Lorsque la bourgeoisie haïtienne s’oppose au changement: une autre lecture de la première insurrection civile en Haïti sous le régime de Jovel Moïse.


 Le philosophe éveilléNous nous prononçons régulièrement sur les conditions propices au changement en Haïti et, nous reconnaissons également la nécessité des éléments de la bourgeoisie dans ce changement dans le pays.

Néanmoins, nous avions affirmé par ailleurs que la bourgeoisie haïtienne a toujours été bien positionnée pour défendre directement ses intérêts peu importe quel type de gouvernement et quels types d’idéologie qui était au pouvoir dans le pays.

Avec les dernières sorties de Andy Apaid et de Boulos réclamant la démission du président Jovenel Moïse suivi de l’annulation du même jour des hausses des produits pétroliers dans le pays, suite à la première insurrection civile qui est en train de se propager à travers le pays, nous devons reconnaitre que cette bourgeoisie est la principale responsable de la grande misère qui fait rage en Haïti actuellement et qui pousse le peuple à la révolte.

Autrement dit, parce que les intérêts de la bourgeoisie sont menacées, elle ouvre toutes ses griffes pour réclamer la démission du président. La violence arrive enfin chez elle, et elle sort ses armes pour exiger la démission du président alors que depuis plusieurs mois le peuple demandait déjà le départ du président.

Pourquoi les bourgeois demandent maintenant cette démission? Qu’Est-ce qui est urgent actuellement pour arriver à cette dernière décision? Les bourgeois haïtiens commencent-ils à ne plus pouvoir dormir dans leurs ghettos de Pétion-ville?

Avec les vidéos qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux, montrant un peuple affamé qui brûlent des voitures, briser des voitures, incendier des super marchés, piller et emporter de la nourriture qu’il ne peut pas se payer et qui se trouvaient dans les rayons de ces marchés, rien ne nous étonne puisque ce sont là une certaine suite de ce que les régimes ont accompli dans le pays dont celui de Joseph Michel Martelly, celui de Jocelerme Privert et celle de Jovenel Moïse en complicité avec cette même bourgeoisie et quelques ambassades étrangères dans le pays.

Évidemment, comment baisser le coup de la vie dans le pays lorsque les industriels et les commerçants refusent de donner des salaires décents à la population et aux travailleurs du pays. Ces commerçants achètent à bon marché sur le marché international alors que vendent plus de cinq à dix fois le prix d’achat.

Comment vouloir gagner plus de profit alors que ce sont ces mêmes industriels ou sous-traitants qui encaissent les profits. Les bourgeois ne voulaient pas augmenter les salaires, ils refusaient de baisser les prix des produits de premières nécessités, voilà ce que cela donne aujourd’hui, des pillages, des incendies, de la violence dans les quartiers riches et dans les quartiers pauvres du pays.

Tout ce que le peuple demande c’est une meilleure répartition des richesses dans le pays et non une bourgeoisie salope comme la bourgeoisie haïtienne actuelle, c’une un pouvoir politique qui doit cesser de se protéger en offrant à chaque fête patronale ou jour de commémoration de fêtes nationales qui distribue des centaines de millions à des sénateurs, aux députés et aux ministres du gouvernement. Le peuple demande du travail et des salaires adéquats. Mais, en réalité c’est tout ce que le peuple condamne que les régimes qui se sont succédés lui offrent tout cela, avec la complicité de la bourgeoisie haïtienne.

Par ailleurs, au delà de la peur grandissante de la bourgeoisie que Apaid et Boulos témoignent lorsqu’ils réclament la démission de Jovenel Moïse, il devient évident que la grande machine de coup d’État de la bourgeoisie sera mise en place désormais pour que la bourgeoisie prenne le contrôle du pays par des personnes interposées.

De même, en tant qu’expression de la grande peur de la bourgeoisie corrompue de Haïti, nous pouvons extrapoler notre analyse pour ne retenir que cette situation dans laquelle Haïti vient de tomber maintenant avec la violence et la révolte qui s’y rattache, pourrait bien traduire une vraie révolte populaire dans le pays et qui mettre le pouvoir en place et la bourgeoisie en face du peuple.

Naturellement, la rolte populaire en haïti semble être de plus en plus en macrhe en Haïti. par conséquent lorsque Apaid et Boulos réclament la démission du président Jovenel Moïse ce n’est pas dans le intérêts du peuple qu’ils veulent changer la tête du pouvoir des corrompus, mais pour empêcher au peuple de monter plus loin que Pétion-Ville c’est-à-dire que le peuple décide de se rendre à Fermathe, à Kenskoff, à Furcie.

Et, si véritablement c’est la stratégie de la bourgeoisie pour contrer l’insurrection populaire qui a cours actuellement dans le pays, plusieurs acteurs pourraient profiter de cette situation pour lancer le pays dans une vraie révolution. Car, le peuple a faim, et la bourgeoisie à la nourriture qu’il a besoin pour satisfaire cette faim de loup.

à suivre…

Hermann Cebert

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Le gouvernement annule la hausse des prix des produits pétroliers: violence du régime de jovenel Moïse- Guy_Jacques Lafontant contre la population haïtienne en Haïti, Andy Apaid et Boulos demandent la démission de Jovenel Moïse


Les prix de l’essence ne sont plus augmentés

 

Le gouvernement haïtien a fait machine arrière dans sa décision d’augmenter les prix de l’essence. Un communiqué diffusé à la mi journée a indiqué que les dispositions, annoncées la veille, ont été suspendues.

Le ministre de l’information, Guyler C. Delva, a confirmé l’annonce dans les medias.

Des émeutes ont éclatées depuis hier après midi dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Plusieurs véhicules ont été incendiés et des entreprises vandalisées par des manifestants en colère.

De nombreuses barricades de pneus enflammés étaient installées dans les artères principaux de la capitale, de Delmas, Pétion ville et Carrefour.

Toutes les activités étaient paralysées ce samedi au lendemain de la hausse des prix des produits pétroliers. Des succursales de banques et des supermarchés avaient attaqués avec des jets de pierres par des groupes.

En début d’après midi de nombreux manifestants notamment à Pétion ville devant l’hôtel Mariott avaient annoncé la poursuite de la mobilisation jusqu’au départ du président Jovenel Moïse.

L’incertitude régnait dans la région métropolitaine d’autant que les mouvements de protestations s’étaient propagés dans certaines villes de province.

LLM / radio Métropole Haïti    

Le premier ministre Jack Guy Lafontant a annoncé samedi 7 juillet le retrait de la mesure d’augmentation des prix des produits pétroliers.

« Rappelant que violences et démocratie sont foncièrement incompatibles, le Gouvernement annonce la suspension de la mesure d’ajustement des prix des produits pétroliers jusqu’à nouvel ordre », a publié le chef du gouvernement sur son compte Twitter.

Le premier ministre a également condamné « vigoureusement » les actes de violences et de vandalismes perpétrés suite à l’annonce de l’ajustement des prix des produits pétroliers.

Lafontant a demandé « aux autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin de sécuriser les vies et les biens sur toute l’étendue du territoire et que justice soit rendue aux victimes. »

https://rezonodwes.com/le-gouvernement-annule-la-hausse-des-prix-des-produits-petroliers/.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Guyler C. Delva s’en est pris à un journaliste de Radio Kiskeya qui lui a demandé si le gouvernement allait dédommager les commerçants dont les entreprises ont été vandalisées par les manifestants qui protestaient violemment contre la hausse drastique des prix des produits pétroliers.

« Vous avez commis une erreur et vous appuyez ces actes de violence », s’est emporté Delva malgré les protestations du journaliste.

Guyler C. Delva a catégoriquement rejeté cette option en affirmant que le gouvernement ne saurait prendre une telle décision.