Voir l'image sur Twitter Voir l'image sur Twitter Voir l'image sur Twitter

Émaillée d’affrontements entre les indépendantistes et les forces de l’ordre, la journée de vote a tourné au chaos.

Madrid a choisi la voie de la force. Balles en caoutchouc, matraques, femmes et personnes âgées violentées, descentes dans des écoles, urnes saisies jusque dans les bureaux de vote : les images des violences perpétrées par la police espagnole, qui tente d’empêcher le déroulement du référendum d’autodétermination de la Catalogne, interdit par la justice, ont inondé le monde ce dimanche 1er octobre.

« Déjà plus de 460 blessés en Catalogne », a tweeté la maire de Barcelone Ada Colau en fin d’après-midi. « J’exige la fin immédiate des charges policières contre les civils sans défense. »

Les services de santé de la région annonçaient auparavant de leur côté avoir « accueilli 337 personnes dans les hôpitaux et centres de santé », la majorité pour des malaises ou des maux légers. Un blessé grave a été touché à l’œil.

En début de soirée, le gouvernement catalan a fait état de 761 blessés, dont deux graves et 128 hospitalisations.

« Ils arrachaient les urnes »

A Gérone, la Garde civile a encerclé le centre sportif où le président indépendantiste Carles Puigdemont devait voter, repoussant la foule manu militari, puis a forcé les portes pour saisir les urnes, devant des militants qui entonnaient un hymne de la résistance antifranquiste, l’Estaca, le poing levé.

Sur les réseaux sociaux, des images montrent des policiers cagoulés rentrant dans un bureau de vote barcelonais pour saisir les urnes pleines de bulletins.

 

Publicités