du Nord s’était fait assassiner par un poison mortel, peut-être qu’il s’agit de ce même poison ou de la famille de ce même poison qui permet d’assassiner des innocents dans le pays.

Malheureusement, le et les criminels continuent d’opérer dans le pays sans que la police et la justice, la police judiciaire, la médecine légal puissent les arrêter comme cela doit. Les enquêtes devaient remonter à la source de tous les cas semblables de la mort de Préval en passant par le juge et les embolies pulmonaires de Joseph Michel Martelly pour savoir tous ceux qui avaient rencontré ces victimes afin d’établir le lien entre ces crimes odieux.

Dans ce contexte, nous ne pouvons enlever personne, ni non plus aucun groupe qui a des intérêts pour que les têtes dirigeantes du pays soient assassinées aussi violente: les services secrets des grandes puissances peuvent être responsables, les services secrets des dominicains également et surtout une frange de la bourgeoisie et proche du PHTK.

Cependant, nous devons arriver à une conclusion anticipée puisque nous allons revenir sur ce dossier dans d’autres articles, que des éléments de la bourgeoisie traditionnelle, proche du PHTK et opposée à la main mise de Préval sur l’actuel Président Jovenel Moïse serait responsable de la mort de Préval, celle de Jean-Claude Duvalier et plus tard de Jean-Bertrand Aristide.

De toute façon, toujours selon certaines rumeurs qui circulent  dans les couloirs du PHTK, Jacques Guy Lafontant n’aurait pas beaucoup de chance pour se faire accepter par le parlement depuis la mort de Préval étant donné que c’était Préval qui travaillait pour créer un consensus autour de son choix. Nous allons attendre pour voir et surtout pour connaitre la fin de cette histoire sans fin.

En attendant, à chacun de surveiller et de noter qui vous rencontrez et partager ces informations avec des proches avant d’aller rencontrer une personne. Faites vous accompagner par quelqu’un que vous connaissez bien mais que certains peuvent bien ignorer.

à suivre…

Hermann Cebert

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