Joseph Emmanuel Charlemagne dit Manno Charlemagne a rendu l’âme ce dimanche il luttait contre un cancer du poumon malheureusement il a perdu la bataille. Né a Port-au-Prince en 1948 etait un chanteur auteur compositeur et guitariste acoustique et ancien homme politique. Il a vecu en exil pendant les années 1980 et de 1991 a 1994. Et, en 1995 Charlemagne a ete elu Maire de Port -au-Prince il a été maire jusqu’en 1999. Ref: #VIZAJNOUMEDIA. 

Joseph Emmanuel Charlemagne, dit Manno Charlemagne, chanteur engagé qui a marqué la vie socio-politique d’Haïti a rendu l’âme ce dimanche 10 décembre 2017 en Floride, à l’âge de 69 ans. Il luttait depuis quelques temps avec un cancer du poumon. Repose en paix Manno!

Le célèbre artiste engagé Manno Charlemagne est décédé

Joseph Emmanuel Charlemagne, dit Manno Charlemagne, chanteur engagé qui a marqué la vie socio-politique d’Haïti a rendu l’âme ce dimanche 10 décembre…

maghaiti.net

Photo de Vizajnou Multimedia.

 

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Bien avant le retour formel des Forces Armées d’Haïti en  Haïti par le président Jovenel Moïse, tout le monde s’inquiétait déjà du véritable rôle que le régime au pouvoir de Jovenel Moïse comptait faire pour utiliser cette force, habituellement réactionnaire contre toute idée et tout projet de changement dans le pays.

Avec tous les jeunes policiers qui se font assassiner dans le pays, nous sommes définitivement assez clairs sur les intentions véritables de ce pouvoir corrompu avec cette nouvelle milice de militaires armés dans le pays.

En effet, selon le scénario et les stratégies qui se mettent en place par le président Jovenel moïse et qui consiste à faire assassiner les jeunes policiers par les miliciens militaires du régime des jeunes, qui ont tous décidés d’offrir leurs services à leurs pays au lieu de faire comme tant d’autre de prendre le chemin des pays étrangers.

Bien entendu, lorsque nous nous rappelons les tentatives de Jovenel Moïse pour forcer l’actuel chef de la police nationale à se commettre par la violation des droits des manifestants et des travailleurs qui réclamaient le retrait du budget 2017-2018 et des salaires minimum raisonnables nous étions sûrs qu’il s’agissait du début de l’instauration de la dictature féroce de la bourgeoisie malpropre et mulâtre du pays et de Jovenel Moïse.

Par ailleurs, nous devons reconnaitre également que le manque d’équipements, de moyens et de financement de la police nationale du pays faisait partie de cette stratégie de destruction de cette police nationale par le pouvoir de Jovenel Moïse. Et désormais, les jours de cette force de police sont comptés et il est fort probable que le régime de Jovenel Moïse et de Joseph Michel Martelly procèdent à la fermeture et à l’élimination définitive de cette police nation en la remplaçant par la nouvelle Milice armée remise en fonction.

Évidemment, l’une des questions que nous sommes obligés de nous demander, c’est jusqu’à quand les jeunes policiers vont tolérer d’être toujours les victimes croisés de la Bourgeoisie Haïtienne mulâtre qui supporte la milice militaire de Jovenel Moïse qui tire régulièrement sur eux?

Peut-être que ce sera une véritable guerre civile que la bourgeoisie et Jovenel Moïse vont provoquer dans le pays saura mettre fin à l’assassinat systématique de ces jeunes policiers, et ce sera vraiment regrettable que finalement ce soit cette bourgeoisie qui engendre cette guerre civile en Haïti. Nous y sommes proche et très proche car un bon matin les jeunes policiers pourraient prendre les armes contre cette bourgeoisie qui veut les détruire et les assassiner en garantie de leur système d’exploitation. On a déjà comment les policiers semblent commencer à s’organiser pour se supporter les uns les autres plus particulièrement dans le deuil et les funérailles de leurs frères d’armes.

Nous sommes actuellement dans une situation guerrière puisque tout le monde le sait très bien que ce sont les miliciens armés de la nouvelle force armée d’Haïti qui s’habille en policier qui avaient été tiré sur la population de Grand-Ravine pour discréditer la police nationale d’Haïti aux yeux de la population en générale.

Cela fait partie du projet de démantèlement et de la destruction finale de la police nationale étant donnée que cette police refuse de laisser le régime de jovenel Moïse de piétiner les droits du peuple haïtien.

Néanmoins, malgré toutes les façons que Jovenel Moïse, la bourgeoisie mulâtre et blanche de Haïti, utilisent pour brimer les droits de chaque haïtien, ce pays de nos ancêtres a toujours su se donner de vrais et de très bons citoyens capables de relever les grands défis qui lui sont posés par les circonstances diverses.

Voilà pourquoi, peut-être un très jeune policier saura dire ASSez à cette bourgeoisie malpropre et salope d’arrêter d’exploiter le peuple haïtien. Tout est possible. C’est le chant de nos espoirs.

à suivre…

Hermann Cebert


Homme fort du Zimbabwe depuis 1980, Robert Mugabe était un authentique héros africain. Il a contribué à libérer son peuple d’une puissance coloniale raciste, a bâti une des plus fortes économies du continent, avant de se transformer en despote et de détruire son propre héritage. Chronique d’une mort politique annoncée.

Un texte de Sophie Langlois: journaliste à radio canada.

Robert Mugabe avait juré de rester au pouvoir jusqu’à ses 100 ans. L’homme de 93 ans avait aussi affirmé que seul Dieu pouvait le destituer, puisque c’est Dieu qui lui avait donné le pouvoir.

Finalement, ce sont ses camarades d’armes qui auront eu raison du « vieux lion ». Des généraux ont pris le pouvoir dans la nuit de mardi à mercredi, menacés par l’ambition présidentielle de l’épouse de 52 ans de Mugabe, que les Zimbabwéens ont surnommée « Gucci Grace » en raison de son goût du luxe.

En 2009, une épidémie de choléra frappe le Zimbabwe : 80 000 personnes sont contaminées, les tablettes des épiceries sont vides, le pays est au bord du gouffre. Qu’à cela ne tienne, l’anniversaire du président Mugabe est souligné avec faste : 2000 bouteilles de champagne Moët et Chandon et Bolinger, 500 bouteilles de whisky, 8000 homards, 4000 portions de caviar, 3000 canards et 8000 boîtes de chocolat Ferrero roche d’or sont commandés pour fêter le président tout puissant. Le menu de la fête fait scandale, mais les Zimbabwéens blâment sa femme, Grace, et son entourage, décrits comme assoiffés de pouvoir et de privilèges.

Héros de l’indépendance

Dans ce pays magnifique, il est difficile d’égratigner l’image de cet ancien héros de l’indépendance. Encore aujourd’hui, les officiers qui ont pris le pouvoir par la force nient mener un coup d’État contre le président Mugabe, affirmant poursuivre les « criminels de son entourage ».

Robert Mugabe, un intellectuel marxiste-léniniste, détient sept diplômes, en anglais, en histoire, en économie notamment. Dans les années 1960, il abandonne l’enseignement et prend les armes pour lutter contre la ségrégation dans son pays, la Rhodésie du Sud, l’ancien nom du Zimbabwe. Il devient rapidement chef de la guérilla qui affronte le gouvernement blanc et répressif de Ian Smith.

Mugabe dira qu’il devient alors « diplômé en violence ». Emprisonné pendant 10 ans, il en profite pour étudier le droit et consolider son pouvoir sur le mouvement nationaliste. Quand il est libéré, en 1974, il prend la tête de la branche armée de son parti, le Zanu, et mène ses troupes à la victoire cinq ans plus tard. En mars 1980, son parti remporte les premières élections multiraciales du pays.

Robert Mugabe en conférence de presse

Robert Mugabe, premier ministre du Zimbabwe, en conférence de presse le 4 mars 1980 Photo : Getty Images/Keystone

Nelson Mandela citait souvent Robert Mugabe en exemple. Le héros sud-africain suivra, 14 ans plus tard, la voie tracée en 1980 par Mugabe, qui tend la main à ses anciens tortionnaires. « Vous étiez mes ennemis hier, vous êtes maintenant mes amis », dit alors le nouveau premier ministre Mugabe. Il offre des postes clés à des Blancs et demande au chef d’état-major des forces rhodésiennes de superviser la fusion de l’ancienne armée blanche avec la guérilla.

L’Occident salue sa décision d’autoriser l’ex-homme fort de la Rhodésie, Ian Smith, à rester dans le pays.

Pendant 10 ans, Mugabe fait faire des pas de géant au nouveau Zimbabwe. Il fait construire des écoles, des hôpitaux, des logements. Les Noirs ont désormais accès à l’éducation, aux soins de santé, et ils ont du travail. La construction de routes et d’infrastructures accélère le développement du pays.

Le Zimbabwe devient le grenier de l’Afrique australe, le premier producteur et exportateur de blé et de céréales.

De libérateur à dictateur

Parallèlement à ce développement spectaculaire, Mugabe étouffe l’opposition et bâtit son pouvoir en favorisant des hommes de son ethnie, les Shonas.

Dès 1982, il envoie l’armée écraser une manifestation dans la province du Matabeleland, terre des Ndebele et de son ancien allié pendant la guerre. Cette répression aurait fait 20 000 morts.

Les abus du libérateur devenu dictateur sont tolérés par les diplomaties occidentales, jusqu’à la réforme agraire des années 2000.

Affaibli politiquement, Mugabe décide de redistribuer aux Noirs les terres agricoles qui sont toujours entre les mains de la minorité blanche. L’opération, très contestée, se fait dans la violence.

Le président envoie d’anciens combattants de l’indépendance prendre de force les fermes que les propriétaires blancs refusent de quitter. Quelque 4000 des 4500 fermiers blancs fuient le pays. Des milliers de Noirs, souvent des proches du régime qui ne connaissent rien à l’agriculture, prennent possession des terres. C’est le début d’une terrible crise économique qui va faire sombrer le pays dans la misère.

En 2002, le président est réélu grâce à d’importantes fraudes électorales. Ses alliés occidentaux le lâchent, il est exclu du Commonwealth et perd plusieurs soutiens financiers. Il invoquera ces boycotts pour justifier les problèmes économiques du pays, niant l’impact désastreux de sa réforme agraire.

Le paradoxe africain

En 2008, coup de théâtre : Robert Mugabe perd le premier tour de l’élection présidentielle, au profit du chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai. Le vieux combattant ne se laissera pas surprendre une deuxième fois.

Un policier près de boîtes de scrutin le 19 avril 2008 au Zimbabwe Photo : AFP/Getty Images/Desmond Kwande

Le deuxième tour est marqué par de graves violences, les partisans de l’opposition sont traqués, battus et emprisonnés. Tsangirai est forcé de se retirer, Mugabe l’emporte par défaut.

Le mois suivant, les chefs d’État africains réunis dans le cadre de l’Assemblée annuelle de l’Union africaine n’hésiteront pas à ovationner le président du Zimbabwe, qui vient de voler sa réélection. L’homme devenu un paria pour l’Occident demeure un héros pour les Africains. Encore aujourd’hui.

Les Zimbabwéens s’étaient résignés à attendre pacifiquement la mort de leur leader, même s’ils rêvent depuis longtemps à la fin d’un régime qui les étouffe. Ils avaient manifesté leur colère à l’été 2016, avant d’être violemment réprimés, encore une fois. Cet épisode avait fait apparaître une nouvelle brèche au sein du Zanu-PF.

Les ambitions présidentielles avouées de Grace Mugabe ont forcé les dirigeants du parti à bouger pour lui bloquer le chemin. Ce qu’on voit depuis mardi ressemble à l’aboutissement d’une guerre de clans qui déchire le parti au pouvoir. Ce n’est, sans doute, qu’un nouveau chapitre d’une longue histoire de conflits internes, qui perdurent depuis l’indépendance.

Robert Mugabe a pu tenir le couvercle sur la marmite de ces tensions, ethniques et claniques, grâce à son aura de héros historique, qui continue de lui conférer une influence exceptionnelle, partout sur le continent. Le coup d’État avait un message : cette aura ne pourra se transmettre à une femme qui n’a fait que cueillir les fruits d’un combat qu’elle n’a pas mené.