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Pourquoi les Haïtiens ne financent pas les organismes communautaires haïtiens de Montréal: pour faire tomber les masques


Tous mes fidèles lecteurs savent très bien comment je peux être cynique et ironique lorsque je décide de développer un sujet d’actualité et de grande importance comme c’est le cas pour le financement et les levées de fonds des groupes communautaires ou des haïtiens en général au Canada.

En effet, au prime à bord, vous pourriez croire que je vais dénoncer les communautés haïtiennes de Montréal qui auraient refusé de participer au financement des organismes communautaires qui servent ou qui desservent les intérêts de la diaspora haïtienne du Québec ou de Montréal.  Malheureusement, au risque de vous décevoir, ce ne sont pas les haïtiens de Montréal que j’entends critiquer parce qu’ils refuseraient de répondre positivement au financement des organismes communautaires de la communauté haïtienne de Montréal.

Néanmoins, ce sont les organisateurs, les dirigeants et les leaders autoproclamés de cette diaspora haïtienne du canada et de Montréal en particulier que je décide de critiquer avec cet article. Évidemment, je  sais que je ne vais toujours pas me faire aimer par ces têtes d’affiche de la communauté haïtienne de Montréal puisque je ne vais toujours pas dans les mêmes directions qu’ils empruntent celle de critiquer pour critiquer et haïr pour haïr.

Pourtant, je ne devrais même pas appeler ces figures ou ces visages connus de la communauté haïtienne de Montréal des leaders puisque ce sont de simples chefs de sections, de simples individus qui travaillent pour eux-mêmes tout en se faisant passer pour de véritables représentants de la communauté haïtienne de Montréal , du Québec et du Canada. Et, c’est d’ailleurs la principale raison qui empêche à ces pseudo leaders de mobiliser le reste de la communauté ou de la diaspora haïtienne du pays quand vient le temps de solliciter cette communauté pour le financement de leurs projets.

Voyons voir.

Pour commencer et dans le but de vous aider à bien comprendre l’importance et l’actualité de ce sujet concernant la contribution financière des membres de la communauté haïtienne de Montréal aux diverses organisations communautaires soi-disant de la communauté haïtienne de Montréal qui se veulent à buts sans lucratifs, je dois citer quelques initiatives prises par de petits groupes d’amis sans consulter les membres de la diaspora haïtienne de Montréal à travers des débats, ou à partir des publications mais, qui, au final, seront transférées au compte de cette grande communauté haïtienne de Montréal.

En fait, je dois rectifier cette affirmation en disant tout simplement, que quelques individus dépourvus de tout sens d’organisation ou d’implication réelle, à la recherche de notoriété ou en quête de profits très personnels, voire croyant qu’ils possèdent une certaine notoriété ou de leadership, prennent des initiatives au nom de la communauté haïtienne du Canada, dont ils ne s’efforcent guère de connaitre, de comprendre ou du moins d’informer par le biais d’un quelconque médium de communication, et lorsqu’ils se rendent compte que l’ensemble de la communauté ne répond pas favorablement à leurs appel à la solidarité pour le financement de leurs initiatives, se permettent d’accuser cette même communauté de n’avoir pas participé au financement de leurs initiatives.

Voilà en quelque sorte ce que je pourrais me permettre d’appeler la réalité du financement et de la contribution des membres de la diaspora haïtienne du canada. C’est également cette réalité où quelques individus se croient représenter toute une communauté se décident d’engager toute une communauté sans vraiment les consulter.

En fait, comme constat, je pourrais affirmer hors de tout doute, que la communauté haïtienne de Montréal est à l’image de la communauté haïtienne vivant encore au pays.

Nous sommes partout divisés et nous nous représentons seulement nous-mêmes, c’est-à-dire, chacun pour soi. Nous sommes méfiants l’un vis- à-vis de l’autre et de tous les autres. Nous sommes tous, chacun de nous en fait, des chefs de sections, représentant tout les autres par notre seule représentation de notre seule section.

Cette réalité traduit exactement les mêmes problèmes qui traversent Haïti depuis toujours et que ces mêmes personnes cherchent à tout prix de reproduire à l’étranger.

En Haïti, ils  décidaient pour le peuple, sans le peuple et surtout, sans sa participation pour ensuite lui laisser la grosse facture de leurs propres échecs. De plus, en ce qui concerne leurs échecs, ils sont les premiers sur les ondes de leurs propres stations de radios pour jacasser comme je ne sais quoi que leurs échecs c’est l’échec de toute la communauté haïtienne de  Montréal ou du canada.

Autrement dit, quelques soi-disant représentants de la communauté haïtienne du Canada, à la recherche de leurs propre notoriété personnelle et, obstinés à satisfaire leurs propres intérêts personnels, prennent des initiatives au nom de la communauté et de la diaspora haïtienne du Canada, s’embarquent dans des projets mal étudiés et sans plan d’affaire réaliste et faisable, connaissent des échecs qu’ils transfèrent à l’ensemble de cette diaspora haïtienne du Canada.

Pourquoi ces faux leaders échouent-ils pendant que tous les autres leaders des autres communautés parviennent à atteindre leurs objectifs même personnels. Avant tout, pour répondre à cette cruciale question entre ce qui fait l’échec des pseudo-leaders de la diaspora haïtienne du Canada, de Montréal et les leaders des autres diasporas installées au Canada, au Québec et à Montréal comme nous les haïtiens, nous devons reconnaitre que tous les autres leaders des autres communautés issues des au6tres pays du monde travaillent malgré les intérêts qui gouvernent leurs projets avec leurs communautés respectives.

Par conséquent, ils écoutent leurs communautés et proposent plus souvent des projets que les membres de leurs propres communautés recherchent ou veulent au final. Ainsi donc, même si ces autres leaders ont des intérêts personnels dans plusieurs de leurs projets communautaires, compte tenu de la participation des membres de leurs propres communautés, ils finissent par atteindre leurs objectifs. Ce qui pourtant fait défaut aux faux leaders communautaires de la communauté haïtienne.

Ce que cherchent les leaders communautaires de la diaspora haïtienne c’est de l’argent sans rien offrir. Ils ne cessent de demander de l’argent à la communauté haïtienne tout comme ces pasteurs haïtiens, africains et latino-américains de Montréal qui ne cessent de réclamer des dimes équivalent de 10% du salaire des membres de leurs églises.

Les faux leaders communautaires de la diaspora haïtienne de Montréal et du Québec, n’offrent rien comme services, comme création d’emplois ou comme produits culturels mais ils veulent que les gens de la communauté leurs donne de l’argent liquide et sonnant pour faire un pléonasme. Ce sont des bandits qui prolongent à l’étranger et au sein de la diaspora haïtienne le même système féodal des deux moitiés, en vigueur encore en Haïti et qui maintient le pays dans son extrême misère.

À titre d’exemple, j’aimerais vous citer un organisme ou du moins un local qui se voudrait ou que les dirigeants voudraient bien associer à une certaine fierté de la communauté haïtienne de Montréal comme pour permettre à la communauté haïtienne de se retrouver à Montréal à l’époque où Haïti était la perle de toutes les colonies françaises. Malheureusement que cette nostalgie de Haïti la perle est encore associée à l’esclavage et à l’exploitation de l’homme par l’homme.

Malgré tout, revenons à mon expérience de cet organisme et à ce local identifié à la communauté haïtienne qui depuis plusieurs années fait des levées de fonds ou du financement au nom de la communauté haïtienne et de la diaspora haïtienne de Montréal.

En effet, cet organisme considéré comme une perle pour la communauté haïtienne de Montréal aurait été acheté pour la somme de 700 000 dollars canadiens selon ce que disent ses dirigeants au nom de la communauté haïtienne de Montréal et aujourd’hui aurait peut-être une valeur de 3 000 000 ( trois millions de dollars).

Or depuis près de vingt ans, les dirigeants de ce local traine cette dette à tel point que 20 ans plus tard, ils ont encore un restant de dette de 100 000 dollars à payer que chaque année qu’ils demandent à la communauté de les aider à payer.

C’était dans le but de les aider à financer cette somme de cent milles dollars que j’ai été, il y a un an de cela voir ces dirigeants pour leur proposer un partenariat d’affaire visant à rentabiliser ce local et cet organisme.

Évidemment en arrivant sur place, j’ai constaté que le local était quasiment vide, qu’il y avait seulement trois emplois bénévoles créés avec des infrastructures minimales et non modernes comme pour dire digne de n’importe quel local de pays pauvres. Sans grands projets de rénovations et d’innovation mais pourtant sur un terrain valant plusieurs millions de dollars.

C’était insensé et vraiment dégueulasse de voir un terrain et un local avec autant de potentialité très proche de tous les accès routiers trimer assez dure pour pouvoir faire des recettes. Étant donné que je voulais voir les dirigeants pour leur proposer un partenariat nouveau genre basé sur un certain pourcentage des sommes rentrées.

Bien vite, j’ai rencontré l’un des responsables qui, au premier regard semblait être emballé par ma proposition mais qui me propose de soumettre mes offres au comité de direction et par la suite on me donnera une rencontre avec la direction pour discuter des différentes modalités de ce partenariat d’affaire. Cependant, ce qui me permettre d’anticiper les réponses du comité de direction de ce local ou de cet organisme sera, la suggestion de ce responsable qui a essayé de m’expliquer une autre manière de m’impliquer au financement de cet organisme était sans nul doute d’accepter de devenir un donateur direct en m’inscrivant sur cette liste de donateur de 10.00$, 20.00$, 50.00$ 100.00$ immédiatement à partir d’un prélèvement automatique sur mon compte bancaire.

Je lui ai expliqué que je voulais leurs apprendre à pêcher et non à lui donner un poisson comme quelqu’un sans proposition l’aurait préféré faire. Il s’est senti comme froissé que je veuille lui offrir une stratégie de financement efficace sans aucune contribution financière de leur part mais basé sur un simple pourcentage des sommes que je ferais rentrer dans les caisses de l’organisme.

Un an plus tard, je n’ai toujours aucune réponses. Trouver l’erreur.

Hermann Cebert

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