Comment peut-on juger de l’éthique et de la responsabilité des journalistes haïtiens: Le rêve de Nicolas François Duvalier de devenir président de Haïti


Le philosophe éveillé Le philosophe éveillé

Alors que Nicolas François Duvalier devait être en train de vivre sa vie et avoir des enfants à qui il se préoccuperait de donner une très bonne éducation, voici que les folies de sa mères semblent lui pousser à vouloir devenir candidat à la présidence de Haïti.

Non seulement qu’il devait s’intéresser à sa propre vie de famille, si vraiment il s’inscrit dans la formule de famille traditionnelle haïtienne, je veux dire un  homme, une femme et des enfants.

Par ailleurs, malgré toutes les rumeurs circulant concernant un certain mariage que sa mère lui aurait imposé, personne jusqu’à présent n’a encore vu Nicolas Duvalier avec une Femme et, que dire pour Nicolas de vouloir une vie de famille. Nous sommes peut-être très loin de la vie et de type de vie que mène le dernier des Duvalier à vouloir prendre le pouvoir en Haïti.

Également, il devait être en train de faire des démarches pour pouvoir avoir quelques rares occasions pour aller voir en prison son père, sa mère, ses tantes et les proches de sa familles qui ont tous pillé les richesses d’Haïti et surtout assassinés plusieurs innocents haïtiens, bien entendu si son père était encore vivant.

En attendant, Nicolas devait avoir honte d’oser penser à devenir un jour président de Haïti alors que lui et sa famille méritent d’être actuellement derrière les barreaux des prisons. Et du fait même qu’il ait hérité de toutes les richesses de son père, cela suffit de le jeter en prison.

Mais non, le fils de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier qui était aussi le fils du dictateur sanguinaire François Duvalier, ose avoir des rêves de devenir à son tour le prochain président de Haïti. Haïti n’est vraiment pas un pays chanceux si de telles sacrilèges devaient se produire dans le pays.

Ce n’est pas que Nicolas Duvalier ne devait pas avoir ce grand rêve dans sa tête, le problème c’est de savoir comment un journaliste ose accepter d’accorder une interview au fils et petit fils des dictateurs alors que toute sa famille a pillé outrancièrement les fonds publics du pays et que la justice haïtienne n’a encore rien fait pour récupérer ces sommes d’argents.

Avec plus de 700 millions de dollars encaissés, il devait être en mesure de retourner une grande part de ces montants au pays et dont il est le cohéritier avec sa sœur Anya Duvalier. Il a été reçu par les gouvernements de plusieurs États américains dont celui de New-York et sans oublier le congrès de cet État.

On voulait saluer son encaissement tout en lui disant qu’il ne peut pas sortir cet argent des États-Unis, mais lui, il pense qu’il s’agissait d’un passeport pour la présidence de Haïti. Ces politiciens rapaces américains donnent le salut à quiconque possède de l’argent même s’il s’agit de vendre leurs âmes si bien sûr ils ont vraiment une âme.

Bien entendu, même moralement, Nicolas Duvalier devait bien réfléchir avant d’envisager un tel rêve. D’autant plus, malgré toutes les sommes d’argent qu’il vient de récupérer après la mort de son père dans plusieurs grandes banques américaines et européennes, jusqu’ici il n’a rien investi dans le pays de façon visible.

Revenons à l’Éthique journalistique et à la Responsabilité des journalistes car, ce qu’il est également ici, c’est également de l’Éthique et de la responsabilité morale et politique des journalistes. En effet, lorsque quelqu’un ma parlé d’une probable interview de Nicolas Duvalier, les premières impressions que j’ai eues étaient de comprendre comment le fils et petits fils de deux dictateurs peut avoir facilement accès aux médias jusqu’à recevoir un journaliste chez lui pour accorder une interview.

De toute évidence, personne n’a jamais pensé à la responsabilité morale des journalistes  puisque un grande nombre de journalistes s’improvisent professionnels de l’information et surtout, ils sont tous en quête de notoriété et de popularité. Plusieurs entre eux se cherchent des jobs proches des pouvoirs et proches des criminels riches du pays. Guyler C Delva n’est-il pas devenu ministre des communications du régime des Martelly?

Il n’y a pas longtemps un journaliste de Montréal avait profité du passage de Jovenel Moïse à Montréal pour rappeler au président qu’il a été le premier à lui offrir son micro. Je n’avais pas compris la question mais avec des journalistes qui conti9nuent d’accorder des interviews à Nicolas Duvalier, je suis parvenu à établir le lien en ouvrir son micro à un futur politicien car il s’agit très probablement des investissements à fonds perdus ou encore de la consommation inter-temporelles.

Nicolas Duvalier n’a rien fait par lui même pour pouvoir exister politiquement. Par conséquent, Nicolas Duvalier n’existe pas politiquement. Néanmoins tout le monde sait qu’il est probablement l’un des enfants de Jean-Claude Duvalier bien que nous n’ayons aucune certitude là-dessus étant donné les historiques de sa probable famille.

Or, et c’est là que tout journaliste sérieux se doit de se questionner à qui on offre le micro de son antenne voire l’offrir au fils et au petit fils de deux dictateurs dans une démarche de propagande personnelle. Je trouve cela malhonnête et n’importe quel journaliste qui accepte de s’offrir ce petit luxe n’est pas digne d’être journaliste.

Si Nicolas a des grandes ambitions il faut qu’il aille dans le pays et commencer à se faire connaitre pour ce qu’il aura fait et réalisé lui-même. En aucun cas, un journaliste ne devait contribuer à rendre Nicolas Duvalier identifiable et connaissable dans le pays.

Il y a des responsabilités non écrites qui existent pourtant dans nos métiers on n’a pas besoin de les avoir lu pour se les rappeler. Il y a une responsabilité morale envers le peuple haïtien. Parler de Nicolas Duvalier ou faire sa propagande est punissable même moralement.

Hermann Cebert

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Visite de Jovenel Moïse à Montréal: Entre propagande, médiocrité et trahison ( partie 1)


Le philosophe éveillé

Vous étiez sans nul doute au courant de la visite du président de Haïti, monsieur Jovenel Moïse et de sa femme Martine. Également, je suppose que vous aviez suivi en direct ou non les reportages concernant cette visite où le président était l’invité également du sommet G7+1+1 qui se tenait à Charlevoix, une région de la province du Québec.

De ce fait, une certaine presse haïtienne de la diaspora haïtienne de Montréal vous a montré tout le déroulement de cette visite du couple présidentiel haïtien et où le président et sa femme semblaient être accueillis par des membres de la communauté haïtienne de Montréal avec ferveur et enthousiasme.

De même, je suppose que vous aviez vu sur tous les écrans de télévisions présentes à la rencontre qui s’est déroulée au local de la Perle Retrouvée entre le président et quelques membres de la diaspora haïtienne de Montréal applaudir sans cesse le président Jovenel Moïse cela, de son arrivée jusqu’à la fin de la soirée.

Malheureusement, si vous êtes quelqu’un à croire tout ce la presse partisane, corrompue et toujours prête à vous offrir comme information, évidemment de piètre qualité et dépourvue de bonnes analyses, je vous invite dès maintenant à arrêter votre lecture de mon texte car, en tant que témoin de cette rencontre du couple présidentiel Jovenel Moïse et de sa femme Martine, au local de la Perle Retrouvée, vous risquez d’être très déçu puisque ce que je compte vous offrir avec ce texte c’est une toute autre chose.

En effet, comme nous le dirait très bien Maurice Sixto dans son chef d’œuvre, J’ai vengé la Race, nous avions attendu plus d’une bonne heure d’horloge, sauf que dans le cas de notre attente à l’arrivée du président et de sa femme, c’était plus de trois heures d’attente avant que le président et sa femme arrivent enfin dans cette salle de la Perle retrouvée qui était remplie d’à peu près de cent cinquante à deux cents personnes sur deux niveaux d’étages où il faisait très chaud tandis que de temps en temps, tombaient sur nous quelques morceaux de peintures qui se décollaient du plafond.

C’est ainsi et dans ces conditions, après cette très longue période d’attente dans la salle, le président et sa femme sont arrivés avec un peu d’applaudissement pour la famille présidentielle puis, ce sont les hymnes nationaux du Canada dont je n’ai vraiment pas compris l’utilité en cette circonstance puisqu’il n’y avait pas d’officiels canadiens présents, ensuite l’hymne présidentiel d’Haïti qui n’était pas important non plus, et enfin l’hymne national des Haïtiens, la Dessalinienne que le public a applaudi avec grande fierté et qui aurait dû être le seul hymne a être chanté ce jour-là puisqu’il s’agissait d’une rencontre entre le président de Haïti et quelques membres de la communauté haïtienne de Montréal.

Pour commencer cette rencontre, c’était le pasteur Jean Fils-Aimé, un animateur et analyste de la radio Cpam, d’une certaine station de radio qui se veut être la radio de la communauté haïtienne de Montréal.

En effet,  l’animateur-présentateur ou modérateur, puisque Jean Fils-Aimé n’a été en fait ni l’un ni l’autre, se voulant comique ou humoriste a fait une allocution de présentation en soulignant surtout qu’il aurait préféré accueillir le couple présidentiel d’Haïti avec un beau tapis blanc, dans un froid glacial, histoire pour leur dire qu’ils étaient les bienvenus à Montréal.

Malheureusement, même au moment où j’écris ce texte, je n’ai toujours pas compris la blague si c’en était une. Évidemment, après la présentation du modérateur qui n’en était pas un compte tenu qu’il avait préféré remettre le contrôle du débat au propagandiste de la circonstance, monsieur Daniel Joseph, un personnage coloré de bouts de discours flous et généraliste ainsi qu’au pouvoir souverain du président comme il s’est contenté de le dire.

En d’autres termes, ce qui s’est passé, Jean Fils-Aimé n’a pas accepté de jouer son vrai rôle de modérateur, lui qui paraissait mieux comprendre les tendances de la diaspora haïtienne de Montréal et du Canada dans son ensemble. Naturellement, c’était normal si c’est quelqu’un qui cherche à se mettre les pieds dans le pouvoir de Jovenel Moïse. Néanmoins, il a raté une belle occasion de diriger un débat selon les préoccupations véritables des quelques membres de la diaspora haïtienne qui étaient présentes.

Permettez moi donc mes chers lecteurs de vous dire il y avait le même nombre de personnes habituellement présentes à ces débats et à ces rencontres contrairement à ce que vous aviez pu lire ou voir dans les médias et selon ceux qui étaient présents à cette rencontre. Tout le monde se connait dans la communauté haïtienne de Montréal, et il y a environ 70 à 80 personnes qui s’impliquent et qui assistent régulièrement à ces rencontres. La seule différence, la machine propagandiste du régime de Jovenel Moïse avait fait venir tous les employés des ambassades et des consulats du pays à cette rencontre et qui étaient tous costumés comme Monsieur Paon.

D’ailleurs, ils étaient donc des VIP à cette rencontre qui se voulait être avec la diaspora haïtienne de Montréal. Et la manière qu’ils se sont montrés présents à cette rencontre, c’était par les applaudissements continuels même pour des mauvaises raisons. Ainsi, à chaque phrase et puisqu’ils sont très bien entraînés, et inévitablement pour bien se montrer, ils applaudissaient sans cesse le président. C’était donc la véritable raison que certains médias pouvaient rapporter que le président Jovenel Moïse était bien accueilli à Montréal.

Ce genre de «Public J’approuve» est ce qui cause beaucoup de problèmes à l’avancement du pays car, ce public composé de fonctionnaires toujours prêts à donner Ô chant à nos dirigeants poussent les dirigeants du pays à mal évaluer leur popularité et leurs pouvoirs d’action par conséquent ils retardent le pays dans son évolution.

D’ailleurs, le président lui même s’était rendu compte à quel niveau qu’il était en présence de plusieurs fonctionnaires lorsque ces «J’approuve» avaient applaudi pour les toilettes modernes pour les personnes qui dormaient dans les grottes après les tempêtes qui avaient ravagés le Grand Sud et les régions de Jérémie. Ils avaient applaudi pour les toilettes et non pour le droit de tout haïtien de vivre décemment.

Ce sont des droits de tous les peuples. Pourquoi se contenter du minimum alors que l’on peut exiger plus. En parlant d’exiger plus, s’il n’y avait pas autant de corruption de ce gouvernement, je pense surtout au fonds Petro Caribe que les petits amis du régimes dont Joseph Michel Martelly et compagnie ont pillé généreusement et dont, le président Joivenel Moïse a refusé de traîner par devant la Justice, il y aurait plus d’argent pour faire plus pour les populations du pays.

Je dois me rappeler également les sommes astronomiques que le gouvernement ainsi que le régime dans son ensemble continue d’offrir aux sénateurs, aux députés qui, malgré qu’ils reçoivent déjà un salaire, à chacune des fêtes champêtres du pays. Ces sommes d’argent auraient pu contribuer à créer beaucoup d’emplois pour les jeunes du pays. Je reviendrai sur ce point dans un autre article qui traitera le nombre d’emplois que ce gouvernement a créé ou compte créer dans le pays. je suppose qu’il n’y a aucune statistique à ce sujet.

Autrement, dit, à cause de tous les fonctionnaires présents à cette rencontre avec le couple présidentiel qui n’a duré en fait une quinzaine de minutes puisque les trente premières minutes étaient consacrées au visionnement d’un documentaire de propagande du pouvoir montrant toutes les routes que les autres  régimes précédents avaient commencé un peu partout dans le pays.

Je reviendrai sur cet aspect avec vous dans un autre texte car, il révèle, ce documentaire, plusieurs faiblesses du gouvernement. Malgré tout,  le président Jovenel lui-même nous a donné une très bonne indication sur ses manques de préparations pour pouvoir devenir dirigeant du pays. Il dit clairement, «je voulais faire un programme pour construire des logements sociaux, mais je ne savais même pas qu’il y avait un organisme dédié à cet effet, je veux parler de EPPLS» fin de citation.

Par ailleurs, il faut retenir pendant qu’il y avait beaucoup de chouquettes larousés (choukèt lawouze) qui s’étaient constipés en vestes et cravates pour aller rencontrer le président et sa femme, plusieurs citoyens haïtiens de la diaspora haïtienne de Montréal étaient interdis de rencontrer et d’assister à cette rencontre parce qu’ils portaient des pancartes réclamant le dollar cinquante (1,50$ sur les transferts d’argent vers Haïti  de la diaspora haïtienne et il y en avait également qui réclamaient l’argent de Pétro Caribe et le jugement de Jovenel Moïse. Si on les avait laissé participer cela aurait pu donner un débat plus animé mais les fonctionnaires et les propagandiste du régime occupaient toutes les places et ce eux qui ont pu poser des questions au président.

à suivre…

Hermann Cebert

La diplomatie canadienne est-elle en train d’échouer devant les imbécilités du président américain Donald Trump: la nécessité de changer les directions de la diplomatie canadienne face aux États-Unis de Donald Trump.


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Il y a plus de dix ans de cela, l’ancien ministre des affaires étrangères du Canada, monsieur Pierre Pettigrew avait lancé une campagne de consultation sur le terme «Le Canada dans le monde» Et, lors de cette consultation, je soulevais déjà la question de l’extrême dépendance de l’économie canadienne vis-à-vis de l’économie américaine en proposant aux responsables canadienne de s’ouvrir sur le monde en allant développer de nouveaux marchés car si un jour les américains décident de s’en prendre à l’économie canadienne, cela risque de faire très mal.

Évidemment, l’économie canadienne est assez forte et assez responsable par rapport à la nation canadienne et en termes de valeurs nationales pour faire face aux diverses menaces de Donald Trump. D’autant plus, l’intégration de l’économie canadienne dans l’économie américaine est telle que plusieurs industries américaines dépendent de plusieurs secteurs économiques et industriels canadien. Néanmoins, comme on l’a vu avec la stratégie de Donald Trump à travers sa politique de destruction de l’Empire américain, surtout lorsqu’il transforme ses querelles personnelles en querelles de son pays avec les autres pays, il n’y a aucune garantie pour aucun pays allié des États-Unis aussi longtemps que Trump sera encore au pouvoir.

Par ailleurs, au delà de la complicité de Donald Trump d’accélérer le processus d’effondrement de l’empire étasunien, plusieurs véritables questions que les comportements enfantins, et imbéciles à la limite, de ce dernier, sont posées au canada actuellement:

Le Canada peut-il être une grande puissance?

Le Canada a-t-il les moyens pour se donner des grandes ambitions d’une super-puissance au moment où l’empire américain s’effondre plus rapidement et plus vite qu’on l’oserait croire ou penser?

Admettons que le Canada dispose de tous les moyens, et le grand rêve nécessaire pour se passer des américains voire, probablement les remplacer, les dirigeants canadiens ont-ils l’audace pour de telles missions et de telles grandeurs?

Tout cela est possible pour un Canada très ambitieux et, ce pays est voué à s’élever comme une très grande puissance. Pour le moment ce qui doit compter actuellement même c’est comment pousser Trump à se commettre avec ses mauvaises décisions et contre ses principaux alliés comme le Canada.

En effet, depuis un certain temps, pour ne pas dire depuis l’arrivée de Christia Freeland à la tête de la diplomatie canadienne, tout bon observateur pourrait avoir constater qu’il y a un durcissement dans les traditions canadiennes de négocier avec le reste du monde et plus particulièrement avec les américains. En fait, ce n’est pas le canada qui a changé, mais de préférence, le Canada décide de prendre le même ton que ses interlocuteurs plus particulièrement le même ton que son vis-à-vis Donald Trump. Par conséquent, à la fois le Canada durcisse sa diplomatie avec les américains mais également, le Canada renforce les attitudes négatives de l’administration américaine.

Or, étant donné que l’Europe, la Chine et le reste du monde répondent tu tact au tact aux américains disons plutôt, à Donald Trump, il s’en suit que tout le monde adopte les mêmes stratégies qui les pousse vers de véritables guerres commerciales. Ça c’est très dangereux pour l’économie actuelle du Canada et de tous les autres alliés naturels des États-unis. Pourtant, jusqu’à preuve du contraire, l’Occident c’est-à-dire, États-Unis, le Canada, l’Europe, le Japon ne sont pas en guerre fratricide ou en guerre inter-occidentale.

Ce qui signifie la stratégie isolationniste américaine de l’administration Trump qui nous retourne directement aux années d’avant de la deuxième guerre mondiale est un accroc à la tradition occidentale depuis 1945.

D’ailleurs, au delà de cette rupture ou cassure, si l,on doit le nommer ainsi,  dans les relations commerciales inter-occidentale, il serait intéressant d’envisager les différentes attaques de Donald Trump contre ses alliés naturels occidentaux comme une certaine complicité du Président américain contre sont propre pays et pourquoi pas aux soldes de la Russie de Vladimir Poutine.

Si tel serait le cas, on pourrait dire que Poutine est un véritable génie puisqu’il a été en mesure de corrompre un citoyen américain devenu président contre la Puissance même des États-Unis. Pour l’instant nous ne sommes pas encore la totalement néanmoins, tout nous laisse imaginer ce scénario que même Hollywood n’a pas pu nous présenter comme fiction.

Revenons à la diplomatie canadienne et au durcissement dont j’ai fait mention ci-haut et qui mérite toute notre attention dans cette série d’articles. Évidemment, il est vrai que je développe très rarement des sujets sur le Canada sauf lorsque c’est des situations qui concerne tous les résidents canadiens. Et, mon intervention ici répond à mon intérêt pour ce pays qui prend soin de moi depuis une vingtaine d’année déjà. je me sens donc concerner par les problèmes actuels du pays. Et la diplomatie canadienne est actuellement défaillante, il faut qu’on la remette sur ses rails ou bien l’adapter à son vis-à-vis de la maison blanche.

Ce dit, il faut admettre que l’administration américaine dirigée par Donald Trump est un cas atypique de diplomatie américaine par rapport à des administrations américaines plus classiques et plus cérébrales.

Avec Donald Trump, nous sommes en présence d’une administration que je me propose d’appeler une administration imbécile ou imbéciliste car, son approche pour traiter avec ses propres alliés est non conformiste et celle-ci tend à devenir un système c’est-à-dire, on peut prévoir ce qu’elle va faire, ce qu’elle va dire et comment elle va se défendre voire, nier ses propres actions.

Par conséquent, en tant qu’interlocuteur il faut se comporter comme elle jusqu’à jouer au plus imbécile dans le but de le pousser à se commettre et à s’auto-dénigrer. Devant un imbécile on doit jouer à l’imbécile. Ce n’est pas une faiblesse de traiter ainsi avec un imbécile au contraire c’est une arme efficace. Dans le cas de Donald Trump nous sommes en présence d’un imbécile dangereux qui a un minimum de conscience qu’il possède des armes très dangereuses.

De ce fait, il faut faire très attention de ne pas le choquer ni l’irriter en s’opposant frontalement avec lui. Lorsqu’il est blessé dans son orgueil, il devient extrêmement criminel car il tombe en colère lorsque son narcissisme est fouetté par des refus ou par des contraintes quitte que ce soit lui le provocateur.

D’ailleurs, l’imbécile narcissique croit qu’il est plus intelligent que tout le monde alors que tout ce qu’il sait véritablement ce sont de petites formules ou de résumés profanes et simplistes et il est incapable de construire ou de formuler un jugement raisonnable. Il sait les choses dans leurs à peu près. Et, rien d’autre. Il n’aime pas que le contredise ni non plus se faire rappeler de ses propres erreurs.  Il n’a pas cette conscience du savoir et de la connaissance. Il est bloqué sur des idées et dans des formules que les autres imbéciles partagent avec lui.

Ce n’est pas pour rien qu’il est forcément un populiste car il débite des discours fleuves avec des mots et des citations ordinaires qui visent le côté terre à terre de la vie des simples gens. Le spectacle humoristique de Laurent Paquin, humoriste québécois, intitulé:« Tout est relatif» est l’exemple des formes de savoirs et de discours que les imbéciles entretiennent vis-à-vis de leurs interlocuteurs.

Néanmoins, il y a quelques temps de cela, j’ai publié un texte sur «le Syndrome du petit frère», avec le titre : «Comment le syndrome du petit frère pourrait nous permettre de comprendre le risque de l’établissement d’une dictature féroce par Jocelerme Privert» ceux qui l’ont lu ont une très bonne idée de la stratégie des imbéciles violents comme Donald Trump mais surtout, il peuvent anticiper les risques du débordement d’attitude et de comportement autoritaire. Et, dans le cas de Donald Trump, nous pouvons constater son agressivité, son manque d’humanisme, ses arrogances, son autoritarisme, son mépris pour les autres.

Plus encore son enfantillage non voilé et non narcissisme exagéré. En tant que petit frère, qui souffre du même syndrome et dont les symptômes sont identiques, le président américain est le premier à attaquer, le premier à accuser, à dénigrer.

Également, il est le premier à crier au secours, à implorer pitié des autres. C’est le comportement du petit frère méchant qui te pince la peau, qui vole ton jouet, qui défait des affaires, qui brise les biens des autres et en même temps il est aussi le premier à aller porter plainte contre sa victime à son père ou à sa mère.

C’est là le côté pervers des personnages comme Donald Trump, des personnes qui font mal aux autres mais qui se comportent ou du moins, qui prennent l’habit de la victime. Et comme on le sait si bien, la société des petits gens ont tendance comme c’est le cas pour les parents-poules à donner raison à celui qui les implore en premier.

Voilà pourquoi, le populisme à encore de longues années devant lui puisque les petits gens aiment ceux qui les ressemblent. Ces petits gens ce sont ceux qui se soucient de ce qui est matériel, leur quotidien est tourné autour de leurs besognes, de leurs acquisitions et toutes leurs discussions doivent rester à leurs niveaux de plancher.

Autrement dit et en tenant compte de tous ce que nous avons abordé jusqu’ici, il revient à adopter un même comportement, des mêmes attitudes que les imbéciles utilisent en vue de les forcer à se commettre. Et puisque ont un minimum de conscience de qu’ils ont à leur disposition en termes d’armes dangereuses, les imbéciles violent doivent être traités comme des imbéciles extrêmement dangereux.

Il faut les laisser faire sans s’opposer frontalement avec eux néanmoins s’opposer à eux en les obligeant à s’opposer avec ceux qui les supportent. Et puisqu’ils souffrent du syndrome du petit frère, on doit prendre plus de temps d’analyser et d’étudier leurs actions au lieux de les répondre du tact au tact. Les répondre du tact au tact les obligent à devenir violent et cruels car ils se sentent blesser dans leur ego compte tenu qu’ils sont fondamentalement narcissiques. Par conséquent au lieu de les contredire, ou s’opposer publiquement à eux, il faut forcer leurs opinions publiques à s’en prendre à eux.

La diplomatie canadienne doit prendre ce nouveau virage car d’un côté le Canada n’est pas un pays européen ni non plus la Chine Communiste. Par conséquent le Canada ne peut pas suivre les stratégies européennes pour affronter Donald Trump. D’ailleurs, il faut bien admettre que les stratégies des pays de l’Europe ne se diffèrent en rien aux stratégies chinoises.

De ce fait, en optant pour la stratégie œil pour œil, inconsciemment ou non, le Canada donne en certains points raisons à l’administration de Donald Trump que les américains sont toujours perdants dans les balances commerciales avec le reste du monde.

De plus, le Canada semble à leurs yeux jouer les mêmes cartes que les ennemis traditionnels des États-unis. Bien que dans les faits il n’en est pas question. Évidemment, il faut en revanche, forcer les américains à reconnaître que le Canada est un allié indéfectible qui malgré ses mauvaises décisions contre les charpentes de l,ensemble de l’économie canadienne, on prend plus de temps pour analyser et mesurer chaque abus de confiance de la part de l’administration américaine. Ainsi, les messages canadiens seront toujours plus écoutés et recherchés par les opinions américaines.

Car publiquement, comme j’aime le dire, les américains n’aiment pas qu’on les critique  publiquement. Nous sommes en présence d’un empire, et aucun empire ne veut avoir tort même lorsqu’il a tort. Un imbécile violent veut croire qu’il est reconnu pour sa puissance et sa force. De ce fait, il veut octroyer des faveurs mais que cela soit d’abord et avant tout de lui et doit obligatoirement s’inscrire dans sa logique de grande générosité.

à suivre…

Hermann Cebert