Le Vrai Discours Actuel de Hermann Cebert

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Boycottons les produits fabriqués au parc Sonapi Haïti pour forcer l’augmentation des salaires des ouvriers haïtiens


 Le philosophe éveilléJe remercie tous mes fidèles lecteurs qui me suggèrent de supporter un peu plus les travailleurs haïtiens qui réclament de façon juste et honnête leurs augmentations à 800.00 gourdes (la gourde est la monnaie haïtienne qui est égale à 14 gourdes pour  un dollar américain) en lançant une véritable campagne médiatique sur les réseaux sociaux contre les produits que ces ouvriers fabriquent actuellement en Haïti.

De même je remercie tous qui ont commencé à m’envoyer la liste de tous les produits que ces travailleurs haïtiens fabriquent en Haïti et j’attends tous les autres produits afin de les mettre sur mon blogue et sur les réseaux sociaux pour que tous amis et tous les amis des ouvriers haïtiens puissent reconnaitre et identifier ces produits que les pays occidentaux consomment chez eux.

Néanmoins, je n’aurais pas aimé procéder ainsi pour encourager le boycotte des produits qui sont fabriqués en Haïti étant donné qu’il n’y a pas beaucoup d’emploi en Haïti.

Cependant, en faisant l’effort de vous comprendre, lorsque vous m’expliquez que c’est le meilleur moyen pour forcer les entreprises qui donnent la fabrication de leurs produits aux patrons des manufactures d’Haïti à pousser les patrons des usines haïtiennes à accorder de bien meilleurs salaires aux travailleurs haïtiens, j’ai compris que votre idée de boycotter les produits que les ouvriers haïtiens fabriquent aura plus d’impacts et d’effets saur les patrons des usines de la Sonapi.

Il est donc évident que tous les haïtiens doivent cesser d’accepter le strict minimum que le patronat haïtien continue de lui offrir et comme on l’a vu avec le président Jovenel Moïse qui prônait la résignation et le moins que rien comme solution aux demandes des ouvriers lorsqu’il disait aux travailleurs de faire attention pour ne pas perdre leurs emplois.

C’est ça que l’on appelle le climat de la peur que le patronat haïtien a toujours prôné pour ne pas accorder des augmentations de salaires dans le pays. Mais qu’on le veille ou non, si ces manufactures doivent fermer leurs portes elles vont le faire sans avertir personne.

Ce fut le cas lorsqu’ils avaient fermé le GTE sur la route de l’aéroport et de la grande période de la sous-traitance en Haïti. Le patronat haïtien ne comprend jamais la nécessité de gagner moins en accordant un peu plus aux travailleurs haïtiens. Ils s’enrichissent facilement et rapidement tout en maintenant les ouvriers dans la misère.

Pour toutes ces raisons, je crois qu’il est important que tous les haïtiens vivant à l’intérieur et à l’extérieur du pays participent à notre campagne de boycottage contre le patronat haïtien plus particulièrement contre tous les produits et contre toutes les entreprises qui refusent d’offrir des salaires décents aux ouvriers haïtiens.

C’est donc la meilleure façon pour faire pression sur le patronat des entreprises manufacturières et de sous-traitance en Haïti. En agissant ainsi, le pays pourra arrêter le flot des haïtiens qui quittent régulièrement et chaque jour le pays pour aller souffrir un peu partout dans les pays étrangers.

Avec tous les haïtiens formés et éduqués qui laissent le pays c’est tout le pays qui perd ses propres ressources humaines. D’ailleurs même les pays qui accueillent les migrants et les clandestins haïtiens chez eux dépensent énormément d’argent pour surveiller, contrôler et retourner ces haïtiens chez eux en Haïti.

Autrement dit, en aidant les haïtiens à avoir des salaires et des revenus décents dans leurs propres pays, ces haïtiens vont pouvoir rester chez eux dans leur pays. Ce faisant Haïti sortira grandie et gagnante puisque plus de monde qui travaille égale plus de revenus pour l’État et donc, plus de services aux haïtiens dans leurs propres pays. De même, la haïtiens qui vivent dans la diaspora à l’étranger sortiront gagnant en participant à cette campagne de boycottage des produits qui sont fabriqués par les entreprises qui refusent de payer de bons salaires aux travailleurs haïtiens car ce sont eux qui ne seront plus sollicités par leurs parents en Haïti si dans le pays les haïtiens sont capables de gagner bien leurs vies.

Par ailleurs, lorsque je considère le nombre d’Haïtiens et de personnes d’origine haïtiennes que plusieurs gouvernements de plusieurs pays attendent présentement pour retourner en Haïti je dois admettre avec tous ceux qui ont pris le temps pour m’écrire et m’inviter à utiliser mon blogue pour boycotter les produits qui sont fabriqués dans les usines en Haïti et pour lesquels les travailleurs haïtiens reçoivent des salaires de misères alors les patrons haïtiens ne cessent de s’enrichir sur le dos de ces travailleurs, alors je comprends qu’il est temps que je prenne plus de risque pour contribuer à améliorer le sort de tous les travailleurs haïtiens.

Oui, bientôt, lorsque j’aurai la liste de toutes les compagnies du parc industriel de la Sonapi ainsi que tous les produits qui sont fabriqués dans ces usines de sous-traitance, je publierai cette liste en invitant tous les haïtiens qui ont accès à internet et aux réseaux sociaux de prendre part à cette campagne de boycottage toutes les entreprises qui refusent de payer des salaires raisonnables aux travailleurs et aux ouvrier haïtiens.

Ce n’est pas normal que les haïtiens continuent de travailler pour seulement 20.00$ américains pour des journées de travail de 10 à 12 heures de travail. Entre temps, les patrons haïtiens continuent de s’enrichir au dépens de ces pauvres et misérables travailleurs. Il doit y avoir de la justice et cette justice c’est en accordant des salaires dignes à ces travailleurs.

Tous ceux qui utilisent la force et la violence pour empêcher les travailleurs haïtiens de vivre comme de vraies personnes humaines doivent être considérés comme des traites au pays d’Haïti et principalement aux héros de l’indépendance de cet beau et fier pays.

En attendant, et je souhaite pour ce weekend ou au début de la semaine prochaine de lancer notre campagne de boycottage de tous les produits qui sont fabriqués dans les usines et dont, les patrons refusent d’accorder des salaires raisonnables aux travailleurs et aux ouvriers haïtiens de ces usines.

Non seulement nous allons réclamer le salaire de 800.00 gourdes mais également nous allons réclamer que ces augmentations soient rétroactives également ce depuis le temps où ces salaires auraient dû être accordés

Car, la justice aurait également dû être mise en mouvement empêcher le patronat haïtien de trainer les pattes quand  vient le temps et surtout à chaque que ce patronat doit accorder des augmentations de salaires dans le pays. C’est trop facile pour des petits voleurs de corrompre les membres du conseil national des salaires que de respecter leurs engagements en matière du respect de leurs obligations légales.

Ensemble, défendons nos frères travailleurs et ouvriers haïtiens en Haïti contre les patrons des usines qui refusent de les payer convenablement!!! publier et publier encore ce message sur vos pages!

Merci au nom des travailleurs et ouvriers haïtiens.

à suivre…

Hermann Cebert

 

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L’argent causera la mort certaine de la démocratie et de nos libertés d’expression: Comment les moteurs de recherche, les plate-forme des réseaux sociaux mettront en danger nos démocraties et nos libertés d’expression


De façon certaine, nous entrons dans la phase la plus avancée de la domination de l’argent sur l’ensemble des institutions et des valeurs qui constituent la fiction de l’idéal démocratique des sociétés occidentales.

En effet, si autrefois, les informations, le savoir, les connaissances se trouvaient dans les livres comme l’ont voulu les grands philosophes du dix-huitième siècle reconnu sous le nom des lumières, ou du moins comme leurs espérances et leurs projets de la démocratisation du savoir et des connaissances.

Avec l’arrivée de l’internet, plus particulièrement les moteurs de recherches, les encyclopédies en ligne, les grandes bibliothèques en ligne, les coffre-fort de données ou de dépôts de données en ligne comme les nuages, les réseaux sociaux…, nous avions également rêvé qu’il serait enfin possible que le savoir, les connaissances et les informations deviendraient à la portée de tous.

Or, après avoir pris un peu de temps pour réfléchir sur l’avenir des informations, de la démocratie et de nos libertés d’expressions, bien entendu en tentant le diable des moteurs de recherche comme Google, Facebook et WordPress pour ne citer que ceux-là, je me suis rendu rapidement compte que ces gros et ces grands joueurs de la réalité virtuelle constitue déjà de véritables dangers pour nos valeurs démocratiques. De telle sorte, que la démocratie elle-même, nos libertés d’expression, nos droits de l’homme sont au bout du compte véritablement menacés à cause de la manière, sans scrupule, qu’ils décident de monétiser toutes les informations qui sont publiées sur internet.

Cela, même pour les informations, les savoirs et les connaissances qui sont produites à des fins humanitaires, bénévoles, ludiques, gratuites et désintéressées. En d’autres termes, compte tenu que les moteurs de recherche et les plate-forme des réseaux sociaux ne produisent aucun contenu, dans une certaine mesure bien sûr et, qu’ils ne sont que des parasites dans la grande majorité, en tant qu’accès, chemins, ponts, supports, et véhicules par lesquels les informations, le savoir, les connaissances passent et transitent, par conséquent ce sont eux qui décident de ce qui doit être partagé, passé, circulé des producteurs de ces informations, de ces savoirs et de ces connaissances vers les simples citoyens et du grand public.

Évidemment, il faut reconnaitre et comprendre que les grands joueurs du net comme les moteurs de recherche, les plate-forme des réseaux sociaux, les fournisseurs de services de données dont les distributeurs des bandes passantes utilisent leur pouvoir de support pour empêcher la libre circulation des informations.

Et du coup, ils portent donc atteinte à nos systèmes de démocratie, à nos droits humains et à nos libertés d’expression car, en nous empêchant d’exercer nos droits divers dont ils nous obligent à leur verser des sommes d’argent à leurs multitudes de filiales et de sous-structures, ils créent des congestions artificielles sur l’ensemble de ce qui devait être l’autoroute du net et de l’information.

Bien entendu, depuis un certain temps déjà ils nous ont déjà forcé à oublier que le véritable nom de l’internet, celui d’avoir été une autoroute de l’information et des connaissances. Maintenant ils nous imposent des postes de péages alors mêmes qu’ils ne sont ni propriétaires, ni constructeurs de ces autoroutes de l’information.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier les journalistes qui se sentent toujours menacés par les médias sociaux, principalement des blogueurs qui produisent des contenus. Ces journalistes ont d’abord fait croire à tout le monde que les réseaux sociaux n’étaient pas crédibles mais, au fur et à mesure que le grand public commence à découvrir les contenus publiés par les blogueurs, il commence à comprendre les raisons pour lesquelles les journalistes mélancoliques de la grande période où la presse était le quatrième pouvoir politique.

De nos jours, les réseaux sociaux constituent désormais ce quatrième pouvoir jusqu’à forcer tous les médias à se greffer sur eux pour trouver du contenu mais également pour trouver des informations actuelles, instantanément et en direct.

Cependant, les blogueurs doivent dénoncer l’utilisation de leurs idées par des journalistes sans scrupules qui ne cessent de faire du copier-coller de toutes les idées et de tous les contenus publiés sur les réseaux et surtout par les blogueurs.

Un autre groupe qui critique les blogueurs et les réseaux sociaux ce sont ceux qui se prennent pour les intellectuels et qui oublient que tous les blogueurs ont bien souvent des compétences qui les dépassent ou qui sont très pointues et très spécialisées.

Ces intellectuels critiquent les blogueurs parce qu’ils se croient posséder toutes les compétences et tous les savoirs du monde pourtant ils ont de la misère à saisir des enjeux globaux et les actualités parce qu’ils n’ont pas assez de référence. D’ailleurs c’est pour cette raison qu’ils accusent tous ceux qui essayent d’établir des liens de causalités entre les actualités quotidiennes et l’ensemble des politiques étatiques.

Nos libertés sont donc menacés parce que des journalistes incompétents, des intellectuels bornés travaillant de concert contre les idées progressistes des blogueurs et des producteurs de contenus sur les réseaux sociaux.

Ils vivent dans la nostalgie d’un pouvoir politique des médias traditionnels alors qu’ils sont incapables de suivre les actualités modernes des informations. Ils se sentent inondés par des informations qui arrivent et qui concernent le monde entier voilà pourquoi ils sont en retard sur toutes les informations qui circulent extrêmement vite.

Quant aux plate-forme, aux fournisseurs des réseaux sociaux, c’est l’argent qui les oblige à créer des postes de péage sur l’ensemble des autoroutes de l’information du web. Des noms des politiciens sont achetés afin d’empêcher de les critiquer ou de démonter leurs discours et leurs programmes.

Ainsi, tous ensembles travaillant pratiquement presque de concert semblent mettre en danger nos libertés d’expression. Et là c’est une prélude à la dictature de l’argent imposée par les fournisseurs des réseaux sociaux, des moteurs de recherche, des fournisseurs des hébergements des sites web et des fournisseurs des bandes passantes. Nous le dénonçons et nous allons continuer de les dénoncer.

à suivre…

Hermann Cebert

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Jovenel Moïse Gifle en plein visage des travailleurs qui réclamaient 800.00 gourdes comme salaire minimum


C’est une très grosse gifle que le Président Jovenel Moïse vient de flanquer aux travailleurs haïtiens qui réclament avec raison un salaire minimum de 800.00 gourdes soit 12.31$ pour 10 à 12 heures de travail par jour lorsque le président a informé ces travailleurs que ce salaire minimum est porté à seulement 350.00 gourdes haïtiennes soit 5.38$ en dollars américain pour des journées de travail de 10 à 12h.

Il s’agit là d’une véritable trahison qui montre très clairement pour qui ce président décide de travailler et comment il entend perpétuer la misère et la crasse dans ce pays. D’ailleurs, même les mesures sociales qu’il prétendait offrir aux ouvriers pour compenser le manque de salaire à gagner n’apparaissent nulle part dans cette décision présidentielle sur le salaire minimum dans le pays.

Évidemment, c’est au travailleurs et à tous ceux qui appuient ces travailleurs qu’il revient la charge de lutter pour forcer ce président impliqué dans le trafic de la drogue et du blanchiment d’argent de revenir sur sa décision en offrant des salaires décents à ces pauvres et misérables travailleurs. Ainsi, donc, on peut s’attendre à ce que le travailleurs se manifestent de plus en plus en grand nombre jusqu’à ce que le salaire minimum soit 800.00 gourdes comme le veulent les travailleurs haïtiens.

Par ailleurs, devant cette suite continue de mauvaises décisions sociales et économiques en faveur des travailleurs et des ouvriers haïtiens, je crois qu’il est désormais temps pour les représentants du peuple, les députés et les sénateurs prennent en main la question des augmentations du salaire afin de permettre d’une part l’équité du revenu et d’une justice salariale dans le pays par rapport à des patrons d’usine, qui se remplissent les poches sur le dos travailleurs.

Bien entendu, il y a ceux qui ne cessent de négocier des salaires à la baisse ce, sans planifier l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des ouvriers haïtiens. Ils n’ont rien appris sur le processus du développement de la Chine, de la Corée du Sud et de tous les autres pays de l’Asie du Sud-Est.

Ces peuples ont su tirer profit de la sous-traitance pour se tailler de belles places sur l’échiquier mondial. Et aujourd’hui tout le monde peut facilement constater comment changer son statut dans le giron économique mondial. Malheureusement, les hommes d’affaires haïtiens ne se soucient pas de cette belle vision qui consiste à inscrire leurs projet de sous-traitance dans le cadre d’une approche planifiée à partir de ce que l’on peut tirer comme profit et avantage comparatif du capitalisme actuel. Hélas, les sous-traiteurs haïtiens ne peuvent pas penser au delà de leurs gros orteils pour un seul cent.

Devant la fatalité et le désespoir dans lequel le président Jovenel Moïse et tous les hommes et femmes d’affaires haïtiens préfèrent jeter le sort des travailleurs et ouvriers haïtiens, il devient plus que urgent pour les députés et les sénateurs de récupérer ou de reprendre le contrôle de la CSS ou la commission Supérieure du Salaire afin que ce soit désormais les députés et les Sénateurs qui décident des augmentations à faire sur le salaire minimum au pays.

Laisser quelques individus nommés et choisis par le président décider du sort des milliers et des millions de travailleurs c’est comme confier la garde de son fromage à des souris. J’espère sincèrement que les travailleurs inscriront dans leurs revendications l’abolition de la CSS en demandant aux élus du peuple de s’assurer eux-mêmes de toutes les augmentations de salaires dans le pays comme cela se fait dans tous les pays du monde.

à suivre…

Hermann Cebert

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Les mandats d’amener décernés dans le cadre du dossier des produits pétroliers sont annulés par le Commissaire du Gouvernement, Me Clamé-Ocnam Daméus


Les mandats d’amener décernés dans le cadre du dossier des produits pétroliers sont annulés par le Commissaire du Gouvernement, Me Clamé-Ocnam Daméus.
Les bénéficiaires de cette ordonnance d’annulation rencontreront les autorités administratives ayant la charge de la gestion pétrolière demain ou vendredi!

Un important différend oppose l’État haïtien, via le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) à cause d’un appel d’offres non fait et d’une importation irrégulière de produits pétroliers, à l’Association des professionels du pétrole. Après des négociations houleuses, des mandats d’amener sont décernés contre les directeurs des principales compagnies desservant le marché local.

Des mandats d’amener ont été décernés contre les directeurs généraux des trois principales compagnies distributrices de produits pétroliers en Haïti pour « introduction frauduleuse de produits pétroliers sur le territoire national », a appris Le Nouvelliste de sources judiciaires. « La décision a été prise après que le commissaire du gouvernement Me Clamé-Ocman Daméus a constaté la présence de deux bateaux dans la rade de Port-au-Prince et vérifié que ceux qui ont fait venir ces bateaux ne pouvaient pas fournir d’autorisation d’importation. La loi dit qu’il faut passer par le BMPAD pour placer toute commande de produits pétroliers », a expliqué une source proche du parquet de Port-au-Prince.

Avant de décerner ces mandats contre les directeurs de ces trois compagnies,  le chef du parquet, ont indiqué nos sources, avait placé sous contrôle de la justice les capitaines et les membres d’équipage de ces deux navires (l’un transportant du propane, l’autre de l’esssence) arrivés la semaine dernière.

Si personne, ni des compagnies ni de l’exécutif, ne souhaite commenter l’information, le journal a appris aussi que des négociations sont en cours pour trouver une issue au bras de fer qui oppose le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) qui détient le monopole de l’importation et les compagnies pétrolières membres de l’APP. La source du conflit réside dans un achat hors appel d’offres opéré  par le BMPAD.

En protestation, les compagnies Sol, Dinasa et Total avaient averti par courrier adressé au directeur général du BMPAD de leur intention d’acheter eux-mêmes du pétrole sur le marché international. C’est l’arrivée dans les eaux haïtiennes de deux tankers qui ont précipité les événements. Le désaccord est en passe de devenir une crise grave avec les mandats décernés contre les responsables des compagnies membres de l’association des professionnels du pétrole.

Cette Association des professionnels du pétrole (APP) avait quelque peu grondé le BMPAD à cause, soutient-elle, d’une acquisition de gasoil « sans appel d’offres ». Le président de cette association, Cédric Bouquety, par lettre au directeur du BMPAD, Fils-Aimé Ignace St-Fleur, en date du 14 juin, rappelant le courrier du 31 mai, avait « informé » que ses membres « refuseraient de recevoir du gasoil sans qu’un appel d’offres soit organisé pour les importations à venir ».

Cette réaction, avaient souligné les membres de l’Association des professionnels du pétrole, vise à « assurer » à cette « industrie de pouvoir continuer d’exercer son activité dans des conditions normales de gouvernance et de transparence ».

Au terminal de Thor

Ce lundi 3 juillet, au terminal de Thor, plus ancien et principal point d’entrée et de stockage des produits pétroliers en Haïti, des camions-citernes sont chargés et font le va-et-vient pour alimenter les stations d’essence du pays. À quai, il y a un bateau.

« Il transporte du propane. En principe, son déchargement dure trois jours, mais il est là depuis six jours sans pouvoir livrer », a confié au journal un homme portant un t-shirt estampillé « National ». Il confirme qu’un autre tanker, arrivé le samedi 24 juin, n’a pas pu débarquer sa cargaison de produits pétroliers. Il a mouillé l’ancre dans la baie de Port-au-Prince. « Si aucune solution n’est trouvée, d’ici mercredi, il y aura une rareté de gazoline », a-t-il dit, confirmant la présence la semaine dernière d’autorités judiciaires au terminal.

Le journal a constaté la présence dans la rade, non loin de Thor, dans la baie de Port-au-Prince, d’un autre tanker dont l’arrivée était annoncée par le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement.

Le journal a appris en outre que des diplomates ont essayé en vain de faciliter la discussion entre les protagonistes à ce conflit qui a franchi un cap avec les mandats d’amener et l’arrestation des membres d’équipage des deux bateaux transportant des produits pétroliers, un produit stratégique.

« Je constate que tout a été fait par certains pour arriver à l’escalade alors que ce différend commercial aurait pu être résolu autrement. Je me demande à qui tout cela profitera », s’est interrogée une personne proche du dossier, contactée par le journal.

Cette source, préoccupée à cause du « mauvais signal envoyé aux investisseurs étrangers », a multiplié les interrogations, soulignant que « techniquement, l’acte posé par le parquet de Port-au-Prince peut être assimilé à un acte de nationalisation d’infrastructures pétrolières privées ».

« Le terminal de Thor, où sont immobilisés ces bateaux, appartient à Sol et Dinassa. À cause d’une question de profondeur, tout pétrolier doit d’abord livrer au terminal de Thor avant de se rendre au terminal Varreux (moins profond) pour fournir à Total », a indiqué cette source qui se soucie de l’approvisionnement du marché.

« Comment va-t-on procéder une fois que la cargaison de produits pétroliers commandée par le BMPAD  à Port-au-Prince ? Est-ce que l’on va réquisitionner le terminal de Thor, remplir les citernes, forcer les compagnies pétrolières à accepter les produits pétroliers transportés par Novum Energy, achetés plus cher que ceux importés par Total, Sol et Dinassa ? », s’est demandée cette source.

Le journal a su du BMPAD que la consommation mensuelle de produits pétroliers en Haïti est de 520 000 barils. PDVASA, dans le cadre de l’accord PetroCaribe, fournit un quota de 420 000 barils par mois. Le reste est acheté sur le marché spot après appel d’offres.

En visite en Haïti il y a quelques semaines, la chancelière vénézuélienne n’a pas voulu répondre à une question du journal sur l’augmentation du quota. Le sujet sera discuté entre les présidents haïtien et vénézuélien, avait-elle indiqué.

Sur le plan juridique, la loi créant le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD), publiée dans Le Moniteur # 2 du vendredi 4 janvier 2008, indique que « la direction commerciale est responsable d’une part, de la négociation avec les partenaires pour l’acquisition de produits stratégiques, notamment les produits pétroliers ainsi que leurs dérivés, les denrées alimentaires, les produits de première nécessité et, d’autre part, de la réception et de la commercialisation desdits produits avec les agents économiques nationaux ».

source le nouvelliste

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Coup d’État contre Henry Namphy, les prisonniers de la Toussaint, la version de Prosper Avril: définitivement les généraux sont encore de retour et pourquoi maintenant ils sortent la tête


Prosper Avril, le lieutenant-général retraité de l’armée et ancien président de la République, a commenté son article paru dans Le Nouvelliste titré « La réhabilitation de la force armée, une décision heureuse, mais… », ce lundi sur Magik9.

L’ancien militaire est revenu sur certains pans sombres de l’histoire des hommes en uniforme, marquée par des exactions, des coups d’État ou encore des violations des droits de l’homme, ce, en s’appuyant sur sa propre lecture.

Si on impute à Prosper Avril le coup d’État contre Henry Namphy, lui, il objecte. « Il ne faut pas dire que j’ai déposé le général Henry Namphy », répond-il à Roberson Alphonse, l’un des présentateurs de la matinale de Magik9. Prosper Avril invite à « mettre les choses dans leur contexte ».

Pour expliquer son avènement au palais national, Prosper Avril a d’abord expliqué le coup d’État contre Leslie François Manigat qui a porté Henry Namphy, son prédécesseur, au pouvoir. « Le général Namphy n’avait pas ordonné un coup d’État contre le président Leslie François Manigat.

Après avoir été limogé, il a été chez lui. Le gouvernement a décidé de le placer en résidence surveillée. Les soldats se sont mis en colère contre cette décision. Ils sont sortis sous le commandement des officiers. Ils ont utilisé des instruments militaires, canons, tanks, etc. Ils sont allés le chercher et ont insisté pour que le général les accompagne au palais national. C’est ainsi qu’il y est entré (comme président) », raconte-t-il.

Prosper Avril explique que certains des soldats qui ont manœuvré le coup d’État contre Manigat n’étaient pas satisfaits de la gestion d’Henry Namphy. « Ils ont estimé que le général n’avait rien fait de spécial pour eux. Ils se sont révoltés.

Henry Namphy a demandé à les rencontrer. Arrivant auprès des soldats, un projectile a été tiré en sa direction. Il a rebroussé chemin avec tous les officiers qui l’accompagnaient. Il a lui-même décidé que si les soldats était arrivés à manquer de respect au commandant en chef de l’armée et président d’Haïti, il ne doit plus rester au pouvoir. C’est lui qui a volontairement abandonné le pouvoir. Et nous autres, nous avons dû gérer son départ », raconte-t-il.

Le lieutenant général retraité souligne plus loin que l’exil d’Henry Namphy en terre voisine est volontaire. « Il est resté volontairement en République dominicaine. Le président Préval a été le chercher pour qu’il revienne à Port-au-Prince, il a refusé », explique-t-il.

Certains reprochent à Prosper Avril d’avoir placé le sergent Joseph Hébreu à sa droite, ce qui a valu à ce dernier des honneurs militaires, en contresens de la hiérarchie et de son rang.

Encore une fois, Prosper Avril conteste. « Il avait le rang pour occuper ses fonctions. Il faut savoir la genèse de sa présence. Les soldats sont allés chercher le sergent Joseph Hébreu pour être président (après la démission de Namphy), après avoir cherché vainement un autre sergent. Il a refusé », a-t-il fait savoir, soulignant qu’après diverses tractations, les soldats l’ont finalement désigné. « Ils m’ont pressé d’accepter pour protéger leur vie qui était en danger ».

Sur l’affrontement entre les soldats des casernes Dessalines et ceux du Palais national, considérés par certains comme le signe avant-coureur de la descente aux enfers des Forces armées d’Haïti (FAD’H), Avril estime qu’il « ne faut pas exagérer les choses ».

Car, argue-t-il, le conflit entre le corps d’artillerie et les casernes Dessalines avait causé la mort de plusieurs officiers alors que ça n’a pas été le cas durant l’affrontement casernes Dessalines versus Palais national. « Après la tentative de coup d’État du 2 avril, j’ai enlevé les menottes dans les bras des officiers qui étaient restés là.

J’ai demandé au colonel Guy François de reprendre son poste aux casernes Dessalines. Le colonel Himmler Rébu, du corps des Léopards, a été envoyé en République dominicaine avec les principaux membres qui étaient avec lui. Par contre, son assistant, Lionel Claude – lui qui était venu procéder à mon arrestation chez moi – a été placé en tête du corps des Léopards pour ramener les troupes à la raison.

Le colonel Hérard Abraham, malgré sa lettre de démission, a été prié de rester au commandement de l’armée », avance-t-il. Le général Prosper Avril classe les tortures infligées aux prisonniers de la Toussaint dans le rayon des dérives des militaires, à qui on a confié des fonctions de police. « Cela est arrivé. Personne ne peut dire que les ordres venaient de la hiérarchie militaire. C’étaient des dérapages.

Des amis m’ont appelé juste après pour m’en informer. Je n’étais pas au courant. J’ai assumé des responsabilités morales dans cette affaire. J’ai écrit des lettres d’excuses aux victimes. C’était à la limite ce que je pourrais faire », a indiqué M. Avril.

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Le salaire minimum en Haïti: la bourgeoisie menace et le gouvernement agit avec incompétence


Considéré souvent comme le pays le plus pauvre de l’Amérique et des Caraïbes et également, le pays où les haïtiens sont toujours très nombreux à laisser leur pays dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et, étant donné qu’il n’y a aucun investissement, aucune infrastructure favorisant le développement du pays, le débat actuel concernant la nécessité d’augmenter le salaire minimum en Haïti montre clairement comment les hommes et femmes d’affaires haïtiens et étrangers s’opposent à toutes les formes d’améliorations des conditions de vie de l’ensemble du peuple Haïtien.

D’un côté, il y a les hommes d’affaires qui refusent d’accorder ces augmentions dont ils auraient dû donner depuis plusieurs années déjà et de l’autre côté, il le gouvernement actuel qui négocie à rabais une très petite augmentation en promettant de compenser ces manques à gagner des travailleurs en offrant des avantage3s sociaux avec les fonds propres du gouvernement. C’est donc un véritable monde à l’envers car aucun autre gouvernement dans aucun autre pays du monde accepterait que ce soit le patronat qui lui impose d’assurer les coûts sociaux avec de l’argent qui n’est pas généré par le secteur d’affaire concerné.

Bien entendu moi qui croyais que le communisme était chose du passé, je me retrouve à me demander si c’est vrai que je ne suis pas en train de rêver lorsque c’est le gouvernement de Jovenel Moïse et de son premier ministre Guy-Jacques Lafontant qui décide de remplacer les citoyens en gérant à leur place leurs propres argents à travers un programme social et des avantages sociaux.

En fait, ce que le gouvernement haïtien se propose de faire c’est d’empêcher que les entreprises payent convenablement leurs ouvriers des salaires décents pour offrir à ces travailleurs des avantages comme le  repas à moitié prix, le transport à moitié prix, des assurances à moitié prix que nous pouvons estimer à peu près à plus de 550.00 gourdes par mois voir un peu plus si nous tenons en compte tous les autres paramètres qui rentrent dans le panier des avantages et des dépenses que les travailleurs consentent déjà.

Selon les facteurs multiplicateurs de richesses dans une économie et dans une perspective macroéconomique, ce n’est guère non plus avantageux d’opter pour les avantages supportés par le gouvernement central puisque, l’argent consommé par les travailleurs se retrouvent concentré à un même endroit, celui de l’environnement immédiat des usines où travaillent les ouvriers.

Tandis que, en accordant l’augmentation des salaires en totalité aux travailleurs, ces dépenses seront étendues sur l’ensemble des zones où vivent et habitent ces ouvriers, c’est-à-dire sur l’ensemble du territoire du pays.

Hélas que voulez-vous, ce sont des incompétents qui se trouvent à la tête de l’État et ces gens sans vergognes ne peuvent pas planifier ni non plus envisager tout le circuit économique dont ils se devaient de bien comprendre avant de prendre des mesures globales comme faire plaisir à leurs amis ou satisfaire les travailleurs malheureux haïtiens. Ce sont tous des incompétents, de la tête au pieds.

Pourtant dans une république comme l’est Haïti, ce devait être au citoyen de faire lui-même ses propres dépenses et non un État tout puissant et centralisé qui devait le faire à sa place. C’est en quelque sorte un nouveau système idéologique que je pourrai appeler le Capitalisme socialisé et tout cela sous les yeux des américains de Donald Trump. Bravo au communisme de Jovenel Moïse et de Guy-Jacques Lafontant.

Où Est-ce que le gouvernement trouvera des fonds à moyens et à long terme pour financer ces avantages qu’il entend offrir aux travailleurs mal pays haïtiens? Que le gouvernement et tous ses ministres nous expliquent les sources du financement de ce nouveau programme social? De notre côté, nous doutons qu’un tel programme puisse survivre au delà de ce régime en place. Et tout ce que les travailleurs réclament c’est un salaire qu’ils peuvent disposer à leur guise et non des forfaits tout inclus du régime de la caravane des incompétents.

Par ailleurs, du point de vue social et économique, ce n’est pas rentable pour les travailleurs d’être obligés de manger tous les jours sur leurs lieux de travail dans les cafétérias de ces usines car cela leur reviendrait plus cher de consommer pour 150.00 gourdes par jour alors que ce même montant d’argent aurait pu nourrir toute la famille, chose que font habituellement les travailleurs haïtiens qui le plus souvent amènent leurs lunchs au travail dont ils préparent déjà à la maison.

De plus, ce débat met en évidence le niveau de violence dont les bourgeois haïtiens sont capables pour maintenir leurs privilèges dans l’exploitation abusive de nos pauvres frères et travailleurs haïtiens dans le pays. Et, les autorités politiques d’Haïti sont déjà inféodées aux grands manitous de la bourgeoisie nationale et internationale qui ne cessent de gagner des profits maximum sur le dos de ces pauvres travailleurs haïtiens avec des salaires en de ça du coût de la vie qui lui est imposé de fait par cette même bourgeoisie.

Évidemment, pour bien comprendre cette violence où plusieurs travailleurs avaient été battus, matraqués arrêtés et interdits de se manifester sur leurs lieux de travail alors qu’ils n’ont jamais été mis en fermeture, je me réfère principalement aux diverses violations des droits internationaux sur la liberté d’association et du droit du travail dont Haïti a signé avec l’organisation Internationale du Travail ( OIT).

En fait, soit dit en passant OIT aurait dû commencer des enquêtes sur la manière que les patrons haïtiens violent sans relâche les droits des travailleurs haïtiens et je les invite à le faire le plus vite possible. Il en est de même pour l’amnistie International qui de son côté fait silence sur ces violations des travailleurs haïtiens et j’espère que cette organisation aillent de son côté faire enquête sur l’ensemble des travailleurs et ouvriers de la Sonapi en Haïti à savoir le nombre de travailleur qui ont subi la violence des policiers miliciens du régime du gouvernement de Jovenel Moïse et de Guy-Jacques Lafontant.

Comment comprendre qu’aucune mesure et sanction soit prise contre le patronat et plus particulièrement contre ceux qui ont empêché et ordonné la violence sur les travailleurs manifestants qui ne réclament qu’un salaire décent pour vivre dans un pays où ce sont ces mêmes patrons qui décident unilatéralement et sans aucune raison valable de l’augmentation des prix des divers produits qui sont importés dans le pays. Il y a quelque chose d’incompréhensible dans la démarche des patrons et des politiciens haïtiens dans la gestion de cette demande normale des augmentations de salaires.

Tout ceci dit, voyons plus directement ce qui fait que la demande des travailleurs haïtiens pour une augmentation de leur salaire soit considéré comme étant incompréhensible dont l’excès de violence de la bourgeoisie par les menaces qu’elle ne cesse de faire. et de l’autre côté, un gouvernement qui se montre véritablement incompétent dans ses dossiers à la fois sur le coût de la vie que sur les coûts des différents services sociaux qu’il entend implanter pour compenser les manques de salaires à gagner par les ouvriers.

En effet, selon le député de Grand-Goâve, Lumérant Jean-Marcel, le coût de la vie serait approximativement de 150.00 gourdes à 250.00 gourdes, seulement pour cette année et en tant qu’économiste, je sais qu’il a trouvé ses informations  des sources fiables mais comment se fait-il que le gouvernement ne se soit pas procuré de ces mêmes informations pour comprendre la nécessité de cette augmentation de salaire à 800.00 gourdes.

Par ailleurs, des économistes comme Kesner Pharel du groupe Croissance  laisse entrevoir de graves crises violentes si ce problème n’est pas réglé rapidement et avec justice sociale. De plus, à entendre André Apaid qui semble accuser l’usage de la violence par les manifestants sans tenir compte de la violence véritable qu’exerce le patronat et le gouvernement lorsqu’il dit en passant que le salaire n’est pas important et que pour lui, c’est le climat de violence qui ferait peur aux industriels et hommes et femmes d’affaires dont les Sud-Coréens en particulier.

Nous sommes donc devant un patronat qui ne jure par ses profits et pour qui la seule chose qui compte c’est de maintenir les ouvriers dans la misère alors que tout le monde sait que la raison véritable qu’il y a des compagnies en Haïti pour faire de la sous-traitance c’est particulièrement la proximité du pays avec le marché Nord-Américain que ces pays n’ont pas ailleurs ou chez eux.

Tout homme d’affaire est un homme averti et par conséquent, montrer que ceux qui font affaire avec Haïti seraient prêts à quitter est faux comme argument et ne peut constituer en soit la raison de maintenir le salaire à son niveau de pauvreté actuel.

En fait, ce n’est jamais un hasard ou de la bonne volonté ni non plus par charité que les hommes et femmes d’affaire décident de venir investir en Haïti,. Ils y viennent parce qu’il y a des avantages comparatifs à investir dans le pays. Ce, qu’il s’agit du marché Nord Américain ou des facilités de transport.

Autrement dit, en fabriquant en Haïti, l’homme d’affaire est gracieusement bien servi car il y a les conditions d’investissement qui sont très avantageux pour eux, la main d’œuvre est de très bonnes qualité sans oublier les coûts qui sont plus faibles.

Par conséquent lorsque des faux économistes ou des hommes et femmes d’affaires nous brandissent la menace de fermer la porte, ils n’ont nul part où aller pour avoir tous les avantages que Haïti leur offre actuellement.

Les coûts du loyer, les coût de l’énergie et plusieurs autres coûts sont tous subventionnés. Sans oublier, les droits et les tarifs douaniers sont nettement avantageux pour eux. Par ailleurs, lorsque l’on considère les revenus qu’ils gagnent par rapport aux coûts de la main d’œuvre les sommes versées en salaires et en avantages sociaux sont complètement dérisoires et choquants à la limite.

La grande majorité des entreprises qui sont dans la sous-traitance en Haïti ne payent pas les impôts à l’État et le pire, c’est que cette grande majorité de ces entreprises ne payent pas non plus les cotisations de santé et en assurance emploi à l’ONA et à l’OFATMA qui sont responsables de la santé et du chômage des travailleurs. D’ailleurs, tout dernièrement, l’OFATMA qui est en quelque sorte la société d’assurance santé des travailleurs semblait avoir déclaré faillite.

Comment une entreprise dont les assurés continuent de payer leurs cotisations d’assurance santé peut ne plus être en mesure de fournir des services à ses assurés. C’est du non sens et c’est du vol et de la magouille entre les politiciens haïtiens et les élites du monde des affaires. Le patronat haïtien est corrompu parce qu’il refuse de payer ce qu’il doit payer et il est aussi corrompu lorsqu’il préfère garder l’argent déjà prélevé sur les travailleurs dans ses poches. Je veux parler des impôts sur le revenu, les cotisations sociales et les avantages sociaux appartenant aux travailleurs et à l’État.

Il n’y a pas longtemps, j’ai même entendu tout aussi vrai qu’incompréhensible dans un pays qui serait normal, le maire de carrefour qui disait qu’une entreprise dans sa ville n’avait jamais accepté de pays ses impôts à la ville depuis sa création. Maintenant, imagine que toutes les entreprises et toutes les familles les plus riches du pays n’ont jamais payé à la fois ce qu’ils prélèvent sur les revenus de leurs employés au nom de l’État ni non plus payé aux villes et aux mairies là où elles vivent . C’est là la véritable raison qui explique l’absence de fonds pour financer les dépenses de l’État.

Les citoyens doivent continuer d’exiger leurs salaires à 800.00 gourdes. Ils doivent se mobiliser pour l’obtenir et ils méritent d’avoir un salaire décent même si ce sont ces mêmes patrons qui refusent l’augmentation de leurs salaires qui font également augmenter le prix des produits qu’ils consomment. Et dans ce contexte, manifester, protester, contester le statu quo c’est la chose la plus noble pour ces travailleurs qui luttent et qui sont en train de défendre leurs droits légitimes dans ce pays.

à suivre…

Hermann Cebert

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Interview du général Henri Namphy: Il compte reprendre service dans le cadre de l’occupation dominicaine d’Haïti


Pour la première fois depuis qu’il a quitté le pays en 1988, le général Henri Namphy, qui vit en République dominicaine, a accordé une longue entrevue au journal Listin Diario que nous reprenons intégralement.

L’ancien président d’Haïti, le lieutenant-général à la retraite Henri Namphy, dans un entretien accordé à Listin Diario, l’unique depuis qu’il a quitté ses fonctions en 1987, a admis qu’ « au cours de notre histoire, nous n’avons rien fait pour emprunter un nouveau chemin ».  Il a notamment abordé des thèmes comme la migration, le principal obstacle entravant la remobilisation de l’armée d’Haïti, l’incapacité d’extraire son pays natal du marasme, sans compter sur une éducation de base et aussi la responsabilité des Haïtiens dans tous les problèmes auxquels fait face Haïti.

À 84 ans, l’ancien chef d’état-major des FAD’H, après 29 ans de résidence en République dominicaine, est parvenu à la conclusion qu’Haïti est un État failli, et que nous « les Haïtiens sommes les responsables ». Retour sur cette première interview accordée par le général Namphy au journal dominicain.

Comment évaluez-vous la situation actuelle en Haïti?

Cela fait 29 ans depuis que je vis en République dominicaine sans accorder d’interviews ni participer à la politique. Depuis tout ce temps, il devient très difficile de voir de loin, mais cela ne vous empêche pas d’évaluer en général la situation dans mon pays, comme Haïtien, je suis obligé de réfléchir et de chercher des solutions.

Dans les médias et à l’étranger on parle beaucoup d’Haïti, mais je vois que les opinions sont émises sans une vraie connaissance de la réalité haïtienne; une compréhension approfondie pour pouvoir rechercher des solutions à nos problèmes est nécessaire.

Le problème d’Haïti n’est pas essentiellement politique. Il réside dans l’éducation. Haïti a trois problèmes: éducation, éducation et éducation. Sans éducation, le citoyen n’existe pas, on ne peut pas parler de démocratie sans le citoyen. Mais il s’agit d’une question très complexe, car il est très difficile, cependant, de monter un programme éducatif qui mettra fin à l’analphabétisme.

Haïti est un pays avec une population rurale dispersée, il est donc très difficile d’éduquer les villageois.

Je ne doute pas qu’en Haïti, on travaille avec fermeté et volonté politique dans cette direction, que le pays sera organisé et développé.

Haïti est un État défaillant?

La plupart du temps,  il n’y a pas de gouvernement, pas d’État, pas d’institutions pour former un État. On devrait créer des institutions fortes afin de penser à un État de droit. Les Haïtiens sont les premiers responsables de ce qui se passe en Haïti. Parfois, on parle de la communauté internationale, mais les Haïtiens sont les responsables de l’administration du pays. À plusieurs reprises, nous avons eu de bonnes occasions telles que le tremblement de terre du 12 janvier 2010, nous regrettons beaucoup les dégâts et les victimes, mais cet événement malheureux a été l’occasion de construire un nouveau pays.

Où est le problème en Haïti ?

En tant que militaire, j’étais commandant de toutes les régions du pays, y compris le commandant de la frontière. À ce moment-là, les problèmes ont été résolus entre les deux pays, à même la frontière. On ne peut pas résoudre les problèmes frontaliers en étant assis dans des bureaux, avec de l’air conditionné et la moquette. Comment demander à quelqu’un de résoudre ce genre de situation s’il ne connaît rien de la frontière. Constitutionnellement, l’armée existe, aucune règle ne peut aller à l’encontre de la Constitution. Ils sont en train de parler de remobilisation de l’armée, mais cela doit être bien pensé. Parce qu’il y a une réalité: Où va-t-on recruter les membres de cette armée? Dans la société haïtienne. Quand vous donnez à un jeune une formation militaire, ce garçon porte en lui le bien et le mal de la société ; sans la formation éducative nécessaire, nous sommes entravés parce que le personnel n’est pas digne d’être militaire, ni policier, et n’est bon à rien. De sorte qu’il n’est pas facile de le faire maintenant. Je suis d’accord, mais on doit bien analyser cette décision avant de la matérialiser.

Quelle est l’origine de la migration des Haïtiens sans papiers?

Cela réside dans l’asymétrie existant dans le développement entre les deux pays.

Il y a un autre facteur affectant les populations qui émigrent: la dégradation de l’environnement, la déforestation a détruit Haïti à cause de l’irresponsabilité des autorités.

Que se passera-t-il en Haïti avec le retrait de la MINUSTAH?

Haïti a toujours connu l’occupation étrangère. Mais lors de la première occupation de 1915, le gouvernement du président Louis Borno, comptant sur une solide équipe de négociation avec les occupants, a obtenu l’organisation des services publics dans le pays. Après le départ des troupes américaines, Haïti disposait d’une administration publique forte et utile. La seule chose que Borno n’a pas négocié, c’est l’éducation des Haïtiens. L’éducation doit être l’apanage des Haïtiens, ceci n’est pas négociable, a déclaré le président Borno. Encore aujourd’hui, le salut doit venir des Haïtiens d’abord, naturellement, avec l’aide de la communauté internationale.

Quelle autre situation empêche le développement d’Haïti?

Il y a près de 30 ans, en 1987, sous le règne du Conseil  national du gouvernement (CNG), les constituants ont agi avec émotion et le sentiment partagé en grande partie par le peuple haïtien contre Duvalier. Une Constitution pour Haïti n’a pas été approuvée, sinon un costume taillé sur mesure contre les Duvalier.

Une société ne peut pas construire sa législation fondamentale basée sur l’émotion du moment, maintenant Haïti est en train de payer cher cette erreur. Par exemple, dans mon pays, il a été prouvé que l’organisation politique composée d’un Premier ministre et d’un président ne fonctionne pas, à cause des problèmes graves et urgents qui traînent depuis des décennies. Ainsi, un gouvernement à deux têtes fonctionne mal dans les pays développés comptant sur une plus grande force institutionnelle, imaginez dans mon pays ! Lorsque le président de l’Assemblée constituante, Emile Jonassaint, est allé à mon bureau au Palais national me donner le projet de loi adopté, je me suis dit : c’est le résultat du vote majoritaire de l’assemblée, moi en tant que citoyen, je ne vais pas voter oui au référendum, et ma réponse a été celle d’un citoyen.

Source Listin Diario

Traduction Patrick STPRE nouvelliste

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Père Céleste en Nous: affirmation pour l’abondance et la prospérité


Père Céleste en nous,

Nous nous tournons vers ta présence La Force Créatrice

Pour nous attirer, tout bien nécessaire à notre existence

Nous savons ce qui est entretenu dans notre conscience

Nous attire et vient aussi vers nous conscience créatrice

 

Présence divine en nous la seule force agissante en nous

Force et présence qui opèrent par nous et à travers nous

Ce qui nous permet, de rendre notre vie ici-bas agréable

Car ta seule présence en nous, nous rend fort et multiple

…….

Quiconque se rappelle de cette affirmation est prié

de me faire parvenir la fin de ce texte. Merci.

 

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