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J’ai déjà fait l’éloge de l’adaptation comme l’une des intelligences que chacun devait pouvoir développer puisque nous vivons dans un univers d’imprévisibilité et surtout, un monde où  rien ne peut être pris comme acquis. Nous prétendons maîtriser la nature et de tous ses éléments alors que nous ignorons profondément la nature de chacune des choses qui la constituent. Nous arrivons même à croire que nous sommes des êtres supérieurs parce que nous pensons que nous pensons par nous mêmes et que l’on a guère besoin des autres.

En effet, malgré les prétentions et les préjugés qui nous caractérisent, nous les humains, nous pensons que nous maîtrisons tout autour de nous. D’autant plus, nous nous basons sur nos planifications, sur nos prévisions pour répondre aux imprévisibles et aux urgences, en ce sens, nous comptons sur la science, sur notre foi en des dieux, en des esprits, nous faisons des recherches, nous faisons des calculs dans le but de prévoir ou d’anticiper les événements, les faits, les catastrophes.

Malgré tout, il nous arrive toujours quelque chose qui nous surprend, toujours aux mauvais moments et dans des conditions que nous n’attendions jamais. tout ceci pour dire qu’en dépit de nos efforts, nous frôlons bien souvent des situations à zéro résultats.

Néanmoins, même avec la possibilité de nous tromper dans nos décisions, très peu parmi nous savent qu’ils doivent perpétuellement s’adapter aux situations, aux circonstances et c’est l’une des raisons pour lesquelles notre espèce est encore sur terre. Nous devons nous adapter en éliminant nos fausses croyances, en bousculant nous prétentions, nos préjugés et nos habitudes sans quoi, nous sommes condamnés à disparaître de dessus la face de la terre.

Tout ceci dit, dans le domaine de la politique où tout se joue dans les rapports entre des humains qui ne sont changeants au gré de leurs humeurs et de leurs intérêts, la capacité de s’adapter devient un véritable outil décisionnel qui peut permet d’inverser certaines situations apparemment négatives ou inopportunes en de vrais succès.

Évidemment, les politiciens haïtiens ont la tête trop dure pour accepter de faire des compromis voire à s’adapter. Ce sont des extrémistes qui croient qu’ils ont toujours raison et qu’ils ne peuvent se tromper voilà pourquoi, ils préfèrent bien souvent commettre des crimes odieux qui font couler le sang de beaucoup d’innocents.

On a qu’à se rappeler plusieurs situations de grèves, de manifestations et de protestations où le peuple n’était pas toujours d’accord avec certaines mesures impopulaires prises par les dirigeants, qui se transforment en carnages et en bain de sang.

Ces pertes de vies humaines haïtiennes étaient le résultat et les conséquences de la gestion rigide du pouvoir par les politiciens haïtiens qui s’en foutent éperdument de toutes les considérations de ce que vaut la vie des haïtiens. Et, les seules choses qui les intéressent c’est combien d’argent ils sont capables de voler en très peu de temps.

D’ailleurs, je me souviens de Joseph Michel Martelly qui avait dit que s’il avait compris qu,il ne pouvait réaliser deux mandats consécutifs, il aurait pillé davantage les caisses de l’État. C’est donc ça son objectif d’avoir voulu être président du pays. Il voulait s’enrichir et il s’est enrichi avec toute son équipe et toute sa famille.

Néanmoins, là où Martelly s’était montré plus intelligent que son poulain Jovenel Moïse c’était les deux fois qu’il avait fait le choix de remplacer en deux occasions ses premiers Ministres Gary Conille  et Laurent Salvador Lamothe par Salvador Lamothe et Evans Paul. Cela lui avait permis de terminer son mandat mais également d’atténuer les crises que traversait le pays.

Autrement dit, malgré toutes ses lacunes en gestion de la chose publique et surtout en gestion de crises politiques, l’amuseur public qui n’avait jamais mis les pieds à l’université s’était montré capable de s’adapter et d’accepter de faire des changements dans sa manière de faire la politique ou de gérer les urgences et les crises que son gouvernement et ses ministres avaient créées dans le pays.

De plus contrairement à Jovenel Moïse qui refuse de comprendre et d’accepter qu’un changement ou un remaniement ministériel est un outil de gestion politique. En tant que tel, le remaniement permet à tout gouvernement de se repositionner idéologiquement, de corriger les inefficacités de son gouvernement ou de quelques ministres.

Tandis que un changement de gouvernement sert à défaire certaines politiques certaines arrogances de ministres, de présidents ou de Premiers ministres. Et dans les deux cas, on procède à la dynamisation du pouvoir d’un groupe ou d’une équipe au pouvoir , dans certaines circonstances, on permet au pays de se réorienter complètement avec de nouvelles mesures, de nouvelles politiques, de nouveaux personnages qui inspirent la confiance et la nouveauté.

Malheureusement en Haïti, très peu de politiciens acceptent l’idée de se défaire de certaines amitiés au nom du bien commun. Là encore, c’est l’exemple de Joseph Michel Martelly que je dois considérer pour expliquer cette réalité et ce refus de changer et de s,adapter en Haïti.

À ce propos, je me souviens la manière que s’était terminée les amitiés entere Michel Martelly et Laurent Lamothe compte tenu que l’ex premier ministre de Martelly avait mal compris la nécessité de son remplacement par Evans Paul. Laurent Lamothe avait pris son remplacement comme une trahison de Michel Martelly, pourtant le clown Sweet Micky avait surtout choisi de protéger son régime et du coup assuré la fin de son mandat dont il est actuellement fier d’avoir réalisé en une certaine douceur.

Bien entendu, c’était dur pour Martelly d’être arrivé à faire le choix de quelqu’un qu’il côtoyait de loin en la personne de Evans Paul, mais devant les possibilités multiples de chambardement complet de son régime, le choix de sacrifier son ami au profit de quelqu’un avec qui il paraissait avoir moins de points en communs, aujourd’hui encore il doit se dire en frappant le torse comme un gros gorille en cage à Pétion-Ville, c’était une très bonne décision. Et il avait raison.

De nos jours, en ce qui concerne le régime de Jovenel Moïse, où le pays est en train de jongler avec une ceertaine crise quasi généralisée compte tenu tous les groupes sont insatisfaits, tous les groupes se préparent à se concerter pour agir en front commun contre le pouvoir en place, le président Jovenel Moïse a le devoir de mettre de l’eau dans son vin.

Il se doit de bien réfléchir aux conséquences de ses inactions sur la stabilité du pays à la fois pour l’économie nationale que pour les voisins immédiats en termes de déstabilisation et de pertes économiques et financiers. Il est donc obligé de prendre des mesures drastiques pour faire émerger de nouveaux visages à ses côtés et dans son régime. Il n’a pas d’autres choix que de procéder à des changements majeurs à la fois dans son équipe de ministres, de conseillers.

En d’autres termes il doit adapter sa manière de gouverner, son idéologie de départ, son groupe d’intérêts à défendre en vue de faire baisser la pression si forte qui se fait sur son régime et qui remet du coup son leadership en question. D’ailleurs, lorsque ceux qui vous appuient commence à vous contester cela doit signifier qu’il y a un grand malaise.

Et qui dit grand malaise au sein de sa propre base, dit également dans l’opposition et du côté de ses propres adversaires, les mécontentements sont cent fois plus élevés. Et, en ce sens, il faut se méfier des premiers flatteurs qui vous entourent surtout lorsqu’ils sont les premiers à évoquer les grands principes, les règles de droit et la grande morale politique car, ils conseillent pour assurer leurs fonctions autour du pouvoir et non pour faire réussir le pouvoir dont ils profitent.

À ce propos, je pense à Lucien Juras qui agit actuellement comme porte parole du président particulièrement lorsqu’il a répliqué au député du caucus gouvernemental et du pouvoir en place en la personne de De la Cruz que personne ne doit donner d’ordre au président. Où est ce que c’est écrit cette règle que le président ne reçoit d,ordre de personne.

Le président est un serviteur et dans bien des cas, le meilleur conseil que l’on peut donner à quelqu’un y compris le président Jovenel Moïse c’est de lui faire pression en le menaçant car ce sont des conseils éminemment politiques qui servent à court-circuiter les barrières, les étapes qui séparent un dirigent de ses propres subordonnés dont les protocoles, les techniqualités  administratives empêchent à un dirigeant de voir ou de rencontrer sa base politique.

Autrement dit, oui un député qui fait partie de la majorité qui supporte le président peut menacer le gouvernement et le président lui-même afin de lui faire savoir que vous êtes dans la mauvaise voie et si cous continuez notre groupe va vous laisser tomber et vous allez échouer tout seul. Jovenel Moïse est du mauvais bord, et ce sont les militants du PHTK qui le disent. Ce sont aussi les députés du PHTK qui le confirment.

Et plus précis que cela puisse être, ce sont les jeunes universitaires qui manifestent dans les rues qui apportent les preuves nécessaires, ce sont les représentants des bailleurs de fonds internationaux qui fragilisent le pouvoir du président lorsque le représentant de l’Union Européenne confirme qu’il y a gaspillage et détournement des fonds internationaux par les membres du gouvernement en place, ce sont les groupes d’opposition qui commencent à brûler le fauteuil présidentiel lorsqu’ils commencent à enregistrer des morts dans leurs manifestations dans les grandes villes du pays et dans toutes les rues du pays.

Jovenel Moïse devra s’adapter à la réalité actuelle du pays en s’approchant à la fois du peuple et des besoins du peuple. Ils se doit de sacrifier son Premier Ministre en l’obligeant à donner des résultats réels.

Jovenel Moïse doit lâcher la bourgeoisie commerciale et sanguinaire qu’il défend du bec et des ongles car le peuple a faim , il a soif, et il n’y aucune création de richesse dans le pays depuis son arrivée au pouvoir.

Les jeunes veulent intégrer les administrations publiques du pays, c’est le temps de les répartir sur l’ensemble du territoire du pays afin qu’il y ait des cadres sur l’ensemble du territoire du pays.

C’est une occasion en Or pour le régime en place de canaliser tous ces jeunes dans les régions oubliés du pays puisqu’ils veulent y participer. Faites les signer des contrats de dix ans pour rester en région mais intégrer les dans les fonctions publiques sur l’ensemble du territoire. Les jeunes veules des emplois, décaissent des fonds immédiatement à faibles intérêts sur de longues périodes sous forme de prêts au jeunes entrepreneurs.

Chaque année des centaines de jeunes finissent leur études universitaires encourage les à opter pour le démarrage d’une petite entreprise car en fait chaque emploi créé est important pour le pays qui n’en crée pas assez ou pas du tout.

Non ce ne sont pas les choses que le président accepte de faire parce que tout doit passer par la caravane et même si les résultats de ces actions de cette caravane doivent porter fruits dans cinq ans ou dans dix ans, coûte que coûte les chiens aboient et la caravane passe.

Monsieur le président oui on peut menacer votre présidence lorsqu’il n,entend personne ou encore lorsqu’il bouche ses oreilles alors que tout le monde s’affole quand le bateau coule avec tout son équipage. Et puis parlant de caravane qui passe, il ne faut toujours pas oublier pierre qui roule n’amasse pas mousse.

à suivre…

Hermann Cebert

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