Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Pourquoi les 1500.00 gourdes de la caisse d’assistance sociale (CAS) ne vont pas dans les poches des plus pauvres?


Selon certaines personnes bien informées plusieurs membres du gouvernement de Jovenel Moïse passent chaque mois à la Caisse d’assistance Sociale (CAS) en vue de collecter les chèques qui sont faits au nom des femmes seules, des personnes âgées et des personnes handicapées sans que personne ne les empêche de voler l’argent qui était supposé d’être encaissé pas ces personnes vulnérables du pays.

Alors que plusieurs leaders communautaires ne cessent de dénoncer ces malversations dans le fonds d’assistance sociale, aucun responsable du ministère des affaires sociales, aucun responsable du gouvernement ne décide de résoudre ce problème car selon certaines rumeurs, ce sont les proches de Jovenel Moïse et de quelques ministres du gouvernement qui vont cherches ces chèques.

Voilà donc une institution qui devait préoccuper le régime de Jovenel Moïse mais que personne ne veut régler le vol et les abus qui se font à l’intérieur de cette vache à lait du régime en place. Comment se fait-il que les vieux et les vieilles qui vivent déjà dans la pauvreté se font extorquer leurs seuls revenus par des personnes qui roulent de belles autos et qui sont déjà très riches et qui sont surtout proches du président.

J’espère dans les prochains jours qui viennent, le président ira faire un tour au CAS pour mettre les menottes aux mains de ces voleurs. Pourtant il y a un nouveau directeur de cette institution qui perpétue cette tradition de vols en complicité avec les proches du pouvoir. Si le président ne fait rien dans ce dossier nous comprendront facilement qu’il pourrait s’agir du président lui-même qui encouragent ces vols.

à suivre…

Hermann Cebert

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Le modèle de gestion à zéro résultat


Généralement on reconnait un modèle de gestion par le gestionnaire qui le pratique puisqu’il existe autant de modèles de gestion qu’il existe de gestionnaires. Cependant, là où les gestionnaires sont plus vulnérables, pour ne pas dire très faibles, c’est lorsqu’ils doivent agir ou réagir en situation d’urgence, en situation de crise où ils semblent perdent tout leur contrôle. Pourtant  comment réagir face aux imprévus est l’un des trois piliers ou idées sur lesquelles repose la gestion moderne.

Et, plusieurs formations sont données seulement sur ce point fondamental tout comme toutes les planifications sont faites dans les entreprises pour répondre efficacement à ces possibilités: «Réagir face aux imprévus et prendre les mesures correctives nécessaires pour maintenir le cap et atteindre les objectifs fixés.». Malheureusement les gestionnaires choisissent plus souvent le modèle de gestion à zéro résultat. Voilà en quelque sorte le contexte dans lequel je décide de partager avec mes lecteurs ce surplus d’idées qui pourrait sembler à de l’inutile mais que tout bon gestionnaire devrait prendre le temps de bien lire.

En effet, de temps en temps, lorsque cela me tente, je me laisse aller dans mon imagination comme si je voulais donner un peu de repos à mon esprit, à mon cerveau. Je profite de ce répit pour développer une idée, une opinion que je choisis parmi toutes celles qui émergent habituellement au moment où je suis très préoccupé par un autre sujet plus préoccupante ou plus d’actualité.

C’est ce que j’appelle des surplus d’idées car je ne fais quasiment aucun d’effort de réflexion puisque ces idées arrivent naturellement et les mots pour les exprimer également. Habituellement, je les présente selon un schéma faussement poétique compte tenu que je les écris en prose et en vers libre ou non.

Évidemment, l’idée d’un modèle de gestion à zéro résultat est en effet, l’un de ces surplus d’idées qui est arrivé à moi sans aucun effort. C’est l’utilité de la non utilité de l’idée qui a d’abord capté mon attention. Et en suite, je me suis dit pourquoi pas rendre utile quelque chose qui ne le serait pas puisque, dans la pratique de tout bon modèle de gestion, rare sont les textes qui traitent de la non utilité ou de l’inutilisable dans une perspective d’un modèle qui ne devait donner aucun résultat ou encore à résultat zéro.

Toutefois, en me plongeant dans ce qui m’apparaissait non important, non utile je commence à découvrir et à identifier des liens réels tant au niveau des entreprises que dans le milieu de la politique. Même si j’ai eu beaucoup plus de doute sur les évidences de ces liens de causalités, je refusais d’accepter que cela puisse exister dans la vraie vie. Qu’il puisse donc exister un modèle de gestion qui ne viserait aucun résultat. C’était contraire à tout ce que l’on apprend habituellement dans les écoles de commerce et de gestion. D’autant plus, que ce modèle de gestion m’avait permis de comprendre que les organisations de façon générale, gaspillaient beaucoup d’argent et beaucoup de temps et beaucoup d’argent pour planifier, pour se préparer à des imprévues tandis que du point de vue pratique, lors d’une urgence, lors d’une catastrophe que toutes ces planifications semblaient tomber à l’eau.

Autrement dit, devant la catastrophe, devant les urgence il y a une sorte de panique qui envahit les gestionnaires et les administrateurs qui dépossède de toutes leurs connaissances, de toutes leurs compétences puisqu’ils tombent automatiquement dans une logique de survie qui se reconnait facilement par la panique et les peurs qui les envahissent ou qui les hypnotisent. Pire encore, à cause de ces paniques, à cause de ces peurs que les crises, les urgences créent dans l’entendement de ces gestionnaires et de ces administrateurs, tout le monde devient dans le vrai sens du terme de simples individus réagissant pour la sauvegarde de leurs propres vies, de leurs propres intérêts oubliant le reste, oubliant le groupe qu’ils faisaient partie ou qu’ils devaient se rappeler faire partie. Et, puisque c’est le chacun pour soi, les énergies sont gaspillées, les efforts se multiplient pour qu’au final les résultats demeurent négatifs. C’est la gestion à zéro résultat.

L’idée d’un modèle de gestion à zéro résultat n’a peut-être jamais effleuré votre esprit parmi les modèles les plus utilisés dans le domaine de la gestion, pourtant il se pourrait qu’au cours derniers mois, vos gestionnaires ou plutôt vous seriez le dernier à l’avoir utilisé.

En effet, même si l’usage d’un tel modèle devait être banni dans toutes les entreprises qui se respectent néanmoins, nombreux sont les gestionnaires qui recourent à ce modèle plus particulièrement dans les cas d’urgence, de troubles et d’imprévus. En ce sens, durant ces urgences, durant ces troubles ou conflits, tout est désorganisé et tout le monde est sur le qui-vive. Par conséquent, étant donné que toutes les mesures d’urgence, toutes les planifications semblent ne plus répondre à ces urgences, voilà pourquoi, la grande majorité des gestionnaires tombent automatiquement dans le modèle de gestion à zéro résultat.

D’ailleurs tout les processus décisionnels qui ont précédé la situation d’urgence ou qui vont suivre seront encore empreints de ce modèle de gestion à zéro résultat car, s’il y avait la peur qui avait modifié les comportements des acteurs décisionnels, il en sera de même après la catastrophe et ce, sur une période assez longue étant donné que les attentions sont encore sous le choc de la mauvaise manière d’agir et de réagir lors de la dernière urgence. Ainsi donc, on constatera des resserrements au niveau des mesures d’urgence, de la multiplication des actions de vérifications et de contrôle de la qualité des mesures de contrôle et de surveillance c’est l’impact directe de la crise des après crises et des après urgences qui ont forcée les acteurs à devenir tendanciellement paranoïaques plus incisifs et plus préoccupés par les mesures de sécurité. C’est la peur de l’après guerre dont souffrent les soldats. D’ailleurs plusieurs dépenses inutiles vont se faire de façons démesurées alors que on est en train de désorienter les ressources vers de nouveaux et faux objectifs.

Évidemment, une certaine vigilance est fondamentalement obligatoire avant ou après les crises mais, habituellement on en fait un peu trop car les résultats seront de toute façon et de toute évidence assez nuls dans les faits. Ce fut le cas pour les héros de l’indépendance de Haïti qui s’étaient mis à construire de nombreux forts par peur de voir attaquer ou envahir par les colons français qu’ils venaient de mettre dehors. Plus près de nous également, on vu après le 11 septembre comment les pays occidentaux dont les États-Unis en particulier avaient pris beaucoup de mesures de sécurité par peur de faire attaquer par les groupes terroristes. C’est la même chose pour tous les autres pays qui avaient connu des attaques terroristes sur leurs territoires.

Il y a une frénésie de mesures et de décisions de renforcement la sécurité tandis dans les faits, compte tenu de l’énorme planification que cela doit prendre à des organisations criminelles ou non pour commettre leurs actions, il leur est très difficile de poser plusieurs actes en même temps si ces actes ne faisaient pas partie d’une planification antérieure.

Tout dernièrement, et cela semble même continuer, au Québec lorsqu’il y a eu la crise de la tempête de neige sur l’autoroute 15 alors que le gouvernement avait mal géré cette crise en laissant plusieurs automobilistes coincés dans les bancs de neiges qui se sont accumulés. Plusieurs responsables qui avaient mal géré cette crise ont pris plusieurs mesures disciplinaires et techniques qui ne donnaient aucun résultat sauf pour calmer les esprits contre les réactions du peuple. Ils étaient en État de panique et les différentes décisions prises étaient de l’ordre du modèle de gestion à zéro résultat. Pire de cela, même cette semaine, plusieurs semaines après la mauvaise gestion de la crise de la tempête de neige, avec les inondations actuelles on retrouve encore une fois de plus le mode de cette gestion à zéro résultat lorsque nous constatons que les différents paliers de gouvernement se retrouvent en mode de gestion à zéro résultat plus particulièrement avec les dernières mesures de faire appel à l’armée pour venir assister les citoyens tandis que tout le monde constate que le pire est déjà passé.

Autrement dit, même après une période de temps écoulé donné, les peurs, la panique, la paranoïa qui caractérisent une situation d’urgence peuvent avoir des répercussions sur le moyen et le long terme sur les décideurs. Cela par des chaines de décisions inefficaces que par la multiplication des mesures de correction qui ne le sont pas véritablement. C’est le cas pour des négligences et des failles permanentes que les décideurs découvrent un bon matin et qui vont faire l’objet d’un grand nombre de mesures et de décisions inutiles comme si la découvertes de ces failles avaient d’un coup réveiller une certaine peur qui n’existait pas.

Pour bien comprendre ces effets de peur soudaine provoquée par la découverte des failles, des faiblesses et des erreurs permanentes, il suffit de voir quelqu’un bien habillé et découvrir une petite déchirure, une petite tâche sur ses vêtements pour que cette personne se mette en crise jusqu’à s’en vouloir de ne l’avoir pas remarqué avant vous. Dans les institutions, dans les organisations on retrouve cette même panique, cette même peur pour voir à quel niveau les gestionnaires utilisent tous le modèle de gestion à zéro résultat.

Ce modèle se retrouve du côté des deux limites décisionnelles, le pas assez et le un peu trop de décisions et d’actions. En ce sens, quoi que l’on fasse sous l’emprise de la peur et de la panique, les résultats seront toujours nuls. Car ce n’est plus la logique qui définit les actions des gestionnaires mais la peur et la panique.

à suivre…

Hermann Cebert

 

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